Archives mensuelles : juin 2014

Top 50 des meilleurs albums de musique

Mon Top 50 des meilleurs albums de musique de tout les temps.

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Afin de faire changement des textes politiques ou plus « intellectuels », voici quelque chose de plus léger. Le Festival d’été de Québec 2014 arrive à grand pas, parlons musique.

On a tous des albums favoris, que nous écoutons encore et encore.
Il peut être difficile de les classer. Le genre de musique, le nombre de succès, la qualité générale de l’album sont autant de raisons pouvant influencer nos choix.

Je ne suis pas un grand fan de la musique actuelle, je suis plutôt du genre « old School », donc cette liste va surtout comporter des albums datant d’au moins 10 ans.

Pour former cette liste, aucun « greatest hits » ni album « live » n’étaient permis. Je n’ai pas ajouté non plus de trames sonores de films ou de séries télé.

Une ou deux chansons populaires ou excellentes ne font pas nécessairement un album de qualité. Ca prend un mélange de hits et des chansons que l’on aime écouter sans pour autant qu’elles soient connues du grand public. Le meilleur album sera celui qui s’écoute le plus aisément du début à la fin, sans avancer le CD. Il était bon hier, il l’est aujourd’hui et le sera demain.
Il y aura des oublis, évidemment, car je n’ai pas pu écouter 100% des albums existants. D’excellents artistes ne sont pas dans cette liste. Je pense à Queen, les Stones, Elton John et à Offenbach. Cela prouve le nombre important d’albums mémorables et qu’un CD doit être bon de A à presque Z, pour être nominé.



rrrrt50. SONG FOR THE DEAF, Queens of the Stone Age (2002), excellent album, avec certaines longueurs, contenant la méconnue Mosquito Song, mais aussi No one knows!

49. SLIPPERY WHEN WET, Bon Jovi (1986), succès après succès, des chansons efficaces. On ne réinvente pas la roue, mais c’est un album très agréable.

48. II, Led Zeppelin (1969), un album classique, comprenant le duo Heartbreaker- Living Loving, et qui demeure inégalé dans l’histoire du groupe.

47. KICK, INXS (1987), loin d’être mon groupe préféré, mais on doit admettre que l’album a plusieurs excellentes chansons, c’est quasiment un « greatest hits ».

46. HARMONIUM (éponyme), Harmonium (1974), le premier album du groupe, leur plus connu, leur meilleur. Il s’agit, selon plusieurs, du meilleur album jamais paru au Québec. Quand tu as envie de relaxer, de planer, d’écouter de la guitare acoustique, c’est l’album à avoir!

45. OK COMPUTER, Radiohead (1997), un groupe qui s’est perdu dans les dernières années, mais qui passait aux ligues majeures avec cet album. Paranoid Android demeure l’une des meilleures chansons que j’ai entendu dans ma vie.

44. ACHTUNG BABY, U2 (1991), je n’ai jamais vraiment aimé le groupe, mais cet album, je dois l’admettre, est excellent. Il sonne quelque peu différent des autres.

43. HYSTERIA, Def Leppard (1987), l’un des seuls albums dans cette liste que je ne possède pas. On peut presque dire que c’est le seul « bon » album du groupe, car 75% des succès du groupe y sont présents.

42. BE HERE NOW, Oasis (1997), je ne suis pas un grand fan de ce groupe, et je dois avouer que depuis cet album, aucune chanson de leur répertoire ne m’a accrochée. Toutefois, cet album a plusieurs bonnes pièces, très accrocheuses.

41. VAN HALEN (éponyme), Van Halen (1978), leur premier album, le meilleur de Van Halen. De gros succès, il y a quelques chansons plutôt ordinaires également, d’où le rang assez haut de cette parution.

40. HYPNOTIZE, System of a Down (2005), s’écoute du début à la fin, mais il n’y a pas de grand succès radio. C’est la suite de Mezmerize. Il le complète à merveille.

teeeete39. MONSTER, REM (1994), cet album n’est pas tellement loin, en terme de qualité, d’ Automatic for the people. Un son plus rock, plus solide, plus mordant. Bang and Blame est un délice.

38. TEN, Pearl Jam (1991), le meilleur album du groupe, le catalyseur de leur succès. Jeremy et Even Flow y sont.

37. BEAU DOMMAGE (éponyme II), Beau dommage (1994), oui, un autre groupe du Québec! Je ne suis pas friand de la musique de chez nous en général, mais j’adore la musique de Beau Dommage. Leurs albums, spécialement celui-ci, s’écoutent facilement. L’harmonie des voix est leur marque de commerce.

36. NO 4, Stone Temple Pilots (1999), du STP avec un son différent des albums précédents. Atlanta demeure une chanson méconnue, mais géniale.

35.  …AND JUSTICE FOR ALL, Metallica (1988), One, c’est la meilleure chanson de tout les temps, aucun doute dans mon esprit. Le reste de l’album est aussi de grande qualité.

34. NEVERMIND, Nirvana (1991), je ne suis pas un mordu du groupe, mais on parle ici d’un album marquant de ma génération.

33. OÙ EST PASSÉE LA NOCE ? Beau dommage (1975), un album avec quelques succès seulement, mais surtout, incluant des pièces magistrales et recherchées. Un incident à Bois-des-Filion demeure le summum du groupe.

32. THE RAZORS EDGE, AC/DC (1990), album qui est parmi les meilleurs du groupe. De gros succès, peu de temps mort.

31. AUTOMATIC FOR THE PEOPLE, REM (1992), leur meilleur album, sans aucun doute. Drive et Man on the moon sortent du lot évidemment. Il y a certaines longueurs, mais les gros « hits » compensent énormément.

30. 18 TIL I DIE, Bryan Adams (1996), j’ai longtemps été un fan de Bryan Adams, mais depuis plusieurs années, ses albums sont d’un ennui mortel. Je vous étonnerai peut-être, mais parmi l’éventail de sa discographie, c’est cet album que je préfère. J’aime toutes les chansons!

29. 1984, Van Halen (1984), du rock, avec des synthétiseurs, digne des années 80. Rien de quétaine toutefois. L’album a bien vieilli.

28. LES COLOCS (éponyme), Les Colocs (1993), si on exclut la médiocre Séropositif Boogie, l’album est sans faille. Des chansons que l’on connait par coeur.

27. 21st CENTURY BREAKDOWN, Green Day (2007), la suite de American Idiot, l’album est une coche (très petite) moins efficace que son prédécesseur.

fsffsasfafsafdas26. LIEBE IST FÜR ALLE DA, Rammstein (2009), un album complet, sans anicroche. Il n’y a pas de chanson médiocre, le groupe ayant atteint leur apogée et leur pleine maturité. Ne pas comprendre les paroles n’est pas un obstacle!

25. COME CLEAN, Puddle of Mudd (2001), plusieurs gros succès radio, c’était à l’époque une découverte absolue. Certaines chansons ont des paroles très drôles (She Fucking hates me, entre autres). Pour les autres albums du groupe, on repassera …

24. MUTTER, Rammstein (2001), l’album du groupe comprenant le plus de chansons à succès.

23. METALLICA « le black album », Metalicca (1991), le premier album vraiment commercial du groupe, celui le plus populaire également. D’immenses succès, des chansons moins longues et recherchées.

22. BACK IN BLACK, AC/DC (1980), malgré les succès usés à la corde (voir ici You shook me all night long et Back in black), on ne peut nier que c’est le meilleur album du groupe, mais aussi le plus populaire et le plus complet.

21. CONTRABAND, Velvet Revolver (2004), plusieurs succès radio, il s’écoute facilement en entier. Réunion très réussie d’ancien membres de Guns N Roses et de Scott Weiland. Une révélation en fait.

20. HYBRID THEORY, Linkin Park (2000), l’album qui a lancé ce groupe, avec plusieurs succès importants. J’ai découvert ce groupe dans une fête de fin de session, au Cégep. Il permet de se laisser aller, avec un mélange de gros rock et un peu de rap. C’est très efficace et très différent.

19. BEAU DOMMAGE (éponyme I), Beau Dommage (1974), un album entrant dans la culture populaire du Québec. Les gros succès de la formation y sont regroupés. Textes, musique, un album simple, efficace.

18. TOXICITY, System of a Down (2001), l’album qui a lancé ce groupe, plusieurs succès monstres, l’album parfait pour se défouler, surtout sur Chop Suey. Des chansons intenses, qui donnent envie de sauter partout.

fffffffs17. LIES, Guns N Roses (1988), guitare acoustique, chansons solides. Patience!

16. GET A GRIP, Aerosmith, (1993), outre 1 ou 2 chansons plus ennuyantes, l’album s’écoute d’un bout à l’autre aisément. De gros « hits », dont Crazy, définitivement un point tournant dans l’histoire du groupe.

15. KISS (éponyme), Kiss (1974), le premier album du groupe et de loin leur meilleur, le plus facile à écouter au complet.

14. RIDE THE LIGHTNING, Metallica (1984), Metallica à son meilleur, de longues chansons envoutantes, un génie de création.

13. WISH YOU WERE HERE, Pink Floyd (1975), 5 chansons seulement, tous des succès. Shine on you crazy diamond se classe parmi les plus grandes oeuvres de tout les temps.

12. Sgt. PEPPER’S LONELY HEARTS CLUB BAND, The Beatles (1967), une liste sans les Beatles serait une honte. Album parfait … ou presque, le presque étant la pénible Within you without you, la chanson à la cithare.

11. REISE, REISE, Rammstein (2004), avec un son plus rythmé encore, cet album résume le succès général du groupe : rock dure, balade, mélodie.

sdds10. ABBEY ROAD, The Beatles (1969), succès après succès, une suite ininterrompue de bonheur pour les oreilles. Le concept de la fin de l’album est unique.

9. MOVING PICTURES, Rush (1981), album époustouflant, du début à la fin. Yyz et Tom Sawyer s’y retrouvent. Ce n’est pas un groupe apprécié de tous, je concède, mais leurs mélodies et arrangements dépassent et de loin ce que les artistes actuels peuvent faire. Chef d’oeuvre!

8. USE YOUR ILLUSION, I & II, Guns N Roses (1991), on ne peut pas dissocier les 2 albums, ils sont sortis simultanément. Rock pur, métal, balade, tout y est.

7.  HIGHWAY TO HELL, AC/DC (1979), le dernier album avec le regretté Bon Scott. Aucun temps mort sur l’album, intense, du Rock N roll à son meilleur.

6. AMERICAN IDIOT, Green Day (2004), leur meilleure parution, des hits de grandes qualités, composé avec un « concept ». Green Day y va de chansons longues et recherchées. Album d’anthologie. Conçu pour de longs voyages en auto.

5. MEZMERIZE, System of a Down (2005), album également « concept » (avec Hypnotize), on parle de métal progressif d’une qualité inégalée. B.Y.O.B est LA chanson de la décennie 2000-10, avec ses hurlements et son riff diabolique. Aucun point faible. Il s’agit d’un des albums que j’ai écouté le plus souvent. Les paroles sont très engagées (je ne partage pas leurs opinions) et très crues par moment.

4. APPETITE FOR DESTRUCTION, Guns N Roses (1987). Que dire de plus que « Wow ». Chef d’oeuvre incontesté du groupe et de la musique rock en général. Aucune faille. Puissant, mélodique, album no 1 de plusieurs personnes à mon avis.

3. MASTER OF PUPPETS, Metallica (1986), l’hymne du métal par excellence. Point à la ligne!

2. THE WALL, Pink Floyd (1979), tant l’album que le film sont synonymes de chef d’oeuvre. Un album double « concept », qui sera difficile à égaler en termes d’intelligence et de mélodie.

ffffwwww1. DARK SIDE OF THE MOON, Pink Floyd (1973),  un album grandiose, parfait. Aucun autre album venait no 1 dans mon esprit. Que dire de plus ?

 

D’ailleurs, si je me souviens bien, le premier album que j’ai aimé et écouté, c’est Thriller, de Michael Jackson. Mémoire de jeunesse!

Et vous ?

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Rigueur, rigueur, rigueur

Rigueur, rigueur, rigueur

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Suite aux tristes évènements de la semaine dernière à Moncton, il y a eu lieu d’y ajouter des précisions. Je ne peux y échapper, compte tenu du caractère très publicisé de l’affaire. Cette tuerie est terrible, la pire des choses pouvant survenir. Ce n’est pas la première, ni la dernière fois où nous serons témoin d’un tel drame. La nature humaine, parfois, est difficile à saisir.

La couverture médiatique dans ce genre de nouvelle me répugne souvent. L’actualité « spectacle » est répandue et peu importe le sujet, on analyse tout dans les moindres détails ; le sport, la culture, la politique, les faits divers. Dès qu’un événement sort un peu de l’ordinaire, on va l’approfondir sur toutes ses formes. L’analyse politique sur une décision gouvernementale est légitime, celle sportive aussi. Les « sportifs de salon » ont été, sont, et seront à la mode. Il y a une multitude de stations de télévision, on doit remplir le temps d’antennes. La nouvelle réalité web rattrape aussi les médias.

L’actualité n’est plus tributaire du journal papier publié le lendemain, ni des bulletins télévisés. Elle va vite, on la retrouve aisément sur internet, sur les réseaux sociaux, en temps réel. Les chaînes de nouvelles continues telles RDI et LCN, ainsi que les journaux ont dû réagir à cette récente ère. Une des conséquences de ce changement fut l’introduction massive des commentateurs et éditorialistes de tout azimut. En général, on commente la politique, mais on y retrouve aussi une décortication de la société. Étudier en profondeur la dernière saison du Canadien, faire des reportages sur la nouvelle vie des ministres du cabinet Couillard, ou analyser le comportement d’une vedette de cinéma, peuvent paraître superflu, mais c’est de bonne guerre et très bénin.

On rencontre ainsi de plus en plus de spécialistes pour analyser une situation quelque conque, allant très fréquemment dans le TRÈS inutile. On fait appel à un avocat pour nous parler d’une cause du tribunal, à un ex-policier pour discuter du travail d’un agent, à un économiste pour nous entretenir de la fermeture d’une entreprise ou à une psychologue pour nous expliquer les répercussions d’un drame chez une victime. Ces personnes ne font en fait que donner leur point de vu, souvent inintéressant, impertinent ou tout simplement étrange. Ces « experts » jouent les gérants d’estrade, n’étant pas impliqué directement dans le dossier, le regardant de loin, sans en comprendre les raisons internes. On leur demande leurs avis tout de même, se contentant alors de généralités. C’est absurde, mais sans conséquences. Tu as le loisir de changer de poste ou de page.

Une limite atteinte

Toutefois, dans le cas de tueries, de massacres, de monstruosités – choisissez le terme qui vous convient- , le seuil de tolérance est atteint. Un évènement comme celui de Moncton, personne ne peut l’ignorer, autant par sa gravité que par la multitude de pages ou de topos que les médias diffusent. Ceux-ci, au lieu de se garder une « petite gêne », enfonce le clou et joue le drame à plein gaz. Nous sommes maintenant rendu à un point de non retours, celui, entre autres, de tracer le portrait du meurtrier. Un profil psychologique par ici, des photos de son enfance par là, on est complètement submergé de renseignements.

Pensons à l’attaque du Collège Dawson (2006), à la tuerie de Virginia Tech (2007), au bain de sang en Norvège (2011) ou au meurtre sordide de Luka Rocco Magnotta. Ces bandits, au lieu de demeurer des criminels, deviennent des vedettes instantanées. Dans certains cas, en étudiant leurs enfances difficiles ou leurs problèmes d’adaptation sociale, il en résulte quasiment de la pitié. De vulgaires monstres, ils sont transformés en victime. Je pousse peut-être un peu fort, mais la réalité n’est pas si loin.

Cette publicité gratuite suite à leurs méfaits, est en quelque sorte une récompense pour ces vauriens. Recherchant d’abord à faire le mal, se faire remarquer était, directement ou indirectement, une autre raison probable du crime commis.  A plusieurs reprises, la police a retrouvé des photos, un site internet, une page Facebook ou des lettres produites par le tueur. Le but était simple : faire parler de lui. Laisser une trace VOLONTAIREMENT, afin que l’on fasse de lui un héros, un martyre. Avoir son heure de gloire, sortir de l’anonymat, par un geste marquant, un geste d’éclat.

On doit être claire là-dessus :  il n’y a pas de pires choses à faire que de parler de gens qui ne le méritent pas. Est-ce que le meurtrier de John Lennon aurait été autant connu si on n’avait pas fait de lui la star des premières pages, la une des quotidiens? Ne vous trompez pas, on doit parler de l’évènement lui-même, des victimes, des conséquences, et nommer le responsable (avec sa photo), afin que sa réputation soit évanouie à jamais, mais arrêtons  là, s.v.p.

L’analyse crasse

Cependant, depuis trop longtemps, l’analyse médiatique du tueur porte également sur sa marque de céréale favorite, sa musique préférée, son passé, ses peines d’amour! On interview d’anciens camarades, un ancien professeur, son barbier, celui qui lui a vendu son dernier véhicule, et quoi d’autres? Un traitement de la sorte est-il répugnant ? Je le crois. Est-il aussi dangereux ? Oui. En poussant un peu loin la théorie, on risque même de faire haïr certaines catégories de gens qui n’ont rien à voir dans l’événement. Par exemples, les Asiatiques dans le cas de Virginia Tech (l’assassin était un sud-coréen) ou  les amateurs de musique métal dans le cas de Moncton et de la fusillade  de Columbine, en 1999 (ils écoutaient du Mégadeth ou de Marilyn Manson). Je me souviens de l’aversion pour les asiatiques suite à cette tuerie, et du regard que certaines personnes avaient sur ceux portant un t-shirt noir d’un groupe de métal. Avec tout ce battage médiatique, on peut arriver à trouver très stupides, bizarres ou excentriques, des personnes ayant les mêmes goûts ou intérêts que le meurtrier. Les amateurs de métal ont souvent été décrits de cette façon. Injustement.

Le meurtrier écrit les paroles d’une chanson de Mégadeth avant de commettre son crime? Tout les amateurs de ce groupe seront pointés du doigt, les médias ayant tellement insistés sur ce fait banal dans la description du tueur, qu’il deviendra un fait saillant majeur. De simple groupe populaire, on voudra le mettre à l’index. Un texte poétique d’artistes deviendrait-il l’une des causes de la tuerie ou un élément déclencheur ? Sérieusement ? Certaines personnes et commentateurs osent s’aventurer dans cette hypothèse.

Les seuls responsables sont les tueurs eux-mêmes, ce sont eux qui décident d’appuyer sur la gâchette, d’agir de la sorte. Avoir été élevé dans un environnement violent, jouer à des jeux vidéos ou écouter de la musique psychédéliques n’ont rien à voir avec ce geste crapuleux. Le cerveau agit selon sa conscience, point à la ligne.

« Il en avait contre l’autorité » dit-on. Et alors?’ « Il était un garçon timide », raconte un autre. Cela en faisait un suspect potentiel ? On doit se l’avouer, outre quelques rares cas où l’on pouvait voir venir le coup, ce type de massacre, ou dans une moindre mesure, le suicide d’une personne, sont quasiment impossible à détecter.

Le fameux registre

D’ailleurs, on peut aussi faire un parallèle avec le registre des armes à feu. Le fédéral l’a supprimé, le provincial, en colonisé, veut s’en créer un nouveau. En plus d’être coûteux, son inutilité est évidente. Si une personne veut causer un massacre, qu’un registre ou non existe, il trouvera une arme ou un autre moyen. Le problème n’est pas celui des armes à feu mais bien de santé mentale. Nous faisons face à un problème de santé déguisé en problème d’armes à feu. Ne soyons pas dupes. Mais qui dit troubles mentaux dit système de justice déficient. Je ne reviendrai pas sur cette aberration, que nous avons pu observer par exemple avec le dossier de Guy Turcotte.

Registre ou pas, il y aura toujours des tueurs. Toutefois, comment peut-on acheter des armes d’assauts aussi facilement ? Même avec un permis de chasse, pourquoi il est autorisé d’acheter ce type d’armement ? Il semble aisé d’en trouver, un registre ne serait donc pas efficient. Faire de la chasse avec une mitraillette ? Seule l’armée devrait s’en procurer.

« Les fusils qu’il a sur la photo, c’est des fusils qu’il a depuis un bout, ils sont toutes enregistrés, c’est un chasseur, il aimait ses armes », mentionnait un article de journal. Cette phrase résume tout : enregistrer une arme n’est pas synonyme de succès. Une barbarie est toujours possible. Une conclusion dure, mais vraie.

Que faire?

Comment faire pour enrayer le « star in the making » engendré par les médias? Passer une loi interdisant la publication du nom et d’une photo du tueur ? Nous sommes au Canada, un pays libre, qui ne doit pas limiter ni brimer le droit de parole des citoyens, médias, groupes ou autres. Comme le disait un jour Pierre Bruneau « rigueur, rigueur, rigueur ». C’est l’unique façon de contourner le problème. Les médias doivent faire un examen de conscience, revoir le sens moral de leurs publications et reportages. Dénoncer le meurtrier en le nommant et le montrant, c’est normal et souhaitable, mais pourquoi en vouloir plus ? La population en général est de nature curieuse, aimant les potins, mais elle a une moralité et n’est pas si « voyeuse ».

Une leçon pour tous!

Le coeur de Québec

Le coeur de Québec

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Je vis depuis toujours dans la région de Québec. Notre ville est belle,  de plus en plus divertissante. La ville dortoir de Jean-Paul Lallier est chose du passé. Quand nous visitons une nouvelle ville, en voyage entre autres, on est enclin à l’émerveillement, de tout voir en rose, de ne pas voir les travers de celle-ci. Mes voyages à Paris en sont le meilleur exemple. On ne fait qu’y passer, ne se dirigeant que vers les endroits touristiques, donc agréables à regarder. On n’y découvre pas les aléas de la vie quotidienne ou ses mauvais côtés. Les fameuses banlieues parisiennes, un vrai « dépotoir  » et amoncellement d’immigrants souvent incapable de bien s’intégrer et de réussir, ne sont pas à la vue du visiteur. Un parisien analysera sa ville d’une autre façon et sera porté à être négatif sur plusieurs aspects. La vision que j’ai parfois de Québec, peut donc être teinté de cet esprit du citoyen ne voyant que les éléments laids ou peu flatteurs de son milieu de vie.

Ce texte se voudra très constructif et touchera spécialement le quartier St-Roch. Je ne demeure pas dans ce quartier, mais j’y passe quotidiennement en voiture afin d’aller au travail. Ce secteur s’est beaucoup amélioré au cours des années, tant aux niveaux économique, architectural et  événementiel. Cette somme de succès amplifie donc le lustre retrouvé par St-Roch et améliore d’autant plus son aspect visuel. De quartier affreux, on peut maintenant affirmer qu’il est acceptable. Les Jardins St-Roch et la revitalisation de la rue St-Joseph résument l’erre d’aller entreprise au tournant des années 2000.

Il reste encore du travail à faire. Il en restera toujours. Rien ne pourra être parfait. Une ville est en constante évolution, accablée par différents cycles économiques, politiques ou autres. Québec n’y échappe pas. La présence de nids-de-poule, de graffitis, d’immeubles délabrés, de terrains marécageux en pleine cité ou de locaux vacants, ne pourra jamais être évitée complètement.

Les artères majeures à revoir

Parlons des artères majeures et principales  de St-Roch, celles-ci bordant par le fait même le centre touristique de la capitale.

La rue Dorchester, entre Prince-Édouard et du Roi, devrait être revue. On a déjà fait un grand pas avec le Centre Multiethnique de Québec : la bâtisse a été remise à neuf et décontaminée. L’aspect visuel sera remarquable, quoi que nous pouvons douter du type d’occupants qui y séjournera. Attention, je n’ai rien contre les nouveaux arrivants, mais on devra éviter d’y voir pondre un immeuble se transformant rapidement en taudis, sans entretien.

En jaune, les portions à revoir.

En jaune, les portions à revoir.

Mais pour ce qui est du reste de la portion problématique de la rue, on est devant une situation qui a assez durée. Rien ne se passe. Il y a beaucoup de locaux libres, des devantures laides ou non rénovées, des bâtiments à vendre depuis des lunes. On peut parler des mêmes ennuis, sur de La Couronne. Deux rues parallèles, deux  situations identiques.

L’imposant  projet de la Place Jacques-Cartier (http://www.quebechebdo.com/Actualites/2013-06-28/article-3296409/La-Place-Jacques-Cartier-sera-reamenagee/1) qui est toujours sur la glace et qui ne semble pas débloqué, serait le chaînon manquant, ou du moins la rampe de lancement pour le (re)renouveau de ce quadrilatère. La revitalisation de St-Roch a démarrée  il y a 15 ans environ. Elle fut un succès, mais l’équilibre reste fragile. On doit poursuivre sur la lancée. Les défis reliés à la popularité des banlieues devront amener les promoteurs, entrepreneurs, gens d’affaires et la ville à être astucieux et innovateurs.

Une ville pas si efficace!

Nous avons pu assister dans les dernières années à des beaux projets … sur papiers! Outre celui de la Place Jacques-Cartier, citons L’Îlot Irving, l’Îlot Esso, l‘Église Saint-Coeur-de-Marie de la Grande Allée, Le Diamant de Robert-Lepage, l‘Église Saint-Vincent-de-Paul et même celui d’immeubles sur le stationnement Ste-Hélène, rue Dorchester.

Alors qu’à ses débuts, le Maire Régis Labeaume promettait une facilité accrue pour les investisseurs de réaliser leurs projets, on remarque de plus en plus la lenteur, les difficultés encourues et le « veto » de la ville. Avec ses oppositions continues, ses référendums et autres moyens légaux, plusieurs comités de citoyens, ces « non-istes » bloquent trop fréquemment ces futures réalisations. La mairie devra trouver des solutions afin d’accélérer les demandes d’entrepreneurs et de répudier le pouvoir trop souvent exagéré de ces groupuscules égoïstes sans vision globale pour leur quartier.

Il y a eu certes des dossiers de complétés, pensons à l’amphithéâtre et quelques-uns en périphérie de la ville centre, mais ceux touchant le coeur même de Québec, avancent à pas de tortues. Nous pouvons comprendre l’hésitation de la ville pour des édifices patrimoniaux, mais dans la plupart des cas, l’aspect historique est totalement absent.

Les tractations spectaculaires de la vente du Concorde, causées par des commentaires odieux du Maire Labeaume et certains gestes freinant le processus, le démontrent. Et que penser des agissements de la ville envers les Écoquartiers de la Société Leboeuf et ceux envers Jacques Robitaille au sujet du site de l’ancienne Église Saint-Vincent-de-Paul?

Des solutions diverses

La ville de Québec était en pleine progression suite aux fêtes du 400e de 2008. Elle venait d’élire un nouveau Maire enthousiaste, provenant du domaine des affaires, et qui souhaitait offrir de « l’air » aux entrepreneurs. Où est passé cet esprit ?

Il ne faut pas tomber dans le piège de l’interventionniste extrême, accompagnés par un ralentissement marqué de la délivrance de permis de construction et d’un pouvoir continuel des groupes de pression ou de citoyens. Les décisions que prendra la ville sur ces trois axes dicteront l’avenir de Québec.

Un allégement bureaucratique et une réduction fiscale pour les entrepreneurs voulant rénover ou acheter des immeubles délabrés doivent être mis de l’avant. On aiderait ainsi une ville à s’embellir, à s’enrichir, tout en évitant aux gouvernements à débourser des sommes pour les travaux. On évitera aussi d’offrir des avantages à une entreprise à l’encontre d’une autre. Pensons aux subventions directes ou aux congés de taxes, qui sont en un sens, discriminatoires et subjectives. Le secteur privé doit être mis à contribution de façon grandement majoritaire pour la relance d’un secteur. La ville doit limiter le plus possible ses dépenses concernant des immeubles ne lui appartenant pas, mais elle peut avoir le rôle d’accompagnateur, favorisant une charge fiscale moindre pour les investisseurs voulant faire y des affaires. Une personne s’intéressant à la ville doit être traitée de façon convenable, et non pas de façon cavalière, ce qui s’apparente alors à une déconnection totale de la réalité.

St-Roch a un très bon potentiel. Proche des milieux touristiques, ayant lui-même des éléments intéressants pour les visiteurs, sa progression doit se continuer. Quartier d’abord ouvriers, plusieurs immeubles rappellent cette époque. On ne doit pas oublier que beaucoup de personnes y passent en « transit »,  pour accéder au Vieux Port, à la Colline Parlementaire ou au Vieux Québec. Il faut offrir la meilleure image possible de notre ville. C’est un point central, on doit le répéter.

Améliorer la beauté d’une ville, c’est lui redonné une fierté, une image de marque. Le charme d’une ville  passe  également par une connaissance de son identité, de son passé. Rendre hommage aux héros et aux évènements de notre histoire, par le biais de monuments ou de parcs, incarnent certes des idées classiques, mais elles permettent de redorer le blason d’une ville, et plus particulièrement, d’un secteur. Au lieu d’un bâtiment laissé à l’abandon par le propriétaire, pourquoi la ville ne pourrait-elle pas l’acheter, à un prix  symbolique, afin d’y apposer un mémorial en l’honneur d’une personnalité ayant marquée la ville? La statue de Sir Wilfrid Laurier située sur le Boulevard Langelier est un exemple typique. Sa présence, à la place d’un bout de trottoir ou d’un terre-plein, parait simple, mais elle change radicalement le décors de l’artère. Un monument est un signe de respect, de mémoire, donnant une belle allure à un endroit . Il peut même devenir, si correctement effectué, un élément touristique. Pensons aussi à l’ancienne statue de la Reine Victoria, détruite il y a plusieurs décennies, située dans le Parc Victoria, ou à celle de Jacques Cartier, à la place du même nom, sur de la Couronne (monument remisé pour le moment).

Statue de Sir Laurier

Statue de Sir Laurier

La Côte d’Abraham

Si les points soulevés plus haut peuvent paraître subjectifs, celui de La Côte d’Abraham est en mon sens le  plus grand point d’interrogation. Une grande « bataille »! Autant le bas de la côte a été embelli de belle façon, autant la portion du haut laisse franchement à désirer, et ce, depuis trop longtemps. Oui l’immeuble du Collège Bart a pris du mieux, mais tout de même !

Qu’en est-il :

– de l’affreux trou laissé par la démolition de l’Église Saint-Vincent-de-Paul ? Une chicane entre la ville et le propriétaire qui traîne en longueur. Un coin très névralgique de la ville, vu par la plupart des touristes qui doivent se déplacer entre le Vieux Port ou St-Roch et la haute ville.

– de cet ancien garage, maintenant entouré d’une clôture, laissé sans activité depuis au moins 5 ans. Est-ce qu’il y a un propriétaire ? Connaissez-vous la situation ? Encore une fois, c’est à la vue du touriste et de la population. L’achalandage et la circulation y sont très fortes.

Garage à l'abandon

Garage à l’abandon

–  de cet autre bâtisse abandonné, qui abritait des bureaux. Qu’elle est la situation ? C’est inoccupé depuis plusieurs années et situé à proximité des autres cas problématiques.

Bâtisse à vendre

Bâtisse à vendre

La Côte d’Abraham a beaucoup de potentiel. Du haut de la côte, la vue sur St-Roch et sur Les Laurentides est spectaculaire. A défaut d’un projet digne d’intérêt du privé, comme celui d’un hôtel concocté par le groupe JARO, un espace commémorant l’histoire de la ville de Québec pourrait trouver une place : un résumé des 405 ans de la ville. Un endroit unique pouvant devenir notre « Statue de la Liberté« , quelque chose d’historique, à fibre emblématique.

Le monument en honneur de Frédéric Ozanam, le fondateur de la Saint-Vincent de Paul, demeure toutefois l’exemple le plus probant. Outre l’aspect historique, un espace réservé à honorer un personnage rend davantage agréable une artère qui en arrache. On pourrait appliquer cette philosophie à plusieurs rues.

Frédéric Ozanam monument

Frédéric Ozanam monument

L’administration générale de l’ex-Maire Lallier a beaucoup laissé  à désirer, mais sa vision d’un lien entre St-Roch et la haute ville de Québec, « l’escalier », même si un peu farfelu, avait de quoi d’intéressant. Au moins, on voulait bouger!

D’ailleurs, ce secteur semble avoir des retards infinis, des longueurs interminables. Pourquoi ? J’entendais le maire Labeaume récemment se plaindre des délais trop longs pour obtenir un permis de construction ; en moyenne un an. La solution se trouve, entre autres là. Moins de bureaucraties, moins de consultations, plus de liberté, plus de projets.

Monuments, statues et financement

Étant de nature très conservatrice sur le plan économique, les dépenses pour ces idées sont réalisables,  à la condition d’être englobées dans une enveloppe budgétaire déjà prévue. Nul besoin de mentionner qu’elles devront faire l’objet d’une gestion très serrée.

Pour se transformer en l’icône de splendeur qu’elle est devenue, Paris a dû investir dans ses infrastructures. Je ne suis pas un rêveur, je suis réaliste. Québec mérite d’être encore plus belle. Toutefois, dans le contexte actuel des finances publiques du Québec, on ne doit pas dépenser sans compter. Les gouvernements devront privilégier certains projets et utiliser l’argent à même les budget existants des ministères.

La philanthropie du privé sur le financement de ces oeuvres sera cruciale. Le privé n’est pas le mal, amis gauchistes, laissons les travailler, prospérer adéquatement. Réduisons leur fardeau fiscale et atténuons les embûches bureaucratiques les atteignant. Un privé en santé est synonyme de richesse collective et d’un désir de redonner à la société. Ce n’est pas en étouffant une entreprise d’impôts et de paperasses, et en la traitant de profiteurs et de « maudits capitalistes » que celle-ci voudra investir de façon lucrative ou caritative.

La merveilleuse Fontaine de Tourny est un legs du privé, pour le 400e de Québec, ne l’oublions jamais! On doit répéter ce type de don dans le futur.

 

A bientôt!

Sylvain Gauthier, Québec