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Le fantasme d’un Québec indépendant et Daniel Johnson

Je le répète régulièrement, les Québécois oublient. La nouvelle génération, tout particulièrement, ignorent totalement les personnages importants de notre histoire nationale. Paresse. Enseignement déficient. Formation multiculturelle écartant toute forme de nationalisme.

L’histoire, domaine complexe, mais pourtant essentiel à la survie d’une patrie, s’achemine progressivement à un niveau orwellien, à une réécriture par une gauche totalitaire. Si cette révision annonce un régime liberticide, l’histoire amène également son lot d’hypothèses et de suppositions. La Nouvelle-France aurait-elle pu survivre advenant des renforts d’outre-mer? L’Amérique présenterait-elle un visage différent avec une Nouvelle-France catholique et huguenote? Une Nouvelle-France toujours debout retarde-t-elle le rêve d’indépendance des treize colonies anglaises d’Amérique? Un Louis XV visionnaire optant, lors du traité de Paris de 1763, pour ses possessions américaines préférablement aux îles à sucre, change-t-il la destinée mondiale? Une France bonapartiste financièrement solide ne cédant pas une partie de la Louisiane pour se renflouer permet-elle un renouveau français en Amérique? Bref, ce jeu de présuppositions conditionnelles, amusant pour certains, crève-coeur pour d’autres, consent du moins à des débats, découvertes et curiosité intellectuelle. En cette ère de diversité éteignoir d’identité, l’histoire et le nationalisme apportent de l’espoir.

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Politicien aujourd’hui méconnu et négligé, Daniel Johnson père, malgré un règne éphémère comme premier ministre, marqua un Québec alors en effervescence. Son gouvernement poursuivit les efforts étatiques amorcés sous Jean Lesage. Si la modernité plana sur le Québec, le nationalisme vigoureux de Johnson définit son action politique. Le dynamisme de ses revendications autonomistes, appuyé par une utilisation stratégique de l’option indépendantiste comme ultimatum, marqua un tournant décisif en matière de négociations constitutionnelles. Johnson fut l’un des premiers politiciens québécois à frayer ouvertement avec l’idée d’un Québec libre, crédibilisant et légitimant une idée jusque-là marginale. De minorité francophone en sol canadien, on y concevait maintenant une majorité francophone en territoire québécois, selon un concept clair de nation distincte.

La publication de son «Égalité ou indépendance», ouvrage regroupant l’idéologie unioniste de 1965, illustre principalement un Québec différent des autres provinces et une reconnaissance tangible de deux nations à l’intérieur même du Canada, fruit d’une alliance entre celles-ci;  l’une d’origine française et l’autre d’origine anglaise. Le Québec revendiquait une décentralisation des pouvoirs fédéraux et le principe d’égalité constitutionnelle et gouvernementale face à une communauté anglophone dominante, assimilatrice et méprisante A la tête d’un Québec galvanisé par la Révolution tranquille et l’Expo 67, Johnson clama sans hésitation et en diverses occasions les doléances québécoises. La présence du Québec dans la francophonie mondiale et le support indélébile d’une France gaulliste qui dressa des liens fratricides avec le peuple québécois, gênèrent parallèlement un gouvernement fédéral médusé et soucieux de ce réveil nationaliste.

La mort de Johnson en 1968 changea notre histoire. Au même titre qu’un Honoré Mercier victime d’une œuvre inachevée, Johnson mijotait tant d’aspirations pour son peuple. Sa potentielle lutte face à un Pierre Elliott Trudeau qui allait, à notre plus grand malheur, rapatrier la constitution canadienne, aurait pris énormément d’importance. Un Trudeau refusant toute concession exposait alors le Canada à une crise politique mené par un Québec fier, dirigé par un Johnson prêt à déployer, et ce, bien avant la victoire de 1976 du PQ, l’indépendance du Québec. Johnson affichait un réalisme et un pragmatisme qui dans ce revirement historique, allait conduire l’édification d’un nouveau pays par un processus pacifiste, juste et honnête. Le gouvernement Johnson, sans brusquer quiconque, octroyait au préalable, à ses partenaires canadiens, l’opportunité d’une nouvelle entente constitutionnelle, c’est-à-dire d’un renouveau ou d’une alliance, qui se traduisait par des gestes de rapprochement et de négociations sincères.

Son décès soudain ralentit ce bel élan nationaliste. Le déclin de l’Union nationale, l’arrivée d’un nationaliste modéré en Robert Bourassa et un clan souverainiste, le PQ, encore fragile, permirent à Trudeau d’étaler son pouvoir et de préparer son plan machiavélique de noyade migratoire du Québec. Que prévoir d’une ronde de négociations constitutionnelles entre un politicien aguerri en Johnson et un Trudeau nouvellement élu? La signature d’un nouveau pacte nécessairement plus profitable que celui imposé en 1982, monstre qui allait, par le multiculturalisme, décimer le Québec francophone? Un Québec indépendant en l’absence d’un accord? Un Québec libre ne paraissait pas si éloigné en 1968. Sans la disparition de Johnson, nous étions peut-être à la portée de ce rêve. Davantage encore qu’en 1980 et 1995. L’histoire et ses hypothèses.

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Une campagne malgré tout cruciale

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La campagne électorale arrive enfin à sa fin. Cette élection s’avère cruciale pour un Québec perdant progressivement son identité historique. D’abord, en excluant le thème de l’immigration et de l’indépendance du Québec, cette élection ne regroupe, chez les principaux partis, que des desseins progressistes, un désir d’un interventionnisme étatique hélas accru. Les aspects économiques trouveront toujours une place de choix dans un joute politique. Néanmoins, l’immigration a aussi largement été débattue.

Une pénurie de main d’œuvre sévirait par exemple partout au Québec. Maires et entreprises sollicitent l’arrivée massive d’immigrants. Plusieurs études démontrent pourtant que l’immigration ne règlera en rien la situation. L’essai Le Remède imaginaire, de Benoît Dubreuil et de Guillaume Marois, l’illustrait aussi parfaitement. Nos médias biaisés fuient pourtant cette version.  

Oublie-t-on que pour pallier à cette prétendue difficulté, nous avons des dizaines de milliers de chômeurs aptes au travail, des Premières Nations à motiver, ainsi que des retraités pour qui toutefois, un retour au travail n’est pas nécessairement avantageux fiscalement? Alors que plusieurs s’inquiètent du chômage présent dans certaines régions québécoises, paradoxalement, on souhaite une forte immigration pour venir remédier à une insuffisance d’employés. La gauche inclusive se contredit régulièrement pour mousser sa doctrine multiculturelle. Une certaine droite patronale se rendra également  pathétique en exigeant une immigration de masse, prétextant un nombre déficient de salariés disponibles. Leur but inavoué réside en fait à une main d’oeuvre bon marché permettant ainsi à une baisse de la rémunération. Besoin de l’immigration? Foutaise.

La population québécoise note maintenant le fouillis total en matière d’immigration. Un vrai casse-tête. Un dédale bureaucratique. Idéalement, un moratoire sur l’immigration s’imposerait. Un ménage, une remise à neuf, des idées nouvelles. Pour le moment, seule une immigration européenne francophone se trouverait, pour le Québec, acceptable. Facilement intégrable, nos valeurs occidentales n’en subiraient de ce fait aucun contrecoup. Mais nos élites, apeurées de se voir étiquetés de racistes et d’intolérants, encouragent plutôt une immigration maghrébine, haïtienne, indienne, pakistanaise et africaine. Un non sens culturellement. 

Une incompréhensible vision de l’immigration plaça le chef caquiste en mauvaise posture. Un sujet si controversé nécessite des propos solides et claires ainsi qu’un ton affirmatif. Un politicien courageux gagnera souvent des points mais dès le départ, Legault s’est vautré dans une rectitude politique qui réduisit la portée de son nationalisme déjà très modéré. Attiré par la gauche par électoralisme et peur de la critique, il perdit le contrôle de sa campagne. Pourquoi craindre une position identitaire forte? Une explication d’abord franche sur le refus d’accorder la citoyenneté à un étranger aurait empêchée toute forme de reformulation, un glissement vers l’« expulsion », mot effectivement à connotation très préjudiciable.

Philippe Couillard incarne la démesure multiculturelle. L’identité du Québec décline. Stoppons d’abord l’hémorragie en battant son parti. La destruction libérale affecte particulièrement la question nationale, mais elle écorche tout autant la société québécoise dans sa globalité. Sans rire, Couillard affirme régulièrement que nos problèmes actuels découlent des coupures péquistes sous Lucien Bouchard; jamais des 15 ans de règne libéral. Cette longue épopée gouvernementale libérale se solde par un échec total. Corruption; de l’attente partout; infrastructures déficientes; gaspillage éhonté; hausse du fardeau fiscal des contribuables; subventions aux entreprises; énorme bureaucratie; imposante dette; langue française en déclin; patrimoine en danger; valet de l’islam; noyade migratoire; maintien du cours ECR, perte identitaire etc.

Le premier ministre sortant ne vit que pour l’immigration. En adepte extrémiste du multiculturalisme, il détruit notre identité historique. Il banalise le voile et les signes religieux. « Vous êtes contre la majorité des Québécois », « Vous ne voulez pas défendre les valeurs des Québécois » formulait Legault en réplique à un Couillard visiblement anti-québécois. Disons le franchement, Couillard personnifie la traîtrise. Les minorités culturelles importent plus pour lui que le bien-être de la patrie.

Dans une autre affirmation loufoque, le chef libéral insinuait que le français se portait bien à Montréal. Mensonge. Un tableau récemment aperçu lors d’une visite à l’Observatoire de la Capitale établit que le français est la langue maternelle de moins de 50% des Montréalais. Un déclin tranquille. Le débat en anglais fût dès lors une erreur monumentale. Le français représente la seule langue publique. Les anglophones affirment parfois être des citoyens de seconde classe dans notre société. Par ces pleurs, répondons par un durcissement de la loi 101. L’anglais menacera continuellement la langue française, mais n’oublions surtout pas l’enfer multiculturel véhiculant une multitude de nouvelles langues. Nous ne combattons pas les anglophones; nous plaidons pour le français. Une patrie résolument française est réalistement la seule issue possible dans cette mer nord-américaine anglophone.

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Extrait de l’exposition Parcours-horizons, présenté à Observatoire de la Capitale

Cette identité québécoise a produit des flammèches lors de la campagne. Ce sujet éveille peut-être maintenant un certain élan patriotique. Protégeons notre patrimoine, notre passé, notre langue. Soyons fier de nos racines historiques et battons nous. Le sort de notre Québec en dépend.

 

 

 

Le Parti libéral du Québec, d’un symbole à un adversaire du nationalisme québécois

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Honoré Mercier (1840-1895) fût premier ministre du Québec de 1887 à 1891. Il s’agit de l’un des plus illustres politiciens du Québec. Visionnaire et patriote, son nom est pourtant aujourd’hui méconnu, tout comme la plupart de nos personnages importants. Nos jeunes, notre avenir, endoctrinés en apologistes du multiculturalisme inculqué dans nos écoles converties en laboratoires orwelliens, méconnaissent les oeuvres classiques, la littérature, la culture générale et tout spécialement l’histoire nationale québécoise. Notre société aseptisée, nourrit à la rectitude politique excessive, censure l’art, les opinions contraires à la gauche multiculturelle, amenuise toute forme de patriotisme et de valorisation de notre passé catholique. Depuis les débuts de l’âge médiévale, la civilisation occidentale n’a cessée de progresser et de se développer par la science, la médecine, la technologie, l’essor des droits de l’homme, la démocratie, la liberté d’expression etc. Le message totalitaire des trolls de la gauche régressive, soutenu par le biais de l’élite journalistique, parvient aujourd’hui aux politiciens, qui par peur d’être ostracisés, attaqués publiquement et d’incarner de ce fait l’intolérance et le racisme, implantent un climat multiculturel malsain, dévastateur, conflictuel, conférant à l’Occident le signal d’un déclin annoncé. Le mutisme et la faiblesse politique entraîneront forcément le Québec dans ce tumulte. L’identité historique québécoise se volatilise donc progressivement.

Un réveil patriotique devra émerger. Ce nationalisme moderne diffère évidemment de celui des époques antérieures. Une survivance quotidienne modelait les contemporains de la Conquête de 1759; l’aspiration d’un gouvernement responsable et démocratique anima la rébellion de 1837-38; l’appel d’une souveraineté canadienne guida Honoré Mercier; l’évocation d’un Québec totalement libre pris racines avec Lionel Groulx puis émergera avec le mouvement séparatiste des années 60; en 2018, le nationalisme symbolise la fierté d’une identité à défendre – celle érigée par nos courageux ancêtres – face à un multiculturalisme exterminateur. Où se cache à présent l’indispensable leadership de la cause nationale? Assurément, des groupuscules citoyens s’organisent. La réussite du mouvement identitaire passe néanmoins par une force rassembleuse et vigoureuse. L’histoire du Québec a connu un homme de ce calibre : Honoré Mercier.

Mes dernières semaines furent consacrées à la lecture des discours de ce marquant premier ministre. Ouvrage lourd, nécessaire et passionnant, ce recueil résume la prolifique carrière de Mercier, sans toutefois négliger sa terrible chute provoquée par des adversaires adoptant une redoutable partisanerie politique. Le charismatique Mercier dérangeait. La population l’adulait mais ses ennemis politiques et médiatiques l’ont terrassé, le conduisant ainsi à une déconfiture gouvernementale, sa disgrâce, puis sa ruine personnelle. Pour Mercier, le patriotisme, les réussites de sa patrie et l’unité nationale, primaient sur les luttes fratricides et partisanes. Quoique quelle fût totalement méprisée par des rivaux jaloux et crapuleux, cette conception de la vie publique et parlementaire, exprimant un noble désir de collaboration et solidarité politique, expose tout de même la voie à suivre pour nos dirigeants actuels. Utopie? Probablement. Dans le cirque politique, l’ego, la superficialité et l’attrait du pouvoir prédominent toujours largement.

« Nos ennemis sont unis, dans leur haine de la patrie française; et nous, nous sommes divisés dans notre amour de cette chère patrie. Pourquoi ? Nous ne le savons pas ! Nous sommes divisés parce que la génération qui nous a précédés était divisée. Nous sommes divisés parce que nous avons hérité des qualifications de rouges et de bleus; parce que le respect humain nous dit de nous appeler libéraux ou conservateurs […]. Brisons, messieurs, avec ces dangereuses traditions; sacrifions nos haines sur l’autel de la patrie ; et dans ce jour de patriotiques réjouissances, au nom et pour la prospérité de cette province de Québec que nous aimons tant, donnons-nous la main comme des frères, et jurons de cesser nos luttes fratricides et de nous unir[1] ».

Cette attitude rassembleuse personnifierait, devant le dynamisme du multiculturalisme, une alternative indispensable pour les tenants identitaires. Outre sa mentalité réunificatrice, Mercier positionne l’éducation comme point d’encrage au développement du Québec.

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« L’instruction élémentaire, messieurs, c’est la première nécessité d’un pays constitutionnel. […] Aux constitutions, comme aux édifices, il faut un sol ferme et nivelé. L’instruction donne un niveau aux intelligences, un sol aux idées. L’instruction des peuples met en danger les gouvernements absolus; leur ignorance, au contraire met en péril les gouvernements représentatifs, car les débats parlementaires, pour révéler aux masses l’étendue de leurs droits, n’attendent pas qu’elles puissent les exercer avec discernement [2]».

Pour lui, l’école et le livre se déployaient au coeur de l’action politique, formant la base même de la démocratie, du patriotisme et du progrès collectif. Une population instruite détectera les abus gouvernementaux et affichera son épanouissement culturel, artistique, scientifique et économique. Période décisive d’un programme pédagogique, l’apprentissage de l’histoire nationale solidifie la fierté, la fibre patriotique et la vitalité d’un peuple. Afin d’y atteindre le but souhaité, le tout nécessitera un enseignement d’une qualité exceptionnelle, présenté par des passionnés suivant des concepts rigoureux, factuels, nationalistes et dénués de révisionnisme historique, particularité de la gauche multiculturelle pour qui l’homme blanc représente le racisme, l’esclavagisme et la tyrannie; l’hostilité à son égard le mènera, souhaite cette gauche totalitaire, à son anéantissement et à sa complète déchéance. La folie multiculturelle n’épargnera donc pas certains personnages disparus depuis fort longtemps, tandis que les moeurs guidant chaque époque se trouvèrent pourtant opposées à celles du 21è siècle. L’irresponsabilité gauchiste menant à une indéniable idiocratie.

La pédagogie ne se limite certainement pas à son parcours scolaire. La vie citoyenne se ponctue de leçons, conseils, connaissances, bref, d’une maturité intellectuelle. La lecture de mon premier essai L’Occident dans la soupe chaude atteint, humblement, ce fragment de la conscience humaine, celle de l’éveil de la fibre nationaliste d’un individu.        

Mercier symbolise ce nationalisme québécois à ranimer. Sa vision autonomiste, sa confiance d’un Québec aux premiers rangs de la confédération canadienne et son vibrant optimisme sur le patriotisme – une affection particulière pour leur patrie d’origine et ses emblèmes : le patrimoine, la terre, les institutions, la langue et le catholicisme – des Canadiens français émigrés prirent hélas une tournure catastrophique. La venue du 20 siècle rappela ensuite notre fragilité. Jules Lantagnac, personnage fictif de Lionel Groulx, chez qui L’appel de la race resurgit, constituait alors une exception. L’assimilation des Franco-américains, la disparition quasi-totale des francophones de l’ouest et une insensibilité nationaliste, phénomène vivement condamné par Groulx, l’Action française et certains intellectuels, isolèrent un Québec devenu minoritaire et vulnérable. Il faudra attendre le nationalisme duplessiste puis spécialement celui des années 60 pour entrevoir un Québec debout, assuré, confiant, maître de son destin.

Avec un certain recul historique, Mercier, exemple de courage et de volonté, a certes commis des erreurs stratégiques et sous-estimé le degré de patriotisme de ses compatriotes. Néanmoins, il aimait son peuple et sa chère patrie. Fortement ambitieux pour elle, il y percevait un potentiel immense, ému par ses racines historiques, l’énergie, la détermination et les valeurs de ses habitants. Un politicien n’agissant que pour la nation québécoise, ses semblables, l’intérêt public; une véritable leçon pour nous, ses successeurs, atteints de la maladie multiculturelle. Le Québec requiert dès maintenant l’avènement d’un Honoré Mercier contemporain, un guide, un mentor, un chef, pour qui la nation l’emporte sur les querelles partisanes, les gains électoraux et la simple popularité. Les politiciens anti-québécois et traîtres à la Philippe Couillard, funestes à la destinée identitaire d’un peuple, y occasionnent un tort considérable et durable. Le Parti libéral du Québec, né du mouvement patriote et autrefois doté d’un sens aiguillé du nationalisme québécois, dirigé entre autres par Mercier de 1883 à 1892, se manifeste aujourd’hui par un ramassis d’opportunistes et de carriéristes unis simplement pour le pouvoir, un parti pour qui la victoire a précellence sur l’avenir même de la nation. Les minorités culturelles, ensorcelées par le discours alarmiste libéral concernant une hypothétique souveraineté, puis séduites également par le visage pantouflard libéral, constituent de fidèles supporters, un électorat maintenant naturel. L’immigration de masse, atout essentiel à la troupe libérale mais qui écrase les ambitions identitaires québécoises, celles absolument décisives pour notre survie nationale. Une fierté habitait jadis le PLQ. Sous le règne de Philippe Couillard, le parti aura atteint une médiocrité et une dangerosité sans précédent.

 

 

 

[1] Discours à l’inauguration du Monument Cartier-Brébeuf, Québec, le 24 juin 1889, Claude Corbo, Honoré Mercier. Discours, 1873-1893, Montréal, Delbusso éditeur, 2015.
[2] Un programme pour les prochaines élections, Montréal, Club Letellier le 30 octobre 1885, Claude Corbo, Honoré Mercier. Discours, 1873-1893, Montréal, Delbusso éditeur, 2015.

 

Réflexions suivant la parution récente de l’Occident dans la soupe chaude

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Publier un bouquin est une longue aventure. Écriture. Réflexions. Analyses. Recherches. Corrections. Attente. Une fois lancée, un livre n’appartient plus à l’auteur. De nombreux commentaires positifs s’amèneront, ainsi que des critiques constructives. Cependant, certains trolls de la gauche régressive n’hésiteront pas à jouer les trouble-fêtes. Ces ignares développeront des arguments insipides, fallacieux, incomplets ou tout simplement stupides. Sans avoir lu l’ouvrage, ils vont rapidement envahir les réseaux sociaux de propos haineux.

Plusieurs attaques classiques se présentent : xénophobe, raciste, intolérant. Ne pas répondre à ces remontrances serait logique, pourquoi offrir une tribune à ces incapables? Pourquoi gaspiller temps et énergie à répliquer à une gauche totalitaire? Néanmoins, je juge nécessaire d’apporter des précisions, des compléments au livre. 

Alors, mon essai fait-il de moi un raciste ou xénophobe? D’abord, j’ai la plus grande admiration pour d’innombrables personnalités noires ou d’origine musulmane. Je pense ici aux Jean Messiha, Ayaan Hirsi Ali, Fatima Houda Pepin, Waleed Al-husseini, Tarek Fatah, Djemila Benhabib, à des sportifs tels PK Subban, Felipe Alou et Tiger Woods. Je suis de plus un ardent défenseur du peuple juif et des Yézidis, persécutés par l’État islamique. Ces peuples, ignorés de l’espace médiatique, méritaient pourtant une place particulière, victimes, eux, de violence continue. Aux yeux de nos valeureux médias, évoquer cette barbarie signifierait répudier l’islam, faire preuve de xénophobie. La confrérie journalistique, dans son biais total, supporte l’immigration massive des Maghrébins, Africains et Haïtiens. L’élite médiatique se vautre dans l’émotion, la superficialité et l’apologie du multiculturalisme, acquiesçant au silence total réservé au sort des Chrétiens d’Orient. Pour la gauche régressive, les Chrétiens symbolisent l’hégémonie, la domination et la suprématie occidentale. Dans ces régions brutales, les Chrétiens vivent dans la peur, martyrisés quotidiennement. La crise actuelle des migrants comporte toutefois une autre réalité, celle de la venue massive d’une immigration musulmane et noire, attirée principalement par la richesse occidentale et ses programmes sociaux; ils cherchent à améliorer leurs conditions de vie. La détermination de ces migrants est louable et peut même comporter un aspect romantique. Nonobstant l’ouverture légendaire de l’Occident, cette immigration la dénature, la défigure. La capacité d’accueil ayant atteint sa limite, la survie identitaire des principaux pays occidentaux se voit même menacer. La France, l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique et le Canada doivent s’inspirer des actions accomplies par les États-Unis, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne et depuis peu, l’Italie, États adoptant une fermeté énergique et tenace quant au resserrement des frontières, à la réduction des taux d’immigration et à l’établissement d’une lutte acharnée à l’immigration illégale. Ces gestes nationalistes constituent une première étape dans une reconquête identitaire et le réapparition d’un noyau commun, composantes essentielles des sociétés occidentales, autrefois si libres, grandioses et fières.

Ne pas appuyer l’immigration de masse et l’islamisation de l’Occident se traduisent aujourd’hui en racisme. Le nationalisme irrite une gauche liberticide qui manifeste parallèlement une incroyable hypocrisie. Son féminisme, supposément légendaire, ne réprouvera pourtant jamais la charia, doctrine misogyne, ni la violence causée aux femmes iraniennes à la recherche de modernité et libertés. Mon essai blâme abondamment les politiciens, les médias, la gauche, l’immobilisme populaire, l’ignorance. Critiquer notre société est certes indispensable, voir crucial, sans quoi, un autoritarisme orwellien s’exhibera. Véhiculer faits et solutions s’avèrent tout aussi pertinent et essentiel; il s’agit d’un point central de mon essai.

Le multiculturalisme affaiblira l’Occident. Les dangers guettant notre jadis confiante civilisation, se pointeront assurément aussi sur notre Québec, nation francophone très fragile. L’anglais a incontestablement disparu de plusieurs secteurs (devenus des ghettos ethniques) montréalais, torontois ou vancouvérois. Alors que la langue anglaise continuera malgré tout de dominer l’Amérique, la langue française se dissipe progressivement, une rue à la fois et ce, dans une totale indifférence. Vivre en français au Québec incarnera bientôt une option parmi tant d’autres. La mémoire de nos ancêtres qui, pour notre survie, ont tant lutté et su déployer patriotiquement sang, sueur et efforts, s’éclipsera dans le bourbier multiculturaliste. L’identité unique du Québec, héritage des colons français et berceau du catholicisme nord-américain, s’efface.

Nous avons d’abord bâtit une colonie, défriché les terres, assimilé la dure réalité météorologique, vaincu puis résisté longuement aux assauts anglais. Débutait la survivance d’un peuple, puis sa lutte pour une vraie démocratie représentative, pour maintenir ensuite sa place dans une fédération anglo-saxonne méprisant le fait français. D’un nationaliste modéré se déclencha subséquemment une attitude fière, désireuse d’avoir sa propre maison, son propre pays. Malgré les défaites référendaires, ne baissons pas les bras. Le temps est venu de crier encore plus fort son patriotisme, afin d’éviter un prévisible anéantissement du Québec francophone et catholique, symboles de notre riche patrimoine. Si le Canada anglais désire profaner son histoire et disparaître par son culte extrême de la doctrine multiculturaliste, laissons le s’autodétruire. Le Québec n’a pas à s’y conformer. Il est encore temps d’un réveil patriotique et indépendantiste. Quoi qu’il en soit, comment francophones et anglophones, peuples fondamentalement différents, peuvent-ils subsister, raisonnablement, ensemble? Pourrions-nous imaginer la France et le Royaume-Uni ne formant qu’un seul pays [des rigolos me diront que c’est le cas par l’Union européenne]? Situation loufoque. Au Canada aussi.

Une portion capitale de mon essai consiste à faire la preuve que le Canada assombrit le Québec, proie à une noyade migratoire. Notre sauvegarde nationale passe par l’indépendance. Afin de rallumer la flamme patriotique, exposer les multiples dégâts générés par le multiculturalisme, doctrine fatale à l’unité historique d’un peuple, parviendrait assurément à persuader le peuple québécois que la souveraineté personnifie une aspiration absolue et indispensable. Des commentateurs reprochent régulièrement aux tenants séparatistes d’adopter une approche hautaine et infantilisante. Par des rhétoriques réductrices et outrageantes, la vision péquiste, convertie en discours moralisateur, en sermon inefficace, précipite sa décadence. Un indéniable devoir pédagogique s’opérera d’ailleurs malgré tout. Exposer, en campagne électorale ou référendaire, ses positions, ses idées, sa vision et y déployer son argumentaire synthétisent les principaux objectifs des partis politiques lors d’un scrutin populaire. La redécouverte par les Québécois d’un vif esprit nationaliste exprimera le mieux ce renouveau identitaire si fondamental. Un peuple debout, confiant, orgueilleux et courageux sera forcément propulsé dans une nouvelle ferveur indépendantiste et patriotique. Alors que la question identitaire constituait l’un des enjeux définissant historiquement le parti, et laquelle en 2018, lui octroierait des gains électoraux significatifs, le PQ s’enlise, ne focalisant que sur son message progressiste, étatique et syndicaliste. Par son entêtement socialiste, Jean-François Lisée y dévoile donc un politicien totalement déconnecté, soumis au dogme de la rectitude politique, détourné de la fatalité imminente du Québec.

Si le PQ, autrefois leader de la cause nationale, la néglige lui-même, le patriotisme ne ralliera aucun meneur ni espérance. Mon essai se préoccupe principalement de la désagrégation du prétendu mythe enjôleur de la doctrine multiculturaliste, exercice essentiel dans la renaissance du patriotisme québécois. Hélas, les nationalistes seront de nouveau abandonnés, isolés, sans voie, lors du rendez-vous électoral d’octobre 2018. En effet, le PQ est un parti d’abord de gauche, puis indépendantiste; la CAQ propose un nationalisme très modéré; libéraux et solidaires idolâtrent quant à eux le multiculturalisme, évangile mondialiste où disparaît frontières et nations, gage de la disparition du Québec érigé par nos aïeux.

La rectitude politique gangrène les sphères politiques et médiatiques. Le nationalisme, proscrit par ces mêmes élites, survit encore, mais à l’index. Un essai comme le mien a été victime de cette censure de la gauche totalitaire. Intimidés, ostracisés, censurés, les nationalistes nagent dans l’immobilisme et le marasme. Une résistance au fléau gauchiste multiculturaliste s’impose. Outre les bouquins, blogues et réseaux sociaux, l’alternative s’offre sous la forme politique, mais la question demeure : où se retrouvent les politiciens québécois, successeurs d’Honoré Mercier, ce digne premier ministre priorisant sa patrie aux luttes intestines et aux joutes partisanes? Les nationalistes s’impatientent. Au niveau provincial, le silence identitaire s’installe. Une belle occasion se développait toutefois pour les Québécois à l’occasion des prochaines élections fédérales de 2019. Le NPD, dirigé par un sikh controversé, la parfaite illustration d’ailleurs du rêve multiculturel canadien, s’affaiblit rapidement; les libéraux de Justin Trudeau récoltent des reproches mérités pour une gouvernance faiblard, chaotique et islamophile; le biais médiatique terrassera interminablement les conservateurs, nonobstant un chef, Andrew Scheer, très progressiste et disciple comme tout canadien anglais, du multiculturalisme. Face à une opposition fragile et vulnérable, le Bloc québécois se traçait un chemin triomphal. L’ancienne formation de Gilles Duceppe subsiste, mais agonise, éloignée d’une résurrection politique. Les déboires actuels de la troupe bloquiste s’estomperaient promptement en portant en elle une vision nationaliste décomplexée, révélant les débilités du fédéralisme multiculturaliste canadien.      

Avec le temps, ma vision du monde s’est raffinée et éclaircie. Les divers événements internationaux, mes rencontres, mes voyages ainsi que l’appropriation d’oeuvres, d’écrivains, de polémistes et de politiciens – spécialement l’Action française, Louis-Joseph Papineau, Lionel Groulx, Honoré Mercier, Arthur Buies, Jacques Brassard, Ronald Reagan, Ezra Levant et Bruce Bawer – ont forgé mon ardente condamnation du multiculturalisme et de ses conséquences funestes : immigration de masse, rectitude politique, islamisation de l’Occident et dégradation identitaire. Comme bien des gens, l’attaque terroriste islamiste du 11 septembre 2001 m’a traumatisée. Par cet assaut, j’ai alors compris, graduellement, l’idéologie multiculturelle encourageait l’islamisation et la propagation d’un islam radical, si opposés à nos idéaux démocratiques. Bien que le 11 septembre 2001 bouleversa et traumatisa la société occidentale, nos politiciens, poltrons, naïfs, à la solde du multiculturalisme, ont, par inertie, accéléré ce radicalisme, à l’origine du terrorisme et de la violence. Pim Fortuyn et Theo van Gogh en furent d’abord les premières cibles, puis les caricaturistes du prophète Mahomet et Charlie Hebdo. En ce début du 21è siècle, notre société est chamboulée.

Ma lutte consiste maintenant à dénoncer le multiculturalisme et à affirmer haut et fort mon patriotisme québécois. Préconisant l’indépendance du Québec et le respect de son patrimoine historique, je souhaite, par cet humble bouquin, l’éveil du peuple québécois, en forte dormance nationaliste. L’écriture de cet essai, par ses recherches, réflexions, analyses, discussions, révisions, m’a converti en souverainiste convaincu et pressé. Lorsque nous tentons de prédire ou d’attester la fin du rêve indépendantiste, je pense à mon propre processus intellectuel. Espoir. Cheminement.  

L’Occident dans la soupe chaude – l’essai

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Mes amis, voici enfin le grand moment. Ma naissance littéraire s’entame dès maintenant, avec la parution de mon essai tant attendu « L’Occident dans la soupe chaude ». En ce début d’été, il s’agit évidemment d’une période exaltante sur le plan personnel.

Du terrorisme islamiste à la crise des migrants, en passant par les nombreuses demandes d’accommodements religieux, les évènements internationaux se bousculent. Notre civilisation occidentale vit une période mouvementée, son déclin se pointant rapidement à l’horizon. L’histoire humaine est certes ponctuée de bouleversements. Le début du 21è siècle est témoin d’une tangente inquiétante pour la survie de notre société. Elle est dénaturée par le multiculturalisme et ses conséquences néfastes : immigration de masse, rectitude politique, islamisation de l’Occident et perte identitaire. Cet essai dénonce vivement cette doctrine, tout en réaffirmant le patriotisme québécois et le respect de notre patrimoine. Que s’est-il passé pour en arriver là? Mon essai tente humblement d’y répondre en ne négligeant pas d’y amener des solutions pragmatiques. Bref, je ne me contente pas de critiquer. Loin d’être un ouvrage lourd, difficile à comprendre, j’utilise une écriture simple et prenante.

Pour vous procurez l’essai, il y a quelques options :

  1. La plus facile est de l’acheter en ligne
    C’est ici  https://bouquinbec.ca/boutique/l-occident-dans-la-soupe-chaude.html
  2. Passer une commande chez votre libraire en lui précisant que le distributeur est Bouquinbec.ca;
  3. Que je vous l’offre en mains propres, si vous restez dans la région de Québec

Merci d’avance pour votre achat et dites moi vos commentaires. Une page Facebook sera prochainement crée. Un événement sera aussi possiblement à venir.

A bientôt.

Sylvain

#essai #polqc

La liberté d’expression [encore] menacée

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Les images étaient bouleversantes, les mots nous manquaient. Québec, victime d’une tuerie sans précédent, nous apprenait qu’aucune ville n’est à l’abris d’une telle attaque. Peu importe l’auteur d’un massacre, il n’existe aucune circonstance atténuante, aucune justification. Qu’il soit musulman, catholique, blanc, on doit dénoncer vivement la violence.

Expier sa haine par un carnage sanglant ne devrait jamais être une possibilité, considérant que notre société occidentale permet une multitude de solutions pacifiques pour régler conflits et tensions. Une de celles-ci est notre liberté d’expression, si durement acquise par nos ancêtres.

Les évènements de dimanche dernier sont dramatiques sur le plan humain, mais ne doivent jamais remettre en question notre droit de débattre et d’exprimer nos idées, nos opinions. Déjà depuis quelques jours, des politiciens osent mettre des bémols sur ce que nous devrions dire ou écrire l’immigration et l’islam étant les points de mire. Philippe Couillard souhaitait « mieux choisir les mots, qui peuvent unir, guérir ou diviser, ou blesser » alors que son adversaire Jean-François Lisée soulignait qu’un changement de ton s’imposait. Avec ces énoncés, le futur nous apparaît très sombre, la liberté d’expression risque d’être progressivement amoindrie. En réponse à cette attaque, l’impossibilité de critiquer l’islam sera alors à prévoir – crainte très réaliste. Les tenants de la rectitude politique, du multiculturalisme et de l’inclusion extrême, ébranlés par la morts de ces innocents musulmans, profiteront alors de ce climat de solidarité, de rage, d’incompréhension, pour encrer profondément cette philosophie où critiquer l’islam [ces éternels victimes] deviendra synonyme d’islamophobie.

Pour ne pas attrister davantage la communauté musulmane, qui légitimement, pleure encore ses morts, on exigera de la retenue, une censure, une totale absence de toute forme de reproche dirigée vers la religion mahométane. Alors que la violence ne doit avoir aucune place dans une société comme la nôtre, commenter dans un blogue, dans les médias sociaux, sur les tribunes radiophoniques, dans une chronique, un éditorial, ou tout simplement, entre nous, demeure une nécessité, un signe de santé collective. Vouloir limiter ce droit afin de ne pas déplaire à une communauté est le danger qui nous guette. Ce droit a été largement mis à l’épreuve dans les dernières années, gracieuseté de nos politiciens mollassons et adorateurs de la Charte des droits et libertés, pour qui une minorité culturelle ne doit jamais être sermonnée ou sujet à moqueries. Pensons au projet de loi 59, liberticide, affreux. Si une leçon doit être apprise de l’attentat de dimanche dernier, c’est bien celle que notre liberté d’expression est primordiale, qu’elle ne doit jamais être menacée. Toutefois, le politicien actuel, incapable de faire la part des choses, étouffé par la rectitude politique, la joute parlementaire, les défis électoraux et la peur d’être défini de raciste, d’intolérant, de xénophobe, accentue le déclin de notre espace communicatif, resserrant peu à peu l’étau de notre droit de parole.    

En terminant, voici quelques réflexions suite à ce triste attentat :

Est-ce possible d’avoir accès à un média traditionnel objectif, qui raconte les FAITS, sans complaisance musulmane?

Le Québec, si prompt à vouloir faire la leçon sur les armes et sur la présence d’un registre, mais qui est tout de même riche en tueries, plus qu’ailleurs au pays;

Selon les médias, étant un homme blanc, je suis automatiquement un membre du KKK ou le pire être sur terre. Les musulmans ne sont eux que des victimes;

Des musulmans tuent? C’est la faute à personne. Un blanc tue? C’est la faute de la droite, des radios, de Trump, du racisme, de l’islamophobie;

L’islam est toujours au centre d’évènements sanglants. Ici ce sont des musulmans qui ont été atteints. Sinon, ce sont eux qui tuent;

Qui est à blâmer pour les tensions actuelles? Certes, l’islam a une partie du blâme, mais n’oublions jamais les médias et les politiciens mollassons, adeptes de la rectitude politique et du multiculturalisme.      

Quel 3e lien?

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Le sujet est d’actualité, tout le monde en parle. Régis Labeaume vient même de présenter son plan pour la circulation routière. Les embouteillages saccagent notre qualité de vie, mais que faire? Pont, tunnel ou même un métro? Soyons sérieux. On entend fréquemment que si Montréal a son nouveau Pont Champlain, Québec mérite le sien. Erreur. La région de la Capitale Nationale compte de 3 à 4 fois moins d’habitants que celle de la métropole. Est-il souhaitable, compte tenu de l’endettement monstrueux des finances publiques, d’ajouter un projet de l’envergure d’un troisième lien? D’ailleurs, est-ce un projet si vital et encore plus important, règlerait-il les problèmes de circulation dans la capitale? Non. D’ailleurs, avec les sommes à prévoir pour le nouveau Pont de l’Ile d’Orléans et l’entretien des ponts Pierre-Laporte et de Québec, il n’est pas en mon sens prioritaire et économiquement responsable d’y additionner une autre facture.

Autant l’idée d’un 3e lien n’est pas réaliste, autant celle d’un SRB est une lubie de la pire espèce. Les pouvoirs publics doivent cesser d’écouter les larmoyants écolos. La région de Québec ne se compare en rien à l’Europe : l’Europe concentre des millions de gens à l’intérieur d’un espace très restreint alors que notre ville a une faible population étendue sur un vaste territoire. Le transport en commun n’est donc pas une solution efficace pour notre ville. Il est utopique de croire que l’autobus (ou un SRB,) devienne un outil efficient dans les déplacements quotidiens : une jeune famille, un entrepreneur ou un simple citoyen devant se rendre à un rendez-vous n’y trouveront jamais leur compte.

Depuis combien de temps remarque-t-on une augmentation du trafic à Québec? 10 ans, 15 ans? Depuis combien de temps les voies réservées aux autobus sont elles omni présentes? Environ 10 ans… Existe-il là une piste de solution? Il serait sage d’étudier concrètement la situation. J’exagère possiblement les méfaits de ces voies, mais si nous pensons que d’en rajouter demeure la clé, nous passons probablement trop de temps à contempler les adorateurs de Gaia. Êtes-vous passé sur le Boulevard Lebourgneuf récemment? Allez-y, vous comprendrez alors mieux pourquoi cette farce verte a assez durée.

Que faire alors? La première des choses, c’est d’établir un budget réaliste et d’y dessiner nos priorités. Certains axes routiers ont été imaginés il y a 30 ou 40 ans, loin de la réalité actuelle. Il ne fait pas de doute que le réaménagement d’autoroutes, l’ajout de voies régulières et la réduction de certaines zones réservées deviennent des solutions intéressantes. On l’a vu par exemple pour l’autoroute Robert-Bourassa, près du Cégep Ste-Foy : ce réaménagement a été bénéfique. L’appliquer ailleurs dans la ville serait souhaitable. Rapidement.

Notre mentalité moderne à l’égard du travail devra aussi être révisée. Du télétravail aux changements d’horaire, une réflexion nationale pourrait se présenter aux diverses entreprises et organes gouvernementales. La technologie facilitera ces choix.  

J’ai de grandes réserves sur la faisabilité d’un troisième lien. Certaines solutions moins radicales et surtout moins onéreuses existent. Suffit de le croire.