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Le Parti libéral du Québec, d’un symbole à un adversaire du nationalisme québécois

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Honoré Mercier (1840-1895) fût premier ministre du Québec de 1887 à 1891. Il s’agit de l’un des plus illustres politiciens du Québec. Visionnaire et patriote, son nom est pourtant aujourd’hui méconnu, tout comme la plupart de nos personnages importants. Nos jeunes, notre avenir, endoctrinés en apologistes du multiculturalisme inculqué dans nos écoles converties en laboratoires orwelliens, méconnaissent les oeuvres classiques, la littérature, la culture générale et tout spécialement l’histoire nationale québécoise. Notre société aseptisée, nourrit à la rectitude politique excessive, censure l’art, les opinions contraires à la gauche multiculturelle, amenuise toute forme de patriotisme et de valorisation de notre passé catholique. Depuis les débuts de l’âge médiévale, la civilisation occidentale n’a cessée de progresser et de se développer par la science, la médecine, la technologie, l’essor des droits de l’homme, la démocratie, la liberté d’expression etc. Le message totalitaire des trolls de la gauche régressive, soutenu par le biais de l’élite journalistique, parvient aujourd’hui aux politiciens, qui par peur d’être ostracisés, attaqués publiquement et d’incarner de ce fait l’intolérance et le racisme, implantent un climat multiculturel malsain, dévastateur, conflictuel, conférant à l’Occident le signal d’un déclin annoncé. Le mutisme et la faiblesse politique entraîneront forcément le Québec dans ce tumulte. L’identité historique québécoise se volatilise donc progressivement.

Un réveil patriotique devra émerger. Ce nationalisme moderne diffère évidemment de celui des époques antérieures. Une survivance quotidienne modelait les contemporains de la Conquête de 1759; l’aspiration d’un gouvernement responsable et démocratique anima la rébellion de 1837-38; l’appel d’une souveraineté canadienne guida Honoré Mercier; l’évocation d’un Québec totalement libre pris racines avec Lionel Groulx puis émergera avec le mouvement séparatiste des années 60; en 2018, le nationalisme symbolise la fierté d’une identité à défendre – celle érigée par nos courageux ancêtres – face à un multiculturalisme exterminateur. Où se cache à présent l’indispensable leadership de la cause nationale? Assurément, des groupuscules citoyens s’organisent. La réussite du mouvement identitaire passe néanmoins par une force rassembleuse et vigoureuse. L’histoire du Québec a connu un homme de ce calibre : Honoré Mercier.

Mes dernières semaines furent consacrées à la lecture des discours de ce marquant premier ministre. Ouvrage lourd, nécessaire et passionnant, ce recueil résume la prolifique carrière de Mercier, sans toutefois négliger sa terrible chute provoquée par des adversaires adoptant une redoutable partisanerie politique. Le charismatique Mercier dérangeait. La population l’adulait mais ses ennemis politiques et médiatiques l’ont terrassé, le conduisant ainsi à une déconfiture gouvernementale, sa disgrâce, puis sa ruine personnelle. Pour Mercier, le patriotisme, les réussites de sa patrie et l’unité nationale, primaient sur les luttes fratricides et partisanes. Quoique quelle fût totalement méprisée par des rivaux jaloux et crapuleux, cette conception de la vie publique et parlementaire, exprimant un noble désir de collaboration et solidarité politique, expose tout de même la voie à suivre pour nos dirigeants actuels. Utopie? Probablement. Dans le cirque politique, l’ego, la superficialité et l’attrait du pouvoir prédominent toujours largement.

« Nos ennemis sont unis, dans leur haine de la patrie française; et nous, nous sommes divisés dans notre amour de cette chère patrie. Pourquoi ? Nous ne le savons pas ! Nous sommes divisés parce que la génération qui nous a précédés était divisée. Nous sommes divisés parce que nous avons hérité des qualifications de rouges et de bleus; parce que le respect humain nous dit de nous appeler libéraux ou conservateurs […]. Brisons, messieurs, avec ces dangereuses traditions; sacrifions nos haines sur l’autel de la patrie ; et dans ce jour de patriotiques réjouissances, au nom et pour la prospérité de cette province de Québec que nous aimons tant, donnons-nous la main comme des frères, et jurons de cesser nos luttes fratricides et de nous unir[1] ».

Cette attitude rassembleuse personnifierait, devant le dynamisme du multiculturalisme, une alternative indispensable pour les tenants identitaires. Outre sa mentalité réunificatrice, Mercier positionne l’éducation comme point d’encrage au développement du Québec.

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« L’instruction élémentaire, messieurs, c’est la première nécessité d’un pays constitutionnel. […] Aux constitutions, comme aux édifices, il faut un sol ferme et nivelé. L’instruction donne un niveau aux intelligences, un sol aux idées. L’instruction des peuples met en danger les gouvernements absolus; leur ignorance, au contraire met en péril les gouvernements représentatifs, car les débats parlementaires, pour révéler aux masses l’étendue de leurs droits, n’attendent pas qu’elles puissent les exercer avec discernement [2]».

Pour lui, l’école et le livre se déployaient au coeur de l’action politique, formant la base même de la démocratie, du patriotisme et du progrès collectif. Une population instruite détectera les abus gouvernementaux et affichera son épanouissement culturel, artistique, scientifique et économique. Période décisive d’un programme pédagogique, l’apprentissage de l’histoire nationale solidifie la fierté, la fibre patriotique et la vitalité d’un peuple. Afin d’y atteindre le but souhaité, le tout nécessitera un enseignement d’une qualité exceptionnelle, présenté par des passionnés suivant des concepts rigoureux, factuels, nationalistes et dénués de révisionnisme historique, particularité de la gauche multiculturelle pour qui l’homme blanc représente le racisme, l’esclavagisme et la tyrannie; l’hostilité à son égard le mènera, souhaite cette gauche totalitaire, à son anéantissement et à sa complète déchéance. La folie multiculturelle n’épargnera donc pas certains personnages disparus depuis fort longtemps, tandis que les moeurs guidant chaque époque se trouvèrent pourtant opposées à celles du 21è siècle. L’irresponsabilité gauchiste menant à une indéniable idiocratie.

La pédagogie ne se limite certainement pas à son parcours scolaire. La vie citoyenne se ponctue de leçons, conseils, connaissances, bref, d’une maturité intellectuelle. La lecture de mon premier essai L’Occident dans la soupe chaude atteint, humblement, ce fragment de la conscience humaine, celle de l’éveil de la fibre nationaliste d’un individu.        

Mercier symbolise ce nationalisme québécois à ranimer. Sa vision autonomiste, sa confiance d’un Québec aux premiers rangs de la confédération canadienne et son vibrant optimisme sur le patriotisme – une affection particulière pour leur patrie d’origine et ses emblèmes : le patrimoine, la terre, les institutions, la langue et le catholicisme – des Canadiens français émigrés prirent hélas une tournure catastrophique. La venue du 20 siècle rappela ensuite notre fragilité. Jules Lantagnac, personnage fictif de Lionel Groulx, chez qui L’appel de la race resurgit, constituait alors une exception. L’assimilation des Franco-américains, la disparition quasi-totale des francophones de l’ouest et une insensibilité nationaliste, phénomène vivement condamné par Groulx, l’Action française et certains intellectuels, isolèrent un Québec devenu minoritaire et vulnérable. Il faudra attendre le nationalisme duplessiste puis spécialement celui des années 60 pour entrevoir un Québec debout, assuré, confiant, maître de son destin.

Avec un certain recul historique, Mercier, exemple de courage et de volonté, a certes commis des erreurs stratégiques et sous-estimé le degré de patriotisme de ses compatriotes. Néanmoins, il aimait son peuple et sa chère patrie. Fortement ambitieux pour elle, il y percevait un potentiel immense, ému par ses racines historiques, l’énergie, la détermination et les valeurs de ses habitants. Un politicien n’agissant que pour la nation québécoise, ses semblables, l’intérêt public; une véritable leçon pour nous, ses successeurs, atteints de la maladie multiculturelle. Le Québec requiert dès maintenant l’avènement d’un Honoré Mercier contemporain, un guide, un mentor, un chef, pour qui la nation l’emporte sur les querelles partisanes, les gains électoraux et la simple popularité. Les politiciens anti-québécois et traîtres à la Philippe Couillard, funestes à la destinée identitaire d’un peuple, y occasionnent un tort considérable et durable. Le Parti libéral du Québec, né du mouvement patriote et autrefois doté d’un sens aiguillé du nationalisme québécois, dirigé entre autres par Mercier de 1883 à 1892, se manifeste aujourd’hui par un ramassis d’opportunistes et de carriéristes unis simplement pour le pouvoir, un parti pour qui la victoire a précellence sur l’avenir même de la nation. Les minorités culturelles, ensorcelées par le discours alarmiste libéral concernant une hypothétique souveraineté, puis séduites également par le visage pantouflard libéral, constituent de fidèles supporters, un électorat maintenant naturel. L’immigration de masse, atout essentiel à la troupe libérale mais qui écrase les ambitions identitaires québécoises, celles absolument décisives pour notre survie nationale. Une fierté habitait jadis le PLQ. Sous le règne de Philippe Couillard, le parti aura atteint une médiocrité et une dangerosité sans précédent.

 

 

 

[1] Discours à l’inauguration du Monument Cartier-Brébeuf, Québec, le 24 juin 1889, Claude Corbo, Honoré Mercier. Discours, 1873-1893, Montréal, Delbusso éditeur, 2015.
[2] Un programme pour les prochaines élections, Montréal, Club Letellier le 30 octobre 1885, Claude Corbo, Honoré Mercier. Discours, 1873-1893, Montréal, Delbusso éditeur, 2015.

 

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Réflexions suivant la parution récente de l’Occident dans la soupe chaude

Réflexions suivant la parution récente de l’Occident dans la soupe chaude

Publier un bouquin est une longue aventure. Écriture. Réflexions. Analyses. Recherches. Corrections. Attente. Une fois lancée, un livre n’appartient plus à l’auteur. De nombreux commentaires positifs s’amèneront, ainsi que des critiques constructives. Cependant, certains trolls de la gauche régressive n’hésiteront pas à jouer les trouble-fêtes. Ces ignares développeront des arguments insipides, fallacieux, incomplets ou tout simplement stupides. Sans avoir lu l’ouvrage, ils vont rapidement envahir les réseaux sociaux de propos haineux.

Plusieurs attaques classiques se présentent : xénophobe, raciste, intolérant. Ne pas répondre à ces remontrances serait logique, pourquoi offrir une tribune à ces incapables? Pourquoi gaspiller temps et énergie à répliquer à une gauche totalitaire? Néanmoins, je juge nécessaire d’apporter des précisions, des compléments au livre. 

Alors, mon essai fait-il de moi un raciste ou xénophobe? D’abord, j’ai la plus grande admiration pour d’innombrables personnalités noires ou d’origine musulmane. Je pense ici aux Jean Messiha, Ayaan Hirsi Ali, Fatima Houda Pepin, Waleed Al-husseini, Tarek Fatah, Djemila Benhabib, à des sportifs tels PK Subban, Felipe Alou et Tiger Woods. Je suis de plus un ardent défenseur du peuple juif et des Yézidis, persécutés par l’État islamique. Ces peuples, ignorés de l’espace médiatique, méritaient pourtant une place particulière, victimes, eux, de violence continue. Aux yeux de nos valeureux médias, évoquer cette barbarie signifierait répudier l’islam, faire preuve de xénophobie. La confrérie journalistique, dans son biais total, supporte l’immigration massive des Maghrébins, Africains et Haïtiens. L’élite médiatique se vautre dans l’émotion, la superficialité et l’apologie du multiculturalisme, acquiesçant au silence total réservé au sort des Chrétiens d’Orient. Pour la gauche régressive, les Chrétiens symbolisent l’hégémonie, la domination et la suprématie occidentale. Dans ces régions brutales, les Chrétiens vivent dans la peur, martyrisés quotidiennement. La crise actuelle des migrants comporte toutefois une autre réalité, celle de la venue massive d’une immigration musulmane et noire, attirée principalement par la richesse occidentale et ses programmes sociaux; ils cherchent à améliorer leurs conditions de vie. La détermination de ces migrants est louable et peut même comporter un aspect romantique. Nonobstant l’ouverture légendaire de l’Occident, cette immigration la dénature, la défigure. La capacité d’accueil ayant atteint sa limite, la survie identitaire des principaux pays occidentaux se voit même menacer. La France, l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique et le Canada doivent s’inspirer des actions accomplies par les États-Unis, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne et depuis peu, l’Italie, États adoptant une fermeté énergique et tenace quant au resserrement des frontières, à la réduction des taux d’immigration et à l’établissement d’une lutte acharnée à l’immigration illégale. Ces gestes nationalistes constituent une première étape dans une reconquête identitaire et le réapparition d’un noyau commun, composantes essentielles des sociétés occidentales, autrefois si libres, grandioses et fières.

Ne pas appuyer l’immigration de masse et l’islamisation de l’Occident se traduisent aujourd’hui en racisme. Le nationalisme irrite une gauche liberticide qui manifeste parallèlement une incroyable hypocrisie. Son féminisme, supposément légendaire, ne réprouvera pourtant jamais la charia, doctrine misogyne, ni la violence causée aux femmes iraniennes à la recherche de modernité et libertés. Mon essai blâme abondamment les politiciens, les médias, la gauche, l’immobilisme populaire, l’ignorance. Critiquer notre société est certes indispensable, voir crucial, sans quoi, un autoritarisme orwellien s’exhibera. Véhiculer faits et solutions s’avèrent tout aussi pertinent et essentiel; il s’agit d’un point central de mon essai.

Le multiculturalisme affaiblira l’Occident. Les dangers guettant notre jadis confiante civilisation, se pointeront assurément aussi sur notre Québec, nation francophone très fragile. L’anglais a incontestablement disparu de plusieurs secteurs (devenus des ghettos ethniques) montréalais, torontois ou vancouvérois. Alors que la langue anglaise continuera malgré tout de dominer l’Amérique, la langue française se dissipe progressivement, une rue à la fois et ce, dans une totale indifférence. Vivre en français au Québec incarnera bientôt une option parmi tant d’autres. La mémoire de nos ancêtres qui, pour notre survie, ont tant lutté et su déployer patriotiquement sang, sueur et efforts, s’éclipsera dans le bourbier multiculturaliste. L’identité unique du Québec, héritage des colons français et berceau du catholicisme nord-américain, s’efface.

Nous avons d’abord bâtit une colonie, défriché les terres, assimilé la dure réalité météorologique, vaincu puis résisté longuement aux assauts anglais. Débutait la survivance d’un peuple, puis sa lutte pour une vraie démocratie représentative, pour maintenir ensuite sa place dans une fédération anglo-saxonne méprisant le fait français. D’un nationaliste modéré se déclencha subséquemment une attitude fière, désireuse d’avoir sa propre maison, son propre pays. Malgré les défaites référendaires, ne baissons pas les bras. Le temps est venu de crier encore plus fort son patriotisme, afin d’éviter un prévisible anéantissement du Québec francophone et catholique, symboles de notre riche patrimoine. Si le Canada anglais désire profaner son histoire et disparaître par son culte extrême de la doctrine multiculturaliste, laissons le s’autodétruire. Le Québec n’a pas à s’y conformer. Il est encore temps d’un réveil patriotique et indépendantiste. Quoi qu’il en soit, comment francophones et anglophones, peuples fondamentalement différents, peuvent-ils subsister, raisonnablement, ensemble? Pourrions-nous imaginer la France et le Royaume-Uni ne formant qu’un seul pays [des rigolos me diront que c’est le cas par l’Union européenne]? Situation loufoque. Au Canada aussi.

Une portion capitale de mon essai consiste à faire la preuve que le Canada assombrit le Québec, proie à une noyade migratoire. Notre sauvegarde nationale passe par l’indépendance. Afin de rallumer la flamme patriotique, exposer les multiples dégâts générés par le multiculturalisme, doctrine fatale à l’unité historique d’un peuple, parviendrait assurément à persuader le peuple québécois que la souveraineté personnifie une aspiration absolue et indispensable. Des commentateurs reprochent régulièrement aux tenants séparatistes d’adopter une approche hautaine et infantilisante. Par des rhétoriques réductrices et outrageantes, la vision péquiste, convertie en discours moralisateur, en sermon inefficace, précipite sa décadence. Un indéniable devoir pédagogique s’opérera d’ailleurs malgré tout. Exposer, en campagne électorale ou référendaire, ses positions, ses idées, sa vision et y déployer son argumentaire synthétisent les principaux objectifs des partis politiques lors d’un scrutin populaire. La redécouverte par les Québécois d’un vif esprit nationaliste exprimera le mieux ce renouveau identitaire si fondamental. Un peuple debout, confiant, orgueilleux et courageux sera forcément propulsé dans une nouvelle ferveur indépendantiste et patriotique. Alors que la question identitaire constituait l’un des enjeux définissant historiquement le parti, et laquelle en 2018, lui octroierait des gains électoraux significatifs, le PQ s’enlise, ne focalisant que sur son message progressiste, étatique et syndicaliste. Par son entêtement socialiste, Jean-François Lisée y dévoile donc un politicien totalement déconnecté, soumis au dogme de la rectitude politique, détourné de la fatalité imminente du Québec.

Si le PQ, autrefois leader de la cause nationale, la néglige lui-même, le patriotisme ne ralliera aucun meneur ni espérance. Mon essai se préoccupe principalement de la désagrégation du prétendu mythe enjôleur de la doctrine multiculturaliste, exercice essentiel dans la renaissance du patriotisme québécois. Hélas, les nationalistes seront de nouveau abandonnés, isolés, sans voie, lors du rendez-vous électoral d’octobre 2018. En effet, le PQ est un parti d’abord de gauche, puis indépendantiste; la CAQ propose un nationalisme très modéré; libéraux et solidaires idolâtrent quant à eux le multiculturalisme, évangile mondialiste où disparaît frontières et nations, gage de la disparition du Québec érigé par nos aïeux.

La rectitude politique gangrène les sphères politiques et médiatiques. Le nationalisme, proscrit par ces mêmes élites, survit encore, mais à l’index. Un essai comme le mien a été victime de cette censure de la gauche totalitaire. Intimidés, ostracisés, censurés, les nationalistes nagent dans l’immobilisme et le marasme. Une résistance au fléau gauchiste multiculturaliste s’impose. Outre les bouquins, blogues et réseaux sociaux, l’alternative s’offre sous la forme politique, mais la question demeure : où se retrouvent les politiciens québécois, successeurs d’Honoré Mercier, ce digne premier ministre priorisant sa patrie aux luttes intestines et aux joutes partisanes? Les nationalistes s’impatientent. Au niveau provincial, le silence identitaire s’installe. Une belle occasion se développait toutefois pour les Québécois à l’occasion des prochaines élections fédérales de 2019. Le NPD, dirigé par un sikh controversé, la parfaite illustration d’ailleurs du rêve multiculturel canadien, s’affaiblit rapidement; les libéraux de Justin Trudeau récoltent des reproches mérités pour une gouvernance faiblard, chaotique et islamophile; le biais médiatique terrassera interminablement les conservateurs, nonobstant un chef, Andrew Scheer, très progressiste et disciple comme tout canadien anglais, du multiculturalisme. Face à une opposition fragile et vulnérable, le Bloc québécois se traçait un chemin triomphal. L’ancienne formation de Gilles Duceppe subsiste, mais agonise, éloignée d’une résurrection politique. Les déboires actuels de la troupe bloquiste s’estomperaient promptement en portant en elle une vision nationaliste décomplexée, révélant les débilités du fédéralisme multiculturaliste canadien.      

Avec le temps, ma vision du monde s’est raffinée et éclaircie. Les divers événements internationaux, mes rencontres, mes voyages ainsi que l’appropriation d’oeuvres, d’écrivains, de polémistes et de politiciens – spécialement l’Action française, Louis-Joseph Papineau, Lionel Groulx, Honoré Mercier, Arthur Buies, Jacques Brassard, Ronald Reagan, Ezra Levant et Bruce Bawer – ont forgé mon ardente condamnation du multiculturalisme et de ses conséquences funestes : immigration de masse, rectitude politique, islamisation de l’Occident et dégradation identitaire. Comme bien des gens, l’attaque terroriste islamiste du 11 septembre 2001 m’a traumatisée. Par cet assaut, j’ai alors compris, graduellement, l’idéologie multiculturelle encourageait l’islamisation et la propagation d’un islam radical, si opposés à nos idéaux démocratiques. Bien que le 11 septembre 2001 bouleversa et traumatisa la société occidentale, nos politiciens, poltrons, naïfs, à la solde du multiculturalisme, ont, par inertie, accéléré ce radicalisme, à l’origine du terrorisme et de la violence. Pim Fortuyn et Theo van Gogh en furent d’abord les premières cibles, puis les caricaturistes du prophète Mahomet et Charlie Hebdo. En ce début du 21è siècle, notre société est chamboulée.

Ma lutte consiste maintenant à dénoncer le multiculturalisme et à affirmer haut et fort mon patriotisme québécois. Préconisant l’indépendance du Québec et le respect de son patrimoine historique, je souhaite, par cet humble bouquin, l’éveil du peuple québécois, en forte dormance nationaliste. L’écriture de cet essai, par ses recherches, réflexions, analyses, discussions, révisions, m’a converti en souverainiste convaincu et pressé. Lorsque nous tentons de prédire ou d’attester la fin du rêve indépendantiste, je pense à mon propre processus intellectuel. Espoir. Cheminement.  

L’Occident dans la soupe chaude – l’essai

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Mes amis, voici enfin le grand moment. Ma naissance littéraire s’entame dès maintenant, avec la parution de mon essai tant attendu « L’Occident dans la soupe chaude ». En ce début d’été, il s’agit évidemment d’une période exaltante sur le plan personnel.

Du terrorisme islamiste à la crise des migrants, en passant par les nombreuses demandes d’accommodements religieux, les évènements internationaux se bousculent. Notre civilisation occidentale vit une période mouvementée, son déclin se pointant rapidement à l’horizon. L’histoire humaine est certes ponctuée de bouleversements. Le début du 21è siècle est témoin d’une tangente inquiétante pour la survie de notre société. Elle est dénaturée par le multiculturalisme et ses conséquences néfastes : immigration de masse, rectitude politique, islamisation de l’Occident et perte identitaire. Cet essai dénonce vivement cette doctrine, tout en réaffirmant le patriotisme québécois et le respect de notre patrimoine. Que s’est-il passé pour en arriver là? Mon essai tente humblement d’y répondre en ne négligeant pas d’y amener des solutions pragmatiques. Bref, je ne me contente pas de critiquer. Loin d’être un ouvrage lourd, difficile à comprendre, j’utilise une écriture simple et prenante.

Pour vous procurez l’essai, il y a quelques options :

  1. La plus facile est de l’acheter en ligne
    C’est ici  https://bouquinbec.ca/boutique/l-occident-dans-la-soupe-chaude.html
  2. Passer une commande chez votre libraire en lui précisant que le distributeur est Bouquinbec.ca;
  3. Que je vous l’offre en mains propres, si vous restez dans la région de Québec

Merci d’avance pour votre achat et dites moi vos commentaires. Une page Facebook sera prochainement crée. Un événement sera aussi possiblement à venir.

A bientôt.

Sylvain

#essai #polqc

La liberté d’expression [encore] menacée

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Les images étaient bouleversantes, les mots nous manquaient. Québec, victime d’une tuerie sans précédent, nous apprenait qu’aucune ville n’est à l’abris d’une telle attaque. Peu importe l’auteur d’un massacre, il n’existe aucune circonstance atténuante, aucune justification. Qu’il soit musulman, catholique, blanc, on doit dénoncer vivement la violence.

Expier sa haine par un carnage sanglant ne devrait jamais être une possibilité, considérant que notre société occidentale permet une multitude de solutions pacifiques pour régler conflits et tensions. Une de celles-ci est notre liberté d’expression, si durement acquise par nos ancêtres.

Les évènements de dimanche dernier sont dramatiques sur le plan humain, mais ne doivent jamais remettre en question notre droit de débattre et d’exprimer nos idées, nos opinions. Déjà depuis quelques jours, des politiciens osent mettre des bémols sur ce que nous devrions dire ou écrire l’immigration et l’islam étant les points de mire. Philippe Couillard souhaitait « mieux choisir les mots, qui peuvent unir, guérir ou diviser, ou blesser » alors que son adversaire Jean-François Lisée soulignait qu’un changement de ton s’imposait. Avec ces énoncés, le futur nous apparaît très sombre, la liberté d’expression risque d’être progressivement amoindrie. En réponse à cette attaque, l’impossibilité de critiquer l’islam sera alors à prévoir – crainte très réaliste. Les tenants de la rectitude politique, du multiculturalisme et de l’inclusion extrême, ébranlés par la morts de ces innocents musulmans, profiteront alors de ce climat de solidarité, de rage, d’incompréhension, pour encrer profondément cette philosophie où critiquer l’islam [ces éternels victimes] deviendra synonyme d’islamophobie.

Pour ne pas attrister davantage la communauté musulmane, qui légitimement, pleure encore ses morts, on exigera de la retenue, une censure, une totale absence de toute forme de reproche dirigée vers la religion mahométane. Alors que la violence ne doit avoir aucune place dans une société comme la nôtre, commenter dans un blogue, dans les médias sociaux, sur les tribunes radiophoniques, dans une chronique, un éditorial, ou tout simplement, entre nous, demeure une nécessité, un signe de santé collective. Vouloir limiter ce droit afin de ne pas déplaire à une communauté est le danger qui nous guette. Ce droit a été largement mis à l’épreuve dans les dernières années, gracieuseté de nos politiciens mollassons et adorateurs de la Charte des droits et libertés, pour qui une minorité culturelle ne doit jamais être sermonnée ou sujet à moqueries. Pensons au projet de loi 59, liberticide, affreux. Si une leçon doit être apprise de l’attentat de dimanche dernier, c’est bien celle que notre liberté d’expression est primordiale, qu’elle ne doit jamais être menacée. Toutefois, le politicien actuel, incapable de faire la part des choses, étouffé par la rectitude politique, la joute parlementaire, les défis électoraux et la peur d’être défini de raciste, d’intolérant, de xénophobe, accentue le déclin de notre espace communicatif, resserrant peu à peu l’étau de notre droit de parole.    

En terminant, voici quelques réflexions suite à ce triste attentat :

Est-ce possible d’avoir accès à un média traditionnel objectif, qui raconte les FAITS, sans complaisance musulmane?

Le Québec, si prompt à vouloir faire la leçon sur les armes et sur la présence d’un registre, mais qui est tout de même riche en tueries, plus qu’ailleurs au pays;

Selon les médias, étant un homme blanc, je suis automatiquement un membre du KKK ou le pire être sur terre. Les musulmans ne sont eux que des victimes;

Des musulmans tuent? C’est la faute à personne. Un blanc tue? C’est la faute de la droite, des radios, de Trump, du racisme, de l’islamophobie;

L’islam est toujours au centre d’évènements sanglants. Ici ce sont des musulmans qui ont été atteints. Sinon, ce sont eux qui tuent;

Qui est à blâmer pour les tensions actuelles? Certes, l’islam a une partie du blâme, mais n’oublions jamais les médias et les politiciens mollassons, adeptes de la rectitude politique et du multiculturalisme.      

Quel 3e lien?

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Le sujet est d’actualité, tout le monde en parle. Régis Labeaume vient même de présenter son plan pour la circulation routière. Les embouteillages saccagent notre qualité de vie, mais que faire? Pont, tunnel ou même un métro? Soyons sérieux. On entend fréquemment que si Montréal a son nouveau Pont Champlain, Québec mérite le sien. Erreur. La région de la Capitale Nationale compte de 3 à 4 fois moins d’habitants que celle de la métropole. Est-il souhaitable, compte tenu de l’endettement monstrueux des finances publiques, d’ajouter un projet de l’envergure d’un troisième lien? D’ailleurs, est-ce un projet si vital et encore plus important, règlerait-il les problèmes de circulation dans la capitale? Non. D’ailleurs, avec les sommes à prévoir pour le nouveau Pont de l’Ile d’Orléans et l’entretien des ponts Pierre-Laporte et de Québec, il n’est pas en mon sens prioritaire et économiquement responsable d’y additionner une autre facture.

Autant l’idée d’un 3e lien n’est pas réaliste, autant celle d’un SRB est une lubie de la pire espèce. Les pouvoirs publics doivent cesser d’écouter les larmoyants écolos. La région de Québec ne se compare en rien à l’Europe : l’Europe concentre des millions de gens à l’intérieur d’un espace très restreint alors que notre ville a une faible population étendue sur un vaste territoire. Le transport en commun n’est donc pas une solution efficace pour notre ville. Il est utopique de croire que l’autobus (ou un SRB,) devienne un outil efficient dans les déplacements quotidiens : une jeune famille, un entrepreneur ou un simple citoyen devant se rendre à un rendez-vous n’y trouveront jamais leur compte.

Depuis combien de temps remarque-t-on une augmentation du trafic à Québec? 10 ans, 15 ans? Depuis combien de temps les voies réservées aux autobus sont elles omni présentes? Environ 10 ans… Existe-il là une piste de solution? Il serait sage d’étudier concrètement la situation. J’exagère possiblement les méfaits de ces voies, mais si nous pensons que d’en rajouter demeure la clé, nous passons probablement trop de temps à contempler les adorateurs de Gaia. Êtes-vous passé sur le Boulevard Lebourgneuf récemment? Allez-y, vous comprendrez alors mieux pourquoi cette farce verte a assez durée.

Que faire alors? La première des choses, c’est d’établir un budget réaliste et d’y dessiner nos priorités. Certains axes routiers ont été imaginés il y a 30 ou 40 ans, loin de la réalité actuelle. Il ne fait pas de doute que le réaménagement d’autoroutes, l’ajout de voies régulières et la réduction de certaines zones réservées deviennent des solutions intéressantes. On l’a vu par exemple pour l’autoroute Robert-Bourassa, près du Cégep Ste-Foy : ce réaménagement a été bénéfique. L’appliquer ailleurs dans la ville serait souhaitable. Rapidement.

Notre mentalité moderne à l’égard du travail devra aussi être révisée. Du télétravail aux changements d’horaire, une réflexion nationale pourrait se présenter aux diverses entreprises et organes gouvernementales. La technologie facilitera ces choix.  

J’ai de grandes réserves sur la faisabilité d’un troisième lien. Certaines solutions moins radicales et surtout moins onéreuses existent. Suffit de le croire.  

La grande hypocrisie

 

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L’hypocrisie fait partie du monde politique. Depuis l’arrivée au pouvoir de Justin Trudeau, il a été souvent mention de la légalisation de la marijuana. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que le grand public puisse avoir accès à un marché accessible et sécuritaire : les divers paramètres du projet de loi seront à discuter dans les prochains mois.

Si je peux comprendre et accepter certains avantages reliés à la vente libre de la marijuana, je ne peux que constater l’immense paradoxe vis à vis le traitement réservé au tabac. D’un côté, on veut libéraliser et rendre plus transparente et facile la distribution du cannabis, et de l’autre, on diabolise le tabac. Où est la logique? Est-ce que le cannabis est moins dangereux? Sans être un professionnel de la santé, je peux affirmer sans me tromper que l’usage du cannabis peut engendrer une dépendance et qu’il est tout aussi nocif que le tabac[1] :

« Il ne faut pas sous-estimer la nocivité du cannabis sur l’organisme et la santé. Certes les retombées sont souvent moins dramatiques que certaines autres substances psychoactives, mais les risques sont bien là… et peuvent même mener au décès. L’appareil respiratoire est doublement exposé aux risques physiques : les émanations toxiques du goudron contenu dans le tabac mais aussi au goudron contenu dans le cannabis en combustion font double emploi et attaque donc sévèrement le système respiratoire. La consommation régulière et avancée de ces produits peut engendrer l’apparition d’un cancer précoce du poumon. Ces risques sont d’autant plus forts si l’on consomme le cannabis dans certaines conditions d’inhalation intense (douille, bang, pipe…) ».

Les mesures prises par les divers paliers de gouvernements ont été efficaces. Nous assistons une baisse progressive du nombre de fumeurs au pays. En effet, selon Statistiques Canada, entre 2013 et 2014, la proportion de fumeurs au Québec est passée de 21,4% à 19,6%. Au Canada, elle a chuté de 19,3% à 18,1%[3]. Il ne faut toutefois pas passer sous silence les fonds publics utilisés par les gouvernements. Au Québec, « le Ministère de la santé et des services sociaux a consacré environ 17 millions de dollars à la lutte contre le tabagisme en 2014-15, ce qui représente un peu plus de 2 dollars par personne[4] ».

La classe politique est de plus en plus ouverte au cannabis. C’est une lubie de notre temps, on doit paraître cool, in et tolérant. À l’ère des médias sociaux, cette philosophie est présente comme jamais et y être opposée équivaut à un éboulis de commentaires désobligeants. La gauche qui aime se dire progressive mais qui déteste les opinions contraires.

L’hypocrisie à l’égard du cannabis accroît le cynisme. Alors que pour plusieurs, la légalisation du cannabis est synonyme de modernité et d’ouverture d’esprit, on ne compte plus les campagnes médiatiques sur les effets pervers du tabac. On nous supplie de cesser son utilisation : pensons à la « Semaine pour un Québec sans tabac », aux publicités de « De Facto » – financées autant par le Gouvernement du Québec que celui d’Ottawa – et sans oublier les nombreuses réglementations et initiatives gouvernementales pour contrer le tabagisme.  

« Le Gouvernement du Canada a de nombreux programmes pour lutter contre la façon dont les produits du tabac sont fabriqués, publicisés, emballés, étiquetés et vendus. La stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme est celui qui a la plus grande portée […]
Plusieurs lois du Gouvernement du Canada contrôlent la publicité sur le tabac. La Loi sur le tabac, par exemple, restreint la publicité sur le tabac, interdit la commandite par les compagnies de tabac et exige la présence de mises en garde sur les paquets de cigarettes. […]
Les gouvernements provinciaux et territoriaux canadiens ont banni la publicité sur les produits du tabac dans les lieux de vente […] Le Règlement sur l’étiquetage des produits du tabac (cigarettes et petits cigares) est entré en vigueur en 2011. Il expose les grandes lignes des exigences sur les étiquettes relatives à la santé qui doivent être affichées sur les paquets […]
Imposer des taxes qui font augmenter les prix des produits du tabac est l’une des mesures les plus efficaces pour réduire la consommation de tabac[2].

Les mesures prises par les divers paliers de gouvernements ont été efficaces. Nous assistons une baisse progressive du nombre de fumeurs au pays. En effet, selon Statistiques Canada, entre 2013 et 2014, la proportion de fumeurs au Québec est passée de 21,4% à 19,6%. Au Canada, elle a chuté de 19,3% à 18,1%[3]. Il ne faut toutefois pas passer sous silence les fonds publics utilisés par les gouvernements. Au Québec, « le Ministère de la santé et des services sociaux a consacré environ 17 millions de dollars à la lutte contre le tabagisme en 2014-15, ce qui représente un peu plus de 2 dollars par personne[4] ».

Il est donc paradoxal de constater des gouvernements de plus en plus présents dans nos vies, de plus en plus interventionnistes, de plus en plus maternants, faciliter l’accès à la population d’une drogue, le cannabis. Si l’État concocte des campagnes de peur pour contrer le tabac, le fast food, les boissons gazeuses, le sucre, l’alcool au volant etc. comment peut-on comprendre que celui-ci ouvre la voie à la légalisation du cannabis? Le Canada n’est pas le seul pays à faciliter le vente du cannabis, certains États américains[5] l’ayant déjà approuvée. Les gouvernements modernes veulent nous protéger de tout ce qui existe, nous dire quoi manger, quoi boire, quoi écouter, bref l’infantilisation à outrance. Il est donc difficile de comprendre les raisons derrières la légalisation du cannabis. Pendant que sous Jean Chrétien les libéraux faisaient la guerre à la cigarette, ceux de Justin Trudeau veulent offrir au grand public le cannabis. La girouette libérale à son pire! 

Légaliser le cannabis n’est pas souhaitable, il s’agit de la première porte pour l’entrée graduelle des autres drogues : 2016 la cannabis, 2020 l’héroïne? 2025 La cocaïne?

On légalisera le cannabis alors que le gouvernement provincial de Philippe Couillard a fait adopter en 2015 la Loi 44 visant à renforcer la lutte contre le tabagisme et que le gouvernement Trudeau veut dans sa nouvelle stratégie anti-tabac obliger les compagnies à utiliser un emballage neutre – donc sans logo ni nom[6] – . C’est une évidente contradiction, accompagnés d’une naïveté malaisante sur les méfaits de cette drogue et d’un geste purement symbolique. Symbolique pour démontrer un Justin ouvert d’esprit, bien de son temps, qui ne juge personne. Son désir de la légaliser est un autre signe de son égocentrisme, de son penchant à vouloir être populaire à tout prix. En 2016, la consommation de cannabis est sympa et bien perçue par la population? Pas de problème, monsieur selfie va l’autoriser et se foutre des conséquences. Si de nos jours, la cigarette était encore à la mode, le premier ministre canadien n’hésiterait pas à la rendre encore plus accessible et il en profiterait pour publiciser son utilisation.

Au Canada, n’a-t-on pas de sujets plus importants à discuter? L’argent public devrait sans aucun doute servir à d’autres fins, car vouloir mettre en circulation le cannabis demandera du temps et beaucoup de dépenses : comités, travail parlementaire, effort marketing. Alors que nos politiciens devraient débattre des vrais enjeux – lutte au terrorisme et à l’islam radical, assainissement des finances publiques, économie etc. – notre classe dirigeante s’occupera de légaliser la marijuana. Question de priorités.

Mais revenons à la racine primaire d’un gouvernement, l’infantilisation. Avec le temps, alors que cette drogue deviendra une pratique normale, courante et facile d’accès, progressivement, l’État ressortira sa recette maternante, celle tant utilisée pour le tabac, entre autres : il fera des campagnes invitant la population à cesser son usage. Lorsque la cigarette est apparue, sa grande nocivité était inconnue. Des décennies d’ignorance auront coûté la vie à des milliers de gens. Les gouvernements sont depuis en mode rattrapage et veulent absolument éradiquer le danger que peut représenter le tabac. D’un autre côté, les études démontrent clairement qu’il n’est pas si recommandable de fumer du cannabis. Alors profitons de nos connaissances sur le sujet et évitons la légalisation. Le tabac n’a pas eu cette chance, d’où les millions maintenant dépensés pour l’éliminer. Il sera hypocrite dans le futur de décrier les méfaits et les coûts associés au cannabis (pour le système de santé) sachant qu’en 2016, lors de sa légalisation, les informations étaient largement disponibles.

 

[1] Tel que vu au : http://www.drogues-dependance.fr/cannabis-effets_et_dangers.html.
[2] Source : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information.
[3] Source : info-tabac.ca/tabagisme-a-la-baisse-au-canada.
[4] Source : info-tabac.ca/combien-dargent-est-necessaire-pour-bien-lutter-contre-le-tabagisme.
[5] « Le 6 novembre 2012, le Colorado et l’État de Washington sont les premiers États des États-Unis à adopter la légalisation de petites quantités. Le 24 février 2015, l’Alaska imite les deux premiers États et autorise la possession de moins de 28 g pour un usage privé. Deux jours plus tard, le 26 février, c’est au tour du district de Columbia de légaliser la marijuana, après approbation par référendum. La loi autorise la possession de moins de 60 g et la culture de six pieds à des fins privées ; la vente reste interdite. Le 1er juillet 2015, l’Oregon devient le 4e État à légaliser la possession de marijuana. Le 23 mars 2016, la ville de La Nouvelle-Orléans décriminalise la possession de marijuana. A partir du 21 juin 2016, elle ne sera plus passible que d’une amende de 40 à 100 $ ». Source : Wikipedia.
[6] Nouvelle emmenée par Brian Lilley, le 2 juin 2016 sur http://www.therebel.media.
 

Aux armes, citoyens

 



sans-titre
Les aventures de Tintin, Coke en stock 

Suite à l’épouvantable tuerie d’Orlando, certaines réflexions sur le port d’armes me sont venues. Que faire pour enrayer ce fléau? Je ne possède pas d’arme et je n’ai aucun intérêt à en obtenir une. Je ne suis donc aucunement biaisé dans ma désapprobation totale du registre des armes à feu proposé par le gouvernement Couillard. En vertu de ce projet de loi[1] :

 « Toute arme à feu sur le territoire du Québec doit être immatriculée avec un numéro unique et inscrite à un fichier. Toute transaction concernant l’arme immatriculée doit être signalée. Les autorités pourront saisir l’arme en cas d’infraction. Les entreprises d’armes à feu devront aussi établir et mettre à jour un tableau de suivi des opérations relatives aux armes à feu en leur possession. Le projet de loi prévoit également des sanctions pour les contrevenants, jusqu’à 5000 $ pour un particulier et jusqu’à 15 000 $ pour les autres cas ».

Toutefois, si nos voisins américains peuvent mettre facilement la main sur une panoplie d’armes, il en est tout autrement au Québec, où son acquisition demande un processus long et fastidieux. Dans un article paru le 22 juillet 2012[2], le directeur d’un club de tirs racontait : « Le processus pour obtenir une arme à feu prohibée aux États-Unis est différent. Dans la majorité des cas, c’est beaucoup plus facile qu’ici. Au Québec, on ne peut pas avoir une arme à feu comme ça. Pour les armes restreintes, c’est tolérance zéro. Il faut être patient, car il y a beaucoup de bureaucratie ». Le journaliste poursuit :

 « En effet, acquérir le droit d’acheter et d’utiliser ce type d’arme nécessite plusieurs démarches. D’abord, les aspirants tireurs devront suivre la formation du Cours canadien dans le maniement des armes à feu à utilisation restreinte, dispensée par la Fédération québécoise de tir et qui dure une journée se terminant par deux examens. La plupart des gens demandent des cours pour aller travailler pour des agences de sécurité, les postes frontaliers ou les prisons… C’est une formation qui est obligatoire. Et il y a beaucoup de personnes qui cherchent tout simplement à joindre un groupe, un club de tir, car ils ont des amis qui y sont déjà. S’ils obtiennent 80 %, les candidats peuvent ensuite passer à l’étape suivante qui consiste en un examen similaire au premier, mais qui s’applique à l’ensemble des armes à feu.
Par la suite, en vertu de la Loi sur les armes à feu (loi fédérale), la personne devra demander un permis de possession et d’acquisition auprès de la GRC qui fait une enquête, ainsi que la SQ, dans le cas du Québec. À cette étape, trois personnes doivent signer comme quoi le requérant est apte à mettre la main sur un tel objet. «Il n’y a pas de recherches psychologiques serrées au bout de l’évaluation. C’est la signature des trois personnes qui fait foi que tu es un citoyen honnête et non violent. Elles attestent que tu peux posséder une arme à feu. Une personne peut signer et ensuite téléphoner à la GRC pour dire que ce n’est peut-être pas une bonne idée que cette personne soit en possession d’une arme à feu.
 La Loi 9, en vigueur depuis 2008, et selon laquelle une formation de quatre heures est obligatoire, exige d’être membre d’un club de tir pour devenir éligible à l’achat d’une arme à feu restreinte. Une fois cette étape passée, la GRC doit délivrer un permis de transport d’arme à feu, valide uniquement entre le domicile et le club de tir. Le trajet doit être déterminé d’avance. Toutes ces étapes ne garantissent toutefois pas le droit d’être en possession d’armes. La Sûreté du Québec se garde beaucoup de latitude pour saisir une arme légalement enregistrée ».

Ainsi, le Québec est fortement protégé. L’achat d’une arme à feu est très surveillé et réglementé. Le risque zéro n’existe évidemment pas, pensons au trafic d’armes ou à l’accès illégal.

Dans ces circonstances, le futur registre québécois pour les armes à feu devient inutile et superflu : exercice purement esthétique et de supposé bonne conscience. Le Québec est champion dans les dépassements de coût, spécialement avec le bordel informatique[3]. La province croule sous la bureaucratie et son désir néfaste de tout contrôler. Le gouvernemaman est partout, nous taxant à l’infini. Les gouvernements modernes – et tout particulièrement au pays du socialisme québécois – adorent prendre la population par la main. La démocratie, cette « terre de liberté » devient de plus en plus autoritaire et infantilisante. Sous des allures de protecteurs des siens et d’une apparence de sensibilité à saveur de rectitude politique, le gouvernement Couillard n’apprendra vraisemblablement pas de l’exécrable expérience fédérale[4]. Un donneur de leçons québécois, incapable d’apprendre des erreurs du passé. Pathétique et arrogant : au Québec, nous sommes meilleurs que les autres, sachez le…

Ma dernière réflexion m’amène au niveau américain. Le deuxième amendement de la Constitution « garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes ». Il fait ainsi parti des dix amendements, couramment appelés Bill of Rights[5]. Cette volonté américaine de posséder une arme est légitime, ce droit fondamental étant très encré dans leur historique nationale. Je suis de ceux pour qui la liberté n’a pas de prix, ce qui inclut la possibilité à tout citoyen d’acquérir une arme. Toutefois, aucun rapprochement n’est possible entre la réalité qui subsistait en 1791, et celle prévalant aujourd’hui. A cette époque[6], on parlait d’arquebuses, de pistolets, de mousquetons, de mousquets et de tromblons, bref d’armes à portée limitée, souvent assez lourde et encombrante, accompagnée d’une faible fréquence de tirs. Par exemple, la cadence de tirs pour le mousquet pouvait varier de 1 à 3 coups à la minute[7], ce qui est très peu si on la compare aux armes modernes, comme la Kalachnikov, qui va jusqu’à 600 coups par minute[8]. À la signature de la Constitution américaine, recharger une arme demandait de la patience et beaucoup d’entraînement. Une arme servait principalement pour se défendre et aller à la chasse. Qui aurait voulu et pu, avec un tel arsenal, provoquer une « tuerie de masse »? Pour les Pères fondateurs des États-Unis, l’idée qu’un de leur contemporain puisse user d’une arme pour perpétrer une tuerie à grand déploiement était inexistante.

Le deuxième amendement consistait à une sorte de protection contre un envahissement « potentiel » de l’État vis à vis sa population. Plus de 230 ans plus tard, cette peur de l’État est devenue caduque, l’armement s’est modernisé et notre société multiplie les occasions de grands regroupements publics (bars, évènements sportifs, etc.). En gardant à l’esprit ce désir profond du peuple américain d’être armé, serait-il toutefois envisageable d’éliminer du marché public les armes à grande portée et à cadence rapide? Nous pouvons facilement tolérer un accès illimité aux armes de poings tels un pistolet ou un revolver, mais doit-on l’accepter pour les armes d’épaule, telle une mitraillette? Outre à des fins militaires et policières, pourquoi la circulation à tout azimut des armes d’épaule est encore possible? En les interdisant au grand public, tout en maintenant le marché des armes de poing très accessible, on viendrait par le fait même réduire le risque de massacres, tout en respectant la mentalité légitime du deuxième amendement. Ce compromis est en mon sens très logique.

Le deuxième amendement garantissait le droit – sans compromis – de porter une arme, mais ce même amendement poussé à l’extrême devient archaïque dans sa forme contemporaine : il accorde à quiconque un accès infini aux armes, peu importe son modèle, sa portée etc. Mais à la fin du 18èime siècle, « l’infini » consistait à des armes à cadence lente. Si les Washington, Franklin, Adams et Cie avaient pu prévoir la progression fulgurante et meurtrière de l’armement, il est à parier que cet amendement se présenterait différemment.

Malgré toutes les interrogations et malaises concernant l’épineux dossier des armes à feu, n’oublions jamais que la cause première de l’attentat d’Orlando est l’islam radical. Un contrôle parfait des armes n’aurait probablement rien changé. Mais ce triste évènement permet tout de même de relever certaines pistes de discussion. En politique américaine, j’appui sans réserve les républicains, spécialement ceux prônant une droite économique décomplexée. Cependant, l’inflexibilité abusive du parti au sujet du port des armes me laisse songeur.

 

[1] Voir le http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-64-41-1.html.

[2] Voir : http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201207/27/01-4560209-obtenir-une-arme-a-feu-au-quebec.php.

[3] Je vous invite à visiter le site du Journal de Québec et de Montréal afin d’y lire l’excellent travail journalistique à ce sujet : http://www.journaldemontreal.com/enquetes/le-bordel-informatique.

[4] « Estimé au coût de 2 millions au départ, il totalise environ un milliard en 2006, soit 500 fois le montant initial. Bien qu’il soit un programme gouvernemental, ce dépassement de coût est considéré excessif par plusieurs ». Source : wikipedia.org/wiki/Registre_canadien_des_armes_%C3%A0_feu.

[5] Adoptée par la Chambre des représentants le 21 août 1789 et le Congrès le 26 septembre suivant, elle est ratifiée progressivement par les États fédérés, et prend effet le 15 décembre 1791, date de la ratification par la Virginie. Source : http://www.archives.gov/exhibits/charters/bill_of_rights_transcript.html.

[6] Je vous invite à visionner ce site pour avoir plus d’informations sur l’histoire des armes : http://www.armae.com/moderne.

[7] Tel que vu au http://www.waterloo1815.be.

[8] Selon un article paru le 2013-12-23, sur le http://www.huffingtonpost.fr.