Un appel vital à la race canadienne-française

La mort dramatique de George Floyd, criminel endurci issu de la communauté noire qui a été assailli par quatre policiers de Minneapolis, a bouleversé l’actualité. De la crise covidienne, les regards se dirigèrent vers le racisme qui gangrènerait l’homme blanc. Un événement états-unien qui eut des échos même ici au Québec. La majorité historique québécoise redevenait une cible pour cette gauche mondialiste régressive et haineuse. Le mouvement antiraciste profita de cette tragédie pour espérer mettre de nouveau en échec le nationalisme québécois, l’associant, évidemment, aux pires formes de racisme et d’esclavagisme de l’histoire humaine.     

Cette mort a mené à une manipulation idéologique d’une indignité obscène. A coups de propagandes savamment mises en scène, les revendications supposément progressistes derrière les nombreuses manifestations cachaient pourtant parmi elles une autre réalité, celle d’un agenda anarchiste communiste. Les médias traditionnels, corrompus idéologiquement, assumèrent pleinement leur militantisme mondialiste en délaissant toute forme d’éthique et de professionnalisme. Des médias dépouillés de moralité devenus les ennemis du peuple. Leur sens critique s’est volatilisé pour faire place à une dictature de l’émotion qui interdit à quiconque de dévier du narratif reconnu. Cette gauche, qui s’est infiltrée dans chacune des sphères de notre société, impose sa doctrine. Dans celle-ci, il y a cette affirmation farfelue d’un prétendu suprématisme blanc qui oppresserait sauvagement les minorités ethniques. Cette victimisation, aussi l’outil par excellence des musulmans occidentaux, déresponsabilise et dédouane le comportement souvent erratique et malhonnête des leaders noirs actuels et d’un Parti démocrate qui règne sans partage depuis des décennies sur les villes ciblées par ces groupes de gauche déchaînée. Cette lutte dite antiraciste leurs confère un alibi rêvé pour que soit toléré le vandalisme, la casse et la violence des Antifas; et pour que les autorités restent insensibles et immobiles devant un nombre grandissant de lynchages d’hommes et de femmes de race blanche. Du profilage racial, vrai celui-là, sur des citoyens innocents.

Une pensée unique se matérialise maintenant de plus en plus. Elle rend impossible les débats et la pleine liberté d’expression, tous deux principes élémentaires de notre démocratie. Une gauche mondialiste qui dénonce le racisme sans rien démontrer et une droite nationaliste qui doit se plier à ce supplice idéologique et se repentir piteusement. Comment ne pas éprouver un malaise devant la complicité, la naïveté et l’aplaventrisme de ces blancs, torturés par les remords, qui s’agenouillent puis s’excusent du comportement paraîtrait-t-il disgracieux de leurs ancêtres qui pourtant vécurent à des époques où les mœurs et coutumes étaient jadis bien étrangères aux nôtres ? Et comment ne pas être frustré et attristé de l’hostilité et la bestialité de cette gauche poubelle à l’attention des monuments honorant nos plus illustres personnages historiques ? Une réécriture de l’histoire à la sauce orwellienne se dessine devant nos yeux dans une indifférence presque généralisée. Nos élus ont pour la plupart adopté un multiculturalisme agressif faisant donc d’eux des adeptes de la rectitude politique et de l’immigrationnisme. Ils ont par le fait même abdiqué leurs responsabilités de protecteurs du peuple et trahirent ceux qu’ils prétendent représenter.   

Le Premier-ministre du Québec François Legault

Le Québec n’y échappe pas. Sa classe politique n’écoute plus. François Legault, victorieux des Libéraux par la confiance qu’ont placé les Canadiens-français en son parti, nous a aussi abandonné. Son nationalisme minimaliste et sa gestion totalitaire de la crise covidienne ont fait de lui un politicien comme les autres, c’est-à-dire un homme sans scrupule assoiffé de pouvoir qui méprise ses concitoyens. Cette constatation est douloureuse pour tout patriote qui travaille à protéger une identité canadienne-française trop fragile. Le Québec est une société libre, une nation française en Amérique qui malgré une histoire ponctuée de défaites et de périls, a su, par le courage et la détermination de ses glorieux ancêtres, éviter une folklorisation certaine, son extermination voire son assimilation complète. Une histoire imparfaite mais que nous, leurs héritiers, n’avons ni à cacher ni à renier. Au contraire. Par son statut de minorité nord-américaine, le peuple québécois fût l’opprimé et non l’oppresseur. Les pionniers de la nation québécoise nous ont donné la liberté, la démocratie, une autonomie financière et politique… et des leçons de patriotisme. Ils ont lutté pour préserver notre langue, notre foi, notre identité, notre unicité, notre race, notre sang. La gauche mondialiste québécoise, fanatisée et disjonctée, tente toutefois d’accomplir, dans un exercice d’ethno-masochiste, le destin que nous réservaient le conquérant anglais, Lord Durham et les orangistes purs et durs du Canada anglais. Un degré de haine de soi et déconnexion incalculable habitent nos élites gauchistes. Elles sont dans une logique multiculturaliste mais aussi capitaliste, puisque pour justifier les subventions octroyées à leurs organismes inutiles et parasitaires, les antiracistes ont besoin de racisme – quitte à créer un racisme imaginaire qui attaquera le peuple québécois et à concevoir un climat d’oppression épouvantable. Cette stratégie est très théâtrale et sonne faux. C’est une imposture. Par son mépris du nationalisme, la gauche ne veut-elle pas tout simplement paraître vertueuse, se retrouver du bon côté de l’histoire, être dans l’idéologie dominante ?  

Coureurs des bois canadiens

Les multiculturalistes diront que le Québec ne doit plus célébrer, par exemple lors de la St-Jean-Baptiste, l’histoire canadienne-française mais plutôt sa nouvelle diversité ethnoculturelle. Que le discours des nationalistes fait peur et qu’il faut adhérer non seulement au culte du multiculturalisme mais aussi à la déconstruction de la nation québécoise. Plusieurs « souverainistes » québécois, amourachés de la social-démocratie mondialiste, déchantent rapidement lorsqu’ils comprennent qu’un Québec indépendant se résumerait à la préservation de l’identité historique québécoise, à l’instauration de frontières, d’une Banque centrale, d’une armée, d’institutions, tous des symboles nationalistes éloignés de leur idéal de citoyen du monde. Ils joueront hypocritement aux souverainistes qu’à des fins électoralistes et quelques fois machiavéliques. Pour affaiblir de l’intérieur le mouvement souverainiste ? La souveraineté est présentement défendue par des nationalistes de droite identitaires qui deviennent des parias pour ceux de la gauche mondialiste. Comment est-il possible d’espérer l’indépendance québécoise avec une gauche qui ne reconnait pas notre propre histoire; et sans la droite nationaliste identitaire, celle qui se bat seule pour la préservation de notre race canadienne-française, principe fondateur du mouvement souverainiste et raison principale expliquant pourquoi il est urgent d’accéder à notre indépendance nationale ?

Le multiculturalisme canadien et son arme de destruction massive, l’immigration, dénaturent cette belle identité canadienne-française. La lutte prioritaire que doivent poursuivre les nationalistes québécois est par le fait même démographique. Se battre contre une invasion migratoire orchestrée de toutes pièces par un immigrationnisme fulgurant. Les Canadiens-français auront aussi à rallumer cette flamme nationaliste si cruciale pour la survie de ce petit peuple isolé. Pour crier haut et fort notre besoin de liberté. Une liberté pour s’assurer du respect de nos droits collectifs et historiques. Ces droits qui sont liés à notre identité ethnique et qui doivent être absouts de toute partisanerie politique. La pérennité de notre nation ne se concrétisera pas qu’avec des victoires électorales. Le peuple a porté au pouvoir une CAQ « nationaliste » et pourtant rien ne change. Lorsque une nation perd son poids démographique son déclin est annoncé. Pour le Québec, c’est son poids non seulement au Canada mais aussi sur son propre sol. La majorité historique québécoise doit se lever pour faire abaisser considérablement les taux d’immigration et se réapproprier son identité. Les partis politiques québécois n’ont par contre rien à proposer, outre des peccadilles purement esthétiques, concernant ces enjeux identitaires. C’est ce qui est plus désolant et angoissant.

Le peuple, quoique silencieux, garde profondément en lui cette fibre patriotique, elle qui se transporte, malgré tout, à travers les générations. Ce silence indique d’abord, il est vrai, un peu d’indifférence. Notre classe politique n’accorde que très peu de répit à la classe moyenne; l’État siphonne son portefeuille et ignore ses demandes. Elle doit gagner sa vie, nourrir sa famille; la routine étouffe et fatigue, le temps passe à une vitesse vertigineuse − tu as dix-huit ans un jour, le lendemain tu vois sur ta tête tes premiers cheveux blancs puis le surlendemain tu es un homme mature. Nos traditions s’envolent. Notre société laïque et mondialiste moderne efface les réflexes identitaires qu’avaient nos aïeux. La puissance de la gauche mondialiste régressive contribue également au silence du peuple. Elle effraie et censure les idées contraires. Elle ostracise et pointe du doigt ses détracteurs. Les diffame. Elle voit dans le nationalisme le mal absolu ou pour le dire autrement, une menace pour son hégémonie. Plusieurs Québécois de descendance canadienne-française, pourtant dauphins des colons bâtisseurs de la Nouvelle-France, n’osent plus afficher leur nationalisme puisque qu’en cette période multiculturelle, aimer sa patrie est un signe de racisme.

A l’intérieur des institutions et du milieu politique, déroger de la pensée unique est suicidaire. Le régime canadien nous enferme dans une lobotomie collective qui voit en nous des soldats mondialistes. Si nous ne sommes pas en mesure de quitter cette maison de fous canadienne, le peuple canadien-français périra. Nous devons prendre conscience que le statu quo mènera tôt et tard à cette débâcle démographique prévisible où les victoires électorales nationalistes deviendront des reliques du passé. Les nationalistes qui auront bien voulu se battre apparaîtront sur les banquettes de l’opposition ou dans la marge pendant que les mondialistes célébreront au champagne leur succès définitif. Les nationalistes québécois doivent se lever et ne jamais plus reculer. Avoir peur d’un combat idéologique c’est s’avouer vaincu sans avoir même combattu. Les nationalistes québécois doivent cesser de n’avoir que des automatismes défensifs. Lorsque le PLQ du 21è siècle prend le pouvoir, il appuie à fonds sur son agenda fédéraliste et multiculturel en rappelant avec justesse qu’en ayant été élu démocratiquement, sa légitimité est indéniable. Hors, les nationalistes eux n’osent pas appliquer la même recette et freinent rapidement leur ardeur. L’éphémère gouvernement péquiste de Pauline Marois n’a pu, avec son mandat minoritaire, aller très loin. La CAQ, largement majoritaire, n’a aucune raison elle de reculer si ce n’est que par l’appréhension d’une réaction bruyante de la gauche mondialiste. Elle craint, il ne fait maintenant aucun doute, les débordements d’une potentielle intervention des groupes terroristes à la sauce Antifas. Legault doit faire preuve de courage politique. Il doit défendre ses compatriotes canadiens-français. Son nationalisme peu assumé laisse présager un échec retentissant : une baisse esthétique des taux d’immigration, une langue française en péril dans la grande région métropolitaine, un système scolaire inchangé toujours à la solde des multiculturalistes, le retrait du crucifix à l’Assemblée nationale, sa faiblesse devant les groupes antiracistes. Legault pense en fonction de son image et de sa réélection et ne possède pas le cran patriotique à la Trump. Qu’ils appliquent ou non un programme identitaire, les politiciens nationalistes doivent comprendre que la mentalité de leurs opposants, elle, ne changera pas. Les élites anglophones canadiennes et les minorités ethniques continueront à nous mépriser, à nous conspuer, à nous combattre. Quoique nous faisons. Une CAQ ou un PQ sans discours identitaire restera, à leurs yeux, suspect et risqué. Si le vote fédéraliste et mondialiste ne leur sera jamais acquis, pourquoi le courtiser continuellement ? Et pourquoi ne pas pratiquer un nationalisme assuré et fonceur, la seule alternative possible pour tout parti politique fondé sur des bases identitaires ? Mais la CAQ et le PQ n’ont aucune audace. Ils regardent comme des touristes la parade mondialiste et se cachent pour ne pas déplaire à la gauche. Le peuple canadien-français a encore en lui les cartes de son avenir. C’est sa volonté qui guide, pour le moment, la nation. Si le peuple décide qu’un gouvernement nationaliste ou indépendantiste doit être à la tête du Québec, ainsi soit-il. Si des voyous de gauche jouent aux matamores et manifestent ensuite violemment contre la volonté populaire, notre gouvernement nationaliste devra répliquer. Son peuple sera à ses côtés pour l’épauler. Comme tout gouvernement socialiste réprimerait le populisme ou une colère subite de la classe moyenne (un peu comme les gilets jaunes en France) ou tout gouvernement conservateur ou libéral qui se respecte punirait les excès d’un mouvement guerrier anticapitaliste et anti-néolibéralisme.

Les nationalistes québécois doivent obtenir des avancées concrètes. Ne laissons pas notre gouvernement bleu caquiste avoir des reflets rouge libéral. L’objectif de notre nationalisme est la pérennisation définitive de notre identité historique, la race canadienne-française d’expression catholique. Pour y parvenir, nous devons arracher le tapis multiculturaliste immigrationniste canadien du plancher hérité du voisin et le remplacer par un tissu qui nous ressemble, qui nous identifie. Une rénovation culturelle pour que nous puissions bénéficier d’une télévision d’État axée sur un nationalisme moderne et d’un réseau d’intellectuels nationalistes philosophiquement opposés au discours médiatique et radio-canadien habituel. Une vision mettant de l’avant la culture française et canadienne-française et les grands classiques de la culture occidentale. Un nationalisme qui place le Québec comme un État strictement français non pas par caprice mais parce que la langue française est un leg précieux qui mérite un État bien à lui. Un nationalisme d’inspiration hongroise pour mettre en place des mesures natalistes ciblés visant à contrebalancer l’immigration massive de la dernière décennie. C’est finalement faire rayonner notre histoire, notre héritage, notre identité à l’intérieur même de notre territoire et de notre patrie.

Le Roi de France Louis XIV

Le fond du problème, ce ne sont ni les lois ni les structures, c’est le désintérêt de nos élites, le manque de volonté de nos décideurs et, avouons-le, un triste désintéressement de la plupart d’entre nous. La période faste du nationaliste qui a suivi la Révolution tranquille n’a pas durée. Ces artisans voulaient célébrer le Québec francophone en lui ajoutant une touche laïque et progressive ce qui pour l’époque était naturelle. Par contre, ce courant nouveau a été détourné par une gauche multiculturelle agressive. A partir des années 80, la gauche a multiplié son influence dans le milieu scolaire et universitaire. Elle s’y est propagée progressivement. Celui ou celle qui a la mainmise sur l’éducation contrôle le présent et le futur. C’est ce qui est en train de se produire. Cette gauche a atteint récemment des sommets psychotiques alarmants. Son révisionnisme place maintenant Churchill, Colomb, Louis XIV et mêmes Jules César et Gandhi parmi les salauds de l’histoire. Colomb, oui, celui-là même mort il y a plus de cinq cents ans; Churchill, oui, celui-là même qui sauva les fesses de l’Angleterre lors de la Seconde Guerre mondiale en luttant contre le nazisme. La gauche mène une guerre mémorielle contre l’Occident. Des personnalités québécoises nationalistes comme Lionel Groulx et Maurice Duplessis seront sans doute un jour dans la mire de cette gauche débilitante. Ces héros historiques ne sont évidemment pas reliés directement à la cause des afro-américains mais y sont associés par des amalgames avec un passé colonial jugé problématique. La gauche veut une rupture avec ce passé. Épisode normal dans une lutte révolutionnaire. Elle copie l’exemple des révolutionnaires français de 1789 qui vandalisèrent les monuments et tombeaux rattachés à la royauté. Elle s’inscrit dans la vieille tradition de cette gauche révolutionnaire qui jubile à l’idée de faire table rase de nos symboles au nom du « progrès » humain. Une forme de nihilisme contemporain. Elle s’insère finalement dans un contexte immigrationniste qui transforme la démographie. Un changement démographique qui entraîne inévitablement une dépossession mémorielle de la nation submergée par l’immigration. Un rapport à l’histoire qui change. Un patrimoine qui se voit menacé et négligé. Plus les Canadiens-français perdront de la force, plus nos héros seront attaqués.       

A trop jouer la carte du racisme, ce mot n’aura bientôt plus aucunement signification. Les gens deviendront insensibles au vrai racisme et au sort malheureux de certains membres de la communauté noire. Ces hurlements planétaires d’une gauche sociopathe enlève bien de la crédibilité à la cause. Le citoyen moyen en a ras-le-bol de se faire sermonner par des radicaux intolérants. La gauche mondialiste attise les tensions. Un jour elle frappera un mur. Le peuple se fâchera. Des conflits ethnoculturels dans un climat chaotique à l’apparence de guerre civile apparaîtront. Elle aspire peut-être volontairement à un tel scénario catastrophique qui lui permettrait de détenir et de consolider définitivement le pouvoir. Savoir le peuple et les institutions sous son emprise. Une lutte à un racisme imaginaire qui n’est selon toute vraisemblance qu’un prétexte, une ruse politique. Pour culpabiliser les blancs. Les rendre mous et manipulables. Une gauche qui veut avant toute chose notre soumission. Qui ne veut pas dialoguer. Qui veut avoir raison. Qui veut nous mettre à genoux. Qui nous veut docile.

La farce a assez durée. Notre devrons tôt ou tard répondre à cette bande d’animaux anarchistes. Les Canadiens-français ne sont pas racistes. Le racisme systémique n’existe pas ici. Et ce débat sur le racisme ne nous regarde pas. Le peuple canadien-français doit sortir la tête de l’eau et ne plus écouter ces sornettes, ces pitreries ridicules. Ces mots de René Lévesque doivent nous rester en mémoire : « nous sommes quelque chose comme un grand peuple .» Croyons en nous. Sortons du carcan canadien. Ne nous laissons pas intimider par l’extrême gauche et ses alliés. En l’absence de volonté politique claire, développons un esprit de corps. Reconquérons les thèmes identitaires par des moyens métapolitiques. Bâtissons un pays à notre image. Nous le devons à ceux qui se sont sacrifiés pour l’avenir de cette patrie adorée.  

Journée nationale des patriotes et Lionel Groulx

En cette Journée nationale des patriotes, il est bon de revenir en arrière et de rappeler qui nous sommes. Presque 100 ans après la courageuse épopée de nos valeureux patriotes, l’un de nos plus éminents nationalistes, Lionel Groulx, publiait en 1932 un ouvrage remarquable et important « Le français au Canada ». Derrière cet ouvrage se cache l’histoire de survivance d’un petit peuple canadien-français éprit d’amour pour ses racines.

La grandeur de la culture française s’est transposée dans une contrée où se distinguait la beauté et l’infini du paysage. Un pays dira-t-on de neige et de glace. Des hommes et des femmes, qui par un ardent désir de sauvegarder l’héritage de leurs ancêtres, permirent à la langue française de poursuivre son parcours nord-américain et même de s’y épanouir; en dépit d’une volonté d’assimilation continue de l’oppresseur britannique. Cette langue si chère à leurs yeux était liée à leur foi catholique, socle de leur courage et de leur détermination. Pour que cette belle race canadienne-française catholique ne disparaisse jamais, nos héros du passé ont rapidement pris conscience de l’importance qu’incarnait l’Éducation. Une Éducation française propagée dans des conditions parfois misérables. Nos compatriotes acadiens ont démontré par exemple qu’ils avaient en eux une force exceptionnelle, du cran et une fierté incommensurable. Les Canadiens-français restent encore aujourd’hui debout. Dans le navire amiral québécois, soit, mais aussi partout dans les autres provinces canadiennes. La récente bataille des Franco-ontariens fut d’une beauté émouvante.

Il est amusant d’entrevoir dans les médias particulièrement anglophones que les Québécois francophones, par la loi 101 et la loi 21, persécuteraient ses minorités ethniques. Que nous serions racistes en ne revendiquant, en réalité, qu’un nationalisme modéré. Commentaire loufoque venant d’Anglo-saxons qui dès la Conquête de 1759 et jusqu’à la moitié du 20e siècle, ont, et ce à maintes reprises, voulu anéantir le peuple canadien-français. Que de la Confédération canadienne de 1867 où, semblait-il, une complète égalité liait les deux races et où une prétendue protection des droits des minorités ethniques de chaque province canadienne étaient constitutionnellement assurés, a rejaillit un fanatisme orangiste attaquant sauvagement et illégalement les minorités canadiennes-française de chacune des provinces. Sans exception. Sans l’héroïsme de nos compatriotes d’autrefois, la langue française aurait, à l’exception du Québec, totalement disparue du Canada, pays défriché, habité et exploré d’abord par nous. La richesse culturelle française n’existait pas pour le conquérant britannique. Les droits des Canadiens-français, pourtant l’un des deux peuples fondateurs du Canada de 1867, ont été continuellement bafoués. L’histoire atteste que rapidement après les débuts de la Confédération canadienne, les droits scolaires de la minorité anglaise du Québec furent non seulement respectés, mais traités de manière exemplaire. Une pleine liberté a été accordée, par le législateur québécois, à sa minorité anglaise protestante. Gloire à nos gouvernants d’alors pour cet humanisme. La majorité historique québécoise d’aujourd’hui n’a donc ni à écouter, ni à tolérer les sermons d’anglophones et allophones frustrés affichant au grand jour leur haine du Québec francophone. Les lois québécoises identitaires se veulent des remparts contre une mort souvent annoncée du fait français. Allons-nous reprocher à ce petit village gaulois d’Amérique de protéger ses arrières et d’encadrer sa propre survie ?

M. l’Abbé Groulx « Le français au Canada », 1932.

Dans ce livre, Groulx plaça ainsi l’Éducation au premier plan. Sans elle, la race anglo-saxonne nous aurait tout simplement avalée. Le Canadien-français ne serait en 2020 qu’un symbole folklorique. Le sol états-unien comptait il n’y a pas si longtemps une masse imposante d’émigrés canadiens-français. Le nord-est de ce grand pays voyait nos compatriotes prospérer et vivre en bons Canadiens-français. Les décennies passèrent et nous constatons, avec tristesse, qu’outre les noms de famille et une certaine toponymie en grande partie américanisée, l’essence française d’hier s’est envolée pour ne jamais revenir. Si des volontés de pratiques commerciales et autres firent de l’anglais une langue pratique et nécessaire, la disparition des écoles purement catholiques et françaises aura été l’élément qui avec les années, fit du français, là-bas, une vieille relique. La survie du Canadien-français moderne passe, il va de soi, par une Éducation française et nationaliste. Les gouvernements québécois devront toujours garder en mémoire ce principe élémentaire. Une Éducation qui est actuellement, regrettons-le, axée sur la diversité et le multiculturalisme.

Merci à l’Abbé Groulx qui par ses lumières et réflexions, continue, encore en cette période mondialiste, à nous influencer, à nous infuser une dose de patriotisme et à éveiller sur nous, sur sa chère patrie.


La COVID-19 ou la perversion médiatique

Trump l’idiot, Trump le dangereux. L’homme semble destiné à être dénigré par les élites. Le mérite-t-il ? A vous de voir. Faites vos propres recherches. Éviter tout contact assidu avec les médias traditionnels. Ils sont corrosifs. Les exemples se multiplient. Par où commencer ? Allons-y par le dernier prétendu scandale le concernant, celui du désinfectant à s’injecter pour se prémunir de la COVID-19. Par les propos entendus sur les différentes tribunes, Trump venait encore une fois de gaffer. Un huluberlu qui gouverne le pays le plus puissant du monde. Qui se présente devant son peuple en lui prescrivant les pires folies, en lui insufflant un lot de stupidités. Les médias avaient-il cette fois raison ? Une autre controverse qui sans surprise, allait se dégonfler rapidement. L’exagération médiatique à l’œuvre. Sans aucun doute, aux premiers abords, les commentaires de Trump portaient à confusion et à ricanement. Il semblait que oui, hélas, il avait totalement perdu la carte. Déraillé. Qu’il l’avait « échappé solide » en jargon québécois. Mais comme il faut en tout temps se méfier des médias traditionnels, une lecture attentive de la transcription officielle de la Maison-Blanche puis une écoute de la vidéo diffusant la conférence de presse présidentielle s’imposaient. Sans oublier l’examen de quelques articles ici et là à travers la stratosphère web. Un résultat se dessinait : il y avait un contexte aux propos de Trump… et de la manipulation médiatique. 

Trump est d’une certaine manière la voix du peuple états-uniens. Et même celle de tout nationaliste. Il représente le patriotisme. Avec ce président, les rêves mondialistes de la gauche partent progressivement en fumée. Le peuple réfléchit. Le peuple retrouve sa fierté. Les médias traditionnels paniquent. Ils perdent de leur puissance et influence devant cette montée populiste. Leur dignité s’éteint par un flot incessant d’attaques perverses et haineuses à l’attention de leurs opposants. Trump, le porte-étendard du nationalisme, est une cible idéale. Tout comme, à un moindre degré, les autres politiciens nationalistes à la sauce Bolsonaro et Le Pen. Les médias traditionnels occidentaux sont politisés comme jamais. Les médias québécois et canadiens n’y échappent pas en ajoutant, en prime, le triste spectacle d’une forte dépendance à l’État. Critiquer les gouvernements, leurs anges gardiens, devient pour eux un jeu risqué. Ces marionnettes ou valets modernes sont aussi guidés par un instinct guerrier; pour survivre en tant qu’institution mais également pour installer leur agenda idéologique. Leur manque de rigueur intellectuelle est palpable. La crise de la COVID-19 a rajouté un chapitre complet au livre racontant l’histoire de l’incompétence et du biais journalistique. Le gouvernement québécois pu agir en toute liberté puisque les médias traditionnels ne l’ont jamais réellement testé. Les points de presse quotidien donné par François Legault et son équipe tournaient au ridicule. Des questions bêtes, sans saveur, dans un environnement de douce complicité. Il flottait une impression de malhonnêteté. Un plan orchestré pour décourager la population. Un climat de peur s’est ainsi installé. Les médias souhaitaient, c’est maintenant clair, un confinement prolongé

Représentation du Big Brother de 1984

« Big Brother de 1984 de Orwell, il est chez nous, il est arrivé. La crise de la COVID-19 fait craindre au lieutenant-gouverneur du Québec, Michel Doyon, des abus de pouvoir des gouvernements et des forces de l’ordre […] Le jour où tous les gens pensent pareil, c’est là que la démocratie devient en danger, estime le lieutenant-gouverneur du Québec. »

Les inquiétudes du lieutenant-gouverneur se justifiaient. L’interventionnisme étatique était, déjà bien avant l’imposition du confinement, une mode plus que passagère. Le visage du gouvernement se pointait partout. Nous n’y échappions pas. Du progressisme à l’infini. Les commentaires surprenants de Doyon ont révélé un homme honnête, conscient et vif d’esprit. Titulaire d’un poste symbolique quelque peu archaïque, son œil critique tomba à point. Une personnalité publique de son calibre qui dénonçait enfin le règne de l’État policier. Le gouvernement Legault détenait dès le début de la crise les pleins pouvoirs. Trop. Les oppositions se sont effacées, erreur stratégique et démocratique, puisque leur travail de chien de garde s’avérait presque nul. Même constat du côté médiatique. Le Dr. Arruda en mène large et profite des largesses caquistes. La situation est intenable. Doyon l’a compris. Qu’un confinement abusif est dangereux et liberticide. Car assurément, ce confinement, basé sur une manipulation statistique et les directives d’une OMS délinquante, était excessif. Ce confinement prépare-t-il la suite ? Donne-t-il le ton ? Certaines libertés abandonnées pendant la crise ne réapparaîtront pas ensuite. La société occidentale a été placée sous verrous gouvernemental. Cette sensation de pouvoir et de contrôle absolu provoqué par la crise, combinée à la docilité citoyenne aussi démontrée par celle-ci, peut rapidement mener a de bien mauvaises choses. Des dictateurs en devenir ?

Un contre-pouvoir s’avère un incontournable. Au Québec, les médias et maintenant l’opposition se cachent ou se glissent sous de faux habits. Le lieutenant-gouverneur a, par défaut, maintenant cette responsabilité. Son rôle, symbolique en 2020, n’est, moralement et éthiquement, que très limité; défaire une décision gouvernementale, quoique autorisé constitutionnellement, ne constitue plus une option valable. Désavouer une loi ou un décret déchaînerait l’opinion publique. Un non élu agissant de la sorte défierait la démocratie. C’est aujourd’hui irréaliste. Les mœurs politiques évoluent avec le temps. La fin du 19e siècle vit deux premiers ministres de grand calibre, de Boucherville et Mercier, démis de leur fonction par des lieutenant-gouverneurs partisans. Ces gestes controversés mirent le Québec en émois. Déjà à cette époque, l’intervention politique d’une telle ampleur dérangeait et remettait en cause les principes parlementaires. Les générations passèrent et cette attitude franchit un point de non-retour. Jamais plus ces revirements historiques perpétrés par des hommes nommés et non élus démocratiquement n’allaient se reproduire. Un lieutenant-gouverneur devenait une simple figure protocolaire.

L’arrivée de la COVID-19 a changé le scénario. En période de crise sanitaire, tout comme en période de guerre, les gouvernements s’allouent habituellement des pouvoirs presque illimités. Pouvions-nous sérieusement le tolérer ? Principalement dans les conditions actuelles où tout se bouscule, où les experts et scientifiques se contredisent, où les chiffres sont gonflés et imparfaits, où la peur s’installe non pas en raison du virus lui-même mais par une situation malsaine engendrée médiatiquement et politiquement. Une crise fabriquée artificiellement ou presque. Le virus est certainement mortel et contagieux. Il méritait une attention particulière, spécialement à Montréal, l’épicentre du virus au Québec. Des mesures plus strictes pour la métropole puis quelques mesures ici et là dans le reste du Québec. Pour rassurer la population et limiter l’épidémie. Mais le virus valait-il tant de mesures drastiques et arbitraires ? Les citoyens n’ont pas à accepter des gouvernements québécois et canadiens avec un pouvoir presque absolu. Les Québécois espéraient un chef d’État qui allaient se tenir debout pour eux et les regarder dans les yeux. Legault a failli à la tâche. Il ne dirigeait plus le Québec. Il le contraignait de force. Il s’alliait aux mauvaises personnes – aux médias et à un Arruda heureux d’avoir enfin de la visibilité. Que faire ? Que pouvions-nous espérer ? Qui pouvait venir à notre rescousse ?

Extrait d’un reportage de Radio-Québec qui prouvait la manipulation statistique de la Covid.

Le régime politique canadien a évolué depuis 1791, l’année où le parlementarisme prenait forme. Encore maladroitement et timidement. Les ficelles impériales restaient bien présentes. Les années passèrent et le peuple canadien-français, continuellement attaqué, toujours aux portes de l’assimilation, tenait bon. La marmite devait exploser. Les révoltes patriotes de 1837-1838 avaient plusieurs objectifs. L’obtention de la responsabilité ministérielle était l’un d’eux. Les politiciens bas-canadiens d’alors rêvaient d’une véritable démocratie et non pas d’une simili-démocratie où l’oligarchie britannique et les élites régneraient en maîtres absolus. En 2020, la neutralité du lieutenant-gouvernement demande le respect complet des décisions gouvernementales. Si ce pouvoir décisionnel lui échappe, il aurait été toutefois intéressant, pendant la crise de la COVID-19, d’entendre plus fréquemment Michel Doyon dans l’espace public. Que ce dernier s’adresse directement à la population québécoise en la sensibilisant aux dangers réels d’un confinement au parfum soviétique ou cubain et à ceux d’une géolocalisation éventuelle; et de lui rappeler son devoir citoyen de questionner ses élus et d’exiger d’eux des réponses transparentes et honnêtes – qu’ils rendent des comptes. De ne pas être en quelque sorte, comme nous le constatons trop fréquemment en cette ère de rectitude politique et de multiculturalisme, manipulable et soumise. A la population d’agir et de faire le travail que les médias subventionnés, trop occupés à s’agenouiller devant les gouvernements et à propager leur idéologie gauchiste mondialiste, négligent. Ces médias déforment la réalité à leur avantage. Le cas Trump le prouve. De sa venue en politique à sa gestion de la crise actuelle.

Voici une vidéo assez révélatrice de cette mauvaise foi médiatique qui s’accompagne d’un manque flagrant de rigueur et de professionnalisme :

Le point de presse de Trump qui se résumait, selon les médias, à un président-clown qui perd la raison en proposant à ses concitoyens de s’injecter du désinfectant pour traiter ou se protéger d’un virus virulent, montrait pourtant une toute autre histoire. Il suffisait de lire la transcription officielle qui par ailleurs, en plus de l’exonérer en grande partie, dévoilait des traits de sa personnalité, la vraie, et aussi quelques-unes de ses décisions, positives et concrètes, qui auront été pourtant cachées au public québécois. Voici, pour faire contre-poids aux médias biaisés, certaines citations marquantes de cette rencontre médiatique. Je me suis permis, à la suite de celles-ci, de les commenter brièvement.

Donald Trump

Les prochaines citations sont les mots, en traduction libre, du président Trump :

« Le projet de loi comprend également 30 milliards de dollars pour soutenir les petites institutions de prêt au service des communautés en détresse, aidant d’innombrables petites entreprises afro-américaines et hispano-américaines.»

Selon les médias traditionnels, Trump serait le pire des racistes, mais il s’occuperait des communautés noires et hispaniques ? La définition du mot « racisme » a-t-elle changée avec les années ? Le mot racisme est depuis plusieurs années employé pour faire taire ses opposants. La gauche multiculturelle y définit ainsi les nationalistes. Elle souhaite par conséquent assombrir l’image de ces patriotes fiers de leur terre natale. Cette mascarade a, jusqu’à très récemment, fonctionnée. Les choses changent. Les nationalistes s’éveillent.

« Pour que l’Amérique poursuive son élan, chaque citoyen doit maintenir sa vigilance. Et nous le comprenons tous très bien. Cela comprend la pratique d’une bonne hygiène, le maintien de la distance sociale et l’utilisation volontaire d’un couvre-visage. Une réouverture sûre et progressive de notre économie – c’est très excitant, mais cela ne signifie pas que nous baissons la garde du tout, en aucune façon. Au contraire, la diligence continue est un élément essentiel de notre stratégie pour remettre notre pays au travail, pour le reprendre. Nous allons gagner et nous allons continuer à regarder et surveiller de très près l’ennemi invisible.»

La crise de la COVID-19 a entraîné un confinement complet dans la plupart des pays. La planète entière vivait sous le joug d’un virus potentiellement mortel. Des mesures sanitaires ont partout été prises. Ce confinement a été jugé par plusieurs d’excessif et anticonstitutionnel. Il y aurait eu de la manipulation statistique. Au Québec, en Europe, partout. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fut pointée du doigt, avec raison, pour son incompétence, sa corruption et ses mensonges. Pour aussi ses changements constants de discours. Les médias disent que la gestion de l’administration Trump a été tout simplement médiocre et négligente. Qu’elle aurait précipité le déconfinement. C’est ce que les médias prétendent et veulent laisser croire, laisser comme impression. Parle-t-on de celle qui a fermé la première les frontières avec la Chine puis l’Europe ? Qui a coupé les vivres de l’OMS ? Qui a suscité de l’espoir en parlant de médicaments potentiellement efficaces et d’un vaccin possible disponible avant la fin de 2020 ? Cette crise a été une surprise pour nous tous. Il y a eu de l’improvisation dans chaque pays. L’Humanité faisait face à une situation unique dans son histoire. Qu’elles étaient les meilleures solutions ? Les meilleurs plans de match ? Réponses incertaines pour le moment. Des études et des remises en question se feront. Une évidence apparue néanmoins : l’économie fût anéantie. Les États-Unis, qui avant la crise, vivaient une période faste, un nouvel Eldorado, pourrait-on dire, se trouvaient en mauvaise posture. L’équivalent du grand krach de 1929 frappa. Trump resta positif et annonçait des jours meilleurs. Il affirmait que pour poursuivre l’élan économique des dernières années, c’est-à-dire ici pour procéder à un déconfinement réussi, des conditions sanitaires étaient imposées. Il s’armait de prudence. Il n’a jamais été question d’un déconfinement rapide sans queue ni tête comme le rapportait les médias. Ces derniers auront bien évidemment levé les yeux sur les propos rassurants du président et sur ses intentions véritables. Aveuglément volontaire diriez-vous ?

« Nous devons être prudents dans toutes les conditions, mais nous le ferons – nous y parviendrons. Nous sommes proches d’un vaccin. Malheureusement, nous ne sommes pas encore à faire des tests. Cela prendra un certain temps. Mais nous allons réussir.»

Une lueur d’espoir apparaît. Pourquoi ne pas être positif ? Les médias québécois, eux, ne broient que du noir. Ils souhaitent que le confinement se poursuivre. Ils ne parleront que très peu des solutions. Ils utilisent des incidents anecdotiques pour vendre la peur. Et cela fonctionne. Ils n’ont que du bout des lèvres questionner les autorités québécoises sur par exemple la chloroquine, traitement qui aurait sauvé bien des vies. Pour les médias, l’aspect émotionnel est beaucoup plus puissant que la réflexion purement objective. Ils font appel à la dimension affective et sensible que nous portons tous en nous. Ils limitent tout sens critique et contrôlent le raisonnement. La peur est l’outil le plus puissant, le plus utilisé par eux. Ils préfèrent garder éloigné de la vie intellectuelle le peuple. Une population ignorante devient plus facilement obéissante. Ils accentuent cette peur pour qu’à la toute fin, le citoyen voit en eux des guides. Ils la mousseront. Pendant une crise, les médias retrouvent leur influence. Ils seront donc heureux de maintenir un degré important d’inquiétude dans la population pour ainsi garder son emprise sur elle. Ils veulent incarner, en quelque sorte, des gardiens de la sécurité publique. Nous sommes entraînés psychologiquement, malgré nous, à apprécier une pensée unique, à nous faire berner sans que nous puissions réagir. Les Québécois mais aussi les autres citoyens occidentaux, deviennent des bêtes soumises au bon vouloir médiatique et politique. C’est le quotidien d’une société de gauche mondialiste qui nous enseigne la rectitude politique. Les États-Uniens, par leur histoire et leur constitution, seront, par contre, l’exception à la règle. La liberté devient, pour plusieurs d’entre eux, une philosophie de vie. Ils refuseront catégoriquement de perdre la moindre parcelle de liberté. Cette réalité sera celle de certaines régions, mais là-bas également, au sud de la frontière canadienne, bon nombre de campus universitaires et de villes cosmopolites deviennent des laboratoires pour la gauche, des espaces où la robotisation de l’esprit prend forme.

« Je tiens à remercier le chef du Département de la science et de la Technologie, Bill Bryan, pour le rapport qu’il est sur le point de présenter. Je pense que ça va être quelque chose de crucial. Ce seront de toutes nouvelles informations et des informations très importantes.»

Les médias traitent régulièrement Trump de niais, de stupide, de s’opposer à la science et à l’environnement. De ne penser qu’à l’argent et l’économie. Trump, comme les autres dirigeants, se fient dans cette crise à la science et aux spécialistes. Lui et ses collègues auront peut-être même trop regardé en leurs directions. Cette crise du coronavirus aura été celle de la confusion. Une journée deviendra son contraire le lendemain. Les politiciens, et pensons tout particulièrement à François Legault, auront été naïfs et trop dépendants des autorités sanitaires. Legault suivit Horacio Arruda, le directeur national de la santé publique du Québec, aveuglément. Arruda, bureaucrate mondialiste, mandarin de l’OMS. Ces organismes supranationaux réduisent peu à peu la souveraineté des États. La crise l’aura démontré. Seul Trump semble le comprendre. Dans ce dossier et bien d’autres.

Trump parla longuement, mentionna plusieurs chiffres, remercia de nombreuses personnes pour leur dévouement. Une longue liste d’actions et d’entretiens avec les Gouverneurs s’ensuivent. Puis, le Vice-Président Pence annonce aux médias que Bill Bryan publiera un rapport et le commentera. Ce dernier s’adresse alors aux médias et utilisera des termes et expressions qui seront ensuite repris par Trump lors d’une période de questions qui servira, pour les médias traditionnels, particulièrement québécois, de prétexte pour salir Trump. Du purin médiatique. Bryan étala le résultat de ses recherches. Des hypothèses. Des statistiques. Des expériences concluantes.

« Notre observation la plus frappante à ce jour est l’effet puissant que la lumière solaire semble avoir sur la mort du virus – à la fois dans les surfaces et dans l’air. Nous avons également observé un effet similaire avec la température et l’humidité, où l’augmentation de la température et de l’humidité, ou les deux, sont généralement moins favorables au virus […] En résumé, dans les conditions que nous avons testées à ce jour, le virus dans les gouttelettes de salive survit mieux à l’intérieur et dans des conditions sèches. Le virus ne survit pas aussi bien dans les gouttelettes de salive […] le virus meurt plus rapidement en présence de lumière directe du soleil dans ces conditions […] Une différence très significative lorsqu’il est frappé par les rayons UV […] Nous testons également des désinfectants facilement disponibles. Nous avons testé l’eau de Javel, nous avons testé l’alcool isopropylique sur le virus, en particulier dans la salive ou dans les fluides respiratoires. Et je peux vous dire que l’eau de Javel tuera le virus en cinq minutes; l’alcool isopropylique tuera le virus en 30 secondes, et cela sans aucune manipulation, sans frottement – il suffit de le vaporiser et de le laisser partir. Vous le frottez et il s’en va encore plus vite. Nous examinons également d’autres désinfectants, en particulier lorsque le virus Covid est dans la salive […] Je tiens à remercier le président et le vice-président pour leur soutien et leur leadership continus au ministère et pour leur travail dans la lutte contre cette pandémie.»

Trump revient ensuite au lutrin et commente sur un ton bon-enfant et interrogatoire les résultats. Il s’adresse indirectement à Bryan et paraît réfléchir à haute voix tout en y allant de questionnements sur les possibilités à venir. Trump s’y prend maladroitement, c’est vrai, mais ses interrogations sont légitimes et en liens avec les propos tenus par Bryan. Trump n’est pas un scientifique. Il se pose les mêmes questions que nous.

-« Merci. J’ai donc posé à Bill une question à laquelle certains d’entre vous ont probablement pensé et que je trouve très importante. Donc, en supposant que nous frappions le corps avec une énorme lumière, que ce soit par une lumière ultraviolette ou juste très puissante – vous avez dit que cela n’a pas encore été vérifié mais que vous alliez le faire – puis que vous apportiez cette lumière à l’intérieur du corps – de la faire passer à travers le corps par une technique ou une autre et ça aussi vous allez le tester, n’est-ce pas – ça me semble prometteur ? »
-Commentaire de Bryan : « Nous allons trouver les bonnes personnes qui pourront le faire.»
-« D’accord. Et puis je vois le désinfectant qui assomme le virus en une minute. Une minute. Et est-il possible de faire quelque chose comme ça, par injection à l’intérieur du corps ou un nettoyage du corps pour éliminer le virus ? Parce que vous voyez le virus pénètre dans les poumons et fait des dommages énormes. Il serait donc intéressant de vérifier cela. Donc, vous allez devoir recourir à des médecins ? Alors on verra. Mais tout le concept de la lumière, la façon dont elle la tue en une minute, c’est assez puissant.»

Puis la période de questions se poursuit sur certains autres sujets liés ou non à la COVID-19. Trump demandait donc, en résumé, s’il y avait une façon de chasser le virus, lorsque présent dans le corps humain, qui aurait une efficacité similaire à celle prouvée dans les expériences impliquant certaines surfaces. Mais les médias interprétèrent l’intervention trumpienne différemment, d’après un angle biaisé.

Trump dérange le discours de la gauche mondialiste. Il la compromet. La remet en doute. Tout dissident au narratif reconnu en payera le prix. Questionner devient un complot. Spécialement depuis le début de la crise. Pour un Trump fort, tenace et capable de subir les coups, combien y-a-t-il d’individus, victimes de cette gauche régressive, qui ne pourront, impuissants, répliquer ? Qui seront aussitôt ostracisés ?Aussitôt diffamés injustement ? Les médias traditionnels autrefois organes du peuple et des opprimés deviennent leurs ennemis. Par cette crise temporaire, leur popularité monte, semble-t-il, en flèche. Mais leurs mesquineries et leurs mensonges traversent les écrans, les ondes et les feuilles de journaux. La vérité rejaillit progressivement. La population n’est plus si dupe. Des médias alternatifs viennent à la rescousse. Ils ouvrent les yeux à de plus en plus de gens. Nos compatriotes s’éveillent. Ils constatent le désastre perpétré par les élites et le double visage des médias traditionnels. Ceux-ci lutteront vigoureusement. Ils dirigeront une partie de leur haine sur leurs nouveaux compétiteurs Web et sur ceux qui contestent leurs idéaux politiques. Sur Trump. Sur Maxime Bernier. Sur les nationalistes. Des médias de masse prétendument informatifs se transposent en idéologues radicaux. Seulement un examen de conscience les sauvera du précipice… ou l’aide financière des gouvernements qui achètent leur amitié et leur subordination

Lien pour la transcription de la conférence de presse : https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/remarks-president-trump-vice-president-pence-members-coronavirus-task-force-press-briefing-31/

Déchristianisation et progressisme

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La majorité historique québécoise perd de jour en jour de son importance. Au Canada, il va sans dire, mais également sur son propre territoire. Le Québec est victime comme partout ailleurs en Occident des méfaits du multiculturalisme. Sa fragilité linguistique l’isole et le rend encore plus vulnérable. L’immigration massive atténue l’esprit catholique français de notre patrie et ghettoïse nos villes. Chacun pour soi. Aucun noyau commun. Le catholicisme est de trop en cette ère multiculturelle. La décroissance des « Canadiens français » d’autrefois a de multiples facteurs. Le multiculturalisme dissous le tissu social que nos ancêtres ont bâti avec tant d’ardeur. Il amenuise la société d’accueil. Nos compatriotes qui, depuis plus d’un siècle, émigrent en d’autres contrées, ont, eux aussi d’une certaine manière, contribués involontairement au déclin de notre peuple.

La déchristianisation de la civilisation occidentale aura été un des points tournants de l’histoire moderne. Au Québec, elle s’est concrétisée par la Révolution tranquille. La religion catholique qui régna longtemps sur le Québec et qui avouons-le, bâillonna parfois même son propre peuple pour plaire à l’oppresseur britannique et pour y parfaire son emprise sur lui, a néanmoins permis notre survivance culturelle et linguistique. Sans elle, nous serions aujourd’hui anglophones ou états-uniens. Il ne resterait que des miettes de cette épopée française en Amérique. Le clergé protégea notre langue et notre histoire. Mais avant toute chose, son dogme se basa sur l’importance accordée à la famille et aux traditions. Les familles nombreuses, cette « revanche des berceaux », pava la voie à une communauté canadienne-française forte et tissée serrée. Nos souffrances, nos défaites et nos peurs se voyaient minimisées par une fécondité abondante. Une population française en pleine ébullition transpirait. La démographie aura toujours, pour nous, un impact majeur. Notre lutte est en réalité démographique. Hier, maintenant, demain.

Le caractère laïque du Québec moderne, cette déchristianisation déchaînée, chassa la religion de nos vies quotidiennes, de nos écoles, de nos institutions et élimina cette capacité bien de chez nous de nourrir et perpétrer nos traditions. La Révolution tranquille transforma le Québec à tout jamais. Par le déclin de la religion catholique, le Québec perdit sa base morale, le fondement de son histoire, le socle de son unicité, l’élément essentiel derrière quoi se rassemblait notre peuple. Notre collectivité allait être atteinte en plein cœur. Il n’y avait plus de noyau commun, ce petit quelque chose qui nous rendait courageux, fier et déterminé. Le progressisme des années 60 qui s’amplifia avec le temps et qui en 2020, est incontrôlable, rend notre destinée nationale incertaine. Cette dernière, terrassée depuis 1759, constamment au bord du précipice, est comme jamais en danger. A moins que la crise du coronavirus vienne changer la donne ? Il est encore trop tôt pour en faire une conclusion.

Les minorités immigrées récemment au Québec ont des valeurs familiales ancrées en elles. Elles les définissent. L’islam par exemple. La famille importe. Quiconque se promène dans nos rues le remarque. Les familles nombreuses des communautés noires ou arabes d’aujourd’hui se comparent, dans une moindre mesure, aux familles nombreuses canadiennes françaises d’hier. La majorité historique québécoise peine à se reproduire. La puissance de la religion catholique s’est estompée et comme partout ailleurs en Occident, nos mœurs et habitudes changèrent aussi. L’industrialisation puis le capitalisme amenèrent la société de consommation. Tous veulent un nouveau téléviseur, un nouvel ordinateur, un nouveau cellulaire, une nouvelle automobile. Ce nouveau mode de vie changea notre destinée. Avoir une famille nombreuse devient un fardeau économique et un frein à sa liberté personnelle. L’égoïsme d
e l’individualisme.

Parallèlement, la social-démocratie prit de plus en plus de places. Si les moyens de contraception modernes eurent un impact important sur la sexualité humaine, les idées progressistes de la gauche pénétrèrent profondément dans l’esprit des gens ; l’accès illimité à l’avortement l’illustre. L’euthanasie – la gauche l’appellera mourir dans la dignité – contribue aussi à l’effondrement des valeurs catholiques et morales occidentales. Des millions de fœtus périssent dans la plus grande indifférence. La civilisation occidentale ne doit blâmer personne d’autre qu’elle-même pour sa déchéance. Le Québec s’y insère allègrement et encore plus dangereusement par sa fragilité démographique. Le multiculturalisme et l’immigration de masse contribuent assurément à l’érosion de l’identité nationale québécoise, mais par un accès universel à l’avortement, la majorité historique québécoise accentue son infériorité numérique. Qui sont ces femmes qui interrompent volontairement leur grossesse ? Certainement pas celles issues des minorités ethniques. Chez elles, l’aspect religieux commande. La loi divine le proscrit. Elles vont profiter des bienfaits sociaux et économiques du progressisme occidental sans en embrasser les aspects moraux. L’islam limite fermement l’avortement ; la communauté haïtienne pratique un catholicisme rigoureux ; les juifs hassidiques s’isolent et vivent loin de la modernité. C’est la femme occidentale blanche de lignée canadienne-française, celle chez qui le progressisme est enracinée, celle qui de mère au foyer devint une carriériste acharnée qui souhaite profiter du confort matériel proposé par notre société moderne. L’Occident s’autodétruit et efface ses symboles parfois millénaires. Il accueille le monde et s’élimine progressivement. Son sol bientôt ne lui appartiendra plus.

Les apologistes de la bien-pensance gauchiste diront que l’avortement fait partie du progrès et de l’avancée humaine. Point de vue très discutable. Que le viol d’une femme mène à l’avortement est moralement acceptable. Tout comme si la vie ou la santé de la mère est sérieusement compromise. Ou si un lourd handicap attend le fœtus une fois à terme. C’est une forme de justice sociale. Un signe de compassion. Le gros bon sens. Mais qu’en est-il de l’avortement comme moyen de contraception ? Et de l’avortement tardif, cette affreuse aberration médicale acceptée de tous ? L’avortement nous apparaît comme une réalité immuable. Vouloir le restreindre correspondrait à un crime social. A une dangereuse fissure d’un consensus contemporain. La gauche intolérante ne permet aucun débat. Les politiciens, pour la plupart progressistes, resteront inflexibles. Les autres s’en laveront les mains et regarderons ailleurs. Les politiciens les plus conservateurs n’osent même plus en débattre publiquement. Le premier ministre François Legault affirmait récemment que « l’avortement tardif c’est le choix de la femme ». Cette attitude contribue à notre déclin numérique. Un gouvernement dit nationaliste a le devoir moral d’employer, d’une part, des mesures natalistes, à travailler d’arrache-pied pour soutenir nos travailleurs et nos compatriotes découragés qui sans incitatifs, sont trop souvent sujets à l’émigration
et à suggérer des moyens pour contrer une forme de décroissance intentionnelle, c’est-à-dire à stopper une hémorragie morbide conséquence de notre taux élevé de mortalité par suicide et avortement. Ne plus défendre l’indéfendable.

L’avortement est devenue une normalité civilisationnelle, quelque chose de naturelle, de facile. Une routine aucunement remise en question. L’État contribue à ce massacre en le favorisant. Des centaines de Québécoises utilisent annuellement l’avortement comme moyen de contraception. L’État doit soigner les malades. Il va de soi. Mais la grossesse n’est pas une maladie. L’avortement, tout comme les chirurgies esthétiques, a-t-il à être à la charge des contribuables ? Ne devrait-il pas être celle de la patiente ? Ce principe simpliste mais justifié réduirait sans aucun doute ces avortements inutiles et déshonorants. La stigmatisation des opposants à l’avortement est inévitable dans une société québécoise dirigée par des idéologues de gauche. Les politiciens suivent la vague et n’interviennent pas, par lâcheté et peur de représailles. Expliquer à la population en quoi consiste réellement un avortement tardif et l’opinion public tranchera dès lors vers un arrêt immédiat d’une telle pratique. L’avortement tardif, qui d’une certaine façon, a parfois l’apparence d’un meurtre déguisé, assombrie notre destin collectif et cristallise notre déclin moral et démographique.  Une logique mortifère.

Notre lutte nationaliste comporte tant de facettes. Il est facile de s’y perdre. Si l’épanouissement de notre fierté collective importe tant, les changements démographiques qui apparaissent déjà devant nous demandent une intervention immédiate. Finissons-en avec l’immigration et l’avortement de masse. Pour la patrie.

Un certain 11 novembre

Image : SSJB

Malgré une matinée froide, nous avons pu réchauffer notre cœur par la touchante cérémonie organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Le 11 novembre est, annuellement, une journée célébrant nos valeureux combattants qui ont su si brillamment préserver nos valeurs. En ces temps où le multiculturalisme efface progressivement nos traditions, le Jour du Souvenir vient nous réconforter, nous émouvoir, nous faire réfléchir.  

Image : SSJB

Le 11 novembre 2019 eu, en plus de ma grande admiration pour ces militaires, une consonance particulière. La SSJB honora 11 anciens combattants qui ont reçu la médaille de l’Assemblée nationale pour leur implication courageuse dans différents théâtres de guerre. Parmi les 11 honorés, mon grand-père Anastase Gauthier reçu une médaille à titre posthume.

Le Président général de la SSJB, M. Maxime Laporte, prononça ces quelques mots en guise de présentation :

« Monsieur Anastase Gauthier, né le 27 décembre 1913 à Québec, joint l’armée en 1941. Il fut parti du service militaire de la marine canadienne lors de la Deuxième Guerre mondiale. Il a navigué, entre autres, sur le HMCS Skeena et participa au torpillage du U-588. Au cours de sa vie, Monsieur Gauthier fut récipiendaire de médailles et de mentions, tel que la médaille de guerre 1939-1945, l’étoile de l’Atlantique et la médaille canadienne du volontaire. Il s’éteint en 2007, dans sa ville natale, la Capitale-Nationale.»

Grand-papa aurait été sans doute très fier de cet honneur. Il aurait sympathisé, verre à la main, avec ses collègues militaires et salué au passage ses anciens frères d’armes. Malgré sa fierté évidente d’ancien combattant, il resta jusqu’à la fin de sa vie discret sur cette époque dramatique. Un peu par tristesse, un peu par modestie? Etre témoin de l’horreur marque à tout jamais un homme. Un lien fraternel uni ces vétérans. Par leurs exploits et leur héroïsme, ces derniers pourraient tous, légitimement, faire preuve de vantardise et d’exubérance. C’est mal connaître leur humilité.

Image : Sylvain Gauthier

Le Jour du Souvenir est une leçon d’histoire en lui-même. Le multiculturalisme, guide spirituel de nos élites, accorde maintenant toute la place aux minorités ethniques. Pour réussir, la majorité historique doit disparaître. C’est la maxime de la gauche mondialiste. Nous sommes devant la censure et un révisionnisme historique inquiétant. L’idéologie multiculturelle règne partout. Nos élites en ont fait leur principale mission. C’est pourquoi toute opportunité de raconter notre histoire est la bienvenue. Le 11 novembre remet ainsi les choses en perspective et nous permet, peut être naïvement, d’espérer un futur ensoleillé. Que le nationalisme reprenne du galon. Un soldat seul semble inoffensif; mais un groupe de soldats, ensemble, soudé, travaillant pour la même cause, peut produire de grandes victoires. Le Québec doit prendre exemple de ces soldats qui collectivement, ont triomphé du nazisme. Le peuple québécois peut se relever et faire renaître la fierté identitaire jadis si imposante de cette nation unique d’Amérique.

En 2019, les médias sociaux nous poussent à la superficialité. Des vedettes instantanées naissent puis tombent dans l’oubli dès le lendemain. Les nouvelles générations devraient s’inspirer de nos vétérans. Le confort et l’individualisme nous dominent. Nos société pataugent aujourd’hui dans un progressisme gênant; la perte de nos traditions et de nos racines historiques s’accentue; la rectitude politique engendrée par le fanatisme des multiculturalistes rend nos sociétés liberticides; la bien-pensance de la gauche corrompt nos villes, nos villages; notre sol natal ne ressemble en rien à ce qu’il fût; des conflits ethnoculturels se pointent à l’horizon. La gauche moderne veut changer voire effacer la société pour laquelle des milliers de soldats périrent. Appelons là  la gauche régressive. Le territoire de nos ancêtres est envahi par des immigrants aux valeurs et pensées différentes. Pour qui le Québec importe peu. Qui n’est qu’une terre d’asile bonne à piller. Les invasions barbares version contemporaine. De solides et fiers, nous sommes devenus, par l’acharnement idéologique de la gauche, des individus lâches et irrespectueux du passé. La gauche nous entraîne dans la déchéance. Dans la décomposition occidentale.

Les combattants des deux grandes guerres mondiales auraient-ils pu imaginer que leurs efforts et sacrifices soient anéantis par leurs propres descendants? Une société occidentale qui s’est construite progressivement et qui en quelques décennies seulement frôle maintenant la catastrophe. Un multiculturalisme implanté comme doctrine d’État. Le Canada en est un chef de file. Le Québec en subit les conséquences de plein fouet. Nos fondements historiques se folklorisent. Nous sommes isolés dans un pays qui n’est pas le nôtre. Les Canadiens anglais se servent du multiculturalisme pour éliminer les dernières traces de notre patrimoine français et catholique.

Image : Sylvain Gauthier

Si les exploits de nos vétérans arrivent encore jusqu’à nous, qu’en sera-t-il dans 15 ans? Dans 25 ans? Le courage formidable de nos défenseurs mérite une reconnaissance éternelle. Allons-nous abandonner, détruire leur héritage? En avons-nous le droit? Moralement? Les luttes d’autrefois, celles qui nous a permis de rester debout, ont-elle été vaines? La guerre, par le dévouement de nos compatriotes, la douleur, le doute, la solitude, le sang coulé, la mort et la violence inouïe des champs de bataille, a frappé notre imaginaire. La guerre est dure. Elle est parfois nécessaire. En mémoire de mon grand-père et des millions d’autres vétérans qui croyaient en nos valeurs, à nos traditions et qui étaient prêts à mourir pour elles, célébrons encore et encore leurs exploits, leurs bravoures et reprenons le contrôle de qui nous sommes. 

Sacré patrimoine!

«On est rendu dans le mur, ç’a toujours été des demi-mesures. C’est un vrai sujet. Ce n’est pas juste une question de collectionneurs.»
– Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal, à propos de l’abandon des églises du Québec.

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Le multiculturalisme canadien impacte de bien des manières le Québec. Toujours négativement. L’immigration de masse, l’outil principal de la propagande multiculturelle, change notre démographie. Le rapport de force des Québécois francophones de souche s’amenuise continuellement. Il se marginalise à coup de milliers d’immigrants. Le multiculturalisme, qui est la doctrine officielle de l’état canadien, n’impose aucune intégration. Il prescrit plutôt l’inclusion, ce qui dans les faits, est fondamentalement différent.

Les élites ont tous été contaminées par cet esprit de tolérance abusive et de mondialisme. Les minorités ethniques sont chouchoutées minutieusement. Des accommodements religieux leurs sont octroyés aveuglément – nourriture halal, prières de rue, salles de prières, congés spéciaux etc. La gauche multiculturelle, devenue régressive, et la droite patronale, celle qui veut toujours plus d’immigrants à petits salaires, font front commun. La rectitude politique se présente maintenant comme une nouvelle norme sociale. Il s’avère impossible de critiquer l’islam, l’immigration, la perte identitaire. Les nationalistes se voient censurés et bafoués. Une étiquette de raciste est si vite arrivée.

Les multiculturalistes espèrent une société ghettoisée où chaque communauté respecte ses propres moeurs et coutumes. Celle-ci n’a pas à embrasser la culture et les traditions de la société d’accueil. Pour les multiculturalistes, la civilisation occidentale domine et use de son pouvoir pour opprimer les minorités. L’homme blanc est la source des malheurs planétaires. La religion catholique, symbole de cette domination, devra donc disparaître. Bref, les héritiers de la civilisation occidentale sont de trop. Les multiculturalistes veulent effacer toute trace d’un passé riche historiquement. Certains pays se battent – la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, la Bulgarie et à un certain niveau, les États-Unis de Trump. Mais la plupart des pays occidentaux se laissent diriger par des franges fanatisées du multiculturalisme. Le Québec est à mi-chemin entre ces deux positions. Il est isolé dans un pays, le Canada, qui considère le multiculturalisme comme un idéal à atteindre, son objectif, et qui l’applique de façon autoritaire. Les décisions politiques et judiciaires canadiennes se déversent ainsi inévitablement sur le territoire québécois. Le Québec ne représente aujourd’hui, hélas, qu’une province soumise à la volonté fédérale.

Les Québécois se sentent toutefois différents. Leurs racines françaises et catholiques traduisent cette unicité nord-américaine. Le peuple québécois a toujours eu à l’intérieur de lui-même une flamme nationaliste. Ses luttes pour sa survivance et son émancipation l’illustrent. 2019 ne fait pas exception. Les multiculturalistes canadiens ont comme projet d’anéantir à tout jamais ce nationalisme québécois. A faire de nous une terre multiculturelle sans saveur. Ils aspirent à éliminer nos traditions, notre culture, notre passé. Par de l’immigration de masse. Par des lois liberticides. Par l’anéantissement de notre identité.

Notre identité se présente en diverses facettes : notre langue, nos origines, notre folklore. L’histoire représente la clé de cette identité québécoise. Celle-ci peut être racontée – ce que les multiculturalistes s’efforcent de dénaturer à l’aide d’une éducation corrompue par l’idéologie multiculturelle. L’histoire peut être aussi vue et admirée. C’est ici qu’intervient le patrimoine bâtit.

Notre patrimoine en danger 

Le Québec a une relation intrigante avec son passé. Le peuple québécois s’identifie comme étant, c’est vrai, une société distincte; on l’a vu par exemples avec les négociations constitutionnelles et par la modeste loi 21 du gouvernement caquiste. Mais il n’affiche jamais vraiment fièrement sa fibre identitaire. Il la cache. Il néglige en conséquence son patrimoine et son devoir de mémoire vis à vis ses ancêtres. Au cours de la dernière année, l’actualité a abordé l’enjeu de la conservation et de la mise en valeur des maisons ancestrales, ces témoins de l’histoire et de l’architecture d’un autre temps. L’actualité nous a aussi montré un patrimoine religieux en piètre état. Le Journal de Québec publiait en août dernier des statistiques alarmantes. Des églises en ruine, des églises démolies, des barricades les entourant, des graffitis sur les murs. De l’indifférence. De l’immobilisme. De l’incapacité à agir d’intervenants. Oui certaines églises ont eu un deuxième souffle par une conversion quelque conque. Mais la réalité a frappé: notre patrimoine se meurt. 

« Une recension effectuée en mai dernier par le Conseil du patrimoine religieux a révélé que 612 des 2746 églises qui avaient été répertoriées au Québec en 2003 avaient depuis été démolies, fermées ou recyclées [1]

La détérioration de ces images historiques a de quoi nous attrister. Mais à qui incombe la faute de cette déconfiture patrimoniale? Qu’ont fait les politiciens? Qu’elle stratégie adopter à partir de maintenant? Action Patrimoine (AP), un organisme privé à but non lucratif qui œuvre à protéger, à mettre en valeur et à faire connaître le patrimoine bâti et les paysages culturels du Québec, a tenté, avec quelques articles, de répondre à ces interrogations et préoccupations. AP rappelle tout d’abord le rôle fondamental que jouent les propriétaires de maisons anciennes ou de tout immeuble patrimonial. Posséder une maison ancestrale constitue pour plusieurs un rêve, notamment pour les amoureux du patrimoine. Mais qu’en est-il réellement au quotidien? Que représentent les défis de la préservation et de la mise en valeur d’un tel bâtiment?

« Action patrimoine est le propriétaire de la maison Henry-Stuart située à Québec. Au fil du temps, l’organisme a eu l’occasion de découvrir les implications d’une telle responsabilité et de tirer quelques leçons de cette expérience […]
Deux types de protection et de reconnaissance touchent la maison. Au niveau provincial, elle est classée immeuble patrimonial par le ministère de la Culture et des Communications. La protection s’applique également au terrain et au jardin, ainsi qu’aux biens meubles à l’intérieur. La résidence est aussi désignée lieu historique national du Canada par le gouvernement fédéral […] la maison connaît alors de grandes rénovations, notamment pour réhabiliter son intérieur. Une maison demande toujours de l’entretien. D’autres chantiers ont ainsi été réalisés au cours des années. Ces rénovations nous ont permis de constater les défis qui entourent de tels chantiers, à savoir les enjeux financiers, mais aussi les difficultés liées à la recherche d’une main-d’œuvre qualifiée […]
Les protections et reconnaissances de la maison peuvent, pour certains, sembler restrictives. Ces protections donnent cependant droit à de l’aide financière pour la restauration. Au niveau provincial, il existe le Volet I — restauration de biens patrimoniaux du programme Aide aux immobilisations et au fédéral, le Programme national de partage des frais pour les lieux patrimoniaux de Parcs Canada. Pour les propriétaires dont l’immeuble n’est pas désigné ou classé, d’autres moyens sont disponibles. Quelques municipalités offrent des programmes de soutien à certains travaux de rénovation ou de restauration, comme la Ville de Québec avec son Programme d’intervention et de revitalisation des bâtiments patrimoniaux. Elles sont toutefois encore trop peu nombreuses. Cela sans parler de l’absence de crédit d’impôt réservé à la rénovation et à la restauration de maisons patrimoniales. Quel que soit le palier de gouvernement de nouvelles mesures fiscales apporteraient une bouffée d’air non négligeable aux propriétaires vertueux et en inciteraient certainement d’autres à faire plus d’efforts pour préserver leurs biens.
Entretenir de façon adéquate une maison ancestrale demande évidemment d’effectuer un suivi régulier, mais aussi de faire appel à des spécialistes au savoir-faire rare, parfois unique […] De nombreux chantiers et programmes de subventions exigent certains permis comme les cartes de la Régie du bâtiment du Québec, ce qui a souvent pour effet de limiter l’accès des artisans sur les chantiers.
La clé est certainement l’entretien quotidien de notre bâtiment et notre vigilance par rapport à son état général. Chaque intervention compte. Pour un propriétaire, il n’est pas toujours simple de faire une restauration complète. D’où l’importance de prévoir un échéancier. Il est plus facile d’effectuer de petits travaux au fur et à mesure que d’attendre et de devoir gérer de fortes dégradations nécessitant une intervention majeure. Pour l’entretien courant, il est crucial d’aller chercher l’information pertinente afin de s’assurer de prendre les bonnes décisions. Il existe des ressources en mesure d’accompagner les propriétaires dans leurs travaux. Les ressources en patrimoine de certaines municipalités peuvent également aiguiller les propriétaires vers les bonnes pratiques. À terme, il serait profitable d’instaurer au sein des municipalités ou des MRC un accompagnement systématique pour les propriétaires de maisons anciennes […]
Occuper la maison Henry-Stuart avait un objectif double, soit celui de réinvestir un lieu résidentiel sans trop le dénaturer et de démontrer l’efficacité et les répercussions positives de la requalification des bâtiments. Outre les revenus de location, qui sont un bénéfice certain, des professionnels du patrimoine animent la maison au quotidien. Cela permet un suivi régulier de l’entretien et le maintien d’une maison au charme apprécié. Tout comme les églises ne peuvent pas toutes devenir des bibliothèques, les maisons anciennes ne peuvent pas toutes devenir des musées ou des bureaux. La requalification harmonieuse de bâtiments doit se faire selon plusieurs critères, en fonction notamment de l’environnement du quartier et des besoins de la communauté, mais également des ressources financières disponibles. En ce sens, la requalification de la maison Henry-Stuart est un exemple intéressant puisqu’elle intègre un usage contemporain en accueillant des bureaux et rend accessibles son intérieur unique et l’entièreté du site.
Les maisons anciennes font partie de notre patrimoine collectif, de notre histoire et de notre identité. Les rendre accessibles permet de développer un sentiment d’appartenance qui favorise la sensibilisation à ce patrimoine et sa préservation [2]

La démolition de plusieurs immeubles patrimoniaux a attiré, malgré la présence de propriétaires négligents et du manque d’intérêt des autorités, l’attention du public québécois. Les manquements concernant la gestion de notre héritage bâti québécois ont entraîné une prise de conscience collective quant à l’état de ces legs. Comment expliquer que l’on démolisse des bâtiments patrimoniaux, et ce, souvent dans une indifférence délirante? Que pourrait-on changer à notre manière de gérer le patrimoine? Comment se fait-il que des propriétaires puissent cesser d’entretenir leur bâtiment sans en subir de conséquences? Pourquoi les municipalités n’interviennent-elles pas avant qu’il soit trop tard? Comment explique-t-on que des immeubles classés ou cités s’effondrent? Sujet complexe, il va s’en dire. Un élément ressort néanmoins : il s’agit d’une mission partagée entre plusieurs intervenants et où il est primordial de connaître le rôle de tous et chacun. Plusieurs acteurs gravitent autour du patrimoine bâti : propriétaires, organismes locaux, organismes nationaux, municipalités, municipalités régionales de comté (MRC), gouvernements, le public etc. C’est en considérant chacun d’eux qu’il est possible d’avoir une vue d’ensemble de la gestion de notre patrimoine. AP a répondu aussi à ces questions. 

« Au quotidien, le rôle de première ligne revient aux propriétaires qui vivent dans leur bâtiment. Le bon entretien de leur bien est souvent une priorité, mais il représente également une charge financière considérable qui peut s’avérer difficile à assumer. Malgré leur attachement à leur milieu de vie, ils doivent parfois privilégier l’aspect financier, au détriment de la préservation du patrimoine. En dépit des demandes répétées du milieu, aucun incitatif fiscal n’a encore été mis en place pour les aider.
Des organismes locaux sont là pour appuyer et guider les propriétaires, mais avant tout pour la sauvegarde du patrimoine. À cet égard, une grande responsabilité repose sur eux, surtout considérant qu’ils ont des moyens financiers limités. Certaines divergences d’opinions peuvent apparaître entre propriétaires et organismes. La maison Busteed, en Gaspésie, fournit un bon exemple de discordance entre les points de vue d’un propriétaire et des organismes locaux. Elle met en lumière des particularités quant à la perception des notions mêmes de patrimoine et de mémoire dans les différentes communautés. Les organismes nationaux assurent une veille sur tout le territoire québécois et offrent, selon les cas, des activités de diffusion, de sensibilisation et de formation. Les attentes sont grandes envers ces petites structures qui ont, comme les organismes locaux, des ressources limitées.
Les municipalités, en tant qu’acteurs dans la gestion des infrastructures locales et la mise en application de la réglementation, ont également un rôle majeur à jouer. Le chapitre IV de la Loi sur le patrimoine culturel octroie aux municipalités le pouvoir d’identifier et de protéger le patrimoine. Force est de constater, toutefois, depuis la mise en application de cette loi, les lacunes relatives à ce pouvoir. Il n’est pas ici question de jeter le blâme sur les municipalités. Il s’agit plutôt de tenter de comprendre pourquoi elles ne sont pas plus nombreuses à se prévaloir de la citation pour protéger des bâtiments dont la valeur patrimoniale est jugée exceptionnelle ou, à l’opposé, pourquoi certaines protections ne suffisent pas à garantir la préservation et la mise en valeur du patrimoine. Pour répondre à ces questions, il faut considérer plusieurs facteurs, comme les ressources parfois limitées des municipalités, le manque de volonté politique, une méconnaissance du patrimoine ou encore la pression des entrepreneurs. En parallèle, il y a des municipalités qui réussissent bien dans ce domaine et nous aurions intérêt à diffuser et à analyser leurs actions pour comprendre leur succès.
Les MRC ont un rôle dans l’aménagement du territoire. Elles se veulent, notamment, un agent facilitateur pour la mise en commun de services. En vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, elles peuvent réaliser des inventaires du patrimoine bâti, ce qui permet d’avoir une vue d’ensemble du patrimoine d’un territoire. Par contre, les pouvoirs relatifs à la protection d’un immeuble patrimonial, dont la citation, reviennent aux municipalités.
Enfin, le gouvernement québécois doit faire preuve d’exemplarité et de leadership dans la protection du patrimoine et ainsi exercer un rôle de premier plan. Pour ce faire, plusieurs ministères sont responsables du patrimoine, notamment le ministère des Transports, celui des Affaires municipales et de l’Habitation, celui de l’Environnement et évidemment, celui de la Culture et des Communications. Ce dernier a un rôle de sensibilisation et doit se doter d’une vision claire en matière de patrimoine. Le classement est un des outils dont il dispose pour assurer la protection du patrimoine bâti. Toutefois, nous constatons, entre autres avec le moulin du Petit-Sault à L’Isle-Verte, que même les bâtiments classés peuvent être en danger. En effet, dans cet exemple, une partie de cet ancien moulin à farine, construit en 1823 et pourtant classé depuis 1962, a dû être démolie. Encore une fois, le manque de ressources financières a une incidence directe sur l’efficacité avec laquelle le ministère peut jouer son rôle. À titre d’exemple, la Direction générale du patrimoine a vu ses effectifs amputés d’environ 80 % depuis les années 70 […]
En plus des enjeux financiers décriés, nous assistons également à une déresponsabilisation de plus en plus montrée du doigt par les médias. Ainsi, bien que la responsabilité en patrimoine soit partagée, les différents acteurs ont tendance à se renvoyer la balle pour diverses raisons [3].»

Tous les intervenants et les paliers décisionnels doivent s’allier pour atteindre un objectif commun, soit celui de s’engager à valoriser l’héritage de notre patrimoine bâti. Ces intervenants, par leur travail collectif, doivent s’arrimer pour faire fonctionner une mécanique vouée à la préservation et à la mise en valeur de notre patrimoine. À cet effet, la vigilance des groupes citoyens va s’avérer d’une grande utilité pour ces acteurs.

« Afin de mieux comprendre ce qui peut mettre un bâtiment patrimonial en péril, examinons de plus près un cas, celui de l’ensemble conventuel des Moniales dominicaines de Berthierville. Depuis plusieurs années, la communauté religieuse tente de vendre l’ensemble conventuel. Vacant depuis sept ans, il trouve preneur à la condition que le bâtiment soit démoli. Le promoteur achète donc l’édifice et dépose une demande de permis de démolir. Puisque le bâtiment ne bénéficie d’aucune protection, la demande est acceptée. C’est précisément à ce moment que les acteurs du milieu s’emparent du dossier.
Bien que l’inventaire de la MRC de D’Autray octroie une valeur exceptionnelle à l’ensemble conventuel, qualifie son état physique d’excellent et recommande une interdiction de le démolir, ces éléments n’ont pas été considérés lors de la demande de permis de démolition. Pourquoi? Parce que le pouvoir décisionnel revient aux municipalités et que, malgré la reconnaissance publique de la valeur du bâtiment, les recommandations de l’inventaire de la MRC n’ont pas été suivies. Berthierville n’a pas jugé bon de mettre en place une réglementation. Devant l’urgence de la situation, la ministre de la Culture s’est emparée du dossier et a émis une ordonnance de 30 jours pour faire temporairement arrêter le projet. Depuis, la ministre a demandé un avis d’intention de classement au Conseil du patrimoine culturel du Québec. Dans cet exemple, la remise en question ne provient pas de l’octroi du permis qui, en soi, ne va à l’encontre d’aucun règlement. Elle résulte plutôt du manque de volonté des municipalités de se doter des outils réglementaires de préservation du patrimoine à leur disposition (citation, plan d’implantation et d’intégration architecturale [4]).»

Malheureusement, le dossier berthelais n’est pas une exception. Bon nombre de constructions patrimoniales de grande valeur régionale ou locale tombent sous le pic des démolisseurs. Les cas de figure varient, mais le résultat demeure le même. Si chacun a un rôle à remplir, il arrive que différents intérêts entrent en contradiction. À l’heure actuelle, beaucoup de responsabilités reposent sur les propriétaires de bâtiments ou de maisons anciennes et sur les fabriques dans le cas du patrimoine religieux. Les propriétaires qui désirent vendre sont à la merci des acheteurs, souvent des promoteurs qui n’ont malheureusement pas le souci d’assurer la préservation du lieu et qui ont pour objectif de rentabiliser leur investissement. Cela provoque des ventes précipitées sans projet concret, des abandons, des démolitions. Un beau bordel en d’autres termes. 

Les défaillances patrimoniales québécoises ont aussi été mises de l’avant par la démolition de l’église Saint-Coeur-de-Marie de Québec. Le sort réservé à ce lieu d’un charme fou, qui fût au centre d’un laborieux litige entre la ville et le promoteur, illustre et résume à lui seul le malaise patrimonial que nous vivons au Québec; des fonds insuffisants pour l’entretien, le manque d’incitatifs financiers, l’hésitation des autorités, mille et une autre priorités politiques, la méconnaissance des règles et options entourant le patrimoine, un nationalisme déficient, une indifférence généralisée quant à l’importance du patrimoine pour une communauté et une nation, une laïcité qui méprise le catholicisme, le manque d’originalité pour donner une deuxième vie à un établissement, l’attitude belliqueuse et capitaliste de promoteurs, une prise de conscience collective tardive.

Le patrimoine doit générer plus d’émotion dans la population québécoise. Il s’agit de témoins de notre histoire, d’objets identitaires appartenant à notre collectivité. Mais comment une municipalité peut-elle intervenir sans déplaire à des promoteurs parfois très influents? Le patrimoine est un outil de séduction et d’orgueil national mais également une contrainte dans quelques cas. Les intervenants doivent concilier les intérêts économiques de la municipalité, les budgets, l’aspect touristique, les besoins des citoyens et l’acceptabilité sociale. La revitalisation d’un quartier historique, l’aménagement d’un parc commémoratif ou la rénovation d’un immeuble patrimonial engendra inévitablement des mécontents. De tels projets réclament de la patience et de la compréhension pendant leurs réalisations, sollicitent l’argent des contribuables, déchaînent de la jalousie. Mais répétons le : le patrimoine bâti du Québec est une richesse collective à préserver pour les générations futures. Honorer les piliers de notre passé n’est ni un luxe ni de la superficialité. Ni un caprice. C’est la célébration de qui nous sommes. C’est le respect de nos pionniers mais aussi de nous mêmes. C’est la pérennité. La base de l’humanité. 

Nous devons réfléchir à l’impact de la disparition d’une maison, d’une église ou de tout autre emblème patrimonial sur un village, une municipalité, une région, ou pour l’ensemble des Québécois, et aussi aux répercussions positives de sa présence sur la qualité des milieux de vie. Au-delà des dollars à investir, maintenir une propriété ancienne en bon état, c’est traduire le désir, encore plus important, de transmettre l’amour de sa patrie. Il faut de la vision, de la passion et de la détermination pour répondre au défi que représente la préservation et de la valorisation du patrimoine. La protection du patrimoine personnifie, pour paraphraser un politicien célèbre, « un beau risque ». Contribuons collectivement à la mise en valeur de notre quartier, à la visibilité de notre ville, à l’attractivité de notre région et à la glorification de notre patrie.

Une ville pas comme les autres : Québec

Je suis un citoyen de Québec depuis toujours. J’ai aussi quelque peu voyagé. Notre capitale nationale n’a rien à envier au monde entier. En fait, cette affirmation n’est vraie que partiellement. Je suis allé récemment à Boston, au Massachusetts, la ville états-unienne duquel on compare parfois Québec; pour son charme, son histoire, son patrimoine. Boston ressemble en plusieurs points aux grandes villes des États-Unis. Sa richesse côtoie une grande pauvreté; on peut dénombrer des dizaines de sans abris; de nombreux déchets jonchent les rues; l’odeur typique des métropoles états-uniennes; les nombreux gratte-ciels, le cosmopolitisme; la congestion routière; le bruit. Québec ne vit pas la même problématique sociale que celle de nos voisins du sud. Mais une chose frappe toujours l’imaginaire lors d’un périple aux États-Unis : leur fierté. Boston ne fait pas exception. Elle la déploie dans les soins apportés à son patrimoine et à la valorisation des lieux et personnages qui ont marqué l’histoire nationale des États-Unis. Les lieux de culte, les maisons anciennes et les bâtiments publics y sont minutieusement entretenus et préservés. Boston n’est pas parfaite. La ville a connu ses défis patrimoniaux, ses disputes, ses échecs. Il parait illusoire d’être en mesure de tout sauvegarder. La tâche serait herculéenne.

Il n’est pas dit non plus que la ville de Québec n’emploi aucun effort patrimonial. Mais il est facile de comparer. L’amour que portent les Bostonnais pour leur histoire conduit Québec à retenir quelques leçons. Et à réveiller nos politiciens. Beaucoup de personnages y sont honorés. Tellement plus que chez nous. Le nombre de statues et de monuments y est étonnant. En bronze tout particulièrement. Le bronze apporte de la dignité et de la magnificence. Un hommage au passé par un lieu de recueillement et de mémoire. Une force pédagogique indémodable. Une marque de respect pour un homme ou une femme qui aura contribué à l’essor d’une nation.

Le manque d’attention que porte les Québécois à leur histoire est l’une de nos plus grandes faiblesses. Les multiculturalistes, oui, font un ravage idéologique qui touche l’imaginaire historique des nations. Le Québec n’y échappe pas. Le malaise est toutefois plus profond. Notre déficit patrimonial est, avant toute chose, une question d’intérêt et de leadership. AP l’a brillamment démontré : les autorités politiques ont un énorme rôle à jouer. Elles doivent prendre les devants. Démontrer du sérieux. Les politiciens municipaux ont très souvent des priorités de la vie quotidienne à gérer ce qui placeront, par conséquent, des dossiers comme le patrimoine sur la voie d’évitement; un réseau d’aqueduc qui flanche; une nouvelle rue à construire; un conflit de travail; une catastrophe naturelle; la lutte à la pauvreté; les services de proximité; le transport en commun, les taxes. Les citoyens s’attendent à ce que les élus répondent à leurs besoins immédiats. Le gouvernement du Québec a devant lui des enjeux nationaux difficiles à esquiver; le système de santé, les aînés, les infrastructures routières, la loi et l’ordre, la sécurité civile, les relations intergouvernementales, l’éducation. Les politiciens auront ainsi tendance à gérer à la petite semaine, sur du court terme. Par nécessité, par électoralisme et beaucoup par manque de profondeur intellectuelle et historique.  

Le patrimoine oblige une vision à long terme. Non pas une gestion sur un bout de papier. Intervient ici l’agenda politique. Un gouvernement peut avoir comme grand dessein de construire un barrage électrique, créer des garderies quatre ans, établir un réseau de transport moderne. Et pourquoi ne pas avoir en plus une vision nationaliste qui par exemples,  impliquerait la protection de langue française, la fin de l’immigration de masse et une stratégie globale pour le patrimoine? Une ville peut aussi avoir une telle vision. Plus modeste évidemment que les autres paliers de gouvernement. Tandis que le gouvernement du Québec dessinera des concepts et une vue d’ensemble, une ville aura à être précise et concise sur les gestes à faire sur son propre territoire. Identifier les lieux problématiques. Intervenir rapidement lors de l’abandon d’un édifice. Trouver des solutions créatives. Regrouper les intervenants. Mettre de la pression sur les élus provinciaux. Réagir publiquement. Une ville est dans le concret. La ville de Québec a les moyens financiers pour établir un plan de match patrimonial crédible et complet. Il faut dans tous les cas des politiciens solides, de bonne foi, qui aiment réellement sa patrie. Des politiciens qui agissent dans un contexte de continuité historique. A nous de voter pour ce genre de politiciens. Ceux qui pensent d’abord à la nation et non à travers le prisme du multiculturalisme. 

Un maire aura une vision qui lui appartient. Son action ou son inaction aura des répercussions sur le cadre patrimonial de sa ville. Régis Labeaume a, lui, placé ses billes dans des projets très onéreux – un anneau de glace, un marché public, un projet de tramway, un nouvel amphithéâtre. Des projets souvent absout d’un consensus populaire. Les politiciens à la Labeaume préfèrent les taxes engendrées par la démolition d’un immeuble ancien et la construction d’un bâtiment moderne. Ils se refusent à investir massivement dans le patrimoine, pourtant gage de charme et d’attraits touristiques. Ils favoriseront le modernisme banal et terne d’un immeuble à condos à un patrimoine riche en histoire et en potentiel.

Un politicien sans stratégie claire pour le patrimoine finira par le négliger. Malgré de belles paroles initiales. Il s’en occupera, au mieux, à la pièce. Tout décideur municipal, et encore plus dans une ville patrimoniale comme Québec, a le devoir de s’entourer d’experts en patrimoine. Et d’y élaborer par la suite un plan de match rigoureux. Mais les politiciens ne perçoivent que les sujets potentiellement intéressants électoralement. Si la population se rassemble derrière le patrimoine ou si des acteurs importants de la ville contribuent à le promouvoir, le politicien, qui, c’est dans sa nature, veut se faire aimer puis réélire, écoutera. Pour que le patrimoine génère un tel engouement populaire, un nationalisme devra se développer et se déployer. Les Québécois doivent redécouvrir leur histoire nationale. Retomber en amour avec elle. C’est de cette manière qu’ils remarqueront la fragilité de leur patrimoine. 

Certains politiciens se passionnent pour le patrimoine. Certains sont aussi largement nationalistes. Ils sont aujourd’hui en nombre insuffisant. Un nationaliste québécois peut sous-estimer l’importance du patrimoine dans le destin de sa patrie. L’indépendance du Québec passe par la question identitaire. Nulle part ailleurs. Les multiculturalistes mettront cependant les bouchées doubles pour anéantir tout déploiement nationaliste. Ils aspirent au mondialisme et non à de nouvelles nations. Le patrimoine a donc devant lui des adversaires coriaces : les multiculturalistes, la méconnaissance et l’indifférence.

AP a aussi longuement traité d’un cadre réglementaire flou et mal ficelé. Elle nota aussi que de nouvelles mesures financières sont requises. Des crédits d’impôts, des subventions, mais aussi une baisse générale du fardeau fiscal et de la bureaucratie québécoise aideraient les propriétaires d’immeuble patrimoniaux. Trop de taxes. Trop d’impôts. Trop de paperasse. Trop de bureaucrates. Le propriétaire d’une maison ancienne ou d’un bâtiment historique a besoin de l’appui des gouvernements. Et non de bâtons dans les roues. Une fiscalité québécoise globalement moins lourde combinée à quelques incitatifs financiers auraient déjà, pour tout propriétaire d’immeuble ancien ou patrimonial, une incidence non négligeable. Ce sont des mesures concrètes et rapidement applicables. Les politiciens ont des décisions à prendre. Les Québécois doivent simplement avoir plus d’argent dans leurs poches.

Les résidents de Québec aiment leur ville. Pourquoi tant de gens décident de venir y vivre? Pourquoi le tourisme se porte si bien? Est-ce pour apprécier sa plus récente tour à condos? Pour s’émerveiller devant un nouveau quartier résidentiel? Ou pour admirer son étalement urbain? Bien sûr que non. Son charme n’a pas jaillit soudainement. C’est pour sa beauté, son histoire française et catholique, sa richesse patrimoniale. Chaque démolition ou disparition d’un morceau de notre patrimoine laisse un trou massif dans le tissu urbain. Un symbole de disparu. Notre image de marque fragilisée. Il faut prendre pour exemples évidemment Boston, Paris, Barcelone, mais aussi avoir du recul et reconnaître ce qu’en tant que ville et peuple, nous avons accomplis. Un immeuble patrimonial peut et doit avoir une deuxième vie. Une église transformée en musée ou en bibliothèque incarnent l’apothéose de la conversion réussie. Le Morrin Center, la Maison de la littérature et la Bibliothèque Claire-Martin sont des démonstrations les plus frappantes. De belles réussites. Magnifiques. Élégantes.

La démolition de l’église Ste-cœur-de-Marie et les problèmes rencontrées par les églises du Très-St-Sacrement et St-Jean-Baptiste, en plein coeur de Québec, ont révélé une gestion déficiente de la ville de Québec. Ce que nous ne devons pas faire. Ces églises sont centenaires. Elles ont été abandonnées. Elles pourrissent. On laisse trop souvent les propriétaires insoucieux et avides de gains de ces églises agirent à leur tête. Ils s’arrangent pour que l’ancienne église se détériore au point de menacer de s’écrouler et blesser les passants. La démolition devient alors la seule alternative possible. Une verrue maintenue artificiellement pendant des années par des capitalistes qui se moquent du cachet historique d’une ville. La mésentente entre la ville de Québec et le propriétaire n’améliora en rien le sort de l’église. Ce dossier est sans doute complexe. Des détails nous échappent. Peu importe les excuses et raisons données par la ville, le promoteur et les politiciens pour expliquer la tournure des évènements, la finalité reste la démolition de l’église. Pourquoi ne pas poursuivre la conversion d’églises en bibliothèques? Jumeler l’histoire et la culture. Ou en musées nationaux; un équivalent québécois des bibliothèques présidentielles états-uniennes; ou pour célébrer nos grands auteurs québécois; un musée de la science et de la technologie; un musée des enfants; un musée de la musique. Ou par la création d’un panthéon des sports du Québec qui viendrait relater l’histoire sportive québécoise? Il y a tellement d’options. 

Contrairement aux villages québécois chez qui l’église représente le joyau ou le centre des activités culturelles et sociales, les grandes villes comme Montréal et Québec minimalisent l’attention portée à la préservation de notre patrimoine religieux. Le Montréal multiculturel de la mairesse Valérie Plante ne pleure pas devant le triste sort de ses églises. La laïcité de l’état québécois n’apporte pas que du positif. On en veut à la religion catholique. Ou veut l’effacer de notre histoire. Il est possible d’être athée ou embarrassé des bourdes et scandales du catholicisme. Mais la protection de notre patrimoine n’a qu’un lien modeste avec le culte et l’institution elle-même. Avec le patrimoine, on manifeste son attachement à la patrie et à son vécu, non pas aux dogmes de la religion ou au faste du Vatican. Les Québécois doivent le comprendre. En se promenant à travers le Québec et approchant d’un petit village, l’église et son presbytère illuminent le paysage. Ces emblèmes villageois sont aussi les nôtres. Ils nous identifient comme peuple. Ils perpétuent nos traditions. « Je me souviens ». 

Sans réaction politique ni émotion populaire la préservation de notre patrimoine s’effritera encore. Un lent déclin. Tous ont un rôle à jouer. Répétons le. Les politiciens et gouvernements doivent avoir la volonté nécessaire. Le mécénat, réflexe encore timide au Québec, a le devoir de s’impliquer davantage. L’épiscopat doit tenir bon. Sensibiliser la population pour qu’elle puisse s’y investir pleinement. Les médias ont à diffuser l’information et les cas problématiques. Les élus d’une ville s’avèrent être bien souvent la pierre angulaire de l’activité patrimoniale. Ils doivent se lever. La richesse patrimoniale rend une ville plus belle, plus attrayante, plus fière, plus patriote.

Nous aimons la ville Québec. Voulons-nous d’une ville terne, d’une ville comme les autres, pleine de banalités? Car oui les tours à condos ou à bureaux modernes n’ont généralement aucun cachet, aucune unicité. Elles ressemblent à ce que nous pouvons retrouver partout ailleurs. Québec a des atouts : elle est le berceau de l’Amérique française, elle a été  témoin de tant d’événements d’envergures, elle a un paysage naturel extraordinaire, des gens accueillants, une histoire à raconter. Célébrons ce passé. Nos ancêtres. Ne détruisons pas le travail et le labeur de centaines de nos compatriotes. Ne nous contentons pas que du minimum. Notre patrimoine mérite mieux.

[1] Extrait d’un article du Journal de Québec du 17 août 2019. On peut retrouver une version électronique au journaldequebec.com.
[2] Extraits d’une chronique Point de mire du mois de juin 2019 qui parue au actionpatrimoine.ca.
[3] idem
[4] idem

Dialogue avec un étudiant

Université Laval

J’ai discuté jeudi matin de nationalisme québécois avec un étudiant à la maîtrise en anthropologie de l’Université Laval. Ce dernier travaille sur un mémoire à propos du mouvement identitaire québécois.

Il a été entre autres question des lacunes du milieu scolaire québécois concernant l’enseignement de notre histoire et de l’ignoble cours Éthique et culture religieuse (ECR) qui est rien de moins qu’un outil de propagation multiculturaliste. Je lui ai aussi résumé ma vision du nationalisme québécois, de ses influences, de son importance et des raisons menant à la nécessité d’accéder à notre indépendance.

Ce jeune homme est un universitaire suisse étudiant au Québec et qui, semble-t-il, s’intéresse énormément à notre destinée et à nos aspirations.

J’ai confiance – malgré le biais multiculturaliste de l’establishment, de la nouvelle génération et de bien des chercheurs et professeurs universitaires – de la bonne foi de cet étudiant. Que celui-ci n’avait pas, dès le départ, de parti pris mondialiste. Que ses conclusions seront justes et honnêtes. Qu’il ne cherche pas à dénigrer le nationalisme québécois. Qu’il comprend qu’ici, en Amérique du nord, un peuple fragile et unique existe. Qu’il ne considère pas d’emblée le nationalisme comme une forme de racisme et d’intolérance. Ai-je eu tort de me livrer ainsi? Je ne crois pas. Un nationaliste doit saisir chacune des opportunités d’y défendre le patriotisme. Raison de plus si cette opportunité cadre avec le milieu universitaire, milieu gauchiste souvent biaisé, militant, qui censure les idées contraires. Y faire pénétrer les idées nationalistes s’avère une belle réussite. Néanmoins, si son travail est bâclé ou malhonnête, on aura un exemple supplémentaire de la lâcheté et de la dangerosité de la gauche mondialiste.

Chacun d’entre nous a le devoir de s’impliquer d’une manière ou une autre. Le Québec mérite ces efforts.

Le travail d’écriture de l’étudiant se terminera d’ici la fin de 2019. Une première ébauche me sera ensuite disponible. Je vous tiens au courant et si possible, vous aurez droit à quelques extraits histoire d’avoir un aperçu de son mémoire.

Outil nationaliste

 

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Le banquet fondateur (1834)

 

Fondée en 1834 par le journaliste Ludger Duvernay, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) constitue, encore aujourd’hui, une figure essentielle de la promotion et de la défense de ce peuple issu de la Nouvelle-France; ces valeureux pionniers. Dès son envol, la SSJB s’impliqua activement dans la vie culturelle, sociale et économique québécoise. La Société joua un rôle central dans les manifestations patriotiques – la Journée des Patriotes, le Jour du drapeau et la Croix du Mont-Royal. Elle rassemble les citoyens et organismes dans un but d’unification collective. A l’origine de la Fête nationale du Québec, notre 24 juin, la SSJB contribua également au développement économique du Québec, par les Hautes études commerciales, la Chambre de commerce de Montréal, les premières mutuelles d’assurances, la première caisse d’épargne, la Société nationale de fiducie; à une croissance intellectuelle et technique par une éducation nationaliste, la création de cours publics et de l’École des Beaux-arts; à une effervescence culturelle, par l’édification du Monument national, sa participation à l’adoption du fleurdelisé comme drapeau officiel et du français comme langue officielle du Québec [1] etc.

La lecture de l’Histoire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal: des patriotes au Fleurdelisé, 1834-1948, par l’historien Robert Rumilly nous plonge dans une véritable lutte nationaliste. De nombreux patriotes, à travers les années, donnèrent généreusement de leur temps et argent pour la défense de la patrie. Ces bâtisseurs de notre histoire sont pourtant en 2019 totalement méconnus du grand public. Plusieurs de ces illustres personnages y laissèrent santé, énergie et loisirs. Pour eux , la défense de notre langue française, l’épanouissement de notre économie, l’éducation de nos jeunes, la commémoration de notre histoire, notre patrimoine et de nos ancêtres, la lutte pour notre autonomie provinciale et l’aide à nos compatriotes Canadiens-français et Franco-américains éparpillés à travers l’Amérique du Nord, s’avéraient indispensables. Les avancées nationalistes propulsées et influencées par la SSJB se comptent par dizaines. Souvent, ces luttes furent menées discrètement, sans artifice. Les divers artisans de la SSJB ne cherchèrent ni la gloire personnelle ni l’appât du gain. La patrie avant tout. L’émotion de notre passé. De nos terres. De notre nature. De notre fleuve. De notre culture. De notre beauté collective. Le Nous fièrement défendu.   

La SSJB contemporaine a moins d’ampleur et a perdu certes un peu de son lustre. Elle est parfois ridiculisée par des fédéralistes et multiculturalistes en manque d’attention, mais elle symbolise encore le rayonnement du peuple québécois. Le nationalisme citoyen, si présent autrefois, plutôt timide en ces temps multiculturalistes, doit reprendre sa place, s’affirmer et détrôner, en quelque sorte, les tentacules d’un État canadien centralisateur comme jamais.

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Gardons en mémoire ces Duvernay, David, Trépanier, Vanier, Dansereau… Sans les nombreux dirigeants, membres et bénévoles de cette grande société, le Québec formerait en ce 21è siècle une province canadienne parmi les autres, simple, sans saveur ni vie. Une population francophone assimilée en rupture avec ses traditions et aveuglée par le multiculturalisme. Le labeur des défricheurs de nos contrées oublié à jamais.

Si nous, Québécois modernes, eurent l’opportunité de se rassembler et de rêver à un État français, notre destinée ultime, nous le devons à des sociétés patriotes, humaines et fières qui, malgré les échecs, les erreurs, les tiraillements internes, les événements politiques, les deux grandes guerres mondiales et les agissements parfois disgracieux du gouvernement fédéral, surent se tenir debout courageusement. La SSJB combattit deux de nos plus grandes menaces : l’immigration massive, qui tend à nous noyer et la centralisation fédérale, aux visées assimilatrices.

La lutte continue! Pour eux. Pour nous. 

[1] Les informations sur la SSJB proviennent de :  Histoire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Robert Rumilly, l’Aurore, 1975.

Le fantasme d’un Québec indépendant et Daniel Johnson

Je le répète régulièrement, les Québécois oublient. La nouvelle génération, tout particulièrement, ignorent totalement les personnages importants de notre histoire nationale. Paresse. Enseignement déficient. Formation multiculturelle écartant toute forme de nationalisme.

L’histoire, domaine complexe, mais pourtant essentiel à la survie d’une patrie, s’achemine progressivement à un niveau orwellien, à une réécriture par une gauche totalitaire. Si cette révision annonce un régime liberticide, l’histoire amène également son lot d’hypothèses et de suppositions. La Nouvelle-France aurait-elle pu survivre advenant des renforts d’outre-mer? L’Amérique présenterait-elle un visage différent avec une Nouvelle-France catholique et huguenote? Une Nouvelle-France toujours debout retarde-t-elle le rêve d’indépendance des treize colonies anglaises d’Amérique? Un Louis XV visionnaire optant, lors du traité de Paris de 1763, pour ses possessions américaines préférablement aux îles à sucre, change-t-il la destinée mondiale? Une France bonapartiste financièrement solide ne cédant pas une partie de la Louisiane pour se renflouer permet-elle un renouveau français en Amérique? Bref, ce jeu de présuppositions conditionnelles, amusant pour certains, crève-coeur pour d’autres, consent du moins à des débats, découvertes et une curiosité intellectuelle. En cette ère de diversité éteignoir d’identité, l’histoire et le nationalisme apportent de l’espoir.

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Politicien aujourd’hui méconnu et négligé, Daniel Johnson père, malgré un règne éphémère comme premier ministre, marqua un Québec alors en effervescence. Son gouvernement poursuivit les efforts étatiques amorcés sous Jean Lesage. Si la modernité plana sur le Québec, le nationalisme vigoureux de Johnson définit son action politique. Le dynamisme de ses revendications autonomistes, appuyé par une utilisation stratégique de l’option indépendantiste comme ultimatum, marqua un tournant décisif en matière de négociations constitutionnelles. Johnson fut l’un des premiers politiciens québécois à frayer ouvertement avec l’idée d’un Québec libre, crédibilisant et légitimant une idée jusque-là marginale. De minorité francophone en sol canadien, on y concevait maintenant une majorité francophone en territoire québécois, selon un concept clair de nation distincte.

La publication de son «Égalité ou indépendance», ouvrage regroupant l’idéologie unioniste de 1965, illustre principalement un Québec différent des autres provinces et une reconnaissance tangible de deux nations à l’intérieur même du Canada, fruit d’une alliance entre celles-ci;  l’une d’origine française et l’autre d’origine anglaise. Le Québec revendiquait une décentralisation des pouvoirs fédéraux et le principe d’égalité constitutionnelle et gouvernementale face à une communauté anglophone dominante, assimilatrice et méprisante. A la tête d’un Québec galvanisé par la Révolution tranquille et l’Expo 67, Johnson clama sans hésitation et en diverses occasions les doléances québécoises. La présence du Québec dans la francophonie mondiale et le support indélébile d’une France gaulliste qui dressa des liens fratricides avec le peuple québécois, gênèrent parallèlement un gouvernement fédéral médusé et soucieux de ce réveil nationaliste.

La mort de Johnson en 1968 changea notre histoire. Au même titre qu’un Honoré Mercier victime d’une œuvre inachevée, Johnson mijotait tant d’aspirations pour son peuple. Sa potentielle lutte face à un Pierre Elliott Trudeau qui allait, à notre plus grand malheur, rapatrier la constitution canadienne, aurait pris énormément d’importance. Un Trudeau refusant toute concession exposait alors le Canada à une crise politique mené par un Québec fier, dirigé par un Johnson prêt à déployer, et ce, bien avant la victoire de 1976 du PQ, l’indépendance du Québec. Johnson affichait un réalisme et un pragmatisme qui dans ce revirement historique, allait conduire l’édification d’un nouveau pays par un processus pacifiste, juste et honnête. Le gouvernement Johnson, sans brusquer quiconque, octroyait au préalable, à ses partenaires canadiens, l’opportunité d’une nouvelle entente constitutionnelle, c’est-à-dire d’un renouveau ou d’une alliance, qui se traduisait par des gestes de rapprochement et de négociations sincères.

Son décès soudain ralentit ce bel élan nationaliste. Le déclin de l’Union nationale, l’arrivée d’un nationaliste modéré en Robert Bourassa et un clan souverainiste, le PQ, encore fragile, permirent à Trudeau d’étaler son pouvoir et de préparer son plan machiavélique de noyade migratoire du Québec. Que prévoir d’une ronde de négociations constitutionnelles entre un politicien aguerri en Johnson et un Trudeau nouvellement élu? La signature d’un nouveau pacte nécessairement plus profitable que celui imposé en 1982, monstre qui allait, par le multiculturalisme, décimer le Québec francophone? Un Québec indépendant en l’absence d’un accord? Un Québec libre ne paraissait pas si éloigné en 1968. Sans la disparition de Johnson, nous étions peut-être à la portée de ce rêve. Davantage encore qu’en 1980 et 1995. L’histoire et ses hypothèses.

Une campagne malgré tout cruciale

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La campagne électorale arrive enfin à sa fin. Cette élection s’avère cruciale pour un Québec perdant progressivement son identité historique. D’abord, en excluant le thème de l’immigration et de l’indépendance du Québec, cette élection ne regroupe, chez les principaux partis, que des desseins progressistes, un désir d’un interventionnisme étatique hélas accru. Les aspects économiques trouveront toujours une place de choix dans un joute politique. Néanmoins, l’immigration a aussi largement été débattue.

Une pénurie de main d’œuvre sévirait par exemple partout au Québec. Maires et entreprises sollicitent l’arrivée massive d’immigrants. Plusieurs études démontrent pourtant que l’immigration ne règlera en rien la situation. L’essai Le Remède imaginaire, de Benoît Dubreuil et de Guillaume Marois, l’illustrait aussi parfaitement. Nos médias biaisés fuient pourtant cette version.  

Oublie-t-on que pour pallier à cette prétendue difficulté, nous avons des dizaines de milliers de chômeurs aptes au travail, des Premières Nations à motiver, ainsi que des retraités pour qui toutefois, un retour au travail n’est pas nécessairement avantageux fiscalement? Alors que plusieurs s’inquiètent du chômage présent dans certaines régions québécoises, paradoxalement, on souhaite une forte immigration pour venir remédier à une insuffisance d’employés. La gauche inclusive se contredit régulièrement pour mousser sa doctrine multiculturelle. Une certaine droite patronale se rendra également  pathétique en exigeant une immigration de masse, prétextant un nombre déficient de salariés disponibles. Leur but inavoué réside en fait à une main d’oeuvre bon marché permettant ainsi à une baisse de la rémunération. Besoin de l’immigration? Foutaise.

La population québécoise note maintenant le fouillis total en matière d’immigration. Un vrai casse-tête. Un dédale bureaucratique. Idéalement, un moratoire sur l’immigration s’imposerait. Un ménage, une remise à neuf, des idées nouvelles. Pour le moment, seule une immigration européenne francophone se trouverait, pour le Québec, acceptable. Facilement intégrable, nos valeurs occidentales n’en subiraient de ce fait aucun contrecoup. Mais nos élites, apeurées de se voir étiquetés de racistes et d’intolérants, encouragent plutôt une immigration maghrébine, haïtienne, indienne, pakistanaise et africaine. Un non sens culturellement. 

Une incompréhensible vision de l’immigration plaça le chef caquiste en mauvaise posture. Un sujet si controversé nécessite des propos solides et claires ainsi qu’un ton affirmatif. Un politicien courageux gagnera souvent des points mais dès le départ, Legault s’est vautré dans une rectitude politique qui réduisit la portée de son nationalisme déjà très modéré. Attiré par la gauche par électoralisme et peur de la critique, il perdit le contrôle de sa campagne. Pourquoi craindre une position identitaire forte? Une explication d’abord franche sur le refus d’accorder la citoyenneté à un étranger aurait empêchée toute forme de reformulation, un glissement vers l’« expulsion », mot effectivement à connotation très préjudiciable.

Philippe Couillard incarne la démesure multiculturelle. L’identité du Québec décline. Stoppons d’abord l’hémorragie en battant son parti. La destruction libérale affecte particulièrement la question nationale, mais elle écorche tout autant la société québécoise dans sa globalité. Sans rire, Couillard affirme régulièrement que nos problèmes actuels découlent des coupures péquistes sous Lucien Bouchard; jamais des 15 ans de règne libéral. Cette longue épopée gouvernementale libérale se solde par un échec total. Corruption; de l’attente partout; infrastructures déficientes; gaspillage éhonté; hausse du fardeau fiscal des contribuables; subventions aux entreprises; énorme bureaucratie; imposante dette; langue française en déclin; patrimoine en danger; valet de l’islam; noyade migratoire; maintien du cours ECR, perte identitaire etc.

Le premier ministre sortant ne vit que pour l’immigration. En adepte extrémiste du multiculturalisme, il détruit notre identité historique. Il banalise le voile et les signes religieux. « Vous êtes contre la majorité des Québécois », « Vous ne voulez pas défendre les valeurs des Québécois » formulait Legault en réplique à un Couillard visiblement anti-québécois. Disons le franchement, Couillard personnifie la traîtrise. Les minorités culturelles importent plus pour lui que le bien-être de la patrie.

Dans une autre affirmation loufoque, le chef libéral insinuait que le français se portait bien à Montréal. Mensonge. Un tableau récemment aperçu lors d’une visite à l’Observatoire de la Capitale établit que le français est la langue maternelle de moins de 50% des Montréalais. Un déclin tranquille. Le débat en anglais fût dès lors une erreur monumentale. Le français représente la seule langue publique. Les anglophones affirment parfois être des citoyens de seconde classe dans notre société. Par ces pleurs, répondons par un durcissement de la loi 101. L’anglais menacera continuellement la langue française, mais n’oublions surtout pas l’enfer multiculturel véhiculant une multitude de nouvelles langues. Nous ne combattons pas les anglophones; nous plaidons pour le français. Une patrie résolument française est réalistement la seule issue possible dans cette mer nord-américaine anglophone.

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Extrait de l’exposition Parcours-horizons, présenté à Observatoire de la Capitale

Cette identité québécoise a produit des flammèches lors de la campagne. Ce sujet éveille peut-être maintenant un certain élan patriotique. Protégeons notre patrimoine, notre passé, notre langue. Soyons fier de nos racines historiques et battons nous. Le sort de notre Québec en dépend.