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La grande hypocrisie

 

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L’hypocrisie fait partie du monde politique. Depuis l’arrivée au pouvoir de Justin Trudeau, il a été souvent mention de la légalisation de la marijuana. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que le grand public puisse avoir accès à un marché accessible et sécuritaire : les divers paramètres du projet de loi seront à discuter dans les prochains mois.

Si je peux comprendre et accepter certains avantages reliés à la vente libre de la marijuana, je ne peux que constater l’immense paradoxe vis à vis le traitement réservé au tabac. D’un côté, on veut libéraliser et rendre plus transparente et facile la distribution du cannabis, et de l’autre, on diabolise le tabac. Où est la logique? Est-ce que le cannabis est moins dangereux? Sans être un professionnel de la santé, je peux affirmer sans me tromper que l’usage du cannabis peut engendrer une dépendance et qu’il est tout aussi nocif que le tabac[1] :

« Il ne faut pas sous-estimer la nocivité du cannabis sur l’organisme et la santé. Certes les retombées sont souvent moins dramatiques que certaines autres substances psychoactives, mais les risques sont bien là… et peuvent même mener au décès. L’appareil respiratoire est doublement exposé aux risques physiques : les émanations toxiques du goudron contenu dans le tabac mais aussi au goudron contenu dans le cannabis en combustion font double emploi et attaque donc sévèrement le système respiratoire. La consommation régulière et avancée de ces produits peut engendrer l’apparition d’un cancer précoce du poumon. Ces risques sont d’autant plus forts si l’on consomme le cannabis dans certaines conditions d’inhalation intense (douille, bang, pipe…) ».

Les mesures prises par les divers paliers de gouvernements ont été efficaces. Nous assistons une baisse progressive du nombre de fumeurs au pays. En effet, selon Statistiques Canada, entre 2013 et 2014, la proportion de fumeurs au Québec est passée de 21,4% à 19,6%. Au Canada, elle a chuté de 19,3% à 18,1%[3]. Il ne faut toutefois pas passer sous silence les fonds publics utilisés par les gouvernements. Au Québec, « le Ministère de la santé et des services sociaux a consacré environ 17 millions de dollars à la lutte contre le tabagisme en 2014-15, ce qui représente un peu plus de 2 dollars par personne[4] ».

La classe politique est de plus en plus ouverte au cannabis. C’est une lubie de notre temps, on doit paraître cool, in et tolérant. À l’ère des médias sociaux, cette philosophie est présente comme jamais et y être opposée équivaut à un éboulis de commentaires désobligeants. La gauche qui aime se dire progressive mais qui déteste les opinions contraires.

L’hypocrisie à l’égard du cannabis accroît le cynisme. Alors que pour plusieurs, la légalisation du cannabis est synonyme de modernité et d’ouverture d’esprit, on ne compte plus les campagnes médiatiques sur les effets pervers du tabac. On nous supplie de cesser son utilisation : pensons à la « Semaine pour un Québec sans tabac », aux publicités de « De Facto » – financées autant par le Gouvernement du Québec que celui d’Ottawa – et sans oublier les nombreuses réglementations et initiatives gouvernementales pour contrer le tabagisme.  

« Le Gouvernement du Canada a de nombreux programmes pour lutter contre la façon dont les produits du tabac sont fabriqués, publicisés, emballés, étiquetés et vendus. La stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme est celui qui a la plus grande portée […]
Plusieurs lois du Gouvernement du Canada contrôlent la publicité sur le tabac. La Loi sur le tabac, par exemple, restreint la publicité sur le tabac, interdit la commandite par les compagnies de tabac et exige la présence de mises en garde sur les paquets de cigarettes. […]
Les gouvernements provinciaux et territoriaux canadiens ont banni la publicité sur les produits du tabac dans les lieux de vente […] Le Règlement sur l’étiquetage des produits du tabac (cigarettes et petits cigares) est entré en vigueur en 2011. Il expose les grandes lignes des exigences sur les étiquettes relatives à la santé qui doivent être affichées sur les paquets […]
Imposer des taxes qui font augmenter les prix des produits du tabac est l’une des mesures les plus efficaces pour réduire la consommation de tabac[2].

Les mesures prises par les divers paliers de gouvernements ont été efficaces. Nous assistons une baisse progressive du nombre de fumeurs au pays. En effet, selon Statistiques Canada, entre 2013 et 2014, la proportion de fumeurs au Québec est passée de 21,4% à 19,6%. Au Canada, elle a chuté de 19,3% à 18,1%[3]. Il ne faut toutefois pas passer sous silence les fonds publics utilisés par les gouvernements. Au Québec, « le Ministère de la santé et des services sociaux a consacré environ 17 millions de dollars à la lutte contre le tabagisme en 2014-15, ce qui représente un peu plus de 2 dollars par personne[4] ».

Il est donc paradoxal de constater des gouvernements de plus en plus présents dans nos vies, de plus en plus interventionnistes, de plus en plus maternants, faciliter l’accès à la population d’une drogue, le cannabis. Si l’État concocte des campagnes de peur pour contrer le tabac, le fast food, les boissons gazeuses, le sucre, l’alcool au volant etc. comment peut-on comprendre que celui-ci ouvre la voie à la légalisation du cannabis? Le Canada n’est pas le seul pays à faciliter le vente du cannabis, certains États américains[5] l’ayant déjà approuvée. Les gouvernements modernes veulent nous protéger de tout ce qui existe, nous dire quoi manger, quoi boire, quoi écouter, bref l’infantilisation à outrance. Il est donc difficile de comprendre les raisons derrières la légalisation du cannabis. Pendant que sous Jean Chrétien les libéraux faisaient la guerre à la cigarette, ceux de Justin Trudeau veulent offrir au grand public le cannabis. La girouette libérale à son pire! 

Légaliser le cannabis n’est pas souhaitable, il s’agit de la première porte pour l’entrée graduelle des autres drogues : 2016 la cannabis, 2020 l’héroïne? 2025 La cocaïne?

On légalisera le cannabis alors que le gouvernement provincial de Philippe Couillard a fait adopter en 2015 la Loi 44 visant à renforcer la lutte contre le tabagisme et que le gouvernement Trudeau veut dans sa nouvelle stratégie anti-tabac obliger les compagnies à utiliser un emballage neutre – donc sans logo ni nom[6] – . C’est une évidente contradiction, accompagnés d’une naïveté malaisante sur les méfaits de cette drogue et d’un geste purement symbolique. Symbolique pour démontrer un Justin ouvert d’esprit, bien de son temps, qui ne juge personne. Son désir de la légaliser est un autre signe de son égocentrisme, de son penchant à vouloir être populaire à tout prix. En 2016, la consommation de cannabis est sympa et bien perçue par la population? Pas de problème, monsieur selfie va l’autoriser et se foutre des conséquences. Si de nos jours, la cigarette était encore à la mode, le premier ministre canadien n’hésiterait pas à la rendre encore plus accessible et il en profiterait pour publiciser son utilisation.

Au Canada, n’a-t-on pas de sujets plus importants à discuter? L’argent public devrait sans aucun doute servir à d’autres fins, car vouloir mettre en circulation le cannabis demandera du temps et beaucoup de dépenses : comités, travail parlementaire, effort marketing. Alors que nos politiciens devraient débattre des vrais enjeux – lutte au terrorisme et à l’islam radical, assainissement des finances publiques, économie etc. – notre classe dirigeante s’occupera de légaliser la marijuana. Question de priorités.

Mais revenons à la racine primaire d’un gouvernement, l’infantilisation. Avec le temps, alors que cette drogue deviendra une pratique normale, courante et facile d’accès, progressivement, l’État ressortira sa recette maternante, celle tant utilisée pour le tabac, entre autres : il fera des campagnes invitant la population à cesser son usage. Lorsque la cigarette est apparue, sa grande nocivité était inconnue. Des décennies d’ignorance auront coûté la vie à des milliers de gens. Les gouvernements sont depuis en mode rattrapage et veulent absolument éradiquer le danger que peut représenter le tabac. D’un autre côté, les études démontrent clairement qu’il n’est pas si recommandable de fumer du cannabis. Alors profitons de nos connaissances sur le sujet et évitons la légalisation. Le tabac n’a pas eu cette chance, d’où les millions maintenant dépensés pour l’éliminer. Il sera hypocrite dans le futur de décrier les méfaits et les coûts associés au cannabis (pour le système de santé) sachant qu’en 2016, lors de sa légalisation, les informations étaient largement disponibles.

 

[1] Tel que vu au : http://www.drogues-dependance.fr/cannabis-effets_et_dangers.html.
[2] Source : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information.
[3] Source : info-tabac.ca/tabagisme-a-la-baisse-au-canada.
[4] Source : info-tabac.ca/combien-dargent-est-necessaire-pour-bien-lutter-contre-le-tabagisme.
[5] « Le 6 novembre 2012, le Colorado et l’État de Washington sont les premiers États des États-Unis à adopter la légalisation de petites quantités. Le 24 février 2015, l’Alaska imite les deux premiers États et autorise la possession de moins de 28 g pour un usage privé. Deux jours plus tard, le 26 février, c’est au tour du district de Columbia de légaliser la marijuana, après approbation par référendum. La loi autorise la possession de moins de 60 g et la culture de six pieds à des fins privées ; la vente reste interdite. Le 1er juillet 2015, l’Oregon devient le 4e État à légaliser la possession de marijuana. Le 23 mars 2016, la ville de La Nouvelle-Orléans décriminalise la possession de marijuana. A partir du 21 juin 2016, elle ne sera plus passible que d’une amende de 40 à 100 $ ». Source : Wikipedia.
[6] Nouvelle emmenée par Brian Lilley, le 2 juin 2016 sur http://www.therebel.media.
 
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Marcel Trudel (1917-2011)

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Il y a des dizaines d’auteurs méconnus au Québec. Certains méritent une attention particulière. Je pense à Marcel Trudel. Je lisais récemment quelques uns de ses ouvrages : Mythes et réalités dans l’histoire du Québec et Deux siècles d’esclavage au Québec.

Marcel Trudel aimait traiter de sujets délicats ou venir déboulonner certaines réalités. On pense connaître un thème, un personnage, mais pourtant, certains bémols doivent être signalés. Par son travail exemplaire et sa rigueur intellectuelle, Marcel Trudel a, tout au long de son parcours littéraire, mit un frein à certaines faussetés véhiculées au gré du temps.

Plusieurs thèmes ont d’ailleurs été abordés par l’auteur. En feuilletant certains de ces ouvrages, on peut apprendre par exemples que la réputation de l’intendant Jean Talon était surfaite, que le récit héroïque de Madeleine de Verchères était exagéré, qu’il y a eu réellement de l’esclavage au Québec au cours de notre histoire, que le régime militaire suivant la conquête avait été bénéfique et que devenir « sujet » britannique » ne consistait pas à une fatalité.

On doit crier haut et fort l’importance de l’histoire, celle qui traite de nos origines, celle qui trace notre identité. Marcel Trudel en était un amoureux et l’un de ses meilleurs vulgarisateurs. Il fut d’autre part membre de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

En 1960, il publie un essai majeur et controversé – qui a depuis été maintes fois réédité – sur l’esclavage au Canada français. A cette époque, plusieurs religieux et intellectuels n’ont pas accepté sa visions des choses, à savoir que des personnages jusque là sans tache et élevés au rang de héros, aient profité de l’esclavage. Ses travaux sur la question, soit Deux siècles d’esclavage au Canada et son Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires au Canada, donnent en quelque sorte un autre point de vue sur la société canadienne d’antan. Les diverses révélations de Trudel, autant en ce qui a trait à l’esclavage qu’aux divers personnages québécois, remettaient en question la place occupée par certaines de nos icônes historiques, constituées par une vision élitique et pédagogique, percevant en elles une manière de construire un fort élan de nationalisme et de patriotisme.

Cet historien de renom s’est ainsi démarqué par le caractère novateur de ses livres. Il a ouvert toute une série de nouvelles pistes de recherche en s’intéressant notamment au régime militaire en Nouvelle-France ou aux liens entre le Canada et les États-Unis, lors de la guerre d’indépendance américaine.

À partir d’une certaine époque, Marcel Trudel affichait déjà clairement son engagement en faveur de la laïcité et est même devenu le président du Mouvement laïc de langue française, en 1962. Ses prises de position déplaisent aux autorités universitaires, qui le forcent à quitter l’Université Laval, trois ans plus tard.

Les Québécois, par le biais de certains politiciens, historiens et intellectuels, ont longtemps voulu se créer une histoire bien vivante. Lord Durham n’avait-il pas écrit en 1839 : « ils sont un peuple sans histoire et sans littérature ». Quoi de mieux alors que de privilégier la construction de nouveaux héros, de récits fabuleux. Certains auteurs ont faussé – intentionnellement ou non, accompagné probablement d’une certaine ignorance –  quelques faits. Une image nationale doit se créer naturellement, sans un apport de superflu. Le Québec n’est pas la France, qui possède plus de deux milles ans d’existence et qui a vu défiler tant de rois, reines, cardinaux. On doit reconnaître et accepter que notre histoire québécoise est limitée dans le temps et donc plus modeste. C’est une normalité.

Malgré tout, le Québec n’a pas à rougir de son passé, rempli de hauts et de bas, comme toute nation. Pourquoi avoir voulu l’embellir? Évidemment, ces auteurs avaient leur raison. A une certaine époque, quelques faits manquaient probablement. En 2016, à l’ère d’Internet et des bibliothèques virtuelles, les informations sont accessibles comme jamais. Néanmoins, à l’apogée de la carrière de Trudel, ces ressources n’existaient pas : sa grande curiosité intellectuelle l’ayant toutefois guidée. On doit le remercier pour son apport extraordinaire à la cause québécoise.

Le Québec, a longtemps souffert de cette double ignorance, si bien définie et énoncée par Platon, dans l’Apologie de Socrate : « lui croit savoir quelque chose, alors qu’il ne sait rien, tandis que moi, si je n’ai aucun savoir, je ne crois pas non plus savoir ». Il est préférable d’avoir une histoire remplies de vérités, avec des personnages moins spectaculaires, plus effacés que de faire preuve de double ignorance.

Tout Québécois devrait s’inspirer de Trudel : sortir des sentiers battus, creuser son esprit, ne pas toujours croire ce qui est écrit ou dit, surtout dans nos manuels scolaires. Nos jeunes sont hélas endoctrinés par une pensée unique, celle vantant le socialisme, l’immigration massive et le multiculturalisme tueur d’identité. Si le Québec veut survivre en tant que nation démocratique francophone de souche catholique, le système scolaire doit au plus vite résoudre cette problématique en offrant à nos enfants le cadeau de la curiosité intellectuelle, et par ricochet, celui de la fierté nationale.

Trudel avait le soucis du détail. Enrichis de nombreuses statistiques et de longues énumérations, certains passages de ces livres pouvaient paraître lourds, mais rapidement, ses ouvrages sont devenus des repères, des encyclopédies.

Il aurait été intéressant de lire Trudel sur les accommodements religieux du présent siècle, lui qui prônait le caractère laïque de l’État. Gageons qu’il aurait appuyé le projet de Charte proposé par l’ancien gouvernement Marois. Gageons aussi qu’il aurait dénoncé le Québec et le Canada de 2016, celui de Couillard et Trudeau, pourvoyeurs de notre identité nationale.

 

 

 

 

Battre l’État Islamique

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Dans la foulée de l’arrivée de réfugiés syriens au Canada et de la guerre que mène l’Occident au terrorisme (vis à vis l’État islamique – ISIS – entre autres), nous avons entendu dans les médias beaucoup d’information et de commentaires. La population est préoccupée par les diverses menaces et la question de sécurité est mise de l’avant de plus en plus.

La venue du gouvernement Trudeau a changé la donne pour le Canada. Au lieu d’être à l’avant-plan et appuyer nos alliés face aux agressifs et sauvages groupes terroristes, le Canada reculera et deviendra très timide. Le premier ministre Justin Trudeau a crié à Paris, le 30 novembre 2015, lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques « Canada is back », faisant référence à la lutte contre les « changements climatiques ». Le Canada sera effectivement de retour parmi les joueurs majeurs au niveau de l’environnement, mais encore une fois, son influence général sera à contre-courant, de second ordre, soit sans envergure, voyant la planète avec des lunettes roses, pour qui les trousses médicales, les denrées alimentaires et l’agitation du drapeau blanc seront suffisants, dans cette vive lutte actuelle contre le terrorisme. Le Canada regardera la parade, sous des allures de gamin innocent. Avec un tel comportement, ISIS sera on s’en doute hospitalier et respectueux envers l’aide humanitaire et les tenants de la Croix-Rouge soutenus par le Canada… Trêve d’ironie, on le sait tous, ce n’est pas avec des sandwichs et des pansements que nous allons vaincre ces barbares islamistes.

Nous sommes en guerre, c’est une réalité. Nous pouvons faire semblant d’être présent, d’être gentil, faire de beaux sourires, avec des promesses creuses, mais le Canada doit au contraire montrer du cran et faire preuve de leadership. Avec Trudeau fils, il est évidemment impossible d’envisager cet élan, notre pays se cachera sous des principes archaïques de maintient de la paix, de roses au bout d’un fusil, comme l’a poussé Lester B Pearson, ex premier ministre du Canada (1963-1968), à une époque très différente de la notre : c’était les débuts du peace and love, la macabre deuxième guerre mondiale ne remontait pas à si loin et le terrorisme tel que préconisé par l’islam, n’existait pas.

Je sais pertinemment que les Canadiens ne sont pas habitués à un conflit opposant une force prônant la destruction de notre mode de vie occidental, une force souvent invisible, agissant subitement. Le territoire canadien n’a pas vu de guerre depuis la milieu du 19e siècle. Loin sont les tranchés, parlons plutôt de terreur qui est propagée de façon violente et sous les habits d’une cause politique et religieuse : explosions de voitures, attentats à la bombe, fusillades etc. Quel visage montrerons-nous si nous décidions vraiment de retirer, comme M. Trudeau le suggère, nos avions de chasse canadiens du Moyen-Orient? Alors que 2015 fût une année sanglante et qui passera dans les annales pour l’une des plus meurtrières en ce qui concerne les attentats terroristes, le Canada va à l’opposée de la solution. Nous sommes partie intégrante de l’OTAN et nous avons le devoir d’être solidaire des pays avec qui nous sommes alliés. Notre crédibilité sur la scène mondiale est en jeu. Alors que l’Occident, pour vaincre l’État islamique, devra utiliser encore plus d’effort militaire, accompagné d’une lutte acharnée au sol, le Canada ira dans le sens contraire. On peut détester la guerre – on la craint tous et nous ne la souhaitons qu’en dernier ressort – mais notre société, ce qui inclut l’héritage que nous laisserons à nos enfants, doit se lever, être fier et agir promptement pour neutraliser complètement notre ennemi commun, l’État islamique.

Au moment d’écrire ces lignes, plusieurs dirigeants occidentaux ne sont pas les plus vaillants et semblent forts en parole mais très faibles en action. Barack Obama en est le meilleur exemple. Retirer nos avions de chasse pourrait « déplaire » à ces dirigeants, mais pour eux, cette guerre à ISIS n’est pas une priorité et leur esprit souvent socialiste, donc complaisant vis à vis l’islam et la guerre en général, ralentit notre lutte. Notre décision de 2015 sur les avions de chasse pourrait venir hanter le Canada dans quelques années, alors que plusieurs de ces dirigeants alliés ne seront plus en poste et que leurs remplaçants jugeront peut-être nécessaire d’intensifier la lutte à ISIS. Le Canada et son premier ministre seront alors pris au dépourvu et verront accentuer les pressions afin que le pays augmente ses efforts militaires. D’ailleurs, d’ici quelques années, il n’est pas à exclure que la situation se sera détériorée, voyant de plus en plus d’attentats meurtriers, de plus en plus de terreur dans nos villes, de plus en plus d’islam radical, ce qui inclut la charia. Il n’est pas interdit de prévoir un Donald Trump à la tête des États-Unis et Marine Le Pen, présidente de la France, d’ici 2 ans. Ces deux politiciens ont des discours dures mais justes vis à vis l’islam. Une lutte plus féroce serait envisageable, ce qui serait à l’opposée des discours plus modérés des actuels dirigeants.

L’Histoire nous a enseigné plusieurs leçons au fil des siècles : pour faire la paix ou se sentir en sécurité, on doit faire la guerre. C’est la réalité. La deuxième grande guerre mondiale est évidemment le meilleur exemple. Si tout les pays avaient léché le derrière d’Hitler comme l’a fait la France de Pétain, les nazies auraient gagné. Que serions-nous aujourd’hui?

La guerre en territoire syrien et iraquien, entre autres, est requise. Cette portion du monde cache et développe le terrorisme et l’absence de dignité humaine n’est plus à redire. L’expansion de la charia est leur idéal, et vous le savez sans doute, celle-ci est un code criminel digne du monde médiéval. Je demeure toujours sans mot lorsque j’entends des gens critiquer le sort que certains pays font subir à des dissidents ou certains groupes – les femmes, les gays etc., l’Arabie Saoudite est le meilleur exemple – mais qui s’opposent à une guerre qui viendrait palier à ces inégalités et cette cruauté.

Éliminer complètement le terrorisme parait illusoire, mais on peut tout de même envisager sa réduction. Pour l’éliminer, on doit aller à la source, ce qui implique la destruction de l’État islamique. Beaucoup de gens ont critiqué l’ex président américain George W. Bush d’aller combattre en Iraq, ou l’actuel président français François Hollande d’intensifier les frappes en Syrie. Mais si vous étiez le dirigeant d’un pays qui subissait des attaques terroristes, comment réagiriez-vous? Vous garderiez le silence? A moins d’être réellement naïf ou déconnecté, ne mentionner pas que vous auriez été pacifique, que vous auriez pardonné sans rien dire ou faire. Comme M. Bush suite au 11 septembre 2001, vous auriez sans doute couru à travers le monde pour retrouver les coupables. L’immobilisme n’est pas une option, mais l’être devient une lâcheté et synonyme de traîtrise.  Si on ne fait rien suite à une attaque, si on agite la peur, on cesse nos activités quotidiennes, on « approuve » par conséquent les gestes commis et on entre alors dans le jeu des terroristes. La guerre n’est jamais une chose amusante, mais elle est malheureusement nécessaire

Souhaitons que le premier ministre Trudeau agisse en chef d’État et surtout, dévie de ses beaux principes romantiques et accepte que le Canada fasse parti intégrante de la coalition contre ISIS et que la guerre menée soit du même coup efficace. Une action militaire au sol, je vous pris!

 

Pour une meilleure justice au Canada

Pour une meilleure justice au Canada

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J’étais en train de lire sur l’affaire des pères rédemptoristes et spécialement sur la semi-liberté de Raymond Marie Lavoie: http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2014/03/20140325-153921.html).

En février 2012, il avait été condamné à seulement 3 ans de prison pour des actes à caractère sexuel commis sur des élèves d’un Séminaire, entre 1973 et 1985. Une sentence qui a été portée à 5 ans d’emprisonnement par la Cour d’appel, en novembre 2012, ce qui est trop peu encore une fois. Emprisonné depuis, il s’en ira déjà en maison de transition !

Combien de fois entendons-nous dans les médias des sentences bonbons pour des violeurs d’enfants, des conducteurs en état d’ébriété, des tueurs, des criminels à cravates ?

Alors que ces bandits s’en sortent souvent bien, malgré leurs gestes graves, on peut être très sévère en termes de pirate informatique ou en cas de poursuite civile en dommages intérêts, par exemples.

Jeff Fillion, en 2005, a été presque ruiné par les tribunaux, pour des commentaires jugés déplacés, alors que les Guy Cloutier (3 ans et demi de prison pour avoir agressé sexuellement 2 mineures sur une longue période) et Davey Hilton (condamné à une peine de 7 ans de pénitencier après avoir été reconnu coupable de 9 chefs d’accusations à caractère sexuel à l’endroit de 2 adolescentes) de ce monde ont causé du tort bien plus grave, mais ils ont été très peu pénalisés, malgré la gravité de leurs gestes.

Des cas types

On pourrait ressortir d’autres cas encore plus dramatiques, chaotiques et révoltants :

Denis Lortie, malgré avoir tiré et tué plusieurs personnes et ce, dans l’emblème symbolique et le plus important du Québec, l’Assemblée nationale, est aujourd’hui en liberté. Il est même sorti de prison depuis plusieurs années déjà! Aux États-Unis, il serait fort probablement encore dans une cellule! C’est le pire exemple du problème du système de justice au Canada. Notre pays n’est certes pas Haïti ou un pays reconnu pour sa violence, mais lorsque l’on commet un crime grave, rien n’est pardonnable et l’on doit être  jugé de façon sévère et vive!

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200405/08/007-Lortie-Assemblee-20-ans.shtml)

Le dossier du Dr. Guy Turcotte accusé du meurtre de ses 2 enfants. Un 2e procès aura lieu d’ici quelques mois, c’est une bonne nouvelle. Mais le 1er procès aura tout de même démontré certaines lacunes du système de justice. Turcotte était sans doute dans un état d’esprit malsain lorsqu’il a commis ses gestes graves. Le déclarer « non responsable » en raison d’un trouble mental pouvait se comprendre.

Le gouvernement devra, et en priorité en raison du nombre élevé depuis quelques années, de cas de parents tuant leurs enfants, revoir les conséquences d’un tel verdict. Être libre après 1 an ou 2 est ridicule pour ce type de geste. On devra revoir la définition d’un trouble mental en présence d’un évènement similaire. Turcotte a eu un trouble mental TEMPORAIRE lors des gestes, donc cela ne devrait pas être considéré comme étant un trouble mental lors d’un verdict. Quelqu’un qui a un tel verdict devrait être une personne avec un trouble mental permanent ou de longue durée, et non pas temporaire. Dans cette optique, si je tue une personne, je n’aurais alors qu’à dire être devenu « cinglé » un bref moment, et espérer m’en tirer. Bref, on doit redéfinir ce qui peut être jugé comme étant un « trouble mental » et une fois qu’un verdict de cette nature annoncé, être plus sévère.

Lors du 1er procès,  le jury a pris une décision en toute connaissance de cause et ils ont mon respect. Un procès n’est pas une tâche facile et il s’agit de personnes comme vous et moi, ayant jugé selon les informations qu’il avaient entre les mains.

Le problème au Québec n’est pas uniquement le verdict, mais les conséquences d’une sentence. Ce genre de verdict va arriver à l’occasion, et cela, peu importe la cause. Mais s’il avait été reconnu coupable de meurtres au 1er degré, c’est le signal de départ des idioties du système de justice : prison à vie mais avec libération conditionnelle rapide, « un service 5 étoiles » en prison (bouffe, gym) et j’en passe. Il est évident que le 1er verdict donnait un mauvais message : vous pouvez tuer quelqu’un et dire que vous étiez fou, mais il ne faut pas oublier qu’un autre jury aurait pu voir la situation de façon différente, la notion du cas par cas pourrait être ainsi envisageable.

En étant non responsable criminellement, Turcotte a tout de même tué et cela, malgré qu’il n’avait pas toute sa tête lors des meurtres. Tel que mentionné, le système de justice devra revoir cette notion et outre une analyse psychologique, ajouter des conditions à la peine : perte du passeport à vie, obligation d’être suivi pendant une très longue période, des travaux communautaires, bref de quoi de contraignants.

Une piste de solution ? Le système de justice devrait revoir la notion de crime versus folie. Il est trop facile d’établir un criminel fou. Dès qu’une personne est déclarée inapte, il doit passer ensuite par le système de santé, qui entre vous et moi, est tellement débordé, qu’il va involontairement régler ce cas trop vite.

Dans les arguments des avocats, surtout ceux de la défense, on utilise des experts médicaux. Ces experts, payés par la partie concernée (défense ou couronne) perdent par conséquent une certaine indépendance,  tellement requise pour ce type de procès. La révision complète de l’accès à ces « spécialistes » et de leur pouvoir devront être étudiés de près. Un premier effort a été constaté récemment, il faut en venir à des résultats rapides.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201410/30/01-4814256-lutilisation-dexperts-medicaux-en-cour-devra-etre-mieux-encadree.php

Jean-François Harrison, comédien, ayant reçu 20 mois de prison, et qui avait plaidé coupable à des accusations de possession, de distribution et d’importation de pornographie juvénile en avril dernier. Comment un gars peut avoir 19,000 photos d’enfants agressées dans son ordinateur et de 9,000 photos d’enfants nus ? C’est ahurissant! Je n’aurai même pas le tiers de ce chiffre dans mon ordinateur, de photos personnelles de voyages, d’évènements etc.

http://actualites.ca.msn.com/regional/montreal/justice-20-mois-de-prison-pour-jean-fran%c3%a7ois-harrisson-1

Roger Létourneau : a déjà été considéré comme l’un des 15 criminels les plus recherchés au Canada à la suite du meurtre sordide de sa conjointe et d’une longue cavale a quitté le pénitencier après 12 ans d’incarcération seulement. Il avait été condamné à perpétuité.

Si Denis Lortie est sorti après une dizaine d’année après son carnage, pourquoi pas lui ?

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/03/20110315-004711.html)

John-Anthony O’Reilly, un ex-éducateur, a été condamné à 2 ans (!) de pénitencier pour agressions sexuelles et voies de fait avec lésions sur 5 jeunes garçons.

2 ans seulement ? C’est extraordinaire, vraiment ! Il y a un  passage d’un texte qui m’a mit assez en colère : « Sa vie a été dédiée au bénévolat; alors, il s’est racheté plus d’une fois et c’est décevant d’une certaine manière que le juge n’ait pas pris en considération a-t-elle mentionné au sortir de la Cour ». L’avocate a manqué une occasion de se taire. Le criminel a fait du bénévolat, et alors? Il a commis des crimes, qu’il paie. Il a peut-être causé des agressions aussi lors de ses moments de bénévolat, à bien y penser!

Je serais incapable d’être avocat de la défense, car cela oblige à devoir tout faire pour aider un client comme cela.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201005/21/01-4282825-deux-ans-de-prison-pour-le-pedophile-oreilly.php

Vincent Lacroix : il a retrouvé sa liberté après 3 ans de prison et 3 ans en maison de transition. Une peine ridicule pour tous les dommages qu’il a causés. On se souvient qu’il avait fraudé pour plus dizaines de millions de dollars plusieurs investisseurs.

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2014/02/20140207-093829.html

Bernard Madoff, le célèbre fraudeur new-yorkais, a été condamné à 150 ans de prison, aux États-Unis. On ne l’a pas condamné à 8 ans et demi de détention comme on l’a fait avec Vincent Lacroix. Évidemment, l’ampleur de la fraude de Madoff était sans précédent, dans une sphère beaucoup plus élevée, mais dans les 2 cas, les conséquences dévastatrices pour les victimes ont été similaires. Je voulais tout de même tracer le parallèle entre des cas similaires, c’est-à-dire une fraude, et ce qui en découla.

Je me suis limité à ces exemples qui sont un résumé des problématiques de notre système : peine non sévère, libération très rapide, définitions et verdict à revoir. Aux dernières nouvelles, ces criminels ont regagné une vie normale, alors que les victimes souffrent souvent plus longtemps. Brasser de la sauce à spaghetti dans une soupe populaire n’est pas très dissuasif comme sentence. La seule consolation que plusieurs personnes peuvent avoir, à défaut d’une peine justifiée, est la pensée que la réputation du salopard sera entachée à jamais. Certains vont parler aussi des remords, mais le seul remord que le criminel aura sera de s’être fait prendre, et non pas des gestes causés en tant que tel. Je généralise peut-être, mais si peu!

Un autre exemple de ridicule, et des solutions

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– Que pensez des conséquences des manifestations étudiantes du printemps 2012, au Québec ? Le Gouvernement Charest, on s’en rappelle, avait promulgué la loi 78. Cette loi a été en vigueur jusqu’au 1er juillet 2013. Malgré le bon sens de cette loi, certains étudiants l’ont défiés, ou ont tous simplement causé des actes criminels.

Plusieurs règles établies dans la loi avaient trait à l’accès par les étudiants à leurs cours et au calendrier scolaire, mais certaines touchaient les manifestations et le contexte illégal qu’il pouvait en résulter. Ces règles, simples et logiques, devraient se retrouver, sans hésitation, en permanence au Québec.

1) L’encadrement des manifestations est une solution importante. Elle fût l’énoncée la plus importante de la loi 78.

Un regroupement qui organise une manifestation de 50 personnes ou plus, qui se tient dans un lieu accessible au public doit, au moins 8 heures avant le début de celle-ci, fournir par écrit certains détails au corps de police desservant le territoire où la manifestation aura lieu. On parle surtout ici de l’itinéraire. A défaut de respecter cette règle, des amendes importantes ont été prévues.

Le 1er juillet 2013 étant passé depuis longtemps, la loi spéciale est donc révolue. Cependant, peu importe la manifestation, étudiante ou non, on doit davantage les encadrer mais surtout être plus cinglant envers ceux ne respectant pas la loi.

Les diverses manifestations, étudiantes ou non, du printemps 2012 ou non, ont emmenés son lot de grabuges, de débordements, de vandalisme et de dérangement.

Les forces de l’ordre procèdent à des arrestations, font leur possible pour rétablir une tranquillité, avec les outils qu’ils possèdent. Par contre, à plusieurs occasions, leurs efforts seront évaporés : faible sentence, amende ridicule, abandon des charges etc. Il faut donc convenir que l’application de la loi fait souvent défaut ou que tout simplement, le code criminel n’est pas assez dissuasif pour ce type de méfait (et pour plusieurs autres).

Une application plus rigide et des règles plus sévères sont certes des éléments à envisager rapidement. C’est la base de tout. On peut avoir les meilleurs règlements au monde, des interdictions ou restrictions, mais si leurs applications est souples, avec un laisser-aller, ou une notion de « pardon » trop rapide, le tout sera inutile et on frappera un mur. Malgré cette justice permissive et molle, qui espérons le, pourra changer, on ne doit pas mettre de côté le débats sur certaines règles qui devront faire leur apparition un jour ou l’autre, dans notre société.

2) L’exemple le plus criant ? Les manifestants à visage voilé ; avec un masque, foulard. Une personne qui manifeste a des opinions, des idées. Habituellement, tu en es fier et tu n’as donc rien à cacher. Alors, pourquoi ne pas le faire à visage découvert ? La seule raison est évidemment pour faire du trouble, pour ne pas se faire reconnaître par la police. Dans la foulée des manifestations étudiantes, la Ville de Montréal a adopté des modifications au règlement municipal P-6 qui interdit d’avoir le visage couvert et qui augmente les amendes prévues pour les contrevenants. Le gouvernement du Québec doit voter un tel règlement pour l’ensemble de la province. Ainsi, tu veux manifester, soit, mais tu le fais à visage découvert sinon on t’embarque ! C’est un minimum.

Même dans le royaume de la gauche caviar, la très socialiste France, tu ne peux pas te cacher le visage lors d’une manifestation, c’est interdit.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/20/01016-20090620ARTFIG00472-manifestation-le-decret-anti-cagoules-applicable-.php

Ici au Québec, il ne faut pas contourner la Charte des droits, c’est tellement mal ! Et même si ce règlement devenait possible comme à Montréal, il faudra l’appliquer à la lettre et y glisser de bonnes sanctions.

3) On veut éviter d’avoir encore des fauteurs de trouble lors de manifestations? Punissons sévèrement les coupables : une peine de prison, disons un minimum d’un an accompagné de travaux communautaires à la sortie. Évidemment, il faudra changer le code criminel et ne pas les laisser sortir après 1 mois d’emprisonnement. On peut sans aucun doute prévoir de la réticence de la gauche bien pensante, mais un règlement de la sorte en refroidira plusieurs.

Il n’y a pas qu’au Québec que cela peut déborder. Regarder cet exemple de 2011, à Vancouver, dont les belligérants n’ont pratiquement pas eu de conséquences à leurs gestes.

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/06/20110616-135851.html

Dans plusieurs cas, les malfaiteurs, ceux causant le plus de dégâts, sont des anarchistes. Ils n’appuient pas nécessairement les opinions énoncées par la plupart des manifestants, ils ne sont là que pour provoquer, créer le chaos. Ce sont souvent eux qui refusent de se montrer le visage. On peut penser aux illuminés qui disent dénoncer la violence policière, mais qui veulent démontrer leur points en brisant tout, insultant et fonçant vers les forces de l’ordre. Mais, une fois arrêté, ces malfaiteurs s’en sortent, avec une petite tape sur les doigts uniquement.

Évidemment, on devrait donner des peines exemplaires aux bandits qui ont fait de la casse. C’est un « no brainer », désolé de l’anglicisme.

4) La police est souvent très passive, patiente (selon probablement des directives données par les patrons), mais elle se fait tout de même insulter et elle se voit déborder par les plus déchaînés. Malgré ce que pourront en penser une certaines élites bien pensante, on a besoin d’une police qui fait peur, qui mérite le respect, pas d’une police qui joue au basket avec les jeunes de Montréal Nord, à des fins de prévention et de sensibilisation. La prévention a du bon, mais on ne doit pas se limiter à cela, surtout pour les jeunes. Un enfant peut bien se faire dire de ne pas manger de bonbons, que ça donne des caries, mais ce discours préventionniste ne battra pas une privation de dessert ou de jeux vidéos. Une punition est souvent plus dissuasive qu’un beau discours. Aux États-Unis, les policiers ont des airs de « boeufs » et font peur. L’effet dissuasif est là. Ici, on fait les beaux, on ne veut pas déplaire, ne pas trop faire de bruit afin d’éviter d’avoir les médias dans les pattes, de se voir rabrouer par les « zartistes », les syndicats, les groupes de pression : ces gens qui effraient les politiciens d’agir. Je ne blâme pas les policiers eux-mêmes car les ordres viennent d’en haut et on ne doit pas oublier l’application trop strict de la Charte des Droits et Libertés de Trudeau père. On ne veut donc pas légiférer de façon trop sévère ou demander aux policiers d’être plus agressif, de peur d’être pris à parti. Le courage politique, au Québec, n’existe pas, ou presque. Cela doit changer !

Les manifestations accompagnées de dégâts matériels (et parfois de blessures) coûtent cher en nettoyage et réparations et démontrent la faiblesse de notre système de justice. Le contribuable est perdant, car il va en payer une bonne partie. Les primes d’assurances augmentent aussi car les compagnies doivent dédommagés des entreprises, des propriétaires de voitures etc.

Vous voulez un autre exemple de manifestations ridicules (disons émeutes inutiles, sans conséquences pour les idiots impliqués)?

http://www.rds.ca/hockey/du-grabuge-dans-les-rues-de-montr%C3%A9al-1.173892)

On est sur la bonne voie : ne lâchons pas, c’est un départ

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Le gouvernement fédéral, celui de Stephen Harper a, depuis le début de son règne, adopté plusieurs projets de loi, dans le but d’améliorer et renforcer le système de justice canadien. Que l’on pense à :

La protection des enfants contre les prédateurs sexuels : de nouvelles peines d’emprisonnement obligatoires (donc avant de pouvoir espérer être libéré) sont prévues pour les infractions actuelles relatives à l’exploitation sexuelle des enfants, en ajoutant aussi 2 nouvelles infractions. Les peines seront aussi haussées, et de nouvelles restrictions ajoutées, ce qui est logique.

http://www.justice.gc.ca/fra/nouv-news/cp-nr/2010/doc_32571.html

La loi C-10 qui regroupe  :

* C-4 : Elle vise à juger les adolescents âgés de 14 ans et plus devant les tribunaux pour adultes s’il y a infraction grave. Dans certains cas, leur détention pourrait être permise avant leur procès, et leur identité pourrait être dévoilée.

A 14 ans, tu comprends les conséquences de tes gestes. Tu dois payer le prix si tu commets un crime grave. Il y a des victimes qu’ils veulent que justice soit rendue, que tu soit âgé de 14 ou 44 ans!

* Peines pour infractions liées aux drogues (C-15) : elle vise à instaurer des peines minimales obligatoires d’emprisonnement pour diverses infractions liées aux drogues. La loi C-4 pouvait porter à débats compte tenu de l’implication des mineurs, celle-ci doit être approuvée à 100%.

* Fin de la détention à domicile (C-16) : Il s’agit de mettre fin à la détention à domicile de contrevenants violents et dangereux ayant commis des crimes contre les biens ou d’autres crimes graves. Le vol de plus de 5000 $ et l’introduction par effraction sont ainsi touchés et plus sévèrement punis. Les assureurs doivent applaudir. Encore ici, cette loi est normale, sans débats à faire.

* Mise en liberté sous condition (C-39) : Celle-ci vise à abolir la libération anticipée «d’office», c’est-à-dire la mise en liberté dans la collectivité de contrevenants qui ont purgé le deux tiers de leur peine pour planifier leur réinsertion sociale. Elle sera remplacée par une libération «méritée». Ainsi, un criminel devra avoir pris des mesures pour mériter sa sortie : thérapies, prisonnier exemplaire dans son comportement, projet d’emploi ou de carrière, des études dans le but d’approfondir ses connaissances et pour avoir accès à un emploi de qualité etc.

La loi C-2 : Une loi pour rendre plus efficace les mégaprocès. Un très bon projet de loi. Terminé le temps où les avocats de la défense utilisent pleins de stratagèmes pour ralentir un procès d’un gang criminel. La lenteur du système de justice est un problème criant. Frustration, découragement, perte de confiance, coût, alouette. Si on peut accélérer certains types de procès… go !

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/06/20110627-144437.html

La libération au sixième de la peine est abolie avec le projet de loi C-59 : les Canadiens coupables de crimes non violents ne peuvent plus sortir de prison après avoir purgé le sixième de leur peine. Ces derniers devront désormais purger le tiers de leur peine avant de pouvoir demander la libération conditionnelle. La loi vise les criminels à cravate, mais aussi les trafiquants de drogue, les auteurs de vandalisme, de vol, d’introduction par effraction et de tout autre crime non violent. L’une des frustrations les plus entendues dans la population au sujet de la justice en générale est celle des sorties de prisons très rapide. Cette loi vient pallier, en quelque sorte, à cette problématique. Elle n’est pas parfaite, car pour certains criminels, la peine complète devrait être maintenue !

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201103/24/01-4382789-la-liberation-au-sixieme-de-la-peine-est-abolie.php

Ces nouvelles dispositions ont été dans l’ensemble bien perçues dans la population, spécialement au Canada anglais. Toutefois, on a vu et lu trop souvent, dans les médias et parmi les artistes se pensant rois des biens pensants à la vérité absolue, des oppositions à ces nouvelles lois. On y traite de tolérance, de deuxième chance, de prévention etc. La vertu est acceptable, mais la réalité est tout autre. Est-ce que cette « élite » pense aux victimes ? Elle les défend théoriquement, mais pas dans les faits et leurs paroles. On pourfend, par exemple, le sénateur Boisvenu, dans sa défense des victimes et ses actions pour être sévère envers les criminels. Le gouvernement du Québec aussi, déplore souvent les nouvelles lois du fédéral, invoquant mille et une raisons lufoques. Les groupes de pression ont mains mise sur nos parlementaires québécois. Le « anti-fédéral », peu importe l’action, de nos amis souverainistes n’est pas évidemment subtil.

De nombreux sondages passés ont toutefois montré que la majorité des Québécois souhaitent une justice plus sévère envers les criminels.

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/10/20111026-223454.html

Le « tough on crime » n’est pas le bienvenu dans certains cercles québécois, mais entre vous et moi, pourquoi ne pas les ignorer et continuer d’appuyer les mesures prises jusqu’à maintenant et qui le seront dans le futur. Notre pays n’en sera que plus sécuritaire et juste. Le gouvernement Harper a compris toutefois une chose : on doit y aller progressivement, à pas de bébés. Il n’est pas question pour lui, en ce moment, du retour de la peine de mort ou de a révision des conditions des détenus.

Bravo au parti conservateur d’avoir du cran et d’aller dans la bonne direction : d’avancer avec ce que demande la majorité, et de ne pas plier devant des minorités toujours très présentes dans les médias. On va mettre cela au clair : oui ces dispositions exigent des dépenses pour les gouvernements, on ne jouera pas à l’autruche. Mais la sécurité n’a pas de prix et contrairement à plusieurs dépenses et programmes inutiles, les montants investis sont nécessaires.

Rêvons et débattons : des suggestions

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Je ferai dans les prochains paragraphes mon « intelligent », en proposant des idées pour améliorer la justice au Canada. La plupart ont déjà été discuté ou le seront. Ce qu’Il faut retenir aussi c’est que ces idées entrent dans la sphère « morale ». Aucune ligne de parti ne doit entrer dans ce type de débat. On parle d’enjeux de société, qui ne devraient pas se départager entre droite et gauche. Les députés devront prendre notes de ce que la population de leur comté demande.

Entre autres, on devrait débattre et envisager  :

– Au risque d’augmenter la population carcérale, on devra sérieusement réduire le nombre de peines dans la collectivité. Évidemment, on parle ici pour des crimes qui ne sont pas légers. Un individu qui ne paye pas ses contraventions ne devrait pas aller en prison!

Souvent, les juges seront moins sévères en disant que l’accusé n’avait pas d’antécédent judiciaire ! C’est tout à fait ridicule d’avoir cet argument. Tu causes un geste, tu en paies les conséquences, peu importe ton passé. Spécialement si ce geste cause un préjudice à une victime.

Souvent, les policiers font un travail extraordinaire dans une enquête, mais lorsque le tout arrive devant le tribunal, il y a parfois des ententes ou des tractations entre la défense et la couronne, qui donnent alors avantage à l’accusé et une sanction diminuée. Les juges ne mettent souvent pas leur culotte. Je pense ici au dossier de Robert Gillet. Toutefois, en feuilletant d’anciens articles, j’ai noté plusieurs autres cas, très divers, où la peine s’est limitée à être dans la collectivité :

* Marilyn Béliveau (2013), une jeune douanière qui a été déclarée coupable de corruption, de complot pour importation de drogue et de gangstérisme.

*François Gagnon (2012), reconnu coupable d’avoir profané un cadavre au cimetière Saint-Charles et d’avoir volé des ossements dont le crâne du défunt.

* Jonathan Simard (2013), est condamné à purger une peine de prison de 2 ans moins un jour dans la collectivité après avoir fait du trafic de drogue pendant 3 ans.

* Accusé de voies de fait, de vol, de possession simple de cannabis et de bris de conditions, Mario Champagne (2013) a écopé de 10 mois d’emprisonnement avec sursis, c’est à-dire à purger dans la collectivité.

Il s’agit d’exemples où encore aujourd’hui je me demande pourquoi avoir fait infliger seulement une peine dans la collectivité. Pas d’antécédents antérieurs ? Mauvais argument. Ou il s’est reprit en main, il a des remords : il agit ou dit cela seulement parce qu’il s’est fait prendre, point final.

– Pour les pédophiles et violeurs : la castration physique. Le débat doit être lancé au Québec. Sur base volontaire ou comme sentence, le sujet est tabou. Si les peines de prison, incluant le temps vraiment passé en cellule étaient adéquates, cette question ne se poserait pas. Je vois la castration utile parce que les agresseurs sont remis en liberté trop rapidement et donc sujet à récidives.

Revoir les motifs du crime qui résultent aux sentences. La justice peut-être ridicule. Voici l’exemple type de ce que je parle. Une homme vole et tue de sang froid une personne qui se défendait alors qu’elle était en train de se faire dérober. Il sera accusé de meurtre au 2e degré (ce qui est moins grave qu’au 1er degré) étant donné que le vol fût le motif du crime. Son but premier n’était pas de tuer, donc même s’il enlève la vie à quelqu’un, ce n’est pas un meurtre au premier degré. Une peine moins sévère l’attendra! C’est complètement absurde. Ce n’est pas le seul cas, je voulais surtout expliquer une circonstance juridique existante. Je ne suis pas avocat, il y a peut-être un élément qui m’échappe, mais le résultat reste tout de même là

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2009/12/20091207-183812.html

La lenteur du système de justice est effrayante, c’est facile à remarquer. On doit l’accélérer!  Délai après délai, les avocats de la défense retardent souvent les procès pour gagner du temps. Pourquoi les juges acceptent toujours ce genre de reports? C’est très onéreux, décourageant pour les victimes. Déjà que les procédures normales d’un procès sont longues, s’il faut toujours accepter les demandes délais des avocats astucieux

http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi?id=682658

Un accusé peut attendre son procès 2 ans, parfois plus. Ces délais, pourtant considéré comme déraisonnable, est presque devenu la norme. Regarder le dossier de l’ex maire de Laval Gilles Vaillancourt : il ne débutera qu’en 2015 ! Que faire alors? Est-ce que le système judiciaire souffre du même obésité bureaucratique que le reste du système public ? Est-ce le nombre insuffisant d’avocats de la couronne et de juges ? Une « procédurite aigue » trop complexe ? De la complaisance des juges ou de leur laisser-aller ? Manque d’espace ? Toutes ces raisons sont bonnes.

http://www.journaldemontreal.com/2013/09/26/les-delais-saggravent-dramatiquement-dans-les-tribunaux-quebecois-plusieurs-annees-peuvent-secouler-avant-davoir-son-proces-au-quebec

Je peux comprendre qu’un manque de ressources puisse retarder les causes, et si on accompagne les nouvelles lois adoptées récemment (voir plus haut), et les pistes de solutions proposées, le nombre de procès n’iront pas en baissant. Je le concède. Mais la mollesse de certains juges dans certaines causes, au lieu de mettre leurs poings sur la table, et aussi la tendance dans tout les sphères du gouvernement à rendre compliquées bien des choses, n’aident en rien. Le prix de la justice avec davantage de procès et la nécessité de davantage d’avocats et de juges n’est pas à débattre. Le rôle du gouvernement doit être minimal dans notre vie : plusieurs programmes, associations, ministères doivent être supprimés ou réduits, de même que la privatisation de plusieurs organismes gouvernementales devra être considérée. Le gouvernement ne doit pas intervenir dans le domaine de l’alcool, pas exemple, ni dans la garde d’enfants. Mais si le gouvernement a un rôle à jouer, c’est celui du justicier. La loi et l’ordre!

Je suis de ceux qui trouvent que les fonctionnaires en générale sont trop gâtés, spécialement les bureaucrates n’ayant aucune influence sur nos vies. Toutefois, sur ceux duquel nos vies peuvent être dépendantes, ma ligne de pensée est différente : corps médical, professeurs et avocats de la couronne. Ces 3 types de professions ont un lien important avec nos vies ou notre futur. On doit leur donner des conditions gagnantes afin que leur travail soit plus facile et pour valoriser leur effort. Qui dit emplois valorisants dit aussi relève intéressée. Tout étant accompagnés d’évaluations périodiques et de l’absence de la sécurité d’emploi (pour les moins bons), un meilleur salaire et de meilleurs conditions générale doivent être envisagés, pour les garder motivé, pour avoir plus de candidats de qualité, une relève assurée, donc, par conséquent, un meilleur système. Les mondes de l’éducation et de la santé n’entrent pas dans ce texte. Dans ces 2 mondes, le privé devrait jouer un plus grand rôle. La suppression des commissions scolaires et des agences de santé seraient primordiales. Mais le système de justice est l’une des seules choses, avec l’armée peut-être, qui ne peut pas être privatisée.

Certains types de procès ne devraient pas être devant jurys. L’exemple, qui me revient en tête est celui de Norbourg, il y a quelques années :

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2010/01/20100126-121253.html

Certains dossiers, surtout économiques, sont très complexes. Seul un juge compétent dans le domaine devrait rendre un verdict, et non pas un jury s’y connaissant peu. En plus, un procès devant jurys est plus long, simplement par le fait de devoir le former.

Voici donc un ajustement à faire dans le système de justice! L’avortement de ce procès correspond à l’échec et même à la « faillite » du système, d’une certaine façon. Ce type de méga procès n’est pas fréquent, mais comme il est médiatiquement très exposé, même si 99% des autres procès s’étaient parfaitement déroulés, c’est celui-ci que les gens vont retenir.

C’est donc dire lorsqu’un procès avorte, tout est à recommencer, car il ne faut pas oublier que les accusés ne sont pas été acquittés, mais qu’un nouveau procès sera à reprendre, signifiant temps et argent. C’est comme un jeu serpents et échelles ; on était rendu pratiquement au bout du jeu, mais on doit redescendre au début. Rien pour rehausser l’image de la justice et la confiance de la population envers ses institutions. Quand je pense aux investisseurs floués, qui après avoir perdu leur argent, assistent à ce cirque ; et les personnes responsables de leur malheur sont toujours en liberté !

Voici un extrait du texte: « Les parties doivent se revoir le 8 mars. D’ici là, les cinq coaccusés ne sont pas acquittés et ne sont pas libres, a précisé Walid Hijazi, avocat de Jean Cholette. Une situation que déplore Richard Dubé, l’avocat de Jean Renaud : « Ces gens n’ont pas de vie, ils ont perdu leur travail, […] ce n’est pas une situation normale pour aucun être humain ». Il a refusé de commenter le travail des procureurs de la Couronne ». Ai-je bien lu ? Ces criminels en sursis osent se plaindre et jouer … aux victimes ?

Autre extrait : « Les présumés complices de l’ex-PDG de Norbourg sont accusés, notamment, de fraude, de complot, de recyclage de produits de la criminalité et de fabrication de faux documents. Leur procès a commencé en septembre dernier. Les cinq coaccusés, qui nient en bloc les accusations déposées contre eux, sont : Serge Beugré, directeur général de Norbourg: 174 chefs d’accusation; Félicien Souka, informaticien chez Norbourg: 174 chefs d’accusation; Jean Cholette, teneur de livres chez Norbourg: 150 chefs d’accusation; Rémi Deschambault, comptable agréé, vérificateur externe indépendant: 131 chefs d’accusation; Jean Renaud, consultant chez Norbourg et ex-fonctionnaire du ministère des Finances du Québec: 93 chefs d’accusation ». Ce genre de procès, à teneur économique et financier, est très complexe. Explications, preuves, démonstrations etc., imaginez lorsqu’il y a 722 accusations. Les jurés, des gens comme vous et moi, devraient essayer de démêler tout ça et en arriver avec un verdict unanime? Comment vouliez-vous que ça arrive ? Pourquoi un méga procès devant jury pour des crimes de ce type ? Des procureurs qui ont voulu faire un procès spectacle, avec 722 accusations et 5 coaccusés. Comment le tout s’est conclu ? Par un échec.

Revoir le code des libérations conditionnelles en étant plus vigilant et sévère. Le gouvernement Harper comme on l’a vu, a rendu plus ardu la sortie d’un criminel, spécialement pour les violeurs. Est-ce suffisant ? Évidemment non. Toutefois, malgré le fait que dans la grosse majorité des cas, les criminels devraient faire la totalité de leur peine, compte tenu de la teneur du crime commis et/ou qu’ils ne sont pas repentants, il peut exister des cas, moins lourds, pouvant être sujets à une sortie, laissant ainsi de la place à d’autres criminels et pouvant alléger le coûts total des charges.

En 2012, la moitié des détenus admissibles à une libération conditionnelle dans les prisons québécoises ont renoncé à la demander, souvent à cause de cafouillages bureaucratiques. On en revient donc, encore une fois, à la paperasse et au surplus de fonctionnaires, de services, à la bureaucratie en fête!

Certains prisonniers préfèrent sortir de facto aux deux tiers de leur peine, plutôt que d’être soumis aux conditions d’une surveillance en sortant au tiers de celle-ci, par exemple. C’est du cas par cas, certes, mais qui doit décider de la sortie ? Le prisonnier ou la justice ? On n’en serait pas là si la mollesse des jugements et les bureaucrates ne dictaient pas la marche à suivre. Avec certains barèmes plus clairs et moins de paperasses, les règles seraient les mêmes pour tous. Efficacité ! Un criminel par ses actes devrait rester au cachot, mais sort rapidement, alors qu’un autre, ayant commis une faute moins lourde, ne peut pas sortir en raison de la « machine »? Le monde à l’envers dit-on. Bref, tout ce qui touche les libérations conditionnelles et ceux pouvant sortir au deux tiers de la peine devra être simplifié.

Intervient donc la réhabilitation, les psychologues, surveillants etc. Quand les règles ne sont pas claires, tout ce beau monde tirent un peu partout. C’est ici le dossier le plus difficile à régler à mon avis. Comment s’y prend-on pour alléger la structure et avoir des règles ou barèmes plus claires ? Une étude approfondie sera à faire, mais une étude qui devra être mise en applications, et non pas tablettée. Revoir de A à Z l’ensemble de cette portion de la justice.

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/actualites-judiciaires/201311/20/01-4712602-la-moitie-des-detenus-renoncent-a-leur-liberation-conditionnelle.php

PS : Saviez-vous qu’aux États-Unis, un voleur de banque ou tout autre type de voleur qui se fait prendre par la police devra rembourser le montant volé ? Cela pourrait faire parti des conditions pour accepter la sortie d’un détenu qui a voler de l’argent ou des biens.

– Dans les priorités, on devra revoir les services ou conditions offerts dans les prisons. Souvent les médias nous parle de conditions digne d’un hôtel, ou d’activités que des gens normaux ne peuvent se payer : l’accès à un gym pas exemple. On a traité de nombreuses mesures dans ce texte qui feront augmenter la facture des gouvernements. Un moyen de couper serait donc le « gras » des services aux détenus.

On apprenait dans un article récent que « chacun des 14 745 prisonniers détenus dans les 54 pénitenciers fédéraux du pays coûte maintenant 117 788 $ par année, en moyenne, aux contribuables canadiens, ou 322$ par jour. Une somme 46 % plus élevée qu’il y a 10 ans. L’étude n’explique pas la hausse de la facture, mais précise que les dépenses effectuées pour loger un détenu en milieu fédéral sont normalement plus élevées que dans le système provincial, notamment en raison du degré supérieur de sécurité et des programmes spécialisés de réhabilitation de plus longue durée offerts par les pénitenciers ».

http://www.journaldemontreal.com/2014/03/17/systee-carceral-un-detenu-au-penitencier-coute-117-788–par-annee-aux-contribuables-canadiens

* Je peux comprendre les frais de sécurité, des cours dans le but d’obtenir un diplôme et de certains programmes, mais qu’en est-il de la nourriture ? « Boeuf stroganoff, poulet créole, porc hawaïen, brochette de saumon : plusieurs prisonniers québécois mangent mieux derrière les barreaux que le Québécois moyen dans sa cuisine. Nourris aux frais de l’État au coût de 9,5 M$ par année, les prisonniers ont droit à des repas originaux et diversifiés que bien des Québécois n’ont pas les moyens de s’offrir ou le temps de se cuisiner« , mentionnait un autre article récent de Canoe Nouvelles. Et il n’y a pas de problème ?

* Si le détenu veut avoir certains autres services, il faudra aussi considérer le faire payer pour le tout. Sans quoi, il pourra s’en passer : service de câblodistribution, téléviseurs, internet et j’en passe.

*Et que dire des accommodements « déraisonnables » qui eux aussi, augmentent notre facture et notre frustration. J’ai déjà lu une histoire sur un prisonnier musulman, ayant le droit d’avoir le service de repas dans sa cellule, parce qu’il refusait de manger avec les autres, ou d’une autre histoire sur certains détenus capricieux dans le choix de nourritures, en raison de leur croyance religieuse.

Il y a quelques années, un reportage sur une prison en Arizona a beaucoup fait jaser et mérite notre attention. Excellent reportage ! Du vrai journalisme ! Le problème au Québec, ce sont les politiciens qui écoutent la minorité qui veut protéger les prisonniers, les chouchouter : les criards des « droits de l’homme » qui évitent de parler des victimes. Une gauche irréfléchie! Joe Arpaio, qui a été élu, a eu des critiques, mais il n’a pas eu peur de foncer dans son projet. On doit voir les politiciens gouverner, et non pas les groupes de pression!

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/09/20100918-061701.html?

Un crie du coeur a même été envoyé par une municipalité du Québec, déplorant qu’un prisonnier a droit a plus de considération qu’un aîné.

http://www.lapresse.ca/le-quotidien/actualites/201203/05/01-4502459-les-prisonniers-mieux-traites-que-les-aines.php

Faire travailler les prisonniers, en-dehors de leur milieu carcéral. Actuellement, certains détenus travaillent à l’intérieur des murs de la prison, effectuant entretien ménager, aide à la cuisine etc. C’est très bien, car en plus de leur donné une petite rémunération, leur fierté et épanouissement personnel montent en flèche. Je parle ici pour les cas plus légers de criminalité et pouvant se réhabiliter rapidement. Cependant, il faudrait envisager, pour les cas plus lourds, un travail OBLIGATOIRE le temps de leur incarcération, et ce, sans salaire, on se comprend. Et par travail obligatoire, j’entends une tache physiquement difficile et qui pourra servir la communauté. On parle d’un coup double : qui dit fatigue physique après un effort important dit repos nécessaire, donc plus de calme de retour à la prison, et le type de travail demandé touchera les besoins d’une communauté et éviter des frais reliés à faire travailler des employés gouvernementaux. Faire nettoyer les rues le printemps, enlever les déchets dans des parcs, lavage de façades avec des graffitis. Il y aurait toutefois un inconvénient majeur à ce type de projet : augmentation de la sécurité nécessaire pour la surveillance.

http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/services-correctionnels/incarceration-reinsertion/formation-travail-prison/activites-milieu-carceral.html

La France s’est déjà intéressée à une prison « sans barreaux ».

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/12/la-france-s-interesse-au-modele-des-prisons-sans-barreaux_1290907_3224.html

On y traite d’un projet afin de faire travailler certains détenus. Dans la population générale, cette idée serait bien reçue. Lorsque des reportages parlent des conditions des détenus et de leur coût, plusieurs personnes amènent ce point, d’une façon ou d’une autre. Peu importe le qualificatif donné à certains détenus par la population, plusieurs personnes seront heureuses de les voir travailler, suer et être utiles à la société, après avoir causé tant de problèmes, spécialement à leurs victimes. D’ailleurs, un sondage a déjà prouvé ce point

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/06/20110604-194728.html

La prison ne doit pas être une partie de plaisir ! Pour quels genres de détenus on pourrait appliquer cette idée? Je parlais plus haut que les cas lourds devraient être les détenus choisis. Mais est-ce que le tout pourrait plutôt s’appliquer aux cas légers, ceux demandant moins de surveillance, étant donné que ces criminels sont moins dangereux? Le débat est lancé, mais j’envisage plus de bénéfices que d’inconvénients.

Soyons philosophe et jovialiste. Disons qu’un détenu travaille dans un champs d’agriculture. Ce travail pourrait lui plaire, lui faire ouvrir un vif intérêt, qui, après l’incarcération, lui donnerait l’envie d’adhérer à ce domaine et d’y refaire sa vie. Le monde de l’agriculture manque de main-d’oeuvre, pourquoi ne pas en profiter? La réhabilitation n’aura jamais meilleur outil que le travail.

De plus, j’ai appris récemment que les détenus reçoivent une prestation. Ce montant leur est versé pour leur participation à des programmes carcéraux et pour leur travail dans des buanderies et dans des ateliers comme le textile, le bois ou le métal. Raison de plus de les faire travailler encore plus!

– Voici un sujet qui surprendra, mais qui peut paraître plus complexe : instaurer des barèmes de pénalité plus pointus pour les poursuites en perte de jouissance et pour diffamation, ainsi que sur des erreurs professionnelles (spécialement pour les médecins et les décès). On viendrait ainsi d’éviter les juges d’y aller trop au hasard, selon son humeur ou sa perception de l’accusé ou du tiers. Des balises peuvent déjà exister, je ne suis pas juriste. Mais si tel est le cas, on devra les améliorer.

Un jour, l’animateur radio Dominic Maurais a dit : « Alors que le médecin qui a contribué à la mort de l’animateur Paul Buisson est radié pour 4 mois pour une faute, Claude F. Archambault, ancien avocat de Michèle Richard est suspendu pour 4 ans pour malversation ». Belle différence! Les divers ordres professionnels n’ont pas tous la même vision sur la gravité d’un geste. Un ménage s’impose, ou disons plutôt, une sensibilisation du gouvernement envers eux serait appréciée. Pour la sécurité du public, SVP!

Au Québec, une personne qui « cause » de la diffamation est davantage dans le trouble qu’un professionnel de la santé causant des dommages corporels ou un décès.

* Petite parenthèse : on devrait être plus restrictif pour les professions touchant les soins du physiques et psychologiques. Je pense surtout aux naturopathes, ostéopathes etc. Un code de profession obligatoire devrait exister, incluant la formation et la certification. Pourquoi un agent d’assurances doit avoir un permis alors qu’un naturopathe n’est pas nécessairement obligé d’en avoir un? Dans les rôles du gouvernement, celui de la protection du publique est crucial. J’aimerais mieux voir l’argent de mes impôts dans ma protection, que dans des programmes de garderies, les relations internationales, la vente d’alcool ou dans du maternage.

Revoir la différence selon le code civil entre les notions de responsabilité civile générale et responsabilité professionnelle. Il est difficile parfois d’établir la différence entre un dommage en responsabilité civile ou professionnelle, la ligne étant mince.

Un naturopathe donnant un conseil sur un produit à un client, mais en l’utilisant, celui-ci éprouve des dommages corporels. Est-ce une poursuite en responsabilité civile ou professionnelle? La nuance est importante car pour certains types de domaines, un ordre professionnel existe donc le patient ou le client est davantage protégé : pensons aux médecins, aux infirmières. En plus des conséquences sur son code de déontologie, le fautif a une assurance professionnelle pouvant indemniser la victime. La victime est certaine d’avoir un certain montant. Le professionnel doit adhérer automatiquement s’il veut travailler.

Un professionnel n’ayant pas d’ordre d’office se retrouvera sans assurance responsabilité professionnelle automatique. Il devra se trouver un assureur, qui, pour des activités plus « hors standards », aura des conditions et primes plus élevées. Il négligera donc peut-être d’en avoir une. La victime qui voudra le poursuivre se retrouvera devant un individu sans assurance, devant alors faire affaires lui-même aux tribunaux, n’ayant pas d’ordre/assureur vers qui se tourner. Advenant un jugement mettant en cause sa responsabilité professionnelle, celui-ci n’aura probablement pas les reins assez solides pour l’exécuter. Les 2 seront donc perdants : la victime sans indemnité complète et le fautif sous faillite.

Il peut toutefois trouver sur le marché une assurance responsabilité civile des entreprises, qui inclura une assurance pour le contenu, les pertes de revenus etc. Si en offrant un conseil, ce naturopathe cause un problème à son client, celui-ci pourra engager une poursuite envers le fautif. L’assureur responsabilité civile refusera d’indemniser car il ne s’agit pas d’une assurance professionnelle. L’assuré s’en verra frustré, il pourrait aller dans les médias et poursuivre son assureur. L’assureur pourrait aussi prendre fait et cause tout de même pour son assuré suite à une poursuite de la victime. Il aura des frais de défense. Les tribunaux toutefois pourraient mal interpréter la cause et tenir l’assuré responsable (peu importe si c’est l’assureur qui se fait poursuivre et qui se fera dire d’indemniser son assuré ou que la victime devra se faire payer par l’assureur car il « couvre » ce type de risque) : la ligne étant très fine.  L’assureur aura donc une forte propension à être très soucieux. Ce type de résultats a déjà été vu. Le tout influence donc négativement les assureurs « responsabilité civile » : ils vont augmenter les primes, refuser des risques. Ainsi, un professionnel pourrait même ne pas avoir une assurance de base responsabilité civile générale, les assureurs ne voulant pas prendre de risque de poursuite en raison des activités de son assuré. Le professionnel pourrait se tourner vers le marché hors standard, ce qui veut dire, prime élevée, des frais importants qu’il pourrait vouloir éviter en décidant de ne pas s’assurer.

Le juge a souvent comme argument que l’assureur responsabilité civile couvre l’ensemble des activités, et prend fait et cause pour la victime. La tâche des assureurs et des tribunaux est ainsi plus ardue. Le tout rend les causes plus longues, plus argumentées par les avocats, les frais augmentent, les délais aussi. Ces professionnels n’étant pas membre d’un ordre peuvent donc se retrouver sans assurance tout court, ce qui sera néfaste.

Si le législateur pouvait donner de bonnes définitions sur ces notions de responsabilité civile versus professionnelle, on pourra donc accorder des assurances responsabilité civile plus facilement (au moins cette portion de besoin d’assurances pour un professionnel serait comblée), éviter les coûts supplémentaires devant les tribunaux sur l’interprétation de la législation et des contrats et réduire les disputes avec un assureur.

Évidemment, créer davantage d’ordre professionnel serait un atout. Elles ont toujours, de leur côté, une portion « assurance responsabilité professionnelle » dans leur membership.

L’exemple du naturopathe peut s’appliquer pour plusieurs types de traitements corporels ou mentaux, non classés par un ordre professionnel. Il s’agit d’être plus restrictif pour ces professions, pour éviter les charlatans et l’incompétence, et pour protéger la population.

Les immigrants criminels

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On a entendu parler récemment d’arrestations à Ottawa sur des présumés terroristes (http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2010/08/25/003-terrorisme_arrestations_ottawa.shtml), mais ce ne sont pas tous des extrémistes. Comme souvent dans la société, la minorité est plus apparante dans les médias car la majorité travaille et a une vie normale. Les extrémistes font mal à la majorité. C’est pour ca que le Canada doit tout faire pour arrêter ceux-ci et les mettre dehors du pays, renforcer nos frontières, nos lois et nos critères d’immigration. Les musulmans honnêtes ne devraient pas être contre cela, car le tout ne touche que les extremistes et ceux causant des infractions à la loi. On fera ainsi le ménage des mauvais immigrants et ceux voulant causer du trouble.

C’est un sujet connexe à la justice. Suite à certains événements malheureux, comme celui des membres du « Wolf Pack » lors de l’Opération Scorpion en 2002 et celui à Montréal Nord en 2008 (l’affaire Villanueva : un jeune homme, né au Honduras ainsi que ses frères et soeurs, est tué lors d’une intervention policière), beaucoup se sont posés des questions sur le travail des policiers. Les groupes de pression prennent beaucoup d’espaces médiatiques, et les désordres de Montréal Nord en fut un bon exemple. Les groupes ethniques ont criés au scandale et ils ont blâmé les policiers. Les médias ont embarqués dans la mascarade et nous ont décrits les policiers comme de gros méchants. Les policiers sont présents pour faire régner l’ordre. L’ordre n’y était pas, ils sont alors intervenus. Il y a peut-être eu quelques erreurs, mais dans les faits, les policiers ont faire un travail honnête, sans racisme, ni rien d’autres.

Cela m’emmène à un sujet délicat mais qui mérite d’y porter attention ; les immigrants criminels. Je ne dis pas que les gens de Montréal Nord le sont tous, la plupart étant de bonnes personnes. Je parle des malfaiteurs dangereux qui sont des immigrants récents.

Il m’apparu une idée qui ne me semblait pas farfelue et qui n’était pas discriminatoire et injuste : tout nouveau immigrant canadien devait avoir une citoyenneté canadienne conditionnelle. Si un immigrant causait un délit important se terminant par un casier judiciaire, il perdait sa citoyenneté. Il serait ensuite expulsé du pays. Cette règle devrait s’appliquer, par exemple, dans les 20 premières années de vie « post-citoyenneté ».

Toutefois, en faisant une recherche web, j’ai été heureux d’apprendre que le gouvernement fédéral a déjà déposé et entériné un projet de loi en ce sens : loi accélérant le renvoi de criminels étrangers  (C-43). La loi a des conditions, certaines règles, je ne suis pas juriste et je ne peux l’interpréter parfaitement. Mais une chose est claire, c’est qu’un immigrant tenu responsable d’un crime dépassant un emprisonnement de 6 mois ou plus (l’ancienne loi était 2 ans) sera expulsé, sans appel. Il n’y a pas de limite de temps dans la loi sur la durée minimale de citoyenneté qu’un immigrant doit respecter afin de l’éviter. Est-ce qu’il aurait dû en avoir une ? Oui.

Mais est-ce qu’il aurait dû y inclure un droit d’appel ? Non. Un appel signifie des délais coûteux et la possibilité pour le criminel de continuer à avoir accès aux programmes sociaux veloutés du Canada. L’appel possible aura été fait lors de la cause criminelle. Une fois la sentence annoncée et le dossier criminel clos, c’est la loi C-46 qui intervient. S’il y avait eu une injustice, le tout aurait ressorti lors de la comparution en cour criminelle, non pas auprès du ministère de l’immigration, qui ne fait qu’exécuter la loi.

Est-ce que le critère de 6 mois est trop faible ? Le sujet pourrait être à discuter, car une simple possession de drogues ou une faute « exceptionnelle ou isolée » pourraient mener à l’expulsion. Avec les peines actuelles et l’application de la loi par les tribunaux, le 6 mois me parait acceptable. Encore une fois, si les lois étaient correctement appliquées avec des peines justifiées et sévères, on pourrait augmenter le 6 mois.

Le principe de la loi n’est pas injuste car il ne toucherai que les gens ne respectant pas la loi. Le citoyen normal ou exemplaire n’est donc pas touché. Et lorsque je parle d’immigrants, il ne faut pas me faire dire des choses que je n’ai pas écrites : je ne vise pas les noirs seulement, mais bien tout immigrant, qu’il soit blanc, noir, provenant d’Asie, d’Afrique, des États-unis ou même de France!

Même si les personnes venant au Canada apportent pour la plupart une énorme contribution à nos collectivités, une petite minorité d’entre elles violent le droit canadien et abusent des longues procédures pour rester au pays, menaçant la sécurité publique. Cette loi nous aidera à simplifier les procédures nécessaires au renvoi des personnes à risque de récidive.

Ainsi, on se débarrasserait de quelques indésirables et des fauteurs de trouble. La citoyenneté est un privilège que l’on offre, il ne faut pas en abuser et l’utiliser de façon négative. Les prisons seraient par le fait même moins chargées (légèrement, j’en conviens) et je crois que la frustration de beaucoup de citoyens envers une justice mole acceptant des gens venant troubler la paix de leur environnement serait moindre. Est-ce la Charte des Droits et Libertés de Trudeau qui est trop permissive et qui est la cause de certains problèmes de justice, dont celui là ?

Voici des liens sur certains groupes de malfaiteurs et leurs conséquences. On y voit que certaines malfrats ont été expulsés. On ne peut pas être en désaccord, mais parfois on remarque la faiblesses des sentences, certains suspects ayant même recommencé leurs activités criminelles ensuite. Ils ne sont pas tous des extrémistes, évidemment, mais comme souvent dans la société, la minorité fait mal à la majorité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wolf_Pack_(organisation_criminelle)

http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2010/08/25/003-terrorisme_arrestations_ottawa.shtml

L’alcool au volant

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Je lisais un article sur les mesures à prendre pour éviter l’alcool au volant et les récidivistes. C’est un fléau important dans notre société!

Cela me fait dire que l’on a tout droit à l’erreur. Toutefois, lorsqu’une personne se fait intercepter plus qu’une fois pour alcool au volant, ça devient en mon sens un type de tentative de meurtre!  Tu ne tues pas quelqu’un à chaque fois, mais la possibilité d’un accident grave est toujours plus présente. Je trouve ridicule l’idée que la suppression du permis de conduire corrige tout.

Un alcoolique pourra s’il le veut bien prendre l’auto de n’importe qui, et même s’il se fait pincer, qu’aura-t-il comme sanction ou sentence devant le tribunal ? Des miettes.

Je ne peux qu’être d’accord avec l’idée d’installer un dispositif dans un véhicule afin que dès que tu dépasses un certain degré d’alcool, l’auto ne démarre pas. Si le fait de l’installer dans l’auto d’un récidiviste est un bon début, celui-ci pourra tout de même conduire un autre véhicule que le sien et il n’aura pas alors à souffler dans la fameuse machine. Mais avec les difficultés que connaissent l’industrie automobile, doit-on les obliger à en installer à la conception de tout nouveau véhicules? Le prix des véhicules augmentera ce qui découragera certains consommateurs à acheter une nouvelle voiture. Est-ce que le gouvernement peut payer cet équipement ? Est-ce que l’on devrait donner un crédit d’impôts à un consommateur qui a décidé volontairement d’avoir ce système dans son véhicule et ce ? Est-ce que les compagnies d’assurances pourraient accorder un rabais ou obliger l’installation de ce genre d’équipement ? Une réponse aux questions n’est pas évidente et le débat pourrait être très long. Je suis pour la liberté de choix et des crédits d’impôts, le gouvernement en accordent déjà beaucoup en général.

Si les sentences pour les personnes jugées responsables d’alcool au volant étaient justes ou si le mécanisme judiciaire n’était pas aussi complexe et rempli de trous, nous n’aurions probablement pas besoin d’un dispositif dans un véhicule, car ces criminels seraient en prison! Et savoir que la justice s’occupera de toi en sensibilisera plusieurs à être prudent.

Bref, le but est de trouver une façon d’enlever ces chauffards des routes et de les rendre sécuritaire.

Il y a eu, par le passé, certaines idées lancées. Outre les peines plus lourdes, la perte de permis ou l’installation d’une machine dans le véhicule, en voici quelques unes :

Imposer la tolérance zéro à tous les nouveaux conducteurs pour les 5 premières années de conduite, et ce, sans égard à leur âge. L’idée n’est pas bête, c’est-à-dire que le permis probatoire soit de 5 ans. Outre la question sur le rôle d’une Fédération étudiante à porter ce genre de dossier devant les tribunaux, encore ici, c’est un sujet à débattre et à trancher rapidement. La conduite d’un véhicule demande des compétences et celles-ci s’acquirent et s’améliorent avec l’expérience. En phase « d’apprentissage », tu dois avoir toutes tes capacités physiques et mentales : l’alcool les réduit passablement. C’est ici une question de normalité et cette idée proposée fait du sens et devrait être adoptée.

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201202/18/01-4497455-zero-alcool-chez-les-jeunes-la-fecq-conteste-toujours.php

Un nouveau type de radar capable de détecter les conducteurs ivres grâce aux vapeurs d’alcool. L’idée est certes spéciale, si cela fonctionne tant mieux, mais j’ai des doutes sur l’application et les résultats. Est-ce qu’il serait efficace à 100% ? Est-ce qu’il y a une façon pour un conducteur ivre de faire fausser les données ? Est-ce qu’il pourrait détecter autres choses que de l’alcool, par erreur ? Quel est le coût d’une telle technologie (cette question est de faible importance, si elle est vraiment efficace)? L’important est de trouver une façon d’attraper les chauffards ivres. Si cela peut aider à arrêter les ivrognes et sauver des vies, go for it.

http://www.gentside.com/radar/l-039-alcolaser-le-radar-russe-qui-detecte-les-conducteurs-ivres_art16950.html

La notion du no fault devra être revue. Travaillant dans le monde des assurances, si cette notion disparaît ou du moins, est réduite, elle changera l’assurance automobile : un besoin de protection accru, un risque augmenté en responsabilité civile, des primes plus élevées etc.

Il est obligatoire pour tous les propriétaires de véhicules au Québec de souscrire à une assurance Chapitre A également connue sous le nom d’assurance de responsabilité civile ou dans notre jargon québécois « être assuré d’un bord ». Cette assurance couvre tous les dommages matériels (excluant le véhicule du tiers) causés lors d’un accident de la route dont vous êtes responsables : maison, poteaux, clôtures etc.

En ce qui concerne les dommages corporels subis lors d’un accident de la route, tous les résidents québécois sont protégés par la Société de l’Assurance Automobile du Québec. Donc, si vous êtes blessé lors d’une collision, c’est la SAAQ qui sera responsable de vous verser une indemnisation pour la perte de jouissance de vie dont vous êtes la victime, ainsi que les pertes financières pouvant être liées à une invalidité à travailler. C’est également la SAAQ qui détermine les montants auxquels vous avez droit. Cela étant dit, il serait faux de penser qu’un automobiliste ne peut être imputé de la faute lors d’un accident.

Au Québec, il est impossible de poursuivre un conducteur fautif pour les dommages qu’il ou elle vous a occasionnés à votre véhicule, à moins bien sur qu’il ne soit pas assuré, mais cela ne veut pas dire que votre compagnie d’assurance ne va pas déterminer à qui revient la faute lors d’un accident de la route. Si vous êtes responsable d’un accident, préparez-vous aux conséquences qui accompagnent cette responsabilité. Vous serez obligé de payer la franchise prévue par votre police d’assurance pour les dommages matériels subis à votre voiture. De plus, votre assureur ajustera à la hausse le coût de votre prime d’assurance, à moins que vous n’ayez une police qui pardonne les accidents responsables. La principale raison-d’être de la loi du no faultest d’éviter les poursuites civiles entre parties impliquées dans une collision, comme on le voit souvent aux États-Unis.

Si la notion du No fault était retirée uniquement pour les cas d’alcool au volant, on serait tous d’accord, et même les polices d’assurances ne seraient pas grandement influencées, les gestes criminels de ce type étant exclus d’office. Ainsi, accompagné de ce no fault pour l’alcool au volant, la SAAQ devra supprimer toute indemnité au fautif. Ce qui est souvent frustrant pour la ou les victimes d’un chauffard, ce sont oui les peines clémentes, mais aussi l’impossibilité d’une poursuite envers ce tiers. Des vies sont brisées, de la tristesse infinie, des pertes de salaires ou autres qui ne sont pas payées en totalité par les instances gouvernementales ou une assurance privée. Les victimes se retrouvent devant ces émotions et les divers manques. Pendant ce temps, le criminel qui a causé ces dommages à autrui ne subira aucun contre coûts monétaire de son geste, outre peut-être la perte d’un travail ou d’argent lors d’une période en prison. Si un animateur de radio doit verser une somme importante à un tiers qui a subi un préjudice, pourquoi une victime de l’alcool au volant ne peut pas en recevoir autant de son auteur ? Pendant que la justice criminelle « s’occupera » du chauffard, on devrait aussi voir intervenir les cours d’instance civile.

Le seul problème de cette notion de no fault serait le manque de ressources financières du criminel (si déclaré responsable). Automatiquement, l’assurance automobile refusera de payer un acte criminel. Alors le chauffard devra se défendre (un avocat coûte cher) et payer à même ses économies l’indemnité décrétée par la cour. Saisie de la maison, des meubles, du REER etc, en plus de ruiner le criminel, sa femme et ses enfants pourraient en subir les conséquences immédiates. Mais, les victimes ont droit à une compensation, et ce n’est pas au gouvernement seulement de verser ses sommes.

Bref, il faut commencer par retirer l’argent versé par la SAAQ à un conducteur blessé, qui était sous l’influence de l’alcool. Et cela devra aussi s’appliquer pour la drogue. Une fois cette notion appliquée, il faudra aussi envisager d’appliquer la même philosophie pour la conduite dangereuse causant des dommages.

Les criminels coûtent cher à la SAAQ, en voici une preuve :

http://fr.video.canoe.tv/archive/source/agence-qmi/les-criminels-coutent-cher-a-la-saaq-ecoutez-le/726392432001

Accompagné par le no fault, la SAAQ devra également faire le ménage des montants versés et du type de réclamations couvertes. Parfois, les indemnités payées sont ridiculement basses, parfois, elles sont remises suite à des événements farfelues qui n’en mériteraient pas : on déjà vu une indemnité pour une personne s’étant blessée en sortant ses sacs d’épicerie de sa voiture, c’est tout dire!

Moins de prévention, plus de détention. Quand un individu est rendu à sa 17eime infraction pour alcool au volant (on ne compte pas les fois où il ne s’est pas fait prendre), on ne parle pas d’erreur mais d’un déchet humain. Il n’est pas normal que la société le voit encore sur la route et à l’extérieur des murs d’une prison. Il faudra agir et penser à une peine de prison dès la 2e offense, et on parle ici d’une peine sévère : quelques années à l’ombre. Une fois ça passe, tel que déjà indiqué, l’erreur est humaine, mais 2 ? Et surtout 17 !!!!

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2009/07/20090730-075500.html

Ah le Québec, le royaume des adeptes de la prévention! Donner des cours de prévention, faire de la publicité dans les médias, qui coûte les yeux de la tête aux contribuables, tout en espérant régler le problème, c’est une illusion. Je ne suis pas contre la prévention, loin de là, elle est nécessaire, mais ce n’est pas la seule solution. Elle doit être combinée à des mesures sévères qui sont dissuasives. L’exemple de l’alcool au volant et les récidivistes, qui ne comprennent absolument rien n’est plus à démontrer. Noter bien que c’est un exemple parmi tant d’autres. Il faudrait les garder en prison et longtemps. Ils pourront réfléchir et ne mettront plus en danger la vie de personnes : pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ?

La peine de mort

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Pour ou contre la peine de mort ? Répondre à cette question est très difficile. A première vue, je me dis oui il mérite la mort pour un geste grave.

Se débarrasser d’un criminel a plusieurs avantages : il ne pourra évidement plus commettre de crime, donc la société peut respirer, la société sauve de l’argent n’ayant plus à payer pour son séjour en prison et pour les autres dépenses connexes, comme sa demande de libération et quelqu’un qui détruit une ou des vies ne mérite pas de vivre lui-même.

Mais je me dis d’un autre côté que la mort peut libérer le criminel de toute souffrance future : vie en prison, sentiment de culpabilité et de remords, sentiment d’être un moins que rien etc.

Tant qu’à le condamner à la peine de mort et le faire quitter ce monde tranquillement par une injection, pourquoi ne pas rendre sa fin plus douloureuse et longue, histoire tout de même de lui faire payer son crime : l’isoler, le faire mourir de faim, par exemples. Évidemment, les droits humains entrent en ligne de compte. On ne pourrai pas non plus faire mourir un criminel par décapitation, sur l’échafaud ou autres procédés de ce genre, ou lui faire passer des jours sombres en attendant le jour J de l’exécution. Aujourd’hui, c’est par une simple injection, comme un mourant malade avec de la morphine: le faire partir simplement et sans douleur. Mais, nous ne sommes plus au Moyen-âge au temps d’Henri III, évidemment.

La peine de mort pour un criminel pourrait, selon sa croyance, être une libération et le début d’une nouvelle vie « éternelle ». Une peine de mort pour lui ne serait pas une mauvaise chose. Il pourrait aussi mourir en « martyre » si on parle d’un crime religieux par exemple. Est-ce que la société voudrait cela ?

Si un séjour en prison était efficace, difficile, et non pas un « type de club Med », je pencherais pour la refus de la peine de mort. Mais le coût d’un prisonnier, surtout relié à un crime odieux, ou d’un criminel irrécupérable qui pourrait profiter d’une libération criminelle un jour, fait renverser mon idée sur le refus de la peine de mort.

Clifford Olsen, un criminel notoire qui ne ressent ni remords, ni d’empathie envers les victimes, s’est vu refusé une libération conditionnelle vers 2006, mais nous ne sommes pas à l’abris de le voir en liberté malgré tout.

On peut entrer les Paul Bernado, Robert Pickton dans cette catégorie : des êtres sans scrupules, cinglés. Ils sont irrécupérables et même s’ils devaient un jour avoir les remords et être « de bons citoyens », on ne pourra jamais pardonner les gestes commis. JAMAIS.

Maurice Mom Boucher, le célèbre chef de motards entre dans une autre catégorie, celui d’un criminel lucide, tuant par raison. Tout aussi dangereux s’il devait sortir, tant pour les autres que pour lui-même.

Le Caporal Denis Lortie est déjà sorti alors qu’il a fait feu au Parlement de Québec. Il est discret depuis sa sortie, mais il n’est pas normal qu’il soit en liberté et il demeure en mon sens un danger.

Ce ne sont que des exemples de cas où la peine de mort aurait pu s’appliquer, étant des cas extrêmes.

Conclusion

Cette longue analyse se veut un plaidoyer afin de rendre la justice meilleure, plus juste et plus efficace. Les lois ont été écrites pour être respectées. Le mandement principal de notre société est d’avoir une population qui croit et respecte ses institutions. En donnant des sentences bonbons et en ayant un système juridique remplis de trous et d’incohérences, la population perd confiance en la justice, et les politiciens, en n’agissant pas toujours, provoquent et amplifient le cynisme.

Je ne suis pas avocat, j’ai quelques notions de droits par mon travail, je suis conscient d’avoir des lacunes, certaines informations peuvent manquer.

Il y a quelques jours, une personne m’a dit que les gens qui exigeaient des peines plus sévères pour les criminels étaient de droite. De droite? Depuis quand punir des criminels est-il de droite? C’est ça, le problème, avec le Québec. On mêle tout, on confond tout. On mélange sévérité et cruauté, mollesse et bonté, bonasserie et générosité!  Ça n’a aucun sens. C’est bien beau, voir de la politique partout, mais il y a une limite. Vivre à genoux n’est pas de gauche. Et se tenir debout n’est pas de droite.