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La théorie du gros bon sens?

La théorie du gros bon sens?

Lieutenant Columbo

Lieutenant Columbo

Loin de moi l’idée de vouloir jouer aux Yvon Dallaire et Louise Deschâtelets de ce monde, de m’improviser thérapeute conjugal ou amoureux.

Entendre parler dans les divers médias des enjeux de couples et de familles, soulève souvent personnellement des nausées et de l’ennui. Étant de nature indépendante et ayant vécu des relations souvent éphémères et décevantes, ces sujets sont tout de mêmes présents dans mes conversations quotidiennes. J’y suis entraîné malgré moi dans de multiples occasions.

Je préfère et de loin discuter politique, Histoire et sports, que des relations « homme femme ». Je ne vis toutefois pas dans un vase clos, mes oreilles et mes yeux seront toujours, malgré moi, témoins des problèmes et péripéties des autres. Vivre seul ou être célibataire n’est pas, dans mon cas, un tracas, mais bien un « choix » volontaire -par un sentiment de confort individuel- et involontaire -par la difficulté de rencontrer les bonnes personnes-. Le bien-être du célibat est gâché par le jeu des comparaisons, celles-ci n’étant pas facile à rejeter du revers de la main : famille, amis, collègues, je suis entouré de couples, d’enfants, de femmes enceintes. Intérieurement, voir le bonheur (ou apparence) et l’esprit familial des autres peuvent relever des doutes en moi, laisser des marques. Ici souffle le vent d’un déchirement personnel, voire une petite douleur psychologique. On vit pour être comme les autres, même si ce n’est pas dans notre nature profonde et personnelle.

Suis-je normal d’être seul depuis si longtemps? Que passe-t-il ? Suis-je égoïste, complexé, enfantin, mélancolique? Est-ce moi qui est toujours à l’envers de la normalité ? Si dans mon entourage, le célibat était la norme, serais-je alors en couple?

Je me pose probablement trop de questions, d’où une première réponse probable à ma solitude. Le XXIe siècle est synonyme des réseaux sociaux, des rencontres par Internet, du contenant au lieu du contenu. Tout est superficiel, échangeable rapidement. Le choix étant quasi illimité, mais éparpillé et remplis de contradictions. On est alors à des années lumières des « couples de convenances » ou des mariages forcés, vécus par nos ancêtres.

Bref, on parle tout de même d’un sujet universel. Un samedi soir, en discutant autours d’un repas et d’une bière dans un restaurant connu avec un ami, il est apparu sous une forme amusante. Se demandant que faire pour trouver l’amour et comment savoir si une nouvelle « conquête » était LA femme espérée, nous avons formulé une analyse qui est loin d’être scientifique. Une équation simple, démontrant sans aucun doute le degré d’intérêt d’une personne envers une autre (à des fins amoureuses). Ce test s’est avéré efficace autant pour les hommes, les femmes, les hétérosexuels ou les homosexuels.

C’est évidemment ironique de constater qu’un homme -moi- célibataire endurci, écrivant un texte sur ce domaine, qui en général, mais laisse perplexe et avec un gros bâillement.

Cet exercice ne réinvente pas le monde et n’est qu’une illustration parmi tant d’autres. Toutefois, en l’établissant, il paraissait simple mais réaliste. Noter une personne de cette façon peut sembler machiavélique ou dénouer de coeur, mais tel n’est pas le cas. On parle ici d’une discussion qui a été prolongée en texte.

Le test consiste à 4 catégories, notées sur 25, pour un total de 100 points (ou 100%). Ce pourcentage cumulé indique alors si la personne nous intéresse un peu, beaucoup, passionnément. Plus le pourcentage est élevé, plus une ardeur d’installera, une passion interne se développera.

On peut établir les mêmes comparaisons qu’avec les résultats scolaires :

-90% et + au total ou 22.5/25 par catégorie = une note presque parfaite ;

-80% au total ou 20/25 par catégorie = une très bonne note, avec quelques lacunes ;

-70% au total ou 17,5/25 par catégorie = une note légèrement plus élevée à la moyenne, rien à se pavaner. Est-ce suffisant ?

-60% au total ou 15/25 par catégorie est la note de passage. Peut-on se contenter de ce résultat pour établir une relation?

-En déca est un échec, on se tient loin SVP.

Catégorie 1 : L’amant ou la maîtresse.

Nous devons juger si cette personne, sexuellement, est un bon « match » pour nous. L’attirance est englobée dans cette catégorie. Une personne avec qui il sera agréable de passer des moments coquins ou sensuels.

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Catégorie 2 : L’ami (e)

Il est primordial que son ou sa partenaire de vie soit également une personne avec qui avoir du plaisir (non sexuel). Pouvoir rire au éclat, discuter de plusieurs sujets, faire des sorties amusantes pour les deux (exemples : un spectacle, un musée, sport, voyage etc.).

Avoir de longues conversations intellectuelles seraient une relation rêvée, en ce qui me concerne.

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Catégorie 3 : Un ou une partenaire de vie

Une relation à deux implique avant tout un partage de la vie commune. C’est un aspect important car c’est la notion du quotidien. Les taches ménagères, les heures de repas, l’épicerie, le partage des factures en sont des exemples. Il faut donc savoir si on apprécie l’autre dès notre réveil et si sa présence est un plus ou négative.

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Catégorie 4 : Le père ou la mère de mes enfants/ou la personne pouvant prendre soin de moi.

La vision du partenaire susceptible d’être le père ou la mère de nos enfants évoque la place que cette personne aurait dans notre vie. Un enfant est synonyme d’un point en commun impossible à supprimer, qui garde un lien sans équivoque entre les deux parents, peu importe la situation. Même après une séparation, il faut envisager la présence de l’autre, ce n’est pas à négliger. Et il y aura toujours une trace physique et psychologique en notre enfant, qui fera penser à l’un ou l’autre, le père ou la mère.

Si l’âge d’avoir des enfants est passé, on si tout simplement, le désir d’en avoir est absent, il faut alors considérer la question de la maladie et du chevet. En fin de vie, on aime avoir les personnes proches de nous à nos cotés -j’imagine-, spécialement celle qui partage notre vie. Donc, il faut évaluer si cette personne est apte à nous soutenir et si on désire la voir en de tels moments.

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La résultante de ces calculs prouve qu’une seule catégorie forte ne sera pas suffisante pour qu’une relation fonctionne longtemps, ou en d’autres termes, que l’intérêt soit présent. Avoir 25/25 pour l’attirance et 10/25 pour le reste donne un total de 55%, un score révélateur et sans équivoque, qui « devrait » amener certaines réflexions.

Les notes par catégorie peuvent varier au fil du temps, ce test pouvant aussi s’appliquer pour un couple, désirant prendre un temps de réflexion sur le chemin parcouru, spécialement en moment de « crise ».

Ce n’est pas mon meilleur texte, je le confesse, mais je voulais faire différent et peu importe le sujet, je ne veux pas mettre de barrières versus ce que j’ai dans la tête.

Bonne année 2015!

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