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Le Parti libéral du Québec, d’un symbole à un adversaire du nationalisme québécois

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Honoré Mercier (1840-1895) fût premier ministre du Québec de 1887 à 1891. Il s’agit de l’un des plus illustres politiciens du Québec. Visionnaire et patriote, son nom est pourtant aujourd’hui méconnu, tout comme la plupart de nos personnages importants. Nos jeunes, notre avenir, endoctrinés en apologistes du multiculturalisme inculqué dans nos écoles converties en laboratoires orwelliens, méconnaissent les oeuvres classiques, la littérature, la culture générale et tout spécialement l’histoire nationale québécoise. Notre société aseptisée, nourrit à la rectitude politique excessive, censure l’art, les opinions contraires à la gauche multiculturelle, amenuise toute forme de patriotisme et de valorisation de notre passé catholique. Depuis les débuts de l’âge médiévale, la civilisation occidentale n’a cessée de progresser et de se développer par la science, la médecine, la technologie, l’essor des droits de l’homme, la démocratie, la liberté d’expression etc. Le message totalitaire des trolls de la gauche régressive, soutenu par le biais de l’élite journalistique, parvient aujourd’hui aux politiciens, qui par peur d’être ostracisés, attaqués publiquement et d’incarner de ce fait l’intolérance et le racisme, implantent un climat multiculturel malsain, dévastateur, conflictuel, conférant à l’Occident le signal d’un déclin annoncé. Le mutisme et la faiblesse politique entraîneront forcément le Québec dans ce tumulte. L’identité historique québécoise se volatilise donc progressivement.

Un réveil patriotique devra émerger. Ce nationalisme moderne diffère évidemment de celui des époques antérieures. Une survivance quotidienne modelait les contemporains de la Conquête de 1759; l’aspiration d’un gouvernement responsable et démocratique anima la rébellion de 1837-38; l’appel d’une souveraineté canadienne guida Honoré Mercier; l’évocation d’un Québec totalement libre pris racines avec Lionel Groulx puis émergera avec le mouvement séparatiste des années 60; en 2018, le nationalisme symbolise la fierté d’une identité à défendre – celle érigée par nos courageux ancêtres – face à un multiculturalisme exterminateur. Où se cache à présent l’indispensable leadership de la cause nationale? Assurément, des groupuscules citoyens s’organisent. La réussite du mouvement identitaire passe néanmoins par une force rassembleuse et vigoureuse. L’histoire du Québec a connu un homme de ce calibre : Honoré Mercier.

Mes dernières semaines furent consacrées à la lecture des discours de ce marquant premier ministre. Ouvrage lourd, nécessaire et passionnant, ce recueil résume la prolifique carrière de Mercier, sans toutefois négliger sa terrible chute provoquée par des adversaires adoptant une redoutable partisanerie politique. Le charismatique Mercier dérangeait. La population l’adulait mais ses ennemis politiques et médiatiques l’ont terrassé, le conduisant ainsi à une déconfiture gouvernementale, sa disgrâce, puis sa ruine personnelle. Pour Mercier, le patriotisme, les réussites de sa patrie et l’unité nationale, primaient sur les luttes fratricides et partisanes. Quoique quelle fût totalement méprisée par des rivaux jaloux et crapuleux, cette conception de la vie publique et parlementaire, exprimant un noble désir de collaboration et solidarité politique, expose tout de même la voie à suivre pour nos dirigeants actuels. Utopie? Probablement. Dans le cirque politique, l’ego, la superficialité et l’attrait du pouvoir prédominent toujours largement.

« Nos ennemis sont unis, dans leur haine de la patrie française; et nous, nous sommes divisés dans notre amour de cette chère patrie. Pourquoi ? Nous ne le savons pas ! Nous sommes divisés parce que la génération qui nous a précédés était divisée. Nous sommes divisés parce que nous avons hérité des qualifications de rouges et de bleus; parce que le respect humain nous dit de nous appeler libéraux ou conservateurs […]. Brisons, messieurs, avec ces dangereuses traditions; sacrifions nos haines sur l’autel de la patrie ; et dans ce jour de patriotiques réjouissances, au nom et pour la prospérité de cette province de Québec que nous aimons tant, donnons-nous la main comme des frères, et jurons de cesser nos luttes fratricides et de nous unir[1] ».

Cette attitude rassembleuse personnifierait, devant le dynamisme du multiculturalisme, une alternative indispensable pour les tenants identitaires. Outre sa mentalité réunificatrice, Mercier positionne l’éducation comme point d’encrage au développement du Québec.

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« L’instruction élémentaire, messieurs, c’est la première nécessité d’un pays constitutionnel. […] Aux constitutions, comme aux édifices, il faut un sol ferme et nivelé. L’instruction donne un niveau aux intelligences, un sol aux idées. L’instruction des peuples met en danger les gouvernements absolus; leur ignorance, au contraire met en péril les gouvernements représentatifs, car les débats parlementaires, pour révéler aux masses l’étendue de leurs droits, n’attendent pas qu’elles puissent les exercer avec discernement [2]».

Pour lui, l’école et le livre se déployaient au coeur de l’action politique, formant la base même de la démocratie, du patriotisme et du progrès collectif. Une population instruite détectera les abus gouvernementaux et affichera son épanouissement culturel, artistique, scientifique et économique. Période décisive d’un programme pédagogique, l’apprentissage de l’histoire nationale solidifie la fierté, la fibre patriotique et la vitalité d’un peuple. Afin d’y atteindre le but souhaité, le tout nécessitera un enseignement d’une qualité exceptionnelle, présenté par des passionnés suivant des concepts rigoureux, factuels, nationalistes et dénués de révisionnisme historique, particularité de la gauche multiculturelle pour qui l’homme blanc représente le racisme, l’esclavagisme et la tyrannie; l’hostilité à son égard le mènera, souhaite cette gauche totalitaire, à son anéantissement et à sa complète déchéance. La folie multiculturelle n’épargnera donc pas certains personnages disparus depuis fort longtemps, tandis que les moeurs guidant chaque époque se trouvèrent pourtant opposées à celles du 21è siècle. L’irresponsabilité gauchiste menant à une indéniable idiocratie.

La pédagogie ne se limite certainement pas à son parcours scolaire. La vie citoyenne se ponctue de leçons, conseils, connaissances, bref, d’une maturité intellectuelle. La lecture de mon premier essai L’Occident dans la soupe chaude atteint, humblement, ce fragment de la conscience humaine, celle de l’éveil de la fibre nationaliste d’un individu.        

Mercier symbolise ce nationalisme québécois à ranimer. Sa vision autonomiste, sa confiance d’un Québec aux premiers rangs de la confédération canadienne et son vibrant optimisme sur le patriotisme – une affection particulière pour leur patrie d’origine et ses emblèmes : le patrimoine, la terre, les institutions, la langue et le catholicisme – des Canadiens français émigrés prirent hélas une tournure catastrophique. La venue du 20 siècle rappela ensuite notre fragilité. Jules Lantagnac, personnage fictif de Lionel Groulx, chez qui L’appel de la race resurgit, constituait alors une exception. L’assimilation des Franco-américains, la disparition quasi-totale des francophones de l’ouest et une insensibilité nationaliste, phénomène vivement condamné par Groulx, l’Action française et certains intellectuels, isolèrent un Québec devenu minoritaire et vulnérable. Il faudra attendre le nationalisme duplessiste puis spécialement celui des années 60 pour entrevoir un Québec debout, assuré, confiant, maître de son destin.

Avec un certain recul historique, Mercier, exemple de courage et de volonté, a certes commis des erreurs stratégiques et sous-estimé le degré de patriotisme de ses compatriotes. Néanmoins, il aimait son peuple et sa chère patrie. Fortement ambitieux pour elle, il y percevait un potentiel immense, ému par ses racines historiques, l’énergie, la détermination et les valeurs de ses habitants. Un politicien n’agissant que pour la nation québécoise, ses semblables, l’intérêt public; une véritable leçon pour nous, ses successeurs, atteints de la maladie multiculturelle. Le Québec requiert dès maintenant l’avènement d’un Honoré Mercier contemporain, un guide, un mentor, un chef, pour qui la nation l’emporte sur les querelles partisanes, les gains électoraux et la simple popularité. Les politiciens anti-québécois et traîtres à la Philippe Couillard, funestes à la destinée identitaire d’un peuple, y occasionnent un tort considérable et durable. Le Parti libéral du Québec, né du mouvement patriote et autrefois doté d’un sens aiguillé du nationalisme québécois, dirigé entre autres par Mercier de 1883 à 1892, se manifeste aujourd’hui par un ramassis d’opportunistes et de carriéristes unis simplement pour le pouvoir, un parti pour qui la victoire a précellence sur l’avenir même de la nation. Les minorités culturelles, ensorcelées par le discours alarmiste libéral concernant une hypothétique souveraineté, puis séduites également par le visage pantouflard libéral, constituent de fidèles supporters, un électorat maintenant naturel. L’immigration de masse, atout essentiel à la troupe libérale mais qui écrase les ambitions identitaires québécoises, celles absolument décisives pour notre survie nationale. Une fierté habitait jadis le PLQ. Sous le règne de Philippe Couillard, le parti aura atteint une médiocrité et une dangerosité sans précédent.

 

 

 

[1] Discours à l’inauguration du Monument Cartier-Brébeuf, Québec, le 24 juin 1889, Claude Corbo, Honoré Mercier. Discours, 1873-1893, Montréal, Delbusso éditeur, 2015.
[2] Un programme pour les prochaines élections, Montréal, Club Letellier le 30 octobre 1885, Claude Corbo, Honoré Mercier. Discours, 1873-1893, Montréal, Delbusso éditeur, 2015.

 

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Réflexions suivant la parution récente de l’Occident dans la soupe chaude

Réflexions suivant la parution récente de l’Occident dans la soupe chaude

Publier un bouquin est une longue aventure. Écriture. Réflexions. Analyses. Recherches. Corrections. Attente. Une fois lancée, un livre n’appartient plus à l’auteur. De nombreux commentaires positifs s’amèneront, ainsi que des critiques constructives. Cependant, certains trolls de la gauche régressive n’hésiteront pas à jouer les trouble-fêtes. Ces ignares développeront des arguments insipides, fallacieux, incomplets ou tout simplement stupides. Sans avoir lu l’ouvrage, ils vont rapidement envahir les réseaux sociaux de propos haineux.

Plusieurs attaques classiques se présentent : xénophobe, raciste, intolérant. Ne pas répondre à ces remontrances serait logique, pourquoi offrir une tribune à ces incapables? Pourquoi gaspiller temps et énergie à répliquer à une gauche totalitaire? Néanmoins, je juge nécessaire d’apporter des précisions, des compléments au livre. 

Alors, mon essai fait-il de moi un raciste ou xénophobe? D’abord, j’ai la plus grande admiration pour d’innombrables personnalités noires ou d’origine musulmane. Je pense ici aux Jean Messiha, Ayaan Hirsi Ali, Fatima Houda Pepin, Waleed Al-husseini, Tarek Fatah, Djemila Benhabib, à des sportifs tels PK Subban, Felipe Alou et Tiger Woods. Je suis de plus un ardent défenseur du peuple juif et des Yézidis, persécutés par l’État islamique. Ces peuples, ignorés de l’espace médiatique, méritaient pourtant une place particulière, victimes, eux, de violence continue. Aux yeux de nos valeureux médias, évoquer cette barbarie signifierait répudier l’islam, faire preuve de xénophobie. La confrérie journalistique, dans son biais total, supporte l’immigration massive des Maghrébins, Africains et Haïtiens. L’élite médiatique se vautre dans l’émotion, la superficialité et l’apologie du multiculturalisme, acquiesçant au silence total réservé au sort des Chrétiens d’Orient. Pour la gauche régressive, les Chrétiens symbolisent l’hégémonie, la domination et la suprématie occidentale. Dans ces régions brutales, les Chrétiens vivent dans la peur, martyrisés quotidiennement. La crise actuelle des migrants comporte toutefois une autre réalité, celle de la venue massive d’une immigration musulmane et noire, attirée principalement par la richesse occidentale et ses programmes sociaux; ils cherchent à améliorer leurs conditions de vie. La détermination de ces migrants est louable et peut même comporter un aspect romantique. Nonobstant l’ouverture légendaire de l’Occident, cette immigration la dénature, la défigure. La capacité d’accueil ayant atteint sa limite, la survie identitaire des principaux pays occidentaux se voit même menacer. La France, l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique et le Canada doivent s’inspirer des actions accomplies par les États-Unis, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne et depuis peu, l’Italie, États adoptant une fermeté énergique et tenace quant au resserrement des frontières, à la réduction des taux d’immigration et à l’établissement d’une lutte acharnée à l’immigration illégale. Ces gestes nationalistes constituent une première étape dans une reconquête identitaire et le réapparition d’un noyau commun, composantes essentielles des sociétés occidentales, autrefois si libres, grandioses et fières.

Ne pas appuyer l’immigration de masse et l’islamisation de l’Occident se traduisent aujourd’hui en racisme. Le nationalisme irrite une gauche liberticide qui manifeste parallèlement une incroyable hypocrisie. Son féminisme, supposément légendaire, ne réprouvera pourtant jamais la charia, doctrine misogyne, ni la violence causée aux femmes iraniennes à la recherche de modernité et libertés. Mon essai blâme abondamment les politiciens, les médias, la gauche, l’immobilisme populaire, l’ignorance. Critiquer notre société est certes indispensable, voir crucial, sans quoi, un autoritarisme orwellien s’exhibera. Véhiculer faits et solutions s’avèrent tout aussi pertinent et essentiel; il s’agit d’un point central de mon essai.

Le multiculturalisme affaiblira l’Occident. Les dangers guettant notre jadis confiante civilisation, se pointeront assurément aussi sur notre Québec, nation francophone très fragile. L’anglais a incontestablement disparu de plusieurs secteurs (devenus des ghettos ethniques) montréalais, torontois ou vancouvérois. Alors que la langue anglaise continuera malgré tout de dominer l’Amérique, la langue française se dissipe progressivement, une rue à la fois et ce, dans une totale indifférence. Vivre en français au Québec incarnera bientôt une option parmi tant d’autres. La mémoire de nos ancêtres qui, pour notre survie, ont tant lutté et su déployer patriotiquement sang, sueur et efforts, s’éclipsera dans le bourbier multiculturaliste. L’identité unique du Québec, héritage des colons français et berceau du catholicisme nord-américain, s’efface.

Nous avons d’abord bâtit une colonie, défriché les terres, assimilé la dure réalité météorologique, vaincu puis résisté longuement aux assauts anglais. Débutait la survivance d’un peuple, puis sa lutte pour une vraie démocratie représentative, pour maintenir ensuite sa place dans une fédération anglo-saxonne méprisant le fait français. D’un nationaliste modéré se déclencha subséquemment une attitude fière, désireuse d’avoir sa propre maison, son propre pays. Malgré les défaites référendaires, ne baissons pas les bras. Le temps est venu de crier encore plus fort son patriotisme, afin d’éviter un prévisible anéantissement du Québec francophone et catholique, symboles de notre riche patrimoine. Si le Canada anglais désire profaner son histoire et disparaître par son culte extrême de la doctrine multiculturaliste, laissons le s’autodétruire. Le Québec n’a pas à s’y conformer. Il est encore temps d’un réveil patriotique et indépendantiste. Quoi qu’il en soit, comment francophones et anglophones, peuples fondamentalement différents, peuvent-ils subsister, raisonnablement, ensemble? Pourrions-nous imaginer la France et le Royaume-Uni ne formant qu’un seul pays [des rigolos me diront que c’est le cas par l’Union européenne]? Situation loufoque. Au Canada aussi.

Une portion capitale de mon essai consiste à faire la preuve que le Canada assombrit le Québec, proie à une noyade migratoire. Notre sauvegarde nationale passe par l’indépendance. Afin de rallumer la flamme patriotique, exposer les multiples dégâts générés par le multiculturalisme, doctrine fatale à l’unité historique d’un peuple, parviendrait assurément à persuader le peuple québécois que la souveraineté personnifie une aspiration absolue et indispensable. Des commentateurs reprochent régulièrement aux tenants séparatistes d’adopter une approche hautaine et infantilisante. Par des rhétoriques réductrices et outrageantes, la vision péquiste, convertie en discours moralisateur, en sermon inefficace, précipite sa décadence. Un indéniable devoir pédagogique s’opérera d’ailleurs malgré tout. Exposer, en campagne électorale ou référendaire, ses positions, ses idées, sa vision et y déployer son argumentaire synthétisent les principaux objectifs des partis politiques lors d’un scrutin populaire. La redécouverte par les Québécois d’un vif esprit nationaliste exprimera le mieux ce renouveau identitaire si fondamental. Un peuple debout, confiant, orgueilleux et courageux sera forcément propulsé dans une nouvelle ferveur indépendantiste et patriotique. Alors que la question identitaire constituait l’un des enjeux définissant historiquement le parti, et laquelle en 2018, lui octroierait des gains électoraux significatifs, le PQ s’enlise, ne focalisant que sur son message progressiste, étatique et syndicaliste. Par son entêtement socialiste, Jean-François Lisée y dévoile donc un politicien totalement déconnecté, soumis au dogme de la rectitude politique, détourné de la fatalité imminente du Québec.

Si le PQ, autrefois leader de la cause nationale, la néglige lui-même, le patriotisme ne ralliera aucun meneur ni espérance. Mon essai se préoccupe principalement de la désagrégation du prétendu mythe enjôleur de la doctrine multiculturaliste, exercice essentiel dans la renaissance du patriotisme québécois. Hélas, les nationalistes seront de nouveau abandonnés, isolés, sans voie, lors du rendez-vous électoral d’octobre 2018. En effet, le PQ est un parti d’abord de gauche, puis indépendantiste; la CAQ propose un nationalisme très modéré; libéraux et solidaires idolâtrent quant à eux le multiculturalisme, évangile mondialiste où disparaît frontières et nations, gage de la disparition du Québec érigé par nos aïeux.

La rectitude politique gangrène les sphères politiques et médiatiques. Le nationalisme, proscrit par ces mêmes élites, survit encore, mais à l’index. Un essai comme le mien a été victime de cette censure de la gauche totalitaire. Intimidés, ostracisés, censurés, les nationalistes nagent dans l’immobilisme et le marasme. Une résistance au fléau gauchiste multiculturaliste s’impose. Outre les bouquins, blogues et réseaux sociaux, l’alternative s’offre sous la forme politique, mais la question demeure : où se retrouvent les politiciens québécois, successeurs d’Honoré Mercier, ce digne premier ministre priorisant sa patrie aux luttes intestines et aux joutes partisanes? Les nationalistes s’impatientent. Au niveau provincial, le silence identitaire s’installe. Une belle occasion se développait toutefois pour les Québécois à l’occasion des prochaines élections fédérales de 2019. Le NPD, dirigé par un sikh controversé, la parfaite illustration d’ailleurs du rêve multiculturel canadien, s’affaiblit rapidement; les libéraux de Justin Trudeau récoltent des reproches mérités pour une gouvernance faiblard, chaotique et islamophile; le biais médiatique terrassera interminablement les conservateurs, nonobstant un chef, Andrew Scheer, très progressiste et disciple comme tout canadien anglais, du multiculturalisme. Face à une opposition fragile et vulnérable, le Bloc québécois se traçait un chemin triomphal. L’ancienne formation de Gilles Duceppe subsiste, mais agonise, éloignée d’une résurrection politique. Les déboires actuels de la troupe bloquiste s’estomperaient promptement en portant en elle une vision nationaliste décomplexée, révélant les débilités du fédéralisme multiculturaliste canadien.      

Avec le temps, ma vision du monde s’est raffinée et éclaircie. Les divers événements internationaux, mes rencontres, mes voyages ainsi que l’appropriation d’oeuvres, d’écrivains, de polémistes et de politiciens – spécialement l’Action française, Louis-Joseph Papineau, Lionel Groulx, Honoré Mercier, Arthur Buies, Jacques Brassard, Ronald Reagan, Ezra Levant et Bruce Bawer – ont forgé mon ardente condamnation du multiculturalisme et de ses conséquences funestes : immigration de masse, rectitude politique, islamisation de l’Occident et dégradation identitaire. Comme bien des gens, l’attaque terroriste islamiste du 11 septembre 2001 m’a traumatisée. Par cet assaut, j’ai alors compris, graduellement, l’idéologie multiculturelle encourageait l’islamisation et la propagation d’un islam radical, si opposés à nos idéaux démocratiques. Bien que le 11 septembre 2001 bouleversa et traumatisa la société occidentale, nos politiciens, poltrons, naïfs, à la solde du multiculturalisme, ont, par inertie, accéléré ce radicalisme, à l’origine du terrorisme et de la violence. Pim Fortuyn et Theo van Gogh en furent d’abord les premières cibles, puis les caricaturistes du prophète Mahomet et Charlie Hebdo. En ce début du 21è siècle, notre société est chamboulée.

Ma lutte consiste maintenant à dénoncer le multiculturalisme et à affirmer haut et fort mon patriotisme québécois. Préconisant l’indépendance du Québec et le respect de son patrimoine historique, je souhaite, par cet humble bouquin, l’éveil du peuple québécois, en forte dormance nationaliste. L’écriture de cet essai, par ses recherches, réflexions, analyses, discussions, révisions, m’a converti en souverainiste convaincu et pressé. Lorsque nous tentons de prédire ou d’attester la fin du rêve indépendantiste, je pense à mon propre processus intellectuel. Espoir. Cheminement.  

L’Occident dans la soupe chaude – l’essai

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Mes amis, voici enfin le grand moment. Ma naissance littéraire s’entame dès maintenant, avec la parution de mon essai tant attendu « L’Occident dans la soupe chaude ». En ce début d’été, il s’agit évidemment d’une période exaltante sur le plan personnel.

Du terrorisme islamiste à la crise des migrants, en passant par les nombreuses demandes d’accommodements religieux, les évènements internationaux se bousculent. Notre civilisation occidentale vit une période mouvementée, son déclin se pointant rapidement à l’horizon. L’histoire humaine est certes ponctuée de bouleversements. Le début du 21è siècle est témoin d’une tangente inquiétante pour la survie de notre société. Elle est dénaturée par le multiculturalisme et ses conséquences néfastes : immigration de masse, rectitude politique, islamisation de l’Occident et perte identitaire. Cet essai dénonce vivement cette doctrine, tout en réaffirmant le patriotisme québécois et le respect de notre patrimoine. Que s’est-il passé pour en arriver là? Mon essai tente humblement d’y répondre en ne négligeant pas d’y amener des solutions pragmatiques. Bref, je ne me contente pas de critiquer. Loin d’être un ouvrage lourd, difficile à comprendre, j’utilise une écriture simple et prenante.

Pour vous procurez l’essai, il y a quelques options :

  1. La plus facile est de l’acheter en ligne
    C’est ici  https://bouquinbec.ca/boutique/l-occident-dans-la-soupe-chaude.html
  2. Passer une commande chez votre libraire en lui précisant que le distributeur est Bouquinbec.ca;
  3. Que je vous l’offre en mains propres, si vous restez dans la région de Québec

Merci d’avance pour votre achat et dites moi vos commentaires. Une page Facebook sera prochainement crée. Un événement sera aussi possiblement à venir.

A bientôt.

Sylvain

#essai #polqc

Aux armes, citoyens

 



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Les aventures de Tintin, Coke en stock 

Suite à l’épouvantable tuerie d’Orlando, certaines réflexions sur le port d’armes me sont venues. Que faire pour enrayer ce fléau? Je ne possède pas d’arme et je n’ai aucun intérêt à en obtenir une. Je ne suis donc aucunement biaisé dans ma désapprobation totale du registre des armes à feu proposé par le gouvernement Couillard. En vertu de ce projet de loi[1] :

 « Toute arme à feu sur le territoire du Québec doit être immatriculée avec un numéro unique et inscrite à un fichier. Toute transaction concernant l’arme immatriculée doit être signalée. Les autorités pourront saisir l’arme en cas d’infraction. Les entreprises d’armes à feu devront aussi établir et mettre à jour un tableau de suivi des opérations relatives aux armes à feu en leur possession. Le projet de loi prévoit également des sanctions pour les contrevenants, jusqu’à 5000 $ pour un particulier et jusqu’à 15 000 $ pour les autres cas ».

Toutefois, si nos voisins américains peuvent mettre facilement la main sur une panoplie d’armes, il en est tout autrement au Québec, où son acquisition demande un processus long et fastidieux. Dans un article paru le 22 juillet 2012[2], le directeur d’un club de tirs racontait : « Le processus pour obtenir une arme à feu prohibée aux États-Unis est différent. Dans la majorité des cas, c’est beaucoup plus facile qu’ici. Au Québec, on ne peut pas avoir une arme à feu comme ça. Pour les armes restreintes, c’est tolérance zéro. Il faut être patient, car il y a beaucoup de bureaucratie ». Le journaliste poursuit :

 « En effet, acquérir le droit d’acheter et d’utiliser ce type d’arme nécessite plusieurs démarches. D’abord, les aspirants tireurs devront suivre la formation du Cours canadien dans le maniement des armes à feu à utilisation restreinte, dispensée par la Fédération québécoise de tir et qui dure une journée se terminant par deux examens. La plupart des gens demandent des cours pour aller travailler pour des agences de sécurité, les postes frontaliers ou les prisons… C’est une formation qui est obligatoire. Et il y a beaucoup de personnes qui cherchent tout simplement à joindre un groupe, un club de tir, car ils ont des amis qui y sont déjà. S’ils obtiennent 80 %, les candidats peuvent ensuite passer à l’étape suivante qui consiste en un examen similaire au premier, mais qui s’applique à l’ensemble des armes à feu.
Par la suite, en vertu de la Loi sur les armes à feu (loi fédérale), la personne devra demander un permis de possession et d’acquisition auprès de la GRC qui fait une enquête, ainsi que la SQ, dans le cas du Québec. À cette étape, trois personnes doivent signer comme quoi le requérant est apte à mettre la main sur un tel objet. «Il n’y a pas de recherches psychologiques serrées au bout de l’évaluation. C’est la signature des trois personnes qui fait foi que tu es un citoyen honnête et non violent. Elles attestent que tu peux posséder une arme à feu. Une personne peut signer et ensuite téléphoner à la GRC pour dire que ce n’est peut-être pas une bonne idée que cette personne soit en possession d’une arme à feu.
 La Loi 9, en vigueur depuis 2008, et selon laquelle une formation de quatre heures est obligatoire, exige d’être membre d’un club de tir pour devenir éligible à l’achat d’une arme à feu restreinte. Une fois cette étape passée, la GRC doit délivrer un permis de transport d’arme à feu, valide uniquement entre le domicile et le club de tir. Le trajet doit être déterminé d’avance. Toutes ces étapes ne garantissent toutefois pas le droit d’être en possession d’armes. La Sûreté du Québec se garde beaucoup de latitude pour saisir une arme légalement enregistrée ».

Ainsi, le Québec est fortement protégé. L’achat d’une arme à feu est très surveillé et réglementé. Le risque zéro n’existe évidemment pas, pensons au trafic d’armes ou à l’accès illégal.

Dans ces circonstances, le futur registre québécois pour les armes à feu devient inutile et superflu : exercice purement esthétique et de supposé bonne conscience. Le Québec est champion dans les dépassements de coût, spécialement avec le bordel informatique[3]. La province croule sous la bureaucratie et son désir néfaste de tout contrôler. Le gouvernemaman est partout, nous taxant à l’infini. Les gouvernements modernes – et tout particulièrement au pays du socialisme québécois – adorent prendre la population par la main. La démocratie, cette « terre de liberté » devient de plus en plus autoritaire et infantilisante. Sous des allures de protecteurs des siens et d’une apparence de sensibilité à saveur de rectitude politique, le gouvernement Couillard n’apprendra vraisemblablement pas de l’exécrable expérience fédérale[4]. Un donneur de leçons québécois, incapable d’apprendre des erreurs du passé. Pathétique et arrogant : au Québec, nous sommes meilleurs que les autres, sachez le…

Ma dernière réflexion m’amène au niveau américain. Le deuxième amendement de la Constitution « garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes ». Il fait ainsi parti des dix amendements, couramment appelés Bill of Rights[5]. Cette volonté américaine de posséder une arme est légitime, ce droit fondamental étant très encré dans leur historique nationale. Je suis de ceux pour qui la liberté n’a pas de prix, ce qui inclut la possibilité à tout citoyen d’acquérir une arme. Toutefois, aucun rapprochement n’est possible entre la réalité qui subsistait en 1791, et celle prévalant aujourd’hui. A cette époque[6], on parlait d’arquebuses, de pistolets, de mousquetons, de mousquets et de tromblons, bref d’armes à portée limitée, souvent assez lourde et encombrante, accompagnée d’une faible fréquence de tirs. Par exemple, la cadence de tirs pour le mousquet pouvait varier de 1 à 3 coups à la minute[7], ce qui est très peu si on la compare aux armes modernes, comme la Kalachnikov, qui va jusqu’à 600 coups par minute[8]. À la signature de la Constitution américaine, recharger une arme demandait de la patience et beaucoup d’entraînement. Une arme servait principalement pour se défendre et aller à la chasse. Qui aurait voulu et pu, avec un tel arsenal, provoquer une « tuerie de masse »? Pour les Pères fondateurs des États-Unis, l’idée qu’un de leur contemporain puisse user d’une arme pour perpétrer une tuerie à grand déploiement était inexistante.

Le deuxième amendement consistait à une sorte de protection contre un envahissement « potentiel » de l’État vis à vis sa population. Plus de 230 ans plus tard, cette peur de l’État est devenue caduque, l’armement s’est modernisé et notre société multiplie les occasions de grands regroupements publics (bars, évènements sportifs, etc.). En gardant à l’esprit ce désir profond du peuple américain d’être armé, serait-il toutefois envisageable d’éliminer du marché public les armes à grande portée et à cadence rapide? Nous pouvons facilement tolérer un accès illimité aux armes de poings tels un pistolet ou un revolver, mais doit-on l’accepter pour les armes d’épaule, telle une mitraillette? Outre à des fins militaires et policières, pourquoi la circulation à tout azimut des armes d’épaule est encore possible? En les interdisant au grand public, tout en maintenant le marché des armes de poing très accessible, on viendrait par le fait même réduire le risque de massacres, tout en respectant la mentalité légitime du deuxième amendement. Ce compromis est en mon sens très logique.

Le deuxième amendement garantissait le droit – sans compromis – de porter une arme, mais ce même amendement poussé à l’extrême devient archaïque dans sa forme contemporaine : il accorde à quiconque un accès infini aux armes, peu importe son modèle, sa portée etc. Mais à la fin du 18èime siècle, « l’infini » consistait à des armes à cadence lente. Si les Washington, Franklin, Adams et Cie avaient pu prévoir la progression fulgurante et meurtrière de l’armement, il est à parier que cet amendement se présenterait différemment.

Malgré toutes les interrogations et malaises concernant l’épineux dossier des armes à feu, n’oublions jamais que la cause première de l’attentat d’Orlando est l’islam radical. Un contrôle parfait des armes n’aurait probablement rien changé. Mais ce triste évènement permet tout de même de relever certaines pistes de discussion. En politique américaine, j’appui sans réserve les républicains, spécialement ceux prônant une droite économique décomplexée. Cependant, l’inflexibilité abusive du parti au sujet du port des armes me laisse songeur.

 

[1] Voir le http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-64-41-1.html.

[2] Voir : http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201207/27/01-4560209-obtenir-une-arme-a-feu-au-quebec.php.

[3] Je vous invite à visiter le site du Journal de Québec et de Montréal afin d’y lire l’excellent travail journalistique à ce sujet : http://www.journaldemontreal.com/enquetes/le-bordel-informatique.

[4] « Estimé au coût de 2 millions au départ, il totalise environ un milliard en 2006, soit 500 fois le montant initial. Bien qu’il soit un programme gouvernemental, ce dépassement de coût est considéré excessif par plusieurs ». Source : wikipedia.org/wiki/Registre_canadien_des_armes_%C3%A0_feu.

[5] Adoptée par la Chambre des représentants le 21 août 1789 et le Congrès le 26 septembre suivant, elle est ratifiée progressivement par les États fédérés, et prend effet le 15 décembre 1791, date de la ratification par la Virginie. Source : http://www.archives.gov/exhibits/charters/bill_of_rights_transcript.html.

[6] Je vous invite à visionner ce site pour avoir plus d’informations sur l’histoire des armes : http://www.armae.com/moderne.

[7] Tel que vu au http://www.waterloo1815.be.

[8] Selon un article paru le 2013-12-23, sur le http://www.huffingtonpost.fr.

Les foutus parcomètres

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Lorsque je me promène dans le quartier St-Roch de Québec ou dans le centre-ville de Montréal, je ne peux que constater une certaine désolation à voir les nombreux immeubles délabrés, laissés vacants ou sans vraiment d’entretien. Je ne suis pas économiste et je n’ai pas fais d’étude approfondie sur le sujet, mais un fait me frappe toujours : pourquoi une ville aime tant nuire à sa population? Lourdeur bureaucratique, taxes, permis, pour un commerçant, réussir n’est pas aisé. Si on doit ajouter en plus les embûches rencontrées par sa clientèle afin de le visiter, on peut mieux comprendre la triste réalité du déclin des centres villes. J’ai écris récemment à la ville de Québec, dans le cadre d’un communiqué envoyé par la ville à ses citoyens. Je voulais simplement vous partagez mes frustrations vis à vis les parcomètres, entre autres.

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Bonjour, je me permets ce petit courriel suite à cette parution :

http://ville.quebec.qc.ca/citoyens/vieuxquebec/index.aspx

Pour redonner vie au Vieux Québec, à St-Roch et au quartiers limitrophes, il n’existe pas une multitude de solutions. Sans trop vouloir paraître simpliste, je peux résumer le tout à l’accessibilité. Pour tout visiteur du centre-ville de Québec, qu’il provient des banlieues, du reste du Québec ou de partout dans le monde, la question du stationnement demeure primordiale. Si la ville veut redonner le Vieux Québec à sa population, on doit lui en faciliter sa venue. Éliminer les parcomètres demeurent pour moi une alternative nécessaire. Évidemment, la ville aura moins de revenus palpables, mais en parallèle, les retombées engendrées par une augmentation de la fréquentation aideront nos commerçants à retrouver une santé économique et à déclencher le désir de participer à cet essor. Une ville accueillante pour les affaires promeut l’entrepreneurship. Une ville prospère voit fondre son pourcentage d’immeubles vacants, abandonnés ou inoccupés. Je parle du Vieux Québec, mais aussi des rues Cartier, St-Jean ou de la Grande Allée.

Pouvoir se stationner dans la rue, sans se soucier de payer son parcomètre agrémente une présence en ville. On déplore la mort des centres villes, que cela soit Québec, Montréal, ou partout en province, mais si les politiciens municipaux rendaient la vie plus facile et moins onéreuse à ses citoyens, la vitalité économique des centres villes en serait préservée. Je demeure dans Lebourgneuf et aller au centre-ville me répugne uniquement à l’idée de devoir payer, en plus de mes taxes municipales, un parcomètre. Un parcomètre, c’est payer pour se promener dans sa propre ville…!

Merci!

Un autre remaniement

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Le nouveau cabinet Couillard, 28 janvier 2016

On a été témoin d’un autre remaniement ministériel jeudi dernier. En effet, à mi-mandat, le premier ministre du Québec Philippe Couillard a brassé ses cartes, dans un exercice purement esthétique. Avant tout politique, ces changements démontrent encore une fois l’inutilité apparente du rôle de ministre. Interchangeable aisément, il est soumis au pouvoir parfois trop important de la fonction publique. Cette lourde bureaucratie, dirigée par les hauts fonctionnaires, sous-ministres et autres apparatchiks, contrôlent presque tout. Outre les forts en gueules et ceux profitant d’une rare stabilité à leur poste, les ministres ne sont règle générale que des coupeurs de rubans, des lecteurs de dépêches, des spécialistes en relation publiques. Paradoxalement, ces mêmes ministres, en raison de la notion électorale qui en font des « élus du peuple », donc redevables, devront assumer l’entière responsabilité d’une situation problématique. Jamais les hauts fonctionnaires ne seront blâmés!

Le jeu de la chaise musicale, spécialement celui en éducation, empêche tout ministre de prendre un certain leadership. Outre les Gaétan Barrette (santé) et quelques autres cas rares, les 25 dernières années nous auront démontré des ministres faibles, sans grande influence, se déguisant en de véritables « cassettes » partisanes. Il est toujours amusant de constater des élus sans aucune connaissance d’un domaine, y être nommé ministre. Un dentiste nommé à l’agriculture? Aucun problème, au nom de la parité homme-femme ou de toutes autres jongleries politiques, tout devient possible. Le temps d’arriver en place, d’apprendre les dossiers et de comprendre la réalité quotidienne de son ministère, la porte tournante revient au galop. Out! Au suivant!

Dommage, car à l’ère des clips médiatiques ou des réseaux sociaux, la patience n’est plus de mise : l’image règne en maître. Un ministre commet une erreur? On le balaie. Qui risquera de prendre position, de dire la vérité à la population sur un enjeu important, se sachant scruté et dépendant de l’humeur politique du premier ministre? En 2016, un ministre n’est qu’un porte-parole, tout au plus. Il lit des communiqués, préparés par des fonctionnaires, inaugure une route ou un immeuble, dont il n’avait jamais entendu parlé auparavant. Le day to day du ministère lui échappe, il ne fait que rapporter la bonne nouvelle… souvent au détriment du portefeuille du contribuable.

Le pouvoir au Québec (et au Canada) demeure entre les mains de quelques privilégiés, pour la plupart non élus. Le premier ministre reste le grand manitou de la province, il est celui par qui toute nomination passe. Les bureaucrates en mènent large, certes, mais ne minimisons pas l’énorme influence de la garde rapprochée du premier ministre. Ils ont la confiance du chef de l’État et restent plus puissants que n’importe quel ministre. Ces conseillers politiques, peu connus du public, sont parmi les rares personnes pouvant intervenir auprès du premier ministre.

D’autres non élus représentent aussi une force non négligeable : les juges. En ces temps modernes, les politiciens, menés par le politically correct, n’osent plus prendre de décisions, laissant ainsi le champs libre aux divers tribunaux, qui agissent à leurs places. Un pays gouverné par des juges, tous dictés par le dogme du multiculturalisme et du laisser-faire, nous en sommes rendu là!

Si vous aimez les cocktails, les soirées mondaines, les promenades en limousine, le prestige (à défaut d’avoir vraiment un réel pouvoir), le poste de ministre est pour vous. Plusieurs nouveaux ministres crient leur joie et débordent d’enthousiasme, pensant être LA personne qui changera le monde. Une fois la lune de miel terminée, constatant son impuissance, la naïveté du départ deviendra un ennui adouci par un salaire intéressant.

On se reparle lors du prochain remaniement.

 

Jean-Paul L’Allier 1938-2016

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Lors du décès d’une personnalité publique, les éloges fusent. C’est normal, car le respect est de mise, surtout vis à vis la famille et les amis endeuillés. Toutefois, on doit aussi garder un sens critique. Suite au décès de M. L’Allier, ce sens critique m’amène à faire le bilan de son règne à la mairie de Québec. Pour bien analyser un évènement ou un personnage, un recul est requis. Parfois, dans le feu de l’action, l’émotion prend toute la place et on ne peut juger correctement ;  d’où l’importance de laisser le temps faire son oeuvre, afin le moment voulu, de mieux saisir l’héritage laissé.

On peut résumer l’ère L’Allier à quelques points majeurs. Il est paradoxale de constater que son geste le plus important était à l’époque celui que je critiquais le plus : les fusions municipales. Quand je parlais de recul… Au tournant des années 2000, ce sujet fût très controversé. Les fusions ont été alors forcées par le gouvernement du Parti québécois, sans regard démocratique. Celles-ci étaient souhaitées par plusieurs, mais c’est sous M. L’Allier que l’idée a grandit : il l’a poussée et vendue au gouvernement provincial, qui seul avait le pouvoir d’agir. Le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard a ainsi tout gobé et a décidé d’appliquer sauvagement cette proposition. Le problème était donc là : les citoyens n’avaient aucun droit de regard sur leur avenir municipal. Fait très grave, venant d’un parti et d’un maire souvent étiquetés  comme étant de « grands démocrates ». Si on exclu ce malheureux manque démocratique et la fausse promesse du « coût nul » pour les citoyens, les fusions étaient effectivement nécessaire. Pendant que les villes ayant refusé les défusions proposées subséquemment par le gouvernement Charest progressaient – pensons à Québec, oui, mais aussi à Lévis et Saguenay – celles les ayant acceptées ont stagnées ou même dégringolées : le meilleur exemple restera Montréal. Québec parlait enfin d’une seule voix, pavant ainsi la route à de plus gros projets, à voir grand, à rêver. Fini les chicanes entre les divers maires! Terminé les compromis pour aboutir à rien! Pendant que Québec continue de se développer, Montréal s’encrasse dans les dédales administratifs, dans les guerres d’arrondissements, dans les labyrinthes de médiocrité. Sans le courage et l’esprit tordu de M. L’Allier, Québec resterait en 2016 morcelé et sans possibilité d’envergure. Régis Labeaume n’aurait jamais eu les coudées franches pour construire le Centre Vidéotron!

L’autre point positif que j’accorde à son règne est l’embellissement de la ville. On parle avec raison du quartier St-Roch, mais l’ensemble de la ville a aussi eu son lot de cures de rajeunissement. Québec est le berceau de l’Amérique, une capitale provinciale, elle mérite d’être belle. Sans le leadership d’un maire, une ville peut s’enlaidir ou évoluer pêle-mêle, sans plan. L’urbanisme est un legs majeur du maire : il se voit, il est tangible. En considérant l’amélioration visuelle qu’il aurait apporté, son grand projet d’escaliers entre la basse et la haute ville avait un certain bon sens. Une ville comme Québec – qui n’est pas exactement une mégapole comme New York – doit savoir se démarquer. Nos attraits touristiques et notre beauté représentent notre carte de visite : l’escalier en était un exemple probant. Il aurait fallu mieux le vendre au public et aux médias, tout en étant plus réaliste sur le plan financier.

Ce que je reproche maintenant le plus au maire l’Allier est l’esprit morose qu’il a engendré. Le départ des Nordiques, la défaite olympique et l’opération Scorpion (prostituées mineures) ont joués pour beaucoup. Ces évènements ne relevaient pas nécessairement du maire ou n’étaient pas sous la juridiction de la ville, mais un esprit défaitiste tournait alors sur la vieille capitale. Il en était le maire, il en avait la responsabilité. Certes, une certaine élite aimait cette ville dortoir, spécialisée en fêtes hautaines et en musique classique, mais la grande majorité de la population déprimait, broyait du noir. Et cela est sans parler des gens, qui en ayant marre, déménageaient. Triste constat.

J’ai également toujours trouvé immoral qu’un maire n’habite pas la ville qu’il administre. Jean-Paul L’Allier habitait l’Ile d’Orléans, on le sait tous. J’ai toujours eu un grand malaise à cet égard. Est-ce que les montréalais accepteraient que leur maire habite Longueuil ou Laval? J’espère que non!

L’esprit d’une ville demeure un point central. Les citoyens sont-ils heureux d’y vivre? Sous l’Allier, la population n’était pas malheureuse, elle était tout simplement endormie. C’est une grande nuance.

Sous Jean-Paul L’Allier, on peut tout de même admettre que les bons coups surpassaient les mauvais. Lorsqu’il était en poste, je « détestais » beaucoup Jean-Paul L’Allier. Je considérais son règne comme une nuisance, une médiocrité sans borne. J’avais hâte qu’il cède sa place. Avec le temps, on peut ainsi voir les choses sous un autre angle, n’est-ce pas?