Archives mensuelles : mai 2014

L’importance de notre Histoire

L’importance de notre Histoire.

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L’Histoire, celle avec un H, est de plus en plus oubliée, surtout au Québec. Notre devise « Je me souviens » n’est plus tellement vraie et présente. On fêtait il y a quelques années le 400e de la ville de Québec. Le 375e anniversaire de la ville de Montréal s’en vient aussi en 2017.

A Québec, l’occasion était belle pour faire revivre notre histoire et de faire parler les événements et personnages. Outre quelques commémorations ici et là, on est passé à côté d’un moment névralgique pour nous offrir notre Histoire. D’en parler, de la raconter.

Notre identité et nos valeurs communes

Les braises des accommodements raisonnables, de la Commission Bouchard-Taylor et de la Charte des valeurs, sont encore très présentes. On se demandait quoi faire pour protéger notre culture, notre identité. Mais une identité ne commence-t-elle pas par ce que nous étions? Si on ignore d’où nous venons, comment pouvons-nous se décrire et se définir comme peuple? Le Québec est davantage que des chicanes « français » versus « anglais ». Depuis des décennies, on se déchire sur la question de la souveraineté, mais notre Histoire est tellement plus vaste et complexe!

Il convient de rappeler que l’année du 400e anniversaire de la Capitale Nationale du Québec constituait un très puissant levier pour sensibiliser les jeunes et la population à l’importance de connaître les origines et l’évolution de la présence européenne en sol nord-américain. Au-delà d’une date toute symbolique, le 3 juillet, et du rôle symbolique de la commémoration, ces festivités pouvaient permettre de replacer les divers événements marquants de notre épopée historique, dans une perspective de longue durée, et ainsi de mettre en relief ce long processus d’adaptation et de métissage qui marque l’évolution de la société québécoise depuis plus de 400 ans. Sans vouloir réduire l’histoire à une fonction strictement utilitaire, il va sans dire qu’une telle perspective ne peut qu’alimenter la réflexion et permettre de mieux décrypter la société actuelle dont le processus de métissage se poursuit toujours, avec ses bons et mauvais côtés. Le but ici n’est pas de traiter directement de la notion, par exemple, du multiculturalisme canadien, néfaste en soi à bien des égards, mais de mettre en relief l’importance de l’apprentissage et d’une compréhension de base de notre histoire nationale.

L’apprentissage de l’histoire contribue, en effet, à la formation d’individus susceptibles de mieux comprendre les débats et enjeux de leur société, à la lumière du passé. Il permet à toute personne d’établir les balises historiques de leur citoyenneté. Il leur donne ainsi la possibilité de comprendre des enjeux du présent, qui prennent véritablement leur sens quand ils sont envisagés dans une perspective historique. Les débats sur la question de la langue, entre autres, gagnent à être mis en perspective, puisque c’est en retraçant les origines et l’évolution de la présence française en Amérique, que la population pourrait mieux comprendre le sens et la portée de la question linguistique actuelle.

A l’heure où règnent Facebook, Twitter et les téléphones intelligents, bref, où rien ne va lentement, il est difficile d’intéresser la population en générale à l’Histoire. Imaginez pour les jeunes! S’intéresser à l’Histoire, l’analyser, la réfléchir, demandent un effort intellectuel constant. Quand la matière parait inutile, sans émotion, absente de concret, la côte parait difficile à grimper. Voilà une raison majeure pourquoi l’intérêt pour ce domaine doit se faire d’abord dans les écoles, dès le jeune âge, par des professeurs passionnés et intéressants. L’Histoire ne doit pas être expliquée de façon partisane, mais de façon réaliste et apolitique, laissant les jeunes avec des connaissances de base, qui serviront pendant une vie entière, et qui espérons le, les incitera à fouiller davantage. La curiosité intellectuelle!

Découvrir son Histoire, c’est établir l’identité et les valeurs d’un peuple. Au Québec, la défense du français, l’héritage catholique, les institutions démocratiques, l’égalité homme et femmes et le respect des droits des compatriotes anglophones, sont les éléments sacrés de la société. Mais pour bien saisir ces éléments identitaires, on doit faire un retour en arrière, apprendre sur nous. C’est un passage obligé, tout aussi crucial que l’enseignement des mathématiques, de la géographie ou de l’écriture.

Développer l’intérêt

Il existe évidemment pour certaines personnes un goût inné pour l’Histoire, mais celles-ci représentent une infime minorité. Pour la plupart, l’Histoire est l’équivalent du mythe des vendeurs d’assurances portant un habit brun avec une valise: sans éclat ou dépassé. Pour eux, ce sont des films en noir et blanc tristement ennuyants, un étalement de dates, un musée avec des objets ne voulant rien dire, ou tout simplement une matière comme les autres, que l’on veut rapidement se débarrasser. Et pour ceux croyant que l’Histoire ressemble aux films d’Indiana Jones, imaginez la déception!

Si dès son jeune âge, le goût de l’Histoire n’apparaît pas chez une personne, il est difficile par la suite de rattraper le temps perdu et d’y plonger adéquatement. Cette période critique de notre vie, soit nos années scolaires (surtout au secondaire) forge ce que nous serons plus tard. C’est ici que se retrouve le point de non retour. Si le jeune ressort de cette période sans avoir une bonne opinion ou d’intérêt pour l’Histoire, le reste de sa vie ne changera pas cette perception.

Voici un exemple personnel, touchant un autre domaine, mais s’appliquant aisément pour l’Histoire. Pendant et après mon passage au secondaire, la science (physique, chimie, biologie) m’a toujours donné des hauts le coeur. Ce n’est probablement pas la matière elle-même qui m’était si détestable, mais bien les professeurs ternes, très peu pédagogues et disons le, incompétents l’enseignant. Le goût inné de la science n’étant pas en moi, pour apprécier ce domaine, une bonne dose d’intéressement aurait été requise. Mais ce fût vain. La science ne sera donc pas pour moi un sujet alléchant, et ce, pour toujours.

Il en est de même pour l’Histoire. La grande majorité des jeunes doivent se faire convaincre à cet âge d’aimer une matière, d’où l’importance d’avoir d’excellents professeurs. Cependant, le système actuel d’éducation laisse franchement à désirer. La force des syndicats, une bureaucratie lourde, une absence d’évaluation du corps professoral, un ministère écoutant trop certains bureaucrates encrassés et déconnectés de la réalité, contribuent au déclin continuel de l’enseignement au Québec, à une agonie du souci historique et ce, de génération en génération. Les Québécois de souche ne se reproduisant pas à la même vitesse que nos concitoyens immigrants, les valeurs traditionnelles de notre coin de pays seront de moins en moins étoffées, présentes et respectées. Cela sera encore plus vrai si on s’éloigne de nos valeurs et en laissant se faufiler une immigration voulant s’isoler, sans désir d’intégration. Dans 25 ans, on risque de voir une société québécoise complètement ignorante de son passé et de sa culture : nous serons fort probablement plongé dans le multiculturalisme tant souhaité par Trudeau père, soit remplis de groupuscules sans noyau commun.

Le Québec pouvait se targuer il n’y a pas si longtemps d’avoir une identité propre, mais le danger de la voir disparaître nous menace, comme pour les autres sociétés d’Occident  par ailleurs. On criait pour se faire reconnaître en tant que société distincte, mais comment pourrions nous aujourd’hui le demander, si on ignore qui nous sommes. L’Histoire, on le répète, permet de se forger une fierté, fierté qui semble être disparue ou en voie de disparition au Québec. Posez des questions faciles sur notre histoire à n’importe qui sur la rue et une grande proportion des gens interrogés va échouer. La situation est critique à ce point !

La population se désintéresse de plus en plus de la politique, et elle se laisse gouverner sans rien dire, sans réagir, en laissant le soin à des groupes minoritaires de faire sa loi. On peut parler évidemment des divers groupes de pressions, mais également des accommodements religieux accordés.

Que faire de plus ?

En plus d’un enseignement de grande qualité, l’ajout (et le maintient) de commémorations et l’érection (et l’entretient) de monuments seraient d’autres options intéressantes afin d’établir et de prolonger notre devoir de mémoire collective. Une statue ou un monument laissent une trace sans équivoque dans le paysage d’une ville. Des dizaines de personnes peuvent quotidiennement les voir. Ajoutons aussi qu’habituellement, l’aspect magnifique d’une oeuvre rend l’endroit agréable à regarder et améliore la beauté d’une ville. N’oublions pas le patrimoine bâtit, que nous devons préserver précieusement : les églises, maisons ancestrales etc.

Rêvons un peu! Un espace public célébrant notre Histoire, avec ses évènements mémorables, devrait être crée à Québec : rendre attrayant un endroit délaissé, pour le remplacer par ce type d’espace historique et possiblement touristique. Un coin de notre ville qui serait un havre de paix, de réflexion, mais aussi un endroit phare pour le touriste venant découvrir Québec. La ville de Québec se cherchait un legs pour le 400e, héritage qui se fait toujours attendre. Ce genre d’idée exclusive aurait été une parfaite réussite. Une grande oeuvre ressemblant à un grand livre ouvert, accessible 365 jours par année. Fabulation peut-être, mais il n’y a rien de plus beau qu’un peuple fier et contemplatif de son passé.

Je ne suis pas un partisan de la souveraineté du Québec, mais un congé comme celui de la fête des Patriotes, créé il y a une quinzaine d’années, est un exemple de commémorations. Ce type de commémoration permet de faire ressortir un pan de notre histoire, de l’expliquer grâce à certains analystes et commentateurs, de faire vibrer une fibre sensible « patriotique », ou tout simplement, d’en faire parler, dans les médias ou ailleurs. La fête de la Reine, La Confédération (1er juillet), La St-Jean Baptiste ou l’anniversaire de Québec (3 juillet) ont la même résultante. Le succès de ces journées en tant que créateur d’unité nationale et d’esprit mémoriel ne tient qu’à un fil : la prise de position politique doit être exclue, afin de ne pas y soustraire une portion de la population. Au Québec, dans certains cas, on ne semble pas le comprendre!

Plusieurs ont décrié les sommes dépensées pour le bicentenaire de la guerre de 1812, celle anglo-américaine, mais cette commémoration était justifiée. Elle nous a permis de découvrir et d’accentuer notre fierté envers nos héros du passé, des personnages marquants. En d’autres termes, la célébration d’un événement passé, par une date anniversaire par exemple, n’est qu’une autre représentation de notre devoir citoyen de mémoire. Pensons à la souvenance actuelle de la première guerre mondiale pour ses 100 ans, à l’Expo 67 célébrant le centenaire de la Confédération ou évidemment le 400e de la ville de Québec, en 2008.

Devoir de réserve

Au cours des dernières années, certaines personnes avaient avancé l’idée du changement de dénomination de « l’Autoroute Henri IV« , pour celui « l’Autoroute de la bravoure« , en soutient à l’armée canadienne. Le respect que nous devons à nos soldats doit être infini. Nos soldats sont des êtres exemplaires sur qui nos idéaux reposent. Toutefois, on devrait longuement hésiter au fait d’accepter de changer le nom d’un endroit par un autre, surtout lorsqu’une personne ayant déjà existée et qui fût une figure de proue, verrait ainsi disparaître le sien. C’est une forme d’éloignement et de suppression du rayonnement d’un personnage, une espèce de finalité de son empreinte dans le temps. Heureusement, il y a eu un compromis dans ce dossier, une portion seulement de l’autoroute a été modifiée.

A propos :  Henri IV a été important pour nous, ayant permis la fondation de Québec, jugeant nécessaire d’implanter une colonie française en Amérique. Il a été un visionnaire et celui qui a permis à Samuel de Champlain d’ériger la ville de Québec, en 1608. Henri IV a été un roi marquant, un personnage clé et précurseur de notre histoire, pourquoi ainsi avoir voulu effacer sa mémoire? Un monument distinct devrait même être crée en son honneur!

A un autre moment, il a été question de renommer la « Plage Jacques Cartier » du nom d’Andrée P. Boucher, la regrettée mairesse de Québec. La défunte politicienne se devait d’avoir une marque de reconnaissance, mais on ne pouvait effacer un nom si célèbre d’un lieu publique.

La ville de Québec comme exemple

La ville de Québec donne toutefois l’exemple avec son site web de qualité, ses épigraphes et sa toponymie.

 53w (Exemple d’épigraphe)

On peut trouver les sections Histoire et Patrimoine à partir de son site web :

*http://www.ville.quebec.qc.ca/apropos/portrait/histoire/

*http://www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/patrimoine/index.aspx

Elle a aussi fait écrire divers recueils, que l’on peut retrouver en bibliothèque ou à l’Observatoire de La Capitale, entre autres. Ces ouvrages de qualité manque de visibilité, ce qui est dommage. Comment rendre plus disponible ces références, sans trop coûter cher aux contribuables ? La question est lancée.

J’ai eu la chance de lire un magnifique ouvrage sur les 400 ans de Québec, « Les chroniques de La Capitale, 1608-2008 », écrit par Jean-Marie Lebel. En 2008, ce livre aurait été un beau cadeau à offrir gratuitement à tout les foyers de Québec.

Finissons en beauté avec ces citations sur l’Histoire :

Nietzsche « L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue. »

ElieWiesel « Un homme sans passé est plus pauvre qu’un homme sans avenir. »

François Mitterrand « Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. » (1982, lors d’un Conseil des Ministres)

Racine « Ce que je sais le mieux, c’est mon commencement ».

Harry Truman « Ce qu’on dit être nouveau en ce monde, c’est l’Histoire qu’on ignore ».

La liberté d’expression élastique de Denis Gravel

La liberté d’expression de Denis Gravel

sans-titre

Je n’ai pas l’habitude de discuter de mes problèmes personnels, mais parfois, ca fait du bien d’en parler. En fait, c’est anodin, mais un blogue, ca sert de place pour discuter et un peu se défouler.

D’abord, je suis un X depuis plus de 15 ans, de droite, de Québec, donc je ne suis pas de ceux critiquant la radio dites « poubelle » sans raison. Je sais que je n’ai aucun pouvoir.

Le tout a démarré récemment. J’ai écris un message amusant suite à un match de hockey. M. Gravel était arrogant dans un post, après une victoire des Bruins, j’ai juste fait un clin d’oeil sur la situation. J’ai eu droit à un commentaire salé, puis j’ai été banni de sa page. J’ai ensuite mit un commentaire respectueux sur la page Facebook du Show du Matin, et par 2 fois, il a été supprimé par lui. Je le sais car il avait répondu 30 secondes avant, à mon message.

5444Un beau langage

C’était de bonne guerre.

Mais depuis, il a insulté des amis, presque menacé de mort un autre. Bref, la totale.

Je lui ai envoyé un message, par le site de CHOI, simplement pour lui parler du tout. Il a décidé de bloquer mon email, sans droit de réponse.

Je ne vous dirai jamais qui ou quoi écouter. Cette page du blogue n’est que mon opinion. Le jugement vous appartient.

Je vous invite à lire cette échange de courriels. J’y résume la problématique, et j’y transcris la réponse du monsieur.

De : Gravel, Denis (dgravel@radiox.com)Vous avez déplacé ce message vers son emplacement actuel.
Envoyé : 12 mai 2014 118:16
À : sgauthier80@hotmail.com (sgauthier80@hotmail.com)
Salut,
>
> Pas le temps, ni le goût de te lire.
>
> Quand on me cherche, des fois, on me trouve.
>
> Et la liberté d’expression, tu peux la prendre en ondes quand c’est intéressant, et tu peux aussi partir ton forum, ou mieux encore, ta station de radio…
>
> La petite mutinerie de quelques auditeurs frustrés, c’est pas la première fois, c’est pas la dernière non plus.
>
> Aucunement impressionné.
>
> Je transfère ton courriel à la direction pour le dossier de ton copain, juste pour montrer ses bonnes intentions.
>
> Pour le reste, je bloque ton adresse, perds pas ton temps à répondre.
>
> Bisous!
>
> Denis
> xxxxx
>
>
>
>
>
>
> —–Message d’origine—–
> De : Sylvain Gauthier [mailto:sgauthier80@hotmail.com]
> Envoyé : 12 mai 2014 18:11
> À : Gravel, Denis
> Objet : Le respect
>
> Monsieur Gravel, quelques uns de mes contacts vous ont envoyé des commentaires à propos de votre travail et de l’ensemble de votre œuvre, contacts d’ailleurs que je ne connais que par Facebook. Ce n’est pas un cas isolé ainsi.
> Vous leur avez répondu de façon sévère, irrespectueuse, souhaitant presque la mort de l’un d’entre eux. Je peux comprendre que vous soyez assis, par vos fonctions, sur un siège éjectable, ce qui vous rend à fleur de peaux.
> Déjà que votre émission est médiocre, vos commentaires le sont tout autant.
> Vous avez en plus brimé ma liberté d’expression en supprimant mes commentaires très respectueux sur la page du show du matin. N’était-ce pas vous qui aviez déjà crié haut et fort la liberté d’expression ? Donc si je comprends, la liberté d’expression n’était bonne que pour sauver votre travail, car pour le reste … Vous m’aviez écrit que vous étiez bien content qu’un « frustré » comme moi quitte l’écoute de votre émission, que vous alliez garder les autres.
> Dites vous une chose, ce sont des x comme mes contacts et moi qui ont marchés en 2004, ou qui vous défendaient lorsque certains médias vous critiquaient ou insultaient. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai répondu dans les médias sociaux ou autres en votre faveur, suite à des propos anti-CHOI ou parlant de Radio poubelle. Pensez-vous que les « autres »
> dont vous êtes contents d’avoir vont en faire autant ?
> Et me répondre par des sacres conjugués en verbes, en menaçant presque de mort des gens et en ne parlant que de BBM, ne sont pas des arguments très convaincants. Les chiffres des BBM, pour un citoyen normal comme moi, c’est souvent du chinois et chaque station tirant la couverte de leur bord, tout le monde est no 1. Et contrairement à vos compétiteurs directs (excluant Radio X2) le matin, la « force » de votre émission est l’équipe. Véro et Vince sont excellents, donc votre réussite dans les sondages, ce dont vous vous vantez, n’est pas seulement attribuable à vous. J’espère que vous aurez la modestie de l’avouer. La faiblesse des autres stations est là, une équipe plutot faible.
> Et traiter Jeff Fillion « d’has been », c’est manquer royalement de respect pour celui qui vous a donné une 1ère chance à Québec. Et entre vous et moi, si ce n’était pas d’un désaccord avec Patrice Demers, il serait encore en poste. Et vous, au chômage ?
> Je suis une personne de droite économique, écouter une personne comme Léo Paul Lauzon peut être parfois pénible, lui il est drole et écoutable.
> Je sais qu’entre Gilles Parent et vous, il y a un froid. Chacun a parlé contre l’autre en ondes. J’étais d’abord de votre côté, trouvant M.
> Parent un peu arrogant, mais plus ça va, plus je crois que M. Parent avait raison sur tout les points à votre sujet. Le problème n’était pas lui.
> Je pourrais en rajouter, mais vous ne valez pas la peine d’aller plus loin.
> PS : Certaines personnes ont entrepris des procédures envers diverses instances.
> Au revoir.
>
> Un x depuis 15 ans qui n’écoute plus le show du matin.
> La direction.
>
>
>
>
> ——————————————
> URL : http://quebec.radiox.com/nous_joindre

 

Le Labeaume « watch »

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Le Maire de Québec, Régis Labeaume, est en poste depuis décembre 2007. Le temps passe vite. Il a été élu et réélu de façon très majoritaire. Il est aimé, il a fait de bonnes choses, on doit l’avouer. On peut penser à l’amphithéâtre, à la réduction du conseil municipal, à la fierté redonnée à la ville par son allure festive et événementiel, à sa guerre contre les syndicats, le dossier des fonds de pension des employés municipaux, et j’en passe.

L’ère Lallier, celle de la ville dortoir, sans plaisir, est chose du passée. Un investisseur, en général, est maintenant considéré comme un actif, contrairement au passé.

Les débuts

A ses débuts, ses coups de gueule étaient sympathiques. On aimait cela, c’était différent. Fini la langue de bois, les politiciens drabes incapables de dire le fonds de leurs pensées. Une rock star en est ressortie, aimant se faire voir, peu importe le média ou le lieu.

Certaines personnes ont été les cibles « sympathiques » de St-Régis. On peut penser à Josée Verner, à Isabelle Porter, aux (ex) députés de la région de Québec du Parti conservateur du Canada, à l’ancien conseiller Jean Guilbault, à Me Guy Bertrand,à  Émile Loranger, sans oublier les syndicats (ok je l’avoue ça me fait plaisir) et certains groupes de pression.

Une poignée d’individus en était offusquée, mais la grande majorité de la population en redemandait, salivait et voyait là un Maire amusant, n’ayant peur de personne

Mais le vent de fraîcheur fait maintenant place à un début de tempête. Labeaume, n’a pas, dans les dernières semaines, seulement critiqué ou insulté publiquement, il a franchi un pas néfaste pour la ville de Québec. Si ses crises du passé n’étaient que rigolotes pour le citoyen moyen, maintenant, elles touchent la réputation de la ville. Être en guerre contre d’autres politiciens, on peut l’accepter, mais contre des entrepreneurs, ceux qui amènent de l’argent, c’est inacceptable.

Le Concorde

Le dossier épineux du Concorde illustre ce point. Au lieu d’y aller de commentaires sur ses préférences et d’offrir son aide pour atteindre ses objectifs, il a tout fait dérégler en intervenant trop directement dans un domaine du secteur privé. Je serai toujours contre l’ingérence crasse d’un pallier du gouvernement dans la sphère privée. Non seulement le Maire a mit des difficultés aux éventuels acheteurs, mais il n’a pas été tendre avec les divers intervenants. Eddy Savoie est celui qui a le plus passé au tordeur. Insultes gratuites, insinuations inexpliquées. La ville de Québec pouvait-elle se permettre de ridiculiser et se mettre à dos un milliardaire, un homme aux poches pleines qui aurait pu investir beaucoup d’argent dans la capitale ?

Un groupe d’acheteurs mystérieux a aussi été pris à parti par Régis Labeaume ; il a mentionné que la mafia était impliquée. Peur manifeste et excusable, mais le ton pris par le Maire été regrettable encore une fois. Aujourd’hui, rien n’a démontré la présence de la mafia, ce qui a causé un tort important, un préjudice à la réputation du groupe, et une perte possible d’argent. Les commentaires rapides et certains gestes du Maire coûteront donc cher aux citoyens de la ville, tant aux niveaux de frais d’avocats, que la perte de projets futurs, car il serait étonnant de revoir ce groupe réinvestir ici. Le Maire va-t-il s’excuser aux personnes concernées ? Rien n’a été fait encore.

Le dossier du Concorde m’a fait changer d’avis sur Labeaume. Il a dépassé un seuil personnel de tolérance. Le tout ne s’est pas amélioré depuis, car quelques jours après, des commentaires méprisants envers le député Gérard Deltell, de la CAQ, ont été prononcés. Avant, ce type de commentaire m’aurait fait sourire, peut-être, mais ayant atteint depuis mon quota des bouffardes de Régis, je suis davantage critique et criard à son sujet.

L’avenir

Sir Labeaume aura toujours le droit à l’erreur dans la prise de décision dans un dossier, mais le ton devra changé. Les « vendettas » personnelles devront cesser. Il faut à tout prix éviter de revivre, de façon différente, un dédain des investisseurs pour notre belle ville. Pourquoi investissait-on dans une ville dont le premier magistrat risque de nous tomber dessus un jour ou l’autre ? Si un projet ne touche pas un élément crucial de la ville (une autoroute, un bâtiment patrimonial etc.), laissons le privé faire son travail, SVP.

L’exemple du Concorde va sûrement faire reculer certaines personnes dans leur intérêt pour la ville. À ses débuts, Régis Labeaume s’était fait aussi un devoir d’alléger la bureaucratie et de faire accélérer des projets, mais ce n’est pas encore une réussite. Le dossier de l’ancienne Église St Vincent de Paul traîne en longueur. Celui de l’îlot Irving aussi.

Au lieu d’insulter les gens, trouvez donc une solution afin que les « non à tout » arrêtent de  prendre en otage de bons projets. Redonner la liberté aux investisseurs dans la mesure du possible! Faites le ménage dans la bureaucratie et dans les finances de la ville!

Moins de coup de gueules, monsieur le maire, plus de décisions, de bonnes décisions, je vous prie.

Mais bon, j’aime mieux voir comme Maire notre ami Régis, plutôt que l’insignifiant David Lemelin, qui s’était présenté contre lui à la dernière élection.

Ode au Canadien de Montréal

Ode au Canadien de Montréal

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Vous le savez sûrement, je suis un fan du CH et ce, depuis un très jeune âge. Je pourrais compter sur les doigts des deux mains le nombre de matchs que j’ai manqué, spécialement ceux du samedi soir. Et quand ça arrive … je suis frustré et je m’en veux presque. J’exagère un peu, mais c’est presque la vérité. Je suis un petit enfant de ce côté, mais c’est la vie. Ne m’en voulez pas, on a tous de passions. Les vrais fans des Bruins, Leafs (!) ou des Nordiques du temps savent de quoi je parle.

Je me souviens de plusieurs beaux moments en tant que partisans du CH : les séries Montréal-Boston dans les années 80-90, la cérémonie de la fermeture du Forum et celle de l’ouverture du Centre Molson, les victoires en séries, les bons joueurs, dont Patrick Roy et bien évidemment, la Coupe Stanley de 1993.

En 1993, j’étais un jeune adolescent, mais je m’en souviens encore, spécialement avec ma fameuse cassette VHS relatant les événements, que j’écoute à chaque année suite à l’élimination du Canadien : pour me motiver un peu et enlever cette dépression passagère. En 1993, les partisans des Nordiques riaient de moi quand Québec menait 2-0 en première ronde. Qui riait à la fin ? Je taquine.

Pourquoi avoir aimé le CH et non les Nordiques ? La réponse est souvent très simple : la couleur du chandail. J’étais jeune et lorsque nous le sommes, un rien nous impressionne et ce fut l’événement déclencheur. Tout simplement. Rien de méchant, avouons le.

Depuis 1993, nous, les fans du CH, on a vécu plusieurs moments très pénibles, et n’ont pas eu souvent l’occasion de célébrer. Quand je pense aux Patrick Traverse, Juha Lind, Éric Chouinard, Terry Ryan, Matt Higgins et j’en passe, on était loin de la Coupe aux lèvres.

La saison régulière 2013-2014 a été comme je l’ai déjà écrit, un peu longue et ennuyante, mais le CH a su tout de même bien réagir et réussir une très belle récolte de points.  On se demandait toutefois comment le Canadien allait se débrouiller en séries. J’étais confiant, mais de façon assez modeste, ayant été souvent déçu par le passé, si on exclut 2010, l’année Halak. Ce que le CH est en train de réaliser cette année est, vous le constatez, un baume et me fait dire « enfin, je suis récompensé« . Nous en sommes seulement aux premiers balbutiements de la série contre les Bruins, en 2e ronde, mais l’excitation est présente, l’espoir aussi.

Contrairement à certaines personnes qui  » jump on the bandwagon« , comme elles le font à chaque année avec une équipe ou l’autre, je suis le vrai fan du CH, celui qui était là, même dans les mauvais moments : ici voir, entre autres, l’ère Réjean Houle. Celui qui critique son équipe, qui se frustre, se décourage, qui reprend confiance très rapidement. Le fan du CH peut s’enflammer un jour, puis broyer du noir le lendemain. Il est très émotif, et il ne faut surtout pas rire de lui. Le sang latin dit-on ? Je ne sais pas, mais c’est ça être fan d’une équipe de hockey. Au Canada du moins.

On ne devrait jamais ridiculiser un fan du Canadien, car sans crier gare, les fantômes du Forum peuvent refaire surface et redonner ses lettres de noblesse à cette organisation centenaire.

Les présentes séries me refont réaliser comment j’aime cette équipe, comment je suis fier de vivre dans le moment présent, soit dans le stress, l’extase, la tension, la critique, l’espoir. Peu importe le résultat final des séries, on aura vécu de bons moments. J’ai 34 ans, j’agis souvent comme un enfant quand il est question du Canadien. Je ne changerai jamais cela, j’aimerais mieux mourir. Un logo du CH dans mon cercueil, à ma mort … pourquoi pas 🙂

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Suggestion de lecture : Louis Cyr, de Paul Ohl

Suggestion de lecture : Louis Cyr, de Paul Ohl

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Je viens de compléter cet ouvrage du célèbre homme fort. Le film sur sa vie est sorti en 2013, mais je me suis intéressé au livre avant toute chose.

Au-delà de l’homme et de ses exploits, on est témoin d’un pan de l’histoire du Québec, celui de la fin du 19e siècle et du début 20e.

L’auteur y décrit un Québec analphabète, pauvre et en manque de héros. Avez-vous remarqué que le nom de famille de plusieurs américains actuels ont une résonance francophone ? La grande majorité de ceux-ci ont comme descendants des Québécois venus trouver des emplois. Louis Cyr vécu à cette époque de la « grande saignée », sa famille elle-même ayant quitté la province un certain temps pour améliorer sa qualité de vie.

Certains des États de la Nouvelle-Angleterre ont acquis une importante population francophone, dont la plus grande partie se retrouve dans des villes comme Lowell, Lawrence et New Bedford, au Massachusetts; Woonsocket, au Rhode Island; Manchester et Nashua, au New Hampshire; Biddefor et Lewiston, au Maine.

Cette bibliographie permet de nous faire saisir toute l’importance qu’avait Cyr à son époque. Une icône, une grande vedette, une fierté!

Outre les faits techniques quelque peu complexes et la liste des records accomplis, le livre est agréable à parcourir. C’est un mélange d’Histoire, de sport, de géographie, d’intimité, des hauts et bas personnels du héros.