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Rigueur, rigueur, rigueur

Rigueur, rigueur, rigueur

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Suite aux tristes évènements de la semaine dernière à Moncton, il y a eu lieu d’y ajouter des précisions. Je ne peux y échapper, compte tenu du caractère très publicisé de l’affaire. Cette tuerie est terrible, la pire des choses pouvant survenir. Ce n’est pas la première, ni la dernière fois où nous serons témoin d’un tel drame. La nature humaine, parfois, est difficile à saisir.

La couverture médiatique dans ce genre de nouvelle me répugne souvent. L’actualité « spectacle » est répandue et peu importe le sujet, on analyse tout dans les moindres détails ; le sport, la culture, la politique, les faits divers. Dès qu’un événement sort un peu de l’ordinaire, on va l’approfondir sur toutes ses formes. L’analyse politique sur une décision gouvernementale est légitime, celle sportive aussi. Les « sportifs de salon » ont été, sont, et seront à la mode. Il y a une multitude de stations de télévision, on doit remplir le temps d’antennes. La nouvelle réalité web rattrape aussi les médias.

L’actualité n’est plus tributaire du journal papier publié le lendemain, ni des bulletins télévisés. Elle va vite, on la retrouve aisément sur internet, sur les réseaux sociaux, en temps réel. Les chaînes de nouvelles continues telles RDI et LCN, ainsi que les journaux ont dû réagir à cette récente ère. Une des conséquences de ce changement fut l’introduction massive des commentateurs et éditorialistes de tout azimut. En général, on commente la politique, mais on y retrouve aussi une décortication de la société. Étudier en profondeur la dernière saison du Canadien, faire des reportages sur la nouvelle vie des ministres du cabinet Couillard, ou analyser le comportement d’une vedette de cinéma, peuvent paraître superflu, mais c’est de bonne guerre et très bénin.

On rencontre ainsi de plus en plus de spécialistes pour analyser une situation quelque conque, allant très fréquemment dans le TRÈS inutile. On fait appel à un avocat pour nous parler d’une cause du tribunal, à un ex-policier pour discuter du travail d’un agent, à un économiste pour nous entretenir de la fermeture d’une entreprise ou à une psychologue pour nous expliquer les répercussions d’un drame chez une victime. Ces personnes ne font en fait que donner leur point de vu, souvent inintéressant, impertinent ou tout simplement étrange. Ces « experts » jouent les gérants d’estrade, n’étant pas impliqué directement dans le dossier, le regardant de loin, sans en comprendre les raisons internes. On leur demande leurs avis tout de même, se contentant alors de généralités. C’est absurde, mais sans conséquences. Tu as le loisir de changer de poste ou de page.

Une limite atteinte

Toutefois, dans le cas de tueries, de massacres, de monstruosités – choisissez le terme qui vous convient- , le seuil de tolérance est atteint. Un évènement comme celui de Moncton, personne ne peut l’ignorer, autant par sa gravité que par la multitude de pages ou de topos que les médias diffusent. Ceux-ci, au lieu de se garder une « petite gêne », enfonce le clou et joue le drame à plein gaz. Nous sommes maintenant rendu à un point de non retours, celui, entre autres, de tracer le portrait du meurtrier. Un profil psychologique par ici, des photos de son enfance par là, on est complètement submergé de renseignements.

Pensons à l’attaque du Collège Dawson (2006), à la tuerie de Virginia Tech (2007), au bain de sang en Norvège (2011) ou au meurtre sordide de Luka Rocco Magnotta. Ces bandits, au lieu de demeurer des criminels, deviennent des vedettes instantanées. Dans certains cas, en étudiant leurs enfances difficiles ou leurs problèmes d’adaptation sociale, il en résulte quasiment de la pitié. De vulgaires monstres, ils sont transformés en victime. Je pousse peut-être un peu fort, mais la réalité n’est pas si loin.

Cette publicité gratuite suite à leurs méfaits, est en quelque sorte une récompense pour ces vauriens. Recherchant d’abord à faire le mal, se faire remarquer était, directement ou indirectement, une autre raison probable du crime commis.  A plusieurs reprises, la police a retrouvé des photos, un site internet, une page Facebook ou des lettres produites par le tueur. Le but était simple : faire parler de lui. Laisser une trace VOLONTAIREMENT, afin que l’on fasse de lui un héros, un martyre. Avoir son heure de gloire, sortir de l’anonymat, par un geste marquant, un geste d’éclat.

On doit être claire là-dessus :  il n’y a pas de pires choses à faire que de parler de gens qui ne le méritent pas. Est-ce que le meurtrier de John Lennon aurait été autant connu si on n’avait pas fait de lui la star des premières pages, la une des quotidiens? Ne vous trompez pas, on doit parler de l’évènement lui-même, des victimes, des conséquences, et nommer le responsable (avec sa photo), afin que sa réputation soit évanouie à jamais, mais arrêtons  là, s.v.p.

L’analyse crasse

Cependant, depuis trop longtemps, l’analyse médiatique du tueur porte également sur sa marque de céréale favorite, sa musique préférée, son passé, ses peines d’amour! On interview d’anciens camarades, un ancien professeur, son barbier, celui qui lui a vendu son dernier véhicule, et quoi d’autres? Un traitement de la sorte est-il répugnant ? Je le crois. Est-il aussi dangereux ? Oui. En poussant un peu loin la théorie, on risque même de faire haïr certaines catégories de gens qui n’ont rien à voir dans l’événement. Par exemples, les Asiatiques dans le cas de Virginia Tech (l’assassin était un sud-coréen) ou  les amateurs de musique métal dans le cas de Moncton et de la fusillade  de Columbine, en 1999 (ils écoutaient du Mégadeth ou de Marilyn Manson). Je me souviens de l’aversion pour les asiatiques suite à cette tuerie, et du regard que certaines personnes avaient sur ceux portant un t-shirt noir d’un groupe de métal. Avec tout ce battage médiatique, on peut arriver à trouver très stupides, bizarres ou excentriques, des personnes ayant les mêmes goûts ou intérêts que le meurtrier. Les amateurs de métal ont souvent été décrits de cette façon. Injustement.

Le meurtrier écrit les paroles d’une chanson de Mégadeth avant de commettre son crime? Tout les amateurs de ce groupe seront pointés du doigt, les médias ayant tellement insistés sur ce fait banal dans la description du tueur, qu’il deviendra un fait saillant majeur. De simple groupe populaire, on voudra le mettre à l’index. Un texte poétique d’artistes deviendrait-il l’une des causes de la tuerie ou un élément déclencheur ? Sérieusement ? Certaines personnes et commentateurs osent s’aventurer dans cette hypothèse.

Les seuls responsables sont les tueurs eux-mêmes, ce sont eux qui décident d’appuyer sur la gâchette, d’agir de la sorte. Avoir été élevé dans un environnement violent, jouer à des jeux vidéos ou écouter de la musique psychédéliques n’ont rien à voir avec ce geste crapuleux. Le cerveau agit selon sa conscience, point à la ligne.

« Il en avait contre l’autorité » dit-on. Et alors?’ « Il était un garçon timide », raconte un autre. Cela en faisait un suspect potentiel ? On doit se l’avouer, outre quelques rares cas où l’on pouvait voir venir le coup, ce type de massacre, ou dans une moindre mesure, le suicide d’une personne, sont quasiment impossible à détecter.

Le fameux registre

D’ailleurs, on peut aussi faire un parallèle avec le registre des armes à feu. Le fédéral l’a supprimé, le provincial, en colonisé, veut s’en créer un nouveau. En plus d’être coûteux, son inutilité est évidente. Si une personne veut causer un massacre, qu’un registre ou non existe, il trouvera une arme ou un autre moyen. Le problème n’est pas celui des armes à feu mais bien de santé mentale. Nous faisons face à un problème de santé déguisé en problème d’armes à feu. Ne soyons pas dupes. Mais qui dit troubles mentaux dit système de justice déficient. Je ne reviendrai pas sur cette aberration, que nous avons pu observer par exemple avec le dossier de Guy Turcotte.

Registre ou pas, il y aura toujours des tueurs. Toutefois, comment peut-on acheter des armes d’assauts aussi facilement ? Même avec un permis de chasse, pourquoi il est autorisé d’acheter ce type d’armement ? Il semble aisé d’en trouver, un registre ne serait donc pas efficient. Faire de la chasse avec une mitraillette ? Seule l’armée devrait s’en procurer.

« Les fusils qu’il a sur la photo, c’est des fusils qu’il a depuis un bout, ils sont toutes enregistrés, c’est un chasseur, il aimait ses armes », mentionnait un article de journal. Cette phrase résume tout : enregistrer une arme n’est pas synonyme de succès. Une barbarie est toujours possible. Une conclusion dure, mais vraie.

Que faire?

Comment faire pour enrayer le « star in the making » engendré par les médias? Passer une loi interdisant la publication du nom et d’une photo du tueur ? Nous sommes au Canada, un pays libre, qui ne doit pas limiter ni brimer le droit de parole des citoyens, médias, groupes ou autres. Comme le disait un jour Pierre Bruneau « rigueur, rigueur, rigueur ». C’est l’unique façon de contourner le problème. Les médias doivent faire un examen de conscience, revoir le sens moral de leurs publications et reportages. Dénoncer le meurtrier en le nommant et le montrant, c’est normal et souhaitable, mais pourquoi en vouloir plus ? La population en général est de nature curieuse, aimant les potins, mais elle a une moralité et n’est pas si « voyeuse ».

Une leçon pour tous!

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La liberté d’expression élastique de Denis Gravel

La liberté d’expression de Denis Gravel

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Je n’ai pas l’habitude de discuter de mes problèmes personnels, mais parfois, ca fait du bien d’en parler. En fait, c’est anodin, mais un blogue, ca sert de place pour discuter et un peu se défouler.

D’abord, je suis un X depuis plus de 15 ans, de droite, de Québec, donc je ne suis pas de ceux critiquant la radio dites « poubelle » sans raison. Je sais que je n’ai aucun pouvoir.

Le tout a démarré récemment. J’ai écris un message amusant suite à un match de hockey. M. Gravel était arrogant dans un post, après une victoire des Bruins, j’ai juste fait un clin d’oeil sur la situation. J’ai eu droit à un commentaire salé, puis j’ai été banni de sa page. J’ai ensuite mit un commentaire respectueux sur la page Facebook du Show du Matin, et par 2 fois, il a été supprimé par lui. Je le sais car il avait répondu 30 secondes avant, à mon message.

5444Un beau langage

C’était de bonne guerre.

Mais depuis, il a insulté des amis, presque menacé de mort un autre. Bref, la totale.

Je lui ai envoyé un message, par le site de CHOI, simplement pour lui parler du tout. Il a décidé de bloquer mon email, sans droit de réponse.

Je ne vous dirai jamais qui ou quoi écouter. Cette page du blogue n’est que mon opinion. Le jugement vous appartient.

Je vous invite à lire cette échange de courriels. J’y résume la problématique, et j’y transcris la réponse du monsieur.

De : Gravel, Denis (dgravel@radiox.com)Vous avez déplacé ce message vers son emplacement actuel.
Envoyé : 12 mai 2014 118:16
À : sgauthier80@hotmail.com (sgauthier80@hotmail.com)
Salut,
>
> Pas le temps, ni le goût de te lire.
>
> Quand on me cherche, des fois, on me trouve.
>
> Et la liberté d’expression, tu peux la prendre en ondes quand c’est intéressant, et tu peux aussi partir ton forum, ou mieux encore, ta station de radio…
>
> La petite mutinerie de quelques auditeurs frustrés, c’est pas la première fois, c’est pas la dernière non plus.
>
> Aucunement impressionné.
>
> Je transfère ton courriel à la direction pour le dossier de ton copain, juste pour montrer ses bonnes intentions.
>
> Pour le reste, je bloque ton adresse, perds pas ton temps à répondre.
>
> Bisous!
>
> Denis
> xxxxx
>
>
>
>
>
>
> —–Message d’origine—–
> De : Sylvain Gauthier [mailto:sgauthier80@hotmail.com]
> Envoyé : 12 mai 2014 18:11
> À : Gravel, Denis
> Objet : Le respect
>
> Monsieur Gravel, quelques uns de mes contacts vous ont envoyé des commentaires à propos de votre travail et de l’ensemble de votre œuvre, contacts d’ailleurs que je ne connais que par Facebook. Ce n’est pas un cas isolé ainsi.
> Vous leur avez répondu de façon sévère, irrespectueuse, souhaitant presque la mort de l’un d’entre eux. Je peux comprendre que vous soyez assis, par vos fonctions, sur un siège éjectable, ce qui vous rend à fleur de peaux.
> Déjà que votre émission est médiocre, vos commentaires le sont tout autant.
> Vous avez en plus brimé ma liberté d’expression en supprimant mes commentaires très respectueux sur la page du show du matin. N’était-ce pas vous qui aviez déjà crié haut et fort la liberté d’expression ? Donc si je comprends, la liberté d’expression n’était bonne que pour sauver votre travail, car pour le reste … Vous m’aviez écrit que vous étiez bien content qu’un « frustré » comme moi quitte l’écoute de votre émission, que vous alliez garder les autres.
> Dites vous une chose, ce sont des x comme mes contacts et moi qui ont marchés en 2004, ou qui vous défendaient lorsque certains médias vous critiquaient ou insultaient. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai répondu dans les médias sociaux ou autres en votre faveur, suite à des propos anti-CHOI ou parlant de Radio poubelle. Pensez-vous que les « autres »
> dont vous êtes contents d’avoir vont en faire autant ?
> Et me répondre par des sacres conjugués en verbes, en menaçant presque de mort des gens et en ne parlant que de BBM, ne sont pas des arguments très convaincants. Les chiffres des BBM, pour un citoyen normal comme moi, c’est souvent du chinois et chaque station tirant la couverte de leur bord, tout le monde est no 1. Et contrairement à vos compétiteurs directs (excluant Radio X2) le matin, la « force » de votre émission est l’équipe. Véro et Vince sont excellents, donc votre réussite dans les sondages, ce dont vous vous vantez, n’est pas seulement attribuable à vous. J’espère que vous aurez la modestie de l’avouer. La faiblesse des autres stations est là, une équipe plutot faible.
> Et traiter Jeff Fillion « d’has been », c’est manquer royalement de respect pour celui qui vous a donné une 1ère chance à Québec. Et entre vous et moi, si ce n’était pas d’un désaccord avec Patrice Demers, il serait encore en poste. Et vous, au chômage ?
> Je suis une personne de droite économique, écouter une personne comme Léo Paul Lauzon peut être parfois pénible, lui il est drole et écoutable.
> Je sais qu’entre Gilles Parent et vous, il y a un froid. Chacun a parlé contre l’autre en ondes. J’étais d’abord de votre côté, trouvant M.
> Parent un peu arrogant, mais plus ça va, plus je crois que M. Parent avait raison sur tout les points à votre sujet. Le problème n’était pas lui.
> Je pourrais en rajouter, mais vous ne valez pas la peine d’aller plus loin.
> PS : Certaines personnes ont entrepris des procédures envers diverses instances.
> Au revoir.
>
> Un x depuis 15 ans qui n’écoute plus le show du matin.
> La direction.
>
>
>
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> URL : http://quebec.radiox.com/nous_joindre