Archives mensuelles : juillet 2015

Alexis

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On se demande parfois quel personnage historique aimerions-nous rencontrer ou être. Jules César? Samuel de Champlain? Charlemagne? George Washington? Après la lecture du roman de Christine Kerdellant « Alexis ou la vie aventureuse du comte de Tocqueville » et des nombreux ouvrages du comte lui-même, Alexis de Tocqueville serait ma réponse.

D’abord, il a une personnalité attachante, qui me ressemble sur certains points. Il est curieux intellectuellement, timide, surtout lorsqu’il doit discourir devant de grandes foules, remplie de doutes, mélancolique et éternel angoissé.

J’admire sa carrière politique et d’écrivain. Auteur visionnaire et de talent, son amour de l’écriture et son immense héritage ne sont que quelques éléments à retenir. Il ne se contentait pas de faits et d’opinions, il allait à la source, le plus loin possible, afin de découvrir la vérité. Pensons à son inspirant voyage en Amérique.

Selon Christine Kerdellant, pour Alexis : « l’écriture le fait échapper aux douleurs de l’âme, elle lui permet d’oublier ses faiblesses, de combler certains manques, de se réconcilier avec lui-même et avec les autres. Elle est son salut ». Je me retrouve beaucoup dans cette description.

Il vécu aussi à une époque très mouvementée de la France (19èime siècle), ce qui forgea sa légende. Homme de convictions, et non d’ambitions, ses idées devaient triompher. La France était plus importante que tout.

J’envi cet homme de l’Académie française. Un homme adulé des femmes, qui a su trouvé un amour fusionnel avec Mary Mottley. C’est elle qui inspira, aidera et encouragera Alexis dans ses écrits et sa carrière politique. Un amour comme celui-là est rare. Il est inspirant et permet d’y croire.

J’aurais aimé être Alexis, un homme marquant et charismatique de la France moderne. Ses longues conversations intellectuelles dans divers salons parisiens, londoniens et américains, ainsi que ses rencontres inoubliables nous poussent à le jalouser un peu. Une vie trop courte toutefois, Alexis étant décédé à 53 ans seulement.

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Encore de la démocratie en Amérique

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Existe-t-il un système politique idéal? La démocratie – car c’est d’elle qui est question ici – comporte plusieurs alternatives.

La république est l’une forme les plus connues, mais il y a également la monarchie constitutionnelle à régime parlementaire.

Au Québec, nous vivons selon un régime parlementaire. Le parti ayant le plus de députés élus forme le gouvernement. Ce système comporte plusieurs faiblesses importantes.

Depuis l’arrivée des médias sociaux, le politicien moderne est scruté sous toutes ses formes. Chacun de ses commentaires sera repris et analysé. Parallèlement, plusieurs médias ont vu leurs animateurs muselés par des poursuites en diffamation. Au Québec (et en Occident en général), la langue de bois est maintenant de mise.

La ligne de parti a toujours été présente dans le monde politique, mais de plus en plus, elle est incontournable. On veut bien paraître, ne pas faire de controverse, être aimé de son chef. On rêve d’avancement, d’être populaire. Le monde politique actuel, plus que jamais, en est un de pouvoir, et non d’idées. En général, on se magasine un parti politique pour faire avancer notre carrière, non pas pour faire avancer le Québec.

La présence de partis politiques nuit à la démocratie. Elle augmente le cynisme de la population. Un parti politique est une mini entreprise. On veut amasser de l’argent afin d’avoir les poches pleines pour des campagnes électorales ou pour se faire de la publicité. On veut également remercier sa clientèle et sa base – donateurs, groupes de pressions – pour services rendus. Le favoritisme est la plaie d’un parti politique. Un bon « soldat » se verra récompensé par un poste quelque conque dans la fonction publique, comme conseiller ou comme ministre. Les personnalités fortes – en gueule – d’un parti se verront aussi accorder un poste important afin de les garder dans le rangs, de ne pas les voir partir ou pour satisfaire leur ego.

Une membre influent du parti, s’il est mécontent, peut causer des dommages considérables. Pensons à l’esprit d’équipe déclinant, au torrent médiatique ou à une crise interne. Il n’est pas rare de voir un ancien politicien déchu ou un ancien conseiller promu dans un poste noble. Les compétences ne sont donc pas la clé, il faut le concevoir avec dépit. La chaise musicale que nous voyons souvent, parmi les postes de hauts fonctionnaires, lors de changement de gouvernement, résume tout. N’oublions pas que la corruption apparaît souvent lorsqu’il est question de dons à un parti ou lorsque le temps est venu de retourner l’ascenseur à quelqu’un.

Je n’ai jamais été un partisan des partis politiques. La liberté d’expression n’y existe plus de façon précise. Les dirigeants d’un parti (le chef, hauts conseillers) exigeront toujours un discours unique, sans discordance, au détriment d’idées contraires. Une majorité de membres/députés va alors s’autocensurer. Ces carriéristes ne veulent pas perdre la possibilité d’une promotion future ou d’une meilleure place dans la hiérarchie sociétale et gouvernementale. Ils veulent de plus absolument éviter l’isolement politique. Se taire par peur d’un échec professionnel devient plus important que l’appel à ses convictions. Le mutisme à son meilleur, un déshonneur vis à vis sa conscience.

En 2015, la ligne de parti, la bible des membres, n’est que rarement contournée. Un parti porteur d’un seul message démontre, aux yeux de la population, un parti uni. Une chicane de famille ou des débats vigoureux démontrent à leurs yeux un malaise qu’il faut éviter. Qu’est-ce qu’en penserait l’électorat? Tout est une question d’images, de faire comprendre à la population que le parti est bien préparé et apte à gouverner, possédant un discours limpide, claire, efficace. Mais en théorie, ce discours est vide et rempli de clichés, car un seul mot résume l’objectif suprême : pouvoir. Une fois au pouvoir, la ligne de parti demeure aussi. Le message du gouvernement doit bien passer, être sans anicroche, pour éviter d’être trop terrassé par les médias, les groupes de pression, les autres partis. Si on veut être réélu, on doit avoir une image cohérente et la moins négative possible. La réélection est plus importante que le travail à faire pour améliorer le sort de sa province, de son pays…

La politique en 2015, c’est l’abnégation des idées. On ne mise que sur le style, sur l’enrobage. Chaque politicien devient une caricature de son parti, une personnalité sans saveur, sans conviction. Et si part malheur, un commentaire, un « tweet » ou une photo déborde du discours ambiant, c’est la panique. La valse des excuses bidons jaillit. Le politicien moderne n’assumera jamais ses propos, préférant discourir une sortie de crise pathétique, planifiée par des génies du briefing creux.

Que faire?

Il est facile de critiquer sans amener des solutions. Je ne suis pas constitutionnaliste, ni juriste. Je ne dis pas non plus que les changements proposés ici seront facilement réalisables. Je dis seulement qu’une discussion nationale est requise sur des sujets à la base de notre vie publique : l’élection de nos élus et la vie parlementaire.

Un système fonctionnant selon les convictions profondes de chacun obligerait la disparition des partis politiques. Chaque candidat se présentant devant l’électorat devra le faire en son nom, son c.v et ses idées. Ces élus formeraient l’Assemblée nationale. Les députés, au nombre de 125 actuellement, auraient l’indépendance de pensée et pourraient voter selon leurs convictions profondes ou d’après les volontés de leur comté respectif, leurs véritables commettants.

La notion de députés indépendants est totalement absente de la politique actuelle. De temps en temps, un député quitte son parti et devient indépendant – par défaut – mais il ne faut pas oublier qu’il fût élu d’abord sous une bannière et non pas individuellement. La révolution proposée concerne l’élection, le moment du choix populaire. Choisir entre des individus permet l’avancement d’idées, ce qui est nettement plus judicieux que d’entendre le même refrain partisan.

Le premier ministre, qui représente actuellement le parti ayant le plus de députés, devrait être élu au suffrage universel. Le président des États-Unis et les maires québécois sont présentement élus de cette façon. Pourquoi pas notre premier ministre?

Évidemment, celui ayant le plus de prestige, le plus d’argent, le plus de visibilité partirait la campagne avec une longueur d’avance. Mais la population n’est pas si idiote. Parfois, effectivement, elle votera pour le plus charismatique, le plus charmant des candidats, mais en temps normal, elle sera en mesure de déterminer le meilleur candidat. L’importance de la présence des médias dans le cadre d’une campagne, sera majeure. Ceux-ci devront toutefois dépeindre de façon neutre les différents candidats. Une couverture biaisée n’est donc pas souhaitable…

Une fois élu, le premier ministre pourra sélectionner son cabinet parmi les députés élus ou à l’extérieur, si le choix est plus pertinent. N’ayant pas de faveurs à redistribuer – chaque député ayant été élu individuellement, sans aide d’un parti – le premier ministre pourra alors choisir les meilleurs. Le premier ministre n’aura pas à offrir les fonctions de ministres selon la région du député par exemple, pour remercier celle-ci d’avoir votée du bon bord. Le vote universel du premier ministre ne rendrait aucune région redevable.

Le gouvernement ainsi formé pourra promulguer des lois. L’Assemblée nationale aura toujours la possibilité de voter sur les divers projets présentés par le gouvernement. Si un vote toutefois n’est pas à l’avantage du gouvernement, le premier ministre sera en mesure d’afficher un droit de veto pour renverser la décision de l’Assemblée. Le premier ministre a été élu pour prendre des décisions. Les députés le sont pour conseiller, débattre, déstabiliser, mais jamais pour dicter la voie à suivre.

Les abus de pouvoir

Évidemment, si le premier ministre abuse de son droit de veto, plusieurs conséquences le rattraperont.

Moralement, ces abus seront mal vus par la population. Les politiciens ne sont pas tous des gens sans scrupule. La majorité des nos élus est honnête et ne voudra pas défendre l’indéfendable. Tôt ou tard, l’arrogance ou le non respect de la démocratie reviennent hanter. On mentionne souvent que la population oublie vite et ne s’intéresse pas à la vie politique. En général cette affirmation est fausse. Il y a évidemment des ignorants, mais le peuple, par différents moyens – médias, discussions entre citoyens – s’aperçoit assez rapidement des mauvais coups d’un gouvernement… surtout dans cette ère des médias sociaux. Lors des élections subséquentes, les membres du gouvernement subiront les conséquences d’un abus de pouvoir. Un politicien devrait, néanmoins, agir selon les intérêts du Québec et non pas de sa réélection. Si une décision, malgré son impopularité, doit se prendre pour les bienfaits de la nation, le gouvernement doit la prendre sans hésiter.

Un vote de non confiance de l’Assemblée nationale envers le gouvernement pourrait aussi devenir une possibilité. Toutefois, il faudra un vote ferme, par exemple du deux tiers, afin d’éviter les « poutchs », les guerres personnelles et les élections trop fréquentes. Un gouvernement incompétent ou corrompu serait donc en danger de mort, surtout par le fait que les députés devant lui ne seront jamais conquit d’avance. Ce vote de non confiance ne touchant que le poste de premier ministre, l’élection subséquente ne concernerait que ce poste. Un député voulant devenir premier ministre devra démissionner et tenter sa chance.

La révocation (Recall) devra également être un processus à intégrer. Celle-ci signifie qu’un premier ministre pourrait, à la suite d’une demande massive de la population, perdre son poste et voir des élections déclanchées. Le premier ministre pourra se représenter et faire valoir ses points. Toutefois, un peu comme le vote de non confiance, il faudra éviter de voir cette solution trop souvent appliquée. Les groupes de pression – pensons ici aux syndicats – souvent très organisés, riches, déstabilisateurs, auront alors accès à un moyen facile pour défaire un gouvernement ne leur plaisant pas. On devra alors envisager qu’un nombre élevé de citoyens – seulement les cas extrêmes passeront, et ceux-ci sont rare dans une démocratie –  signe une pétition reconnue par l’Assemblée nationale, et ce, dans un court laps de temps. Un signataire devra être identifié, selon le même principe que le vote électoral, afin d’éviter la fraude. Un vote internet n’est pas à recommander. Un protestataire sérieux devra se lever de son écran et faire l’effort de signifier son mécontentement. D’ailleurs, ce qui est bon pour un chef de gouvernement le serait aussi pour tout député. Le recall touchant chaque parlementaire. Les conditions applicables seraient évidemment différentes pour un député.

Les lignes de parti, répétons le, sont néfastes. Elles empêchent la libre expression et de véritables débats. Les partis politiques permettent un certain favoritisme exécrable. Ce favoritisme n’est toutefois pas nouveau. « Voter du bon bord », est une expression connue. Si un comté vote pour le parti au pouvoir, il va en bénéficier. En campagne électorale, on cible souvent des comtés « achetables » et nos politiciens y vont de calculs politiques, passant par les fameuses promesses électorales. Un nouveau pont, une nouvelle route, un nouveau parc etc.  Il est si facile de dépenser l’argent des autres, celle des contribuables.

Pouvoir fort

Le nouveau système décrit produira-t-il un chantage éhonté de la part de certains députés? En effet, certains élus pourraient refuser de voter – idéologiquement ou par frustration – en faveurs d’un projet de loi. En accordant un pouvoir fort au premier ministre, avec le droit de veto, aucun cadeau ne sera à accorder pour acheter le vote d’un député. Un pouvoir fort au premier ministre, toujours sous le joug toutefois d’une démocratie saine et de mesures exceptionnelles pouvant être appliquées.

Certains y verront une approche dictatoriale ou antidémocratique. En effet, la norme actuelle veut qu’un projet de loi soit sanctionné par une majorité de voies. Cette règle ne tient plus la route tellement les périodes de votes parlementaires (et de questions) sont partisanes. L’enjeu n’est plus le projet de loi mais la joute politique l’entourant. L’opposition va toujours aller à l’encontre du gouvernement, peu importe le contenu du projet de loi.

Le vraie démocratie doit se faire par les élections et les mécanismes d’éviction d’un gouvernement. Elle est aussi accompagnée des débats publiques, médiatiques et parlementaires. Toutefois, un politicien voulant se faire élire ou réélire fera souvent l’erreur de plier ou reculer aux minorités, celles qui souvent ont beaucoup d’influence tant médiatiquement que monétairement. La tyrannie des minorités afflige actuellement notre démocratie. Les crises d’accommodements raisonnables en sont des preuves tangibles. Un gouvernement fort et indépendant pourra aisément faire fit des pressions hypocrites, souvent soutenues par des organisations dogmatiques et sectaires. La mollesse des politiciens actuels en sera fortement réduite. Un pouvoir fort est le seul moyen de parvenir à un gouvernement efficace, à l’abri des pressions externes.

Revoir certains rôles

Pour éviter toute confusion et surtout un dédoublement de tâches, un candidat ne pourra jamais se présenter, pour la même campagne, à un poste de député et à celui de premier ministre. Le travail de député est différent de celui d’un premier ministre. Le député doit être à l’écoute de son comté, ce qui, actuellement n’est pas le cas, en raison de la trop grande partisanerie politique.

Le député doit agir pour une population ciblée – son comté – alors que le premier ministre doit agir dans le bien général. On devra, je le répète, même envisager qu’un cabinet ministériel ne soit pas complètement élu. Un ministre non élu comporte un manque démocratique, mais apporte un élément de compétence et d’absolu dévotion au poste.

Actuellement, la norme veut qu’un ministre provienne de la députation. Cette norme comporte deux inconvénients majeurs. Le premier est la négligence de son travail de député, celui de ministre étant très exigeant. Le deuxième est la complexité souvent de la tâche à accomplir. Un député nommé ministre n’est fondamentalement pas apte à accomplir cette mission. Par exemple, comment un député n’ayant aucune expertise dans l’agriculture pourrait être nommé à ce ministère? Avec le système actuel, les ministres sont nommés non pas pour leur compétence, mais pour répondre à des besoins politiques précis. Le premier ministre a de plus un bassin de candidats très limité : sa députation. Parmi l’éventail de députés, qui est vraiment compétent pour un poste de ministre? Très peu.

Les premiers ministres ont souvent un casse-tête à résoudre pour former un cabinet : nombre suffisant de femmes, représentativité de chaque région, faire plaisir à des députés fidèles etc. On agit ainsi par complaisance et stratégie. Il faut stopper ce raisonnement. Si aucun député n’a les qualifications pour être nommé à la tête d’un ministère donné, on doit aller à l’externe. Un économiste de renom pourrait, sans être élu, devenir ministre des finances. Actuellement, plusieurs personnalités de prestige et de qualité ne se lancent pas en politique pour éviter la joute partisane, mais aussi ne pas perdre du temps sur les banquettes de l’opposition. On perd de grands talents! La seule note négative de ces nominations devient l’embauche d’un ami. Ce risque est présent, mais si ce dernier est compétent, est-ce pire que nommer un député n’ayant pas les outils professionnels requis pour le poste? Le premier ministre, en 2015, ne s’empêchera pas de nommer ministre un proche devenu député, et qui seulement son implication dans le parti et sa proximité du chef auront suffit à sa nomination. Sans parti, un premier ministre n’aura pas de bouche à nourrir.

Suffrage universel

Comment élire le premier ministre est aussi une question primordiale. Doit-on déclarer gagnant celui ayant reçu le plus grand pourcentage de votes lors d’un seul suffrage universel – avec la possibilité d’être élu, exemple, par seulement trente pourcent de la population – ou devons-nous exiger une majorité absolue (cinquante pourcent), impliquant dès lors la grande possibilité d’un deuxième tour de scrutin? Le premier tour retiendrait les deux meilleurs scores, et le second confirmerait le vainqueur. Laquelle de ces solutions est la meilleure? Laquelle éviterait un trop grand nombre de candidatures? Il faudra évidemment exiger certains critères précis de base: âge, dépôt en argent, signatures etc. Des règles à respecter pour éviter un trop grand nombre de candidatures indésirables et clownesques.

L’argent ne devra toutefois pas être un critère majeur de réussite pour briguer le poste. Exiger un dépôt trop élevé fera reculer plusieurs candidats et des critiques fuseront sur le pouvoir et la richesse. Toutefois, pour être candidat, une formule devra démontrer le sérieux d’un individu. Dépôt en argent, des appuis suffisants, un examen des antécédents criminels, un test de connaissances et ainsi de suite. Le directeur général des élections serait celui en charge de ce fardeau.

Une campagne électorale, on le sait, coûte cher : pancartes, publicité, déplacements etc. En l’absence de partis politiques, chaque candidat devra faire sa propre promotion. Des donateurs évidemment se pointeront le bout du nez. Les règles éthiques et électoralistes actuelles devront être maintenues. Un don politique ne devra jamais dépasser un montant prédéterminé. On veut évidemment ici éviter qu’un premier ministre nomme un généreux donateur à un poste clé de son cabinet. Une promotion nationale – pour le poste de premier ministre – coûtera évidemment plus chère que celle locale d’un député, pour un comté de la province. C’est pourquoi une campagne électorale devrait être de courte durée, accompagnée de plusieurs débats, afin d’éviter les dépenses importantes, favorisant ainsi les candidats plus fortunés. La présence vigoureuse des médias est capitale afin d’offrir la visibilité à tous.

Qu’en pensez-vous?

« Dans les démocraties, chaque génération est un peuple nouveau ». –Alexis de Tocqueville