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L’Occident dans la soupe chaude – l’essai

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Mes amis, voici enfin le grand moment. Ma naissance littéraire s’entame dès maintenant, avec la parution de mon essai tant attendu « L’Occident dans la soupe chaude ». En ce début d’été, il s’agit évidemment d’une période exaltante sur le plan personnel.

Du terrorisme islamiste à la crise des migrants, en passant par les nombreuses demandes d’accommodements religieux, les évènements internationaux se bousculent. Notre civilisation occidentale vit une période mouvementée, son déclin se pointant rapidement à l’horizon. L’histoire humaine est certes ponctuée de bouleversements. Le début du 21è siècle est témoin d’une tangente inquiétante pour la survie de notre société. Elle est dénaturée par le multiculturalisme et ses conséquences néfastes : immigration de masse, rectitude politique, islamisation de l’Occident et perte identitaire. Cet essai dénonce vivement cette doctrine, tout en réaffirmant le patriotisme québécois et le respect de notre patrimoine. Que s’est-il passé pour en arriver là? Mon essai tente humblement d’y répondre en ne négligeant pas d’y amener des solutions pragmatiques. Bref, je ne me contente pas de critiquer. Loin d’être un ouvrage lourd, difficile à comprendre, j’utilise une écriture simple et prenante.

Pour vous procurez l’essai, il y a quelques options :

  1. La plus facile est de l’acheter en ligne
    C’est ici  https://bouquinbec.ca/boutique/l-occident-dans-la-soupe-chaude.html
  2. Passer une commande chez votre libraire en lui précisant que le distributeur est Bouquinbec.ca;
  3. Que je vous l’offre en mains propres, si vous restez dans la région de Québec

Merci d’avance pour votre achat et dites moi vos commentaires. Une page Facebook sera prochainement crée. Un événement sera aussi possiblement à venir.

A bientôt.

Sylvain

#essai #polqc

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Aux armes, citoyens

 



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Les aventures de Tintin, Coke en stock 

Suite à l’épouvantable tuerie d’Orlando, certaines réflexions sur le port d’armes me sont venues. Que faire pour enrayer ce fléau? Je ne possède pas d’arme et je n’ai aucun intérêt à en obtenir une. Je ne suis donc aucunement biaisé dans ma désapprobation totale du registre des armes à feu proposé par le gouvernement Couillard. En vertu de ce projet de loi[1] :

 « Toute arme à feu sur le territoire du Québec doit être immatriculée avec un numéro unique et inscrite à un fichier. Toute transaction concernant l’arme immatriculée doit être signalée. Les autorités pourront saisir l’arme en cas d’infraction. Les entreprises d’armes à feu devront aussi établir et mettre à jour un tableau de suivi des opérations relatives aux armes à feu en leur possession. Le projet de loi prévoit également des sanctions pour les contrevenants, jusqu’à 5000 $ pour un particulier et jusqu’à 15 000 $ pour les autres cas ».

Toutefois, si nos voisins américains peuvent mettre facilement la main sur une panoplie d’armes, il en est tout autrement au Québec, où son acquisition demande un processus long et fastidieux. Dans un article paru le 22 juillet 2012[2], le directeur d’un club de tirs racontait : « Le processus pour obtenir une arme à feu prohibée aux États-Unis est différent. Dans la majorité des cas, c’est beaucoup plus facile qu’ici. Au Québec, on ne peut pas avoir une arme à feu comme ça. Pour les armes restreintes, c’est tolérance zéro. Il faut être patient, car il y a beaucoup de bureaucratie ». Le journaliste poursuit :

 « En effet, acquérir le droit d’acheter et d’utiliser ce type d’arme nécessite plusieurs démarches. D’abord, les aspirants tireurs devront suivre la formation du Cours canadien dans le maniement des armes à feu à utilisation restreinte, dispensée par la Fédération québécoise de tir et qui dure une journée se terminant par deux examens. La plupart des gens demandent des cours pour aller travailler pour des agences de sécurité, les postes frontaliers ou les prisons… C’est une formation qui est obligatoire. Et il y a beaucoup de personnes qui cherchent tout simplement à joindre un groupe, un club de tir, car ils ont des amis qui y sont déjà. S’ils obtiennent 80 %, les candidats peuvent ensuite passer à l’étape suivante qui consiste en un examen similaire au premier, mais qui s’applique à l’ensemble des armes à feu.
Par la suite, en vertu de la Loi sur les armes à feu (loi fédérale), la personne devra demander un permis de possession et d’acquisition auprès de la GRC qui fait une enquête, ainsi que la SQ, dans le cas du Québec. À cette étape, trois personnes doivent signer comme quoi le requérant est apte à mettre la main sur un tel objet. «Il n’y a pas de recherches psychologiques serrées au bout de l’évaluation. C’est la signature des trois personnes qui fait foi que tu es un citoyen honnête et non violent. Elles attestent que tu peux posséder une arme à feu. Une personne peut signer et ensuite téléphoner à la GRC pour dire que ce n’est peut-être pas une bonne idée que cette personne soit en possession d’une arme à feu.
 La Loi 9, en vigueur depuis 2008, et selon laquelle une formation de quatre heures est obligatoire, exige d’être membre d’un club de tir pour devenir éligible à l’achat d’une arme à feu restreinte. Une fois cette étape passée, la GRC doit délivrer un permis de transport d’arme à feu, valide uniquement entre le domicile et le club de tir. Le trajet doit être déterminé d’avance. Toutes ces étapes ne garantissent toutefois pas le droit d’être en possession d’armes. La Sûreté du Québec se garde beaucoup de latitude pour saisir une arme légalement enregistrée ».

Ainsi, le Québec est fortement protégé. L’achat d’une arme à feu est très surveillé et réglementé. Le risque zéro n’existe évidemment pas, pensons au trafic d’armes ou à l’accès illégal.

Dans ces circonstances, le futur registre québécois pour les armes à feu devient inutile et superflu : exercice purement esthétique et de supposé bonne conscience. Le Québec est champion dans les dépassements de coût, spécialement avec le bordel informatique[3]. La province croule sous la bureaucratie et son désir néfaste de tout contrôler. Le gouvernemaman est partout, nous taxant à l’infini. Les gouvernements modernes – et tout particulièrement au pays du socialisme québécois – adorent prendre la population par la main. La démocratie, cette « terre de liberté » devient de plus en plus autoritaire et infantilisante. Sous des allures de protecteurs des siens et d’une apparence de sensibilité à saveur de rectitude politique, le gouvernement Couillard n’apprendra vraisemblablement pas de l’exécrable expérience fédérale[4]. Un donneur de leçons québécois, incapable d’apprendre des erreurs du passé. Pathétique et arrogant : au Québec, nous sommes meilleurs que les autres, sachez le…

Ma dernière réflexion m’amène au niveau américain. Le deuxième amendement de la Constitution « garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes ». Il fait ainsi parti des dix amendements, couramment appelés Bill of Rights[5]. Cette volonté américaine de posséder une arme est légitime, ce droit fondamental étant très encré dans leur historique nationale. Je suis de ceux pour qui la liberté n’a pas de prix, ce qui inclut la possibilité à tout citoyen d’acquérir une arme. Toutefois, aucun rapprochement n’est possible entre la réalité qui subsistait en 1791, et celle prévalant aujourd’hui. A cette époque[6], on parlait d’arquebuses, de pistolets, de mousquetons, de mousquets et de tromblons, bref d’armes à portée limitée, souvent assez lourde et encombrante, accompagnée d’une faible fréquence de tirs. Par exemple, la cadence de tirs pour le mousquet pouvait varier de 1 à 3 coups à la minute[7], ce qui est très peu si on la compare aux armes modernes, comme la Kalachnikov, qui va jusqu’à 600 coups par minute[8]. À la signature de la Constitution américaine, recharger une arme demandait de la patience et beaucoup d’entraînement. Une arme servait principalement pour se défendre et aller à la chasse. Qui aurait voulu et pu, avec un tel arsenal, provoquer une « tuerie de masse »? Pour les Pères fondateurs des États-Unis, l’idée qu’un de leur contemporain puisse user d’une arme pour perpétrer une tuerie à grand déploiement était inexistante.

Le deuxième amendement consistait à une sorte de protection contre un envahissement « potentiel » de l’État vis à vis sa population. Plus de 230 ans plus tard, cette peur de l’État est devenue caduque, l’armement s’est modernisé et notre société multiplie les occasions de grands regroupements publics (bars, évènements sportifs, etc.). En gardant à l’esprit ce désir profond du peuple américain d’être armé, serait-il toutefois envisageable d’éliminer du marché public les armes à grande portée et à cadence rapide? Nous pouvons facilement tolérer un accès illimité aux armes de poings tels un pistolet ou un revolver, mais doit-on l’accepter pour les armes d’épaule, telle une mitraillette? Outre à des fins militaires et policières, pourquoi la circulation à tout azimut des armes d’épaule est encore possible? En les interdisant au grand public, tout en maintenant le marché des armes de poing très accessible, on viendrait par le fait même réduire le risque de massacres, tout en respectant la mentalité légitime du deuxième amendement. Ce compromis est en mon sens très logique.

Le deuxième amendement garantissait le droit – sans compromis – de porter une arme, mais ce même amendement poussé à l’extrême devient archaïque dans sa forme contemporaine : il accorde à quiconque un accès infini aux armes, peu importe son modèle, sa portée etc. Mais à la fin du 18èime siècle, « l’infini » consistait à des armes à cadence lente. Si les Washington, Franklin, Adams et Cie avaient pu prévoir la progression fulgurante et meurtrière de l’armement, il est à parier que cet amendement se présenterait différemment.

Malgré toutes les interrogations et malaises concernant l’épineux dossier des armes à feu, n’oublions jamais que la cause première de l’attentat d’Orlando est l’islam radical. Un contrôle parfait des armes n’aurait probablement rien changé. Mais ce triste évènement permet tout de même de relever certaines pistes de discussion. En politique américaine, j’appui sans réserve les républicains, spécialement ceux prônant une droite économique décomplexée. Cependant, l’inflexibilité abusive du parti au sujet du port des armes me laisse songeur.

 

[1] Voir le http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-64-41-1.html.

[2] Voir : http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201207/27/01-4560209-obtenir-une-arme-a-feu-au-quebec.php.

[3] Je vous invite à visiter le site du Journal de Québec et de Montréal afin d’y lire l’excellent travail journalistique à ce sujet : http://www.journaldemontreal.com/enquetes/le-bordel-informatique.

[4] « Estimé au coût de 2 millions au départ, il totalise environ un milliard en 2006, soit 500 fois le montant initial. Bien qu’il soit un programme gouvernemental, ce dépassement de coût est considéré excessif par plusieurs ». Source : wikipedia.org/wiki/Registre_canadien_des_armes_%C3%A0_feu.

[5] Adoptée par la Chambre des représentants le 21 août 1789 et le Congrès le 26 septembre suivant, elle est ratifiée progressivement par les États fédérés, et prend effet le 15 décembre 1791, date de la ratification par la Virginie. Source : http://www.archives.gov/exhibits/charters/bill_of_rights_transcript.html.

[6] Je vous invite à visionner ce site pour avoir plus d’informations sur l’histoire des armes : http://www.armae.com/moderne.

[7] Tel que vu au http://www.waterloo1815.be.

[8] Selon un article paru le 2013-12-23, sur le http://www.huffingtonpost.fr.

Les foutus parcomètres

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Lorsque je me promène dans le quartier St-Roch de Québec ou dans le centre-ville de Montréal, je ne peux que constater une certaine désolation à voir les nombreux immeubles délabrés, laissés vacants ou sans vraiment d’entretien. Je ne suis pas économiste et je n’ai pas fais d’étude approfondie sur le sujet, mais un fait me frappe toujours : pourquoi une ville aime tant nuire à sa population? Lourdeur bureaucratique, taxes, permis, pour un commerçant, réussir n’est pas aisé. Si on doit ajouter en plus les embûches rencontrées par sa clientèle afin de le visiter, on peut mieux comprendre la triste réalité du déclin des centres villes. J’ai écris récemment à la ville de Québec, dans le cadre d’un communiqué envoyé par la ville à ses citoyens. Je voulais simplement vous partagez mes frustrations vis à vis les parcomètres, entre autres.

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Bonjour, je me permets ce petit courriel suite à cette parution :

http://ville.quebec.qc.ca/citoyens/vieuxquebec/index.aspx

Pour redonner vie au Vieux Québec, à St-Roch et au quartiers limitrophes, il n’existe pas une multitude de solutions. Sans trop vouloir paraître simpliste, je peux résumer le tout à l’accessibilité. Pour tout visiteur du centre-ville de Québec, qu’il provient des banlieues, du reste du Québec ou de partout dans le monde, la question du stationnement demeure primordiale. Si la ville veut redonner le Vieux Québec à sa population, on doit lui en faciliter sa venue. Éliminer les parcomètres demeurent pour moi une alternative nécessaire. Évidemment, la ville aura moins de revenus palpables, mais en parallèle, les retombées engendrées par une augmentation de la fréquentation aideront nos commerçants à retrouver une santé économique et à déclencher le désir de participer à cet essor. Une ville accueillante pour les affaires promeut l’entrepreneurship. Une ville prospère voit fondre son pourcentage d’immeubles vacants, abandonnés ou inoccupés. Je parle du Vieux Québec, mais aussi des rues Cartier, St-Jean ou de la Grande Allée.

Pouvoir se stationner dans la rue, sans se soucier de payer son parcomètre agrémente une présence en ville. On déplore la mort des centres villes, que cela soit Québec, Montréal, ou partout en province, mais si les politiciens municipaux rendaient la vie plus facile et moins onéreuse à ses citoyens, la vitalité économique des centres villes en serait préservée. Je demeure dans Lebourgneuf et aller au centre-ville me répugne uniquement à l’idée de devoir payer, en plus de mes taxes municipales, un parcomètre. Un parcomètre, c’est payer pour se promener dans sa propre ville…!

Merci!

Un autre remaniement

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Le nouveau cabinet Couillard, 28 janvier 2016

On a été témoin d’un autre remaniement ministériel jeudi dernier. En effet, à mi-mandat, le premier ministre du Québec Philippe Couillard a brassé ses cartes, dans un exercice purement esthétique. Avant tout politique, ces changements démontrent encore une fois l’inutilité apparente du rôle de ministre. Interchangeable aisément, il est soumis au pouvoir parfois trop important de la fonction publique. Cette lourde bureaucratie, dirigée par les hauts fonctionnaires, sous-ministres et autres apparatchiks, contrôlent presque tout. Outre les forts en gueules et ceux profitant d’une rare stabilité à leur poste, les ministres ne sont règle générale que des coupeurs de rubans, des lecteurs de dépêches, des spécialistes en relation publiques. Paradoxalement, ces mêmes ministres, en raison de la notion électorale qui en font des « élus du peuple », donc redevables, devront assumer l’entière responsabilité d’une situation problématique. Jamais les hauts fonctionnaires ne seront blâmés!

Le jeu de la chaise musicale, spécialement celui en éducation, empêche tout ministre de prendre un certain leadership. Outre les Gaétan Barrette (santé) et quelques autres cas rares, les 25 dernières années nous auront démontré des ministres faibles, sans grande influence, se déguisant en de véritables « cassettes » partisanes. Il est toujours amusant de constater des élus sans aucune connaissance d’un domaine, y être nommé ministre. Un dentiste nommé à l’agriculture? Aucun problème, au nom de la parité homme-femme ou de toutes autres jongleries politiques, tout devient possible. Le temps d’arriver en place, d’apprendre les dossiers et de comprendre la réalité quotidienne de son ministère, la porte tournante revient au galop. Out! Au suivant!

Dommage, car à l’ère des clips médiatiques ou des réseaux sociaux, la patience n’est plus de mise : l’image règne en maître. Un ministre commet une erreur? On le balaie. Qui risquera de prendre position, de dire la vérité à la population sur un enjeu important, se sachant scruté et dépendant de l’humeur politique du premier ministre? En 2016, un ministre n’est qu’un porte-parole, tout au plus. Il lit des communiqués, préparés par des fonctionnaires, inaugure une route ou un immeuble, dont il n’avait jamais entendu parlé auparavant. Le day to day du ministère lui échappe, il ne fait que rapporter la bonne nouvelle… souvent au détriment du portefeuille du contribuable.

Le pouvoir au Québec (et au Canada) demeure entre les mains de quelques privilégiés, pour la plupart non élus. Le premier ministre reste le grand manitou de la province, il est celui par qui toute nomination passe. Les bureaucrates en mènent large, certes, mais ne minimisons pas l’énorme influence de la garde rapprochée du premier ministre. Ils ont la confiance du chef de l’État et restent plus puissants que n’importe quel ministre. Ces conseillers politiques, peu connus du public, sont parmi les rares personnes pouvant intervenir auprès du premier ministre.

D’autres non élus représentent aussi une force non négligeable : les juges. En ces temps modernes, les politiciens, menés par le politically correct, n’osent plus prendre de décisions, laissant ainsi le champs libre aux divers tribunaux, qui agissent à leurs places. Un pays gouverné par des juges, tous dictés par le dogme du multiculturalisme et du laisser-faire, nous en sommes rendu là!

Si vous aimez les cocktails, les soirées mondaines, les promenades en limousine, le prestige (à défaut d’avoir vraiment un réel pouvoir), le poste de ministre est pour vous. Plusieurs nouveaux ministres crient leur joie et débordent d’enthousiasme, pensant être LA personne qui changera le monde. Une fois la lune de miel terminée, constatant son impuissance, la naïveté du départ deviendra un ennui adouci par un salaire intéressant.

On se reparle lors du prochain remaniement.

 

Jean-Paul L’Allier 1938-2016

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Lors du décès d’une personnalité publique, les éloges fusent. C’est normal, car le respect est de mise, surtout vis à vis la famille et les amis endeuillés. Toutefois, on doit aussi garder un sens critique. Suite au décès de M. L’Allier, ce sens critique m’amène à faire le bilan de son règne à la mairie de Québec. Pour bien analyser un évènement ou un personnage, un recul est requis. Parfois, dans le feu de l’action, l’émotion prend toute la place et on ne peut juger correctement ;  d’où l’importance de laisser le temps faire son oeuvre, afin le moment voulu, de mieux saisir l’héritage laissé.

On peut résumer l’ère L’Allier à quelques points majeurs. Il est paradoxale de constater que son geste le plus important était à l’époque celui que je critiquais le plus : les fusions municipales. Quand je parlais de recul… Au tournant des années 2000, ce sujet fût très controversé. Les fusions ont été alors forcées par le gouvernement du Parti québécois, sans regard démocratique. Celles-ci étaient souhaitées par plusieurs, mais c’est sous M. L’Allier que l’idée a grandit : il l’a poussée et vendue au gouvernement provincial, qui seul avait le pouvoir d’agir. Le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard a ainsi tout gobé et a décidé d’appliquer sauvagement cette proposition. Le problème était donc là : les citoyens n’avaient aucun droit de regard sur leur avenir municipal. Fait très grave, venant d’un parti et d’un maire souvent étiquetés  comme étant de « grands démocrates ». Si on exclu ce malheureux manque démocratique et la fausse promesse du « coût nul » pour les citoyens, les fusions étaient effectivement nécessaire. Pendant que les villes ayant refusé les défusions proposées subséquemment par le gouvernement Charest progressaient – pensons à Québec, oui, mais aussi à Lévis et Saguenay – celles les ayant acceptées ont stagnées ou même dégringolées : le meilleur exemple restera Montréal. Québec parlait enfin d’une seule voix, pavant ainsi la route à de plus gros projets, à voir grand, à rêver. Fini les chicanes entre les divers maires! Terminé les compromis pour aboutir à rien! Pendant que Québec continue de se développer, Montréal s’encrasse dans les dédales administratifs, dans les guerres d’arrondissements, dans les labyrinthes de médiocrité. Sans le courage et l’esprit tordu de M. L’Allier, Québec resterait en 2016 morcelé et sans possibilité d’envergure. Régis Labeaume n’aurait jamais eu les coudées franches pour construire le Centre Vidéotron!

L’autre point positif que j’accorde à son règne est l’embellissement de la ville. On parle avec raison du quartier St-Roch, mais l’ensemble de la ville a aussi eu son lot de cures de rajeunissement. Québec est le berceau de l’Amérique, une capitale provinciale, elle mérite d’être belle. Sans le leadership d’un maire, une ville peut s’enlaidir ou évoluer pêle-mêle, sans plan. L’urbanisme est un legs majeur du maire : il se voit, il est tangible. En considérant l’amélioration visuelle qu’il aurait apporté, son grand projet d’escaliers entre la basse et la haute ville avait un certain bon sens. Une ville comme Québec – qui n’est pas exactement une mégapole comme New York – doit savoir se démarquer. Nos attraits touristiques et notre beauté représentent notre carte de visite : l’escalier en était un exemple probant. Il aurait fallu mieux le vendre au public et aux médias, tout en étant plus réaliste sur le plan financier.

Ce que je reproche maintenant le plus au maire l’Allier est l’esprit morose qu’il a engendré. Le départ des Nordiques, la défaite olympique et l’opération Scorpion (prostituées mineures) ont joués pour beaucoup. Ces évènements ne relevaient pas nécessairement du maire ou n’étaient pas sous la juridiction de la ville, mais un esprit défaitiste tournait alors sur la vieille capitale. Il en était le maire, il en avait la responsabilité. Certes, une certaine élite aimait cette ville dortoir, spécialisée en fêtes hautaines et en musique classique, mais la grande majorité de la population déprimait, broyait du noir. Et cela est sans parler des gens, qui en ayant marre, déménageaient. Triste constat.

J’ai également toujours trouvé immoral qu’un maire n’habite pas la ville qu’il administre. Jean-Paul L’Allier habitait l’Ile d’Orléans, on le sait tous. J’ai toujours eu un grand malaise à cet égard. Est-ce que les montréalais accepteraient que leur maire habite Longueuil ou Laval? J’espère que non!

L’esprit d’une ville demeure un point central. Les citoyens sont-ils heureux d’y vivre? Sous l’Allier, la population n’était pas malheureuse, elle était tout simplement endormie. C’est une grande nuance.

Sous Jean-Paul L’Allier, on peut tout de même admettre que les bons coups surpassaient les mauvais. Lorsqu’il était en poste, je « détestais » beaucoup Jean-Paul L’Allier. Je considérais son règne comme une nuisance, une médiocrité sans borne. J’avais hâte qu’il cède sa place. Avec le temps, on peut ainsi voir les choses sous un autre angle, n’est-ce pas?

Battre l’État Islamique

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Dans la foulée de l’arrivée de réfugiés syriens au Canada et de la guerre que mène l’Occident au terrorisme (vis à vis l’État islamique – ISIS – entre autres), nous avons entendu dans les médias beaucoup d’information et de commentaires. La population est préoccupée par les diverses menaces et la question de sécurité est mise de l’avant de plus en plus.

La venue du gouvernement Trudeau a changé la donne pour le Canada. Au lieu d’être à l’avant-plan et appuyer nos alliés face aux agressifs et sauvages groupes terroristes, le Canada reculera et deviendra très timide. Le premier ministre Justin Trudeau a crié à Paris, le 30 novembre 2015, lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques « Canada is back », faisant référence à la lutte contre les « changements climatiques ». Le Canada sera effectivement de retour parmi les joueurs majeurs au niveau de l’environnement, mais encore une fois, son influence général sera à contre-courant, de second ordre, soit sans envergure, voyant la planète avec des lunettes roses, pour qui les trousses médicales, les denrées alimentaires et l’agitation du drapeau blanc seront suffisants, dans cette vive lutte actuelle contre le terrorisme. Le Canada regardera la parade, sous des allures de gamin innocent. Avec un tel comportement, ISIS sera on s’en doute hospitalier et respectueux envers l’aide humanitaire et les tenants de la Croix-Rouge soutenus par le Canada… Trêve d’ironie, on le sait tous, ce n’est pas avec des sandwichs et des pansements que nous allons vaincre ces barbares islamistes.

Nous sommes en guerre, c’est une réalité. Nous pouvons faire semblant d’être présent, d’être gentil, faire de beaux sourires, avec des promesses creuses, mais le Canada doit au contraire montrer du cran et faire preuve de leadership. Avec Trudeau fils, il est évidemment impossible d’envisager cet élan, notre pays se cachera sous des principes archaïques de maintient de la paix, de roses au bout d’un fusil, comme l’a poussé Lester B Pearson, ex premier ministre du Canada (1963-1968), à une époque très différente de la notre : c’était les débuts du peace and love, la macabre deuxième guerre mondiale ne remontait pas à si loin et le terrorisme tel que préconisé par l’islam, n’existait pas.

Je sais pertinemment que les Canadiens ne sont pas habitués à un conflit opposant une force prônant la destruction de notre mode de vie occidental, une force souvent invisible, agissant subitement. Le territoire canadien n’a pas vu de guerre depuis la milieu du 19e siècle. Loin sont les tranchés, parlons plutôt de terreur qui est propagée de façon violente et sous les habits d’une cause politique et religieuse : explosions de voitures, attentats à la bombe, fusillades etc. Quel visage montrerons-nous si nous décidions vraiment de retirer, comme M. Trudeau le suggère, nos avions de chasse canadiens du Moyen-Orient? Alors que 2015 fût une année sanglante et qui passera dans les annales pour l’une des plus meurtrières en ce qui concerne les attentats terroristes, le Canada va à l’opposée de la solution. Nous sommes partie intégrante de l’OTAN et nous avons le devoir d’être solidaire des pays avec qui nous sommes alliés. Notre crédibilité sur la scène mondiale est en jeu. Alors que l’Occident, pour vaincre l’État islamique, devra utiliser encore plus d’effort militaire, accompagné d’une lutte acharnée au sol, le Canada ira dans le sens contraire. On peut détester la guerre – on la craint tous et nous ne la souhaitons qu’en dernier ressort – mais notre société, ce qui inclut l’héritage que nous laisserons à nos enfants, doit se lever, être fier et agir promptement pour neutraliser complètement notre ennemi commun, l’État islamique.

Au moment d’écrire ces lignes, plusieurs dirigeants occidentaux ne sont pas les plus vaillants et semblent forts en parole mais très faibles en action. Barack Obama en est le meilleur exemple. Retirer nos avions de chasse pourrait « déplaire » à ces dirigeants, mais pour eux, cette guerre à ISIS n’est pas une priorité et leur esprit souvent socialiste, donc complaisant vis à vis l’islam et la guerre en général, ralentit notre lutte. Notre décision de 2015 sur les avions de chasse pourrait venir hanter le Canada dans quelques années, alors que plusieurs de ces dirigeants alliés ne seront plus en poste et que leurs remplaçants jugeront peut-être nécessaire d’intensifier la lutte à ISIS. Le Canada et son premier ministre seront alors pris au dépourvu et verront accentuer les pressions afin que le pays augmente ses efforts militaires. D’ailleurs, d’ici quelques années, il n’est pas à exclure que la situation se sera détériorée, voyant de plus en plus d’attentats meurtriers, de plus en plus de terreur dans nos villes, de plus en plus d’islam radical, ce qui inclut la charia. Il n’est pas interdit de prévoir un Donald Trump à la tête des États-Unis et Marine Le Pen, présidente de la France, d’ici 2 ans. Ces deux politiciens ont des discours dures mais justes vis à vis l’islam. Une lutte plus féroce serait envisageable, ce qui serait à l’opposée des discours plus modérés des actuels dirigeants.

L’Histoire nous a enseigné plusieurs leçons au fil des siècles : pour faire la paix ou se sentir en sécurité, on doit faire la guerre. C’est la réalité. La deuxième grande guerre mondiale est évidemment le meilleur exemple. Si tout les pays avaient léché le derrière d’Hitler comme l’a fait la France de Pétain, les nazies auraient gagné. Que serions-nous aujourd’hui?

La guerre en territoire syrien et iraquien, entre autres, est requise. Cette portion du monde cache et développe le terrorisme et l’absence de dignité humaine n’est plus à redire. L’expansion de la charia est leur idéal, et vous le savez sans doute, celle-ci est un code criminel digne du monde médiéval. Je demeure toujours sans mot lorsque j’entends des gens critiquer le sort que certains pays font subir à des dissidents ou certains groupes – les femmes, les gays etc., l’Arabie Saoudite est le meilleur exemple – mais qui s’opposent à une guerre qui viendrait palier à ces inégalités et cette cruauté.

Éliminer complètement le terrorisme parait illusoire, mais on peut tout de même envisager sa réduction. Pour l’éliminer, on doit aller à la source, ce qui implique la destruction de l’État islamique. Beaucoup de gens ont critiqué l’ex président américain George W. Bush d’aller combattre en Iraq, ou l’actuel président français François Hollande d’intensifier les frappes en Syrie. Mais si vous étiez le dirigeant d’un pays qui subissait des attaques terroristes, comment réagiriez-vous? Vous garderiez le silence? A moins d’être réellement naïf ou déconnecté, ne mentionner pas que vous auriez été pacifique, que vous auriez pardonné sans rien dire ou faire. Comme M. Bush suite au 11 septembre 2001, vous auriez sans doute couru à travers le monde pour retrouver les coupables. L’immobilisme n’est pas une option, mais l’être devient une lâcheté et synonyme de traîtrise.  Si on ne fait rien suite à une attaque, si on agite la peur, on cesse nos activités quotidiennes, on « approuve » par conséquent les gestes commis et on entre alors dans le jeu des terroristes. La guerre n’est jamais une chose amusante, mais elle est malheureusement nécessaire

Souhaitons que le premier ministre Trudeau agisse en chef d’État et surtout, dévie de ses beaux principes romantiques et accepte que le Canada fasse parti intégrante de la coalition contre ISIS et que la guerre menée soit du même coup efficace. Une action militaire au sol, je vous pris!

 

Alexis

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On se demande parfois quel personnage historique aimerions-nous rencontrer ou être. Jules César? Samuel de Champlain? Charlemagne? George Washington? Après la lecture du roman de Christine Kerdellant « Alexis ou la vie aventureuse du comte de Tocqueville » et des nombreux ouvrages du comte lui-même, Alexis de Tocqueville serait ma réponse.

D’abord, il a une personnalité attachante, qui me ressemble sur certains points. Il est curieux intellectuellement, timide, surtout lorsqu’il doit discourir devant de grandes foules, remplie de doutes, mélancolique et éternel angoissé.

J’admire sa carrière politique et d’écrivain. Auteur visionnaire et de talent, son amour de l’écriture et son immense héritage ne sont que quelques éléments à retenir. Il ne se contentait pas de faits et d’opinions, il allait à la source, le plus loin possible, afin de découvrir la vérité. Pensons à son inspirant voyage en Amérique.

Selon Christine Kerdellant, pour Alexis : « l’écriture le fait échapper aux douleurs de l’âme, elle lui permet d’oublier ses faiblesses, de combler certains manques, de se réconcilier avec lui-même et avec les autres. Elle est son salut ». Je me retrouve beaucoup dans cette description.

Il vécu aussi à une époque très mouvementée de la France (19èime siècle), ce qui forgea sa légende. Homme de convictions, et non d’ambitions, ses idées devaient triompher. La France était plus importante que tout.

J’envi cet homme de l’Académie française. Un homme adulé des femmes, qui a su trouvé un amour fusionnel avec Mary Mottley. C’est elle qui inspira, aidera et encouragera Alexis dans ses écrits et sa carrière politique. Un amour comme celui-là est rare. Il est inspirant et permet d’y croire.

J’aurais aimé être Alexis, un homme marquant et charismatique de la France moderne. Ses longues conversations intellectuelles dans divers salons parisiens, londoniens et américains, ainsi que ses rencontres inoubliables nous poussent à le jalouser un peu. Une vie trop courte toutefois, Alexis étant décédé à 53 ans seulement.