Archives mensuelles : décembre 2015

James Bond : Spectre

imagesC4C6PAYZ

Je déteste aller au cinéma lorsque la salle est bondée. J’aime avoir de l’espace. Ca peut paraître égocentrique, mais c’est la vie! Profitant de l’accalmie d’un 24 décembre – et surtout du fait que le film est sorti depuis la fin octobre et que la majorité des clients du cinéma venait voir le nouveau Star Wars – j’ai enfin visionné la nouvelle aventure de 007, Spectre.

Ayant lu l’oeuvre d’Ian Fleming et vu tout les précédents films, je peux me considérer comme un grand fan. Trop, peut-être, car j’ai toujours le réflexe de critiquer, de comparer, d’analyser et de revenir dans le passé. Je jouis tout de même du moment lors de l’écoute du film!

Tout d’abord, ce nouvel opus de l’agent secret cadre parfaitement avec l’univers de son prédécesseur, Skyfall. Sam Mandes, le réalisateur des deux films, démontre son ingéniosité et son talent. La qualité des films de l’ère Daniel Craig n’est plus un secret. On est loin de celle de Pierce Brosnan, où souvent ridicule rimait avec exagération. Malgré un Bond physiquement ressemblant à celui des romans de Fleming, l’époque Brosnan regorgeait de clichés, de scénarios ternes et prévisibles : des réalisations à la Hollywood, voir ici des films d’action ordinaires, comme les autres. La série était devenue une caricature d’elle-même. L’essence des romans était complètement évaporée, la qualité cinématographique un lointain souvenir.

Les films de l’ère Craig ramène le Bond des livres et redonne envie de plonger dans cet univers. Les responsables de la série ont décidés, avec un certain risque, de replonger Bond à « ses débuts ». La mode des années 2000 pour plusieurs héros fut justement ces retours en arrière. On l’a vu avec la récente trilogie de Batman, notamment. Évidemment, la relecture des aventures de Bond a amené une lutte entre le moderne (gadgets, actualité etc.) et les années 60, le point de départ de la série. Axer les aventures du Bond de 2006, le premier de Daniel Craig dans Casino Royale, avec les éléments des années 60 était envisageable et possible, car les films conçus avec une reconstitution historique sont incontestablement nombreux. Les dirigeants ont néanmoins préférés voir leur héro interagir dans le monde actuel. C’est très acceptable! Étant un puriste de James Bond, il m’est encore un peu difficile de l’accepter.

Spectre nous ramène l’ennemi juré de Bond, Ernst Stavro Blofeld. La première véritable rencontre entre les deux est racontée de façon outrageusement différente si l’on compare Spectre et le film de 1967 On ne vit que deux fois, avec Sean Connery. Tout diverge : le pays, les circonstances, les acolytes, la situation du MI6 etc. Mais est-ce si important? Les circonstances du début de la rivalité entre Batman et le Joker ont si souvent différées qu’il est maintenant difficile de les compter. C’est la même chose entre Superman et Lex Luthor. Pourquoi ne pourrait-on pas agir ainsi à l’égard de Bond et Blofeld? Et n’oublions pas que le premier choc au cinéma entre Bond et Blofeld ne représente aucunement celui des romans de Fleming. Aucune connexion n’existait entre l’histoire écrite de On ne vit que deux fois et celle du film. Le grand écran prend souvent de larges libertés versus l’oeuvre originale.

Rien n’est parfait et satisfaire les plus difficiles comme moi parait une utopie. Honnêtement, une seule question devrait surgir : est-ce le film est bon? Point. Malgré les aléas du scénario vis à vis le passé, Spectre mérite les éloges. Il y a certes, comme dans tous James Bond, de l’action musclé et quelques scènes amoureuses « rose bonbon », mais la réussite de Spectre consiste en son histoire et surtout l’aspect psychologique, fait rare pour ce type de film. La scène où Bond est cloué à une chaise pendant que Blofeld lui raconte le passé entrera dans les annales de la série. C’est ce que nous voulons de Bond : voir un homme torturé, souffrir, réfléchir. La continuité de l’histoire, à travers l’ère Craig, est aussi remarquée. On revient en quelque sorte à ce que voulait Ian Fleming. La réalisation, la musique, le jeu des acteurs et l’intrigue nous font oublier que le film dure plus de 2h30. Même si inconsciemment, j’espérais entendre une allusion au Dr No ou à Emilio Largo, ce film est excellent. Un bon divertissement, un bon moment!

Je pourrais aussi longuement parler de l’excellent acteur Christopher Waltz, celui qui incarne le parfait vilain, que ça soit dans Spectre ou Inglourious Basterds de Quentin Tarantino. Une autre fois peut-être…

Bon cinéma!

 

 

 

 

 

Le retour des Nordiques de Québec?

Gilmour_therrien2

Le Centre Vidéotron est en opération depuis septembre 2015. La population de Québec attend ses Nordiques. C’est un peu normal, le départ de son équipe fétiche laisse encore un grand vide.

Loin de moi de vouloir jouer le rabat-joie, le bougon ou le nostalgique de la « bonne époque ». Je suis peut-être trop analytique ou réaliste. Alors que Québec veut se doter d’une équipe de la LNH, le hockey est depuis quelques années, très terne.

Je suis un amateur de hockey depuis toujours. Cela a même frôlé la folie. Notre regard peut changer de perspective, ou la vie évolue tout simplement.

Le sport professionnel, spécialement le hockey, maintenant pratiqué par des robots surentraînés, devient aseptisé, sans émotion. On veut éviter la controverse, de trop parler ou d’exciter l’adversaire. La vitesse et l’excellente exécution sur la glace ne sont pas le problème, ni même l’image positive projetée par les joueurs. Le problème est ailleurs : le partisan moyen, celui qui paie les billets et les produits dérivés, qui jadis était un vrai passionné, ne semble plus aussi enthousiaste. L’absence évidente de ferveur dans les gradins est accompagné d’un jeu passé à un niveau trop technique, dicté par des stratégies de plus en plus sophistiquées. Les parties passent à un rythme effréné, les équipes se ressemblent tous un peu – merci la parité – et les rivalités, autrefois fécondes et passionnantes, ne sont plus l’ombre d’elles-mêmes.

Une presse majoritairement « puritaine », ne souhaitant plus de bagarres, ni de jeux virils, a réussi, au gré du temps, à passer son message. Elle pense, à tort, que simplement le beau jeu définie le sport. Elle se trompe. Le «politicly correct », tant à la mode dans le monde politique est maintenant la norme dans le sport. Un mot de trop dans les médias et un joueur sera sermonné. Une intensité normale sur la patinoire sera désormais pénalisée. Les amphithéâtres modernes, conçus sous la même mouture, renversent les traditions et les sentiments d’appartenances. L’ambiance électrisante des anciens domiciles n’est qu’un lointain souvenir.

L’exubérant Michel Therrien de 2000 a disparu, il a été remplacé en 2015 par un clone de Bob Gainey : discours gentil, visage sans réaction, attentif aux relations publiques et non à ses émotions. Ce sont les émotions qui font vendre le sport, nous devons le crier haut et fort. Le contrôle de l’image par la LNH et les diverses organisations est maintenant répandu. Les idoles sont éphémères, tous ayant la même personnalité, la même étiquette. Si un fervent de hockey comme moi le délaisse progressivement, que restera-t-il? Des amateurs occasionnels, sans fidélité.

Québec, êtes-vous toujours si fébrile à l’idée d’avoir une équipe?

Battre l’État Islamique

justin-trudeau-and-sophie-gregoire-trudeau-in-vogue

Dans la foulée de l’arrivée de réfugiés syriens au Canada et de la guerre que mène l’Occident au terrorisme (vis à vis l’État islamique – ISIS – entre autres), nous avons entendu dans les médias beaucoup d’information et de commentaires. La population est préoccupée par les diverses menaces et la question de sécurité est mise de l’avant de plus en plus.

La venue du gouvernement Trudeau a changé la donne pour le Canada. Au lieu d’être à l’avant-plan et appuyer nos alliés face aux agressifs et sauvages groupes terroristes, le Canada reculera et deviendra très timide. Le premier ministre Justin Trudeau a crié à Paris, le 30 novembre 2015, lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques « Canada is back », faisant référence à la lutte contre les « changements climatiques ». Le Canada sera effectivement de retour parmi les joueurs majeurs au niveau de l’environnement, mais encore une fois, son influence général sera à contre-courant, de second ordre, soit sans envergure, voyant la planète avec des lunettes roses, pour qui les trousses médicales, les denrées alimentaires et l’agitation du drapeau blanc seront suffisants, dans cette vive lutte actuelle contre le terrorisme. Le Canada regardera la parade, sous des allures de gamin innocent. Avec un tel comportement, ISIS sera on s’en doute hospitalier et respectueux envers l’aide humanitaire et les tenants de la Croix-Rouge soutenus par le Canada… Trêve d’ironie, on le sait tous, ce n’est pas avec des sandwichs et des pansements que nous allons vaincre ces barbares islamistes.

Nous sommes en guerre, c’est une réalité. Nous pouvons faire semblant d’être présent, d’être gentil, faire de beaux sourires, avec des promesses creuses, mais le Canada doit au contraire montrer du cran et faire preuve de leadership. Avec Trudeau fils, il est évidemment impossible d’envisager cet élan, notre pays se cachera sous des principes archaïques de maintient de la paix, de roses au bout d’un fusil, comme l’a poussé Lester B Pearson, ex premier ministre du Canada (1963-1968), à une époque très différente de la notre : c’était les débuts du peace and love, la macabre deuxième guerre mondiale ne remontait pas à si loin et le terrorisme tel que préconisé par l’islam, n’existait pas.

Je sais pertinemment que les Canadiens ne sont pas habitués à un conflit opposant une force prônant la destruction de notre mode de vie occidental, une force souvent invisible, agissant subitement. Le territoire canadien n’a pas vu de guerre depuis la milieu du 19e siècle. Loin sont les tranchés, parlons plutôt de terreur qui est propagée de façon violente et sous les habits d’une cause politique et religieuse : explosions de voitures, attentats à la bombe, fusillades etc. Quel visage montrerons-nous si nous décidions vraiment de retirer, comme M. Trudeau le suggère, nos avions de chasse canadiens du Moyen-Orient? Alors que 2015 fût une année sanglante et qui passera dans les annales pour l’une des plus meurtrières en ce qui concerne les attentats terroristes, le Canada va à l’opposée de la solution. Nous sommes partie intégrante de l’OTAN et nous avons le devoir d’être solidaire des pays avec qui nous sommes alliés. Notre crédibilité sur la scène mondiale est en jeu. Alors que l’Occident, pour vaincre l’État islamique, devra utiliser encore plus d’effort militaire, accompagné d’une lutte acharnée au sol, le Canada ira dans le sens contraire. On peut détester la guerre – on la craint tous et nous ne la souhaitons qu’en dernier ressort – mais notre société, ce qui inclut l’héritage que nous laisserons à nos enfants, doit se lever, être fier et agir promptement pour neutraliser complètement notre ennemi commun, l’État islamique.

Au moment d’écrire ces lignes, plusieurs dirigeants occidentaux ne sont pas les plus vaillants et semblent forts en parole mais très faibles en action. Barack Obama en est le meilleur exemple. Retirer nos avions de chasse pourrait « déplaire » à ces dirigeants, mais pour eux, cette guerre à ISIS n’est pas une priorité et leur esprit souvent socialiste, donc complaisant vis à vis l’islam et la guerre en général, ralentit notre lutte. Notre décision de 2015 sur les avions de chasse pourrait venir hanter le Canada dans quelques années, alors que plusieurs de ces dirigeants alliés ne seront plus en poste et que leurs remplaçants jugeront peut-être nécessaire d’intensifier la lutte à ISIS. Le Canada et son premier ministre seront alors pris au dépourvu et verront accentuer les pressions afin que le pays augmente ses efforts militaires. D’ailleurs, d’ici quelques années, il n’est pas à exclure que la situation se sera détériorée, voyant de plus en plus d’attentats meurtriers, de plus en plus de terreur dans nos villes, de plus en plus d’islam radical, ce qui inclut la charia. Il n’est pas interdit de prévoir un Donald Trump à la tête des États-Unis et Marine Le Pen, présidente de la France, d’ici 2 ans. Ces deux politiciens ont des discours dures mais justes vis à vis l’islam. Une lutte plus féroce serait envisageable, ce qui serait à l’opposée des discours plus modérés des actuels dirigeants.

L’Histoire nous a enseigné plusieurs leçons au fil des siècles : pour faire la paix ou se sentir en sécurité, on doit faire la guerre. C’est la réalité. La deuxième grande guerre mondiale est évidemment le meilleur exemple. Si tout les pays avaient léché le derrière d’Hitler comme l’a fait la France de Pétain, les nazies auraient gagné. Que serions-nous aujourd’hui?

La guerre en territoire syrien et iraquien, entre autres, est requise. Cette portion du monde cache et développe le terrorisme et l’absence de dignité humaine n’est plus à redire. L’expansion de la charia est leur idéal, et vous le savez sans doute, celle-ci est un code criminel digne du monde médiéval. Je demeure toujours sans mot lorsque j’entends des gens critiquer le sort que certains pays font subir à des dissidents ou certains groupes – les femmes, les gays etc., l’Arabie Saoudite est le meilleur exemple – mais qui s’opposent à une guerre qui viendrait palier à ces inégalités et cette cruauté.

Éliminer complètement le terrorisme parait illusoire, mais on peut tout de même envisager sa réduction. Pour l’éliminer, on doit aller à la source, ce qui implique la destruction de l’État islamique. Beaucoup de gens ont critiqué l’ex président américain George W. Bush d’aller combattre en Iraq, ou l’actuel président français François Hollande d’intensifier les frappes en Syrie. Mais si vous étiez le dirigeant d’un pays qui subissait des attaques terroristes, comment réagiriez-vous? Vous garderiez le silence? A moins d’être réellement naïf ou déconnecté, ne mentionner pas que vous auriez été pacifique, que vous auriez pardonné sans rien dire ou faire. Comme M. Bush suite au 11 septembre 2001, vous auriez sans doute couru à travers le monde pour retrouver les coupables. L’immobilisme n’est pas une option, mais l’être devient une lâcheté et synonyme de traîtrise.  Si on ne fait rien suite à une attaque, si on agite la peur, on cesse nos activités quotidiennes, on « approuve » par conséquent les gestes commis et on entre alors dans le jeu des terroristes. La guerre n’est jamais une chose amusante, mais elle est malheureusement nécessaire

Souhaitons que le premier ministre Trudeau agisse en chef d’État et surtout, dévie de ses beaux principes romantiques et accepte que le Canada fasse parti intégrante de la coalition contre ISIS et que la guerre menée soit du même coup efficace. Une action militaire au sol, je vous pris!