La liberté d’expression [encore] menacée

attentat-terroriste-quebec

Les images étaient bouleversantes, les mots nous manquaient. Québec, victime d’une tuerie sans précédent, nous apprenait qu’aucune ville n’est à l’abris d’une telle attaque. Peu importe l’auteur d’un massacre, il n’existe aucune circonstance atténuante, aucune justification. Qu’il soit musulman, catholique, blanc, on doit dénoncer vivement la violence.

Expier sa haine par un carnage sanglant ne devrait jamais être une possibilité, considérant que notre société occidentale permet une multitude de solutions pacifiques pour régler conflits et tensions. Une de celles-ci est notre liberté d’expression, si durement acquise par nos ancêtres.

Les évènements de dimanche dernier sont dramatiques sur le plan humain, mais ne doivent jamais remettre en question notre droit de débattre et d’exprimer nos idées, nos opinions. Déjà depuis quelques jours, des politiciens osent mettre des bémols sur ce que nous devrions dire ou écrire l’immigration et l’islam étant les points de mire. Philippe Couillard souhaitait « mieux choisir les mots, qui peuvent unir, guérir ou diviser, ou blesser » alors que son adversaire Jean-François Lisée soulignait qu’un changement de ton s’imposait. Avec ces énoncés, le futur nous apparaît très sombre, la liberté d’expression risque d’être progressivement amoindrie. En réponse à cette attaque, l’impossibilité de critiquer l’islam sera alors à prévoir – crainte très réaliste. Les tenants de la rectitude politique, du multiculturalisme et de l’inclusion extrême, ébranlés par la morts de ces innocents musulmans, profiteront alors de ce climat de solidarité, de rage, d’incompréhension, pour encrer profondément cette philosophie où critiquer l’islam [ces éternels victimes] deviendra synonyme d’islamophobie.

Pour ne pas attrister davantage la communauté musulmane, qui légitimement, pleure encore ses morts, on exigera de la retenue, une censure, une totale absence de toute forme de reproche dirigée vers la religion mahométane. Alors que la violence ne doit avoir aucune place dans une société comme la nôtre, commenter dans un blogue, dans les médias sociaux, sur les tribunes radiophoniques, dans une chronique, un éditorial, ou tout simplement, entre nous, demeure une nécessité, un signe de santé collective. Vouloir limiter ce droit afin de ne pas déplaire à une communauté est le danger qui nous guette. Ce droit a été largement mis à l’épreuve dans les dernières années, gracieuseté de nos politiciens mollassons et adorateurs de la Charte des droits et libertés, pour qui une minorité culturelle ne doit jamais être sermonnée ou sujet à moqueries. Pensons au projet de loi 59, liberticide, affreux. Si une leçon doit être apprise de l’attentat de dimanche dernier, c’est bien celle que notre liberté d’expression est primordiale, qu’elle ne doit jamais être menacée. Toutefois, le politicien actuel, incapable de faire la part des choses, étouffé par la rectitude politique, la joute parlementaire, les défis électoraux et la peur d’être défini de raciste, d’intolérant, de xénophobe, accentue le déclin de notre espace communicatif, resserrant peu à peu l’étau de notre droit de parole.    

En terminant, voici quelques réflexions suite à ce triste attentat :

Est-ce possible d’avoir accès à un média traditionnel objectif, qui raconte les FAITS, sans complaisance musulmane?

Le Québec, si prompt à vouloir faire la leçon sur les armes et sur la présence d’un registre, mais qui est tout de même riche en tueries, plus qu’ailleurs au pays;

Selon les médias, étant un homme blanc, je suis automatiquement un membre du KKK ou le pire être sur terre. Les musulmans ne sont eux que des victimes;

Des musulmans tuent? C’est la faute à personne. Un blanc tue? C’est la faute de la droite, des radios, de Trump, du racisme, de l’islamophobie;

L’islam est toujours au centre d’évènements sanglants. Ici ce sont des musulmans qui ont été atteints. Sinon, ce sont eux qui tuent;

Qui est à blâmer pour les tensions actuelles? Certes, l’islam a une partie du blâme, mais n’oublions jamais les médias et les politiciens mollassons, adeptes de la rectitude politique et du multiculturalisme.      

Quel 3e lien?

images

Le sujet est d’actualité, tout le monde en parle. Régis Labeaume vient même de présenter son plan pour la circulation routière. Les embouteillages saccagent notre qualité de vie, mais que faire? Pont, tunnel ou même un métro? Soyons sérieux. On entend fréquemment que si Montréal a son nouveau Pont Champlain, Québec mérite le sien. Erreur. La région de la Capitale Nationale compte de 3 à 4 fois moins d’habitants que celle de la métropole. Est-il souhaitable, compte tenu de l’endettement monstrueux des finances publiques, d’ajouter un projet de l’envergure d’un troisième lien? D’ailleurs, est-ce un projet si vital et encore plus important, règlerait-il les problèmes de circulation dans la capitale? Non. D’ailleurs, avec les sommes à prévoir pour le nouveau Pont de l’Ile d’Orléans et l’entretien des ponts Pierre-Laporte et de Québec, il n’est pas en mon sens prioritaire et économiquement responsable d’y additionner une autre facture.

Autant l’idée d’un 3e lien n’est pas réaliste, autant celle d’un SRB est une lubie de la pire espèce. Les pouvoirs publics doivent cesser d’écouter les larmoyants écolos. La région de Québec ne se compare en rien à l’Europe : l’Europe concentre des millions de gens à l’intérieur d’un espace très restreint alors que notre ville a une faible population étendue sur un vaste territoire. Le transport en commun n’est donc pas une solution efficace pour notre ville. Il est utopique de croire que l’autobus (ou un SRB,) devienne un outil efficient dans les déplacements quotidiens : une jeune famille, un entrepreneur ou un simple citoyen devant se rendre à un rendez-vous n’y trouveront jamais leur compte.

Depuis combien de temps remarque-t-on une augmentation du trafic à Québec? 10 ans, 15 ans? Depuis combien de temps les voies réservées aux autobus sont elles omni présentes? Environ 10 ans… Existe-il là une piste de solution? Il serait sage d’étudier concrètement la situation. J’exagère possiblement les méfaits de ces voies, mais si nous pensons que d’en rajouter demeure la clé, nous passons probablement trop de temps à contempler les adorateurs de Gaia. Êtes-vous passé sur le Boulevard Lebourgneuf récemment? Allez-y, vous comprendrez alors mieux pourquoi cette farce verte a assez durée.

Que faire alors? La première des choses, c’est d’établir un budget réaliste et d’y dessiner nos priorités. Certains axes routiers ont été imaginés il y a 30 ou 40 ans, loin de la réalité actuelle. Il ne fait pas de doute que le réaménagement d’autoroutes, l’ajout de voies régulières et la réduction de certaines zones réservées deviennent des solutions intéressantes. On l’a vu par exemple pour l’autoroute Robert-Bourassa, près du Cégep Ste-Foy : ce réaménagement a été bénéfique. L’appliquer ailleurs dans la ville serait souhaitable. Rapidement.

Notre mentalité moderne à l’égard du travail devra aussi être révisée. Du télétravail aux changements d’horaire, une réflexion nationale pourrait se présenter aux diverses entreprises et organes gouvernementales. La technologie facilitera ces choix.  

J’ai de grandes réserves sur la faisabilité d’un troisième lien. Certaines solutions moins radicales et surtout moins onéreuses existent. Suffit de le croire.  

LNH 2016-2017

cut

Une nouvelle saison de la LNH est à notre porte. Malgré une évidente baisse d’intérêt pour le hockey en générale – jeu défensif, moins d’émotion – voici mes prédictions pour 2016-2017.

Association de l’Est

       Atlantique  

  • 1. Tampa Bay : Une attaque terrifiante/Équipe bien dirigée/ Très bons gardiens;
  • 2. Montréal : Si l’attaque fonctionne et si le jeu de Beaulieu grimpe d’un cran;
  • 3. Detroit : Constance/Bien dirigé/Faiblesse à la ligne bleue;
  • 4. Boston* : Trop de changements dans les dernières années;
  • 5. Buffalo : Encore trop jeune/Point d’interrogation devant le filet;
  • 6. Ottawa : Une équipe imprévisible;
  • 7. Floride : Un gardien usé/Pourquoi avoir fait le ménage à la ligne bleue?
  • 8. Toronto : Une position habituelle;

        Métropolitaine

  • 1. Washington : Sur papier, ils ont le meilleur club de la LNH;
  • 2. Pittsburgh : Peu de faiblesse/Ils seront fatigués après un long printemps;
  • 3. Rangers NY : Formation maintenant très ordinaire;
  • 4. Islanders NY*: Excellents gardiens/Bonne défensive/Trop de changements à l’attaque;
  • 5. Philadelphie : Si les gardiens tiennent le coup/Un jeune défenseur doit se lever;
  • 6. New Jersey : La venue de Hall est un coup de maître/Schneider est l’un des meilleurs gardiens;
  • 7. Columbus : Ils ont besoin d’être en santé et d’une remarquable saison de Bobrovsky;
  • 8. Caroline : Ca s’en vient, mais la défense doit prendre de l’expérience;

Association de l’Ouest

        Centrale

  • 1. Dallas : En saison, les gardiens font l’affaire, mais pas en séries;
  • 2. Chicago : Le plafond salarial fait mal, surtout en attaque;
  • 3. St. Louis : Si les jeunes continuent leur progression!
  • 4. Nashville* : Ribeiro et Fisher comme 2e et 3e joueurs de centre? Ouch!
  • 5. Winnipeg : Imprévisible/Gardiens moyens/Est-ce que Trouba partira?
  • 6. Colorado : Une défense trop ordinaire pour être dans le peloton de tête;
  • 7. Minnesota : Un bon entraîneur, mais avec une équipe sous la moyenne;

         Pacifique

  • 1. San Jose : Ils seront premiers seulement si Thornton ne décline pas;
  • 2. Anaheim : Un directeur général médiocre/Problèmes à l’aile gauche;
  • 3. Los Angeles : Il manque de punch à la l’attaque;
  • 4. Calgary*: Gaudreau devra être signer rapidement pour que les Flames aillent une chance;
  • 5. Arizona : Et les jeunes maintenant;
  • 6. Edmonton : Le pire DG de la LNH. Il a encore (comme à Boston) échangé ses 1ers choix;
  • 7. Vancouver : Ils n’ont aucune force;

 * En série (wild cards)

 

  • FINALISTES DE LA COUPE STANLEY :
  • Tampa Bay c. Chicago
  • GAGNANT DE LA COUPE STANLEY :
  • Tampa Bay
  • HART : Vladimir Tarasenko, St. Louis
  • VÉZINA : Braden Holtby, Washington
  • ART ROSS : Jamie Benn, Dallas
  • CALDER : Pavel Zacha, New Jersey
  • MAURICE-RICHARD : Alex Ovechkin, Washington
  • NORRIS : Drew Doughty, Los Angeles
  • JACK ADAMS : Jon Cooper, Tampa Bay
  • MEILLEUR MARQUEUR DU CH : Max Pacioretty
  • DÉCEPTION DU CH : David Desharnais
  • SURPRISE DE L’ANNÉE : Calgary
  • DÉCEPTION DE L’ANNÉE : Edmonton

A vous de faire vos choix! Bonne saison!

 

 

 

 

Musée national des beaux-arts du Québec

IMG_20160828_144218

Bienvenue au Musée des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Depuis le 24 juin dernier, le musée a pris un nouvel envol, avec l’ouverture du pavillon Pierre Lassonde. J’ai toujours apprécié les musées, spécialement ceux illustrant l’histoire, par ses artéfacts, pièces antiques et représentations artistiques. Je dirais que j’apprécie en fait la plupart des formes d’arts. Je dis « la plupart » car souvent, l’art flyé, avant-gardiste, trop contemporain, me laisse songeur. Le MNBAQ laisse beaucoup de place à cette forme d’art.

Quelques observations sur ma dernière visite. Premièrement, le MNBAQ, avec son nouveau pavillon, est de classe mondiale. Nous n’avons pas à rougir. L’intégration des divers pavillons sous un même espace facilite l’accès et rend la visite agréable. Prévoir un minimum de 3 heures pour voir la globalité des pavillons!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le MNBAQ, de classe mondiale

Le nouveau pavillon est d’une remarquable beauté. Moderne, spectaculaire, sa disposition permet également au visiteur de découvrir sous un angle différent certains secteurs de notre ville. C’est dans ce pavillon que nous rencontrons l’art contemporain. Certaines oeuvres sont loufoques, déjantés, incompréhensibles. Il est ici le fameux flyé que je n’apprécie peut-être pas suffisamment. Malgré tout, l’originalité, le soucis du détail ou la qualité esthétique de certaines de ces oeuvres permettent de passer un bon moment et de mieux saisir l’importance de cette forme d’art : s’éclater, sortir de l’ordinaire, réfléchir, divertir. Elle mérite un petit coin bien à elle.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

De l’art contemporain, incluant des œuvres assez flyés

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Une belle vue

Les deux autres pavillons du MNBAQ sont toujours aussi impressionnants. « Ce bâtiment a abrité, pendant près d’un siècle, la prison de Québec. Il est l’œuvre de l’architecte québécois Charles Baillairgé. Depuis 1991, il fait partie intégrante du Musée national des beaux-arts du Québec. Des cachots y ont été conservés pour témoigner de la vie carcérale au siècle dernier »[1]. On y retrouve des collections diverses (art moderne), de Jean-Paul Lemieux à Riopelle en passant par Pellan. Le Québec artistique!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nos artistes québécois les plus connus

En ce qui concerne le pavillon Gérard-Morisset, on y retrouve l’art historique, davantage classique et en mon sens, le plus intéressant et marquant.« Plafonds sculptés, colonnes surmontées de chapiteaux et matériaux nobles : l’architecture néoclassique de ce pavillon est impressionnante. Conçu par l’architecte Wilfrid Lacroix, l’édifice a été inauguré en 1933. Les bas-reliefs de sa façade ont été réalisés par le sculpteur Émile Brunet. Jusqu’en 1991, le Musée occupait uniquement ce bâtiment[2] ». Certains tableaux illustrent nos paysages québécois, d’autres nos personnages marquants, sans oublier plusieurs évènements historiques. L’art chrétien est aussi très présent. Avec ses magnifiques tableaux et sculptures, il nous ramène à notre passé catholique et à ce devoir de mémoire collective.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Art historique

Le MNBAQ donne une place de choix à l’art québécois. En cette période de régression identitaire, il est toujours bon de retrouver les siens. Reconnaître son passé, pour maintenir son futur!

 

[1] http://www.mnbaq.org/renseignements/sur-place/plan-du-musee.
[2] http://www.mnbaq.org/renseignements/sur-place/plan-du-musee.

La grande hypocrisie

 

trudeau-pot

L’hypocrisie fait partie du monde politique. Depuis l’arrivée au pouvoir de Justin Trudeau, il a été souvent mention de la légalisation de la marijuana. Ce n’est donc qu’une question de temps avant que le grand public puisse avoir accès à un marché accessible et sécuritaire : les divers paramètres du projet de loi seront à discuter dans les prochains mois.

Si je peux comprendre et accepter certains avantages reliés à la vente libre de la marijuana, je ne peux que constater l’immense paradoxe vis à vis le traitement réservé au tabac. D’un côté, on veut libéraliser et rendre plus transparente et facile la distribution du cannabis, et de l’autre, on diabolise le tabac. Où est la logique? Est-ce que le cannabis est moins dangereux? Sans être un professionnel de la santé, je peux affirmer sans me tromper que l’usage du cannabis peut engendrer une dépendance et qu’il est tout aussi nocif que le tabac[1] :

« Il ne faut pas sous-estimer la nocivité du cannabis sur l’organisme et la santé. Certes les retombées sont souvent moins dramatiques que certaines autres substances psychoactives, mais les risques sont bien là… et peuvent même mener au décès. L’appareil respiratoire est doublement exposé aux risques physiques : les émanations toxiques du goudron contenu dans le tabac mais aussi au goudron contenu dans le cannabis en combustion font double emploi et attaque donc sévèrement le système respiratoire. La consommation régulière et avancée de ces produits peut engendrer l’apparition d’un cancer précoce du poumon. Ces risques sont d’autant plus forts si l’on consomme le cannabis dans certaines conditions d’inhalation intense (douille, bang, pipe…) ».

Les mesures prises par les divers paliers de gouvernements ont été efficaces. Nous assistons une baisse progressive du nombre de fumeurs au pays. En effet, selon Statistiques Canada, entre 2013 et 2014, la proportion de fumeurs au Québec est passée de 21,4% à 19,6%. Au Canada, elle a chuté de 19,3% à 18,1%[3]. Il ne faut toutefois pas passer sous silence les fonds publics utilisés par les gouvernements. Au Québec, « le Ministère de la santé et des services sociaux a consacré environ 17 millions de dollars à la lutte contre le tabagisme en 2014-15, ce qui représente un peu plus de 2 dollars par personne[4] ».

La classe politique est de plus en plus ouverte au cannabis. C’est une lubie de notre temps, on doit paraître cool, in et tolérant. À l’ère des médias sociaux, cette philosophie est présente comme jamais et y être opposée équivaut à un éboulis de commentaires désobligeants. La gauche qui aime se dire progressive mais qui déteste les opinions contraires.

L’hypocrisie à l’égard du cannabis accroît le cynisme. Alors que pour plusieurs, la légalisation du cannabis est synonyme de modernité et d’ouverture d’esprit, on ne compte plus les campagnes médiatiques sur les effets pervers du tabac. On nous supplie de cesser son utilisation : pensons à la « Semaine pour un Québec sans tabac », aux publicités de « De Facto » – financées autant par le Gouvernement du Québec que celui d’Ottawa – et sans oublier les nombreuses réglementations et initiatives gouvernementales pour contrer le tabagisme.  

« Le Gouvernement du Canada a de nombreux programmes pour lutter contre la façon dont les produits du tabac sont fabriqués, publicisés, emballés, étiquetés et vendus. La stratégie fédérale de lutte contre le tabagisme est celui qui a la plus grande portée […]
Plusieurs lois du Gouvernement du Canada contrôlent la publicité sur le tabac. La Loi sur le tabac, par exemple, restreint la publicité sur le tabac, interdit la commandite par les compagnies de tabac et exige la présence de mises en garde sur les paquets de cigarettes. […]
Les gouvernements provinciaux et territoriaux canadiens ont banni la publicité sur les produits du tabac dans les lieux de vente […] Le Règlement sur l’étiquetage des produits du tabac (cigarettes et petits cigares) est entré en vigueur en 2011. Il expose les grandes lignes des exigences sur les étiquettes relatives à la santé qui doivent être affichées sur les paquets […]
Imposer des taxes qui font augmenter les prix des produits du tabac est l’une des mesures les plus efficaces pour réduire la consommation de tabac[2].

Les mesures prises par les divers paliers de gouvernements ont été efficaces. Nous assistons une baisse progressive du nombre de fumeurs au pays. En effet, selon Statistiques Canada, entre 2013 et 2014, la proportion de fumeurs au Québec est passée de 21,4% à 19,6%. Au Canada, elle a chuté de 19,3% à 18,1%[3]. Il ne faut toutefois pas passer sous silence les fonds publics utilisés par les gouvernements. Au Québec, « le Ministère de la santé et des services sociaux a consacré environ 17 millions de dollars à la lutte contre le tabagisme en 2014-15, ce qui représente un peu plus de 2 dollars par personne[4] ».

Il est donc paradoxal de constater des gouvernements de plus en plus présents dans nos vies, de plus en plus interventionnistes, de plus en plus maternants, faciliter l’accès à la population d’une drogue, le cannabis. Si l’État concocte des campagnes de peur pour contrer le tabac, le fast food, les boissons gazeuses, le sucre, l’alcool au volant etc. comment peut-on comprendre que celui-ci ouvre la voie à la légalisation du cannabis? Le Canada n’est pas le seul pays à faciliter le vente du cannabis, certains États américains[5] l’ayant déjà approuvée. Les gouvernements modernes veulent nous protéger de tout ce qui existe, nous dire quoi manger, quoi boire, quoi écouter, bref l’infantilisation à outrance. Il est donc difficile de comprendre les raisons derrières la légalisation du cannabis. Pendant que sous Jean Chrétien les libéraux faisaient la guerre à la cigarette, ceux de Justin Trudeau veulent offrir au grand public le cannabis. La girouette libérale à son pire! 

Légaliser le cannabis n’est pas souhaitable, il s’agit de la première porte pour l’entrée graduelle des autres drogues : 2016 la cannabis, 2020 l’héroïne? 2025 La cocaïne?

On légalisera le cannabis alors que le gouvernement provincial de Philippe Couillard a fait adopter en 2015 la Loi 44 visant à renforcer la lutte contre le tabagisme et que le gouvernement Trudeau veut dans sa nouvelle stratégie anti-tabac obliger les compagnies à utiliser un emballage neutre – donc sans logo ni nom[6] – . C’est une évidente contradiction, accompagnés d’une naïveté malaisante sur les méfaits de cette drogue et d’un geste purement symbolique. Symbolique pour démontrer un Justin ouvert d’esprit, bien de son temps, qui ne juge personne. Son désir de la légaliser est un autre signe de son égocentrisme, de son penchant à vouloir être populaire à tout prix. En 2016, la consommation de cannabis est sympa et bien perçue par la population? Pas de problème, monsieur selfie va l’autoriser et se foutre des conséquences. Si de nos jours, la cigarette était encore à la mode, le premier ministre canadien n’hésiterait pas à la rendre encore plus accessible et il en profiterait pour publiciser son utilisation.

Au Canada, n’a-t-on pas de sujets plus importants à discuter? L’argent public devrait sans aucun doute servir à d’autres fins, car vouloir mettre en circulation le cannabis demandera du temps et beaucoup de dépenses : comités, travail parlementaire, effort marketing. Alors que nos politiciens devraient débattre des vrais enjeux – lutte au terrorisme et à l’islam radical, assainissement des finances publiques, économie etc. – notre classe dirigeante s’occupera de légaliser la marijuana. Question de priorités.

Mais revenons à la racine primaire d’un gouvernement, l’infantilisation. Avec le temps, alors que cette drogue deviendra une pratique normale, courante et facile d’accès, progressivement, l’État ressortira sa recette maternante, celle tant utilisée pour le tabac, entre autres : il fera des campagnes invitant la population à cesser son usage. Lorsque la cigarette est apparue, sa grande nocivité était inconnue. Des décennies d’ignorance auront coûté la vie à des milliers de gens. Les gouvernements sont depuis en mode rattrapage et veulent absolument éradiquer le danger que peut représenter le tabac. D’un autre côté, les études démontrent clairement qu’il n’est pas si recommandable de fumer du cannabis. Alors profitons de nos connaissances sur le sujet et évitons la légalisation. Le tabac n’a pas eu cette chance, d’où les millions maintenant dépensés pour l’éliminer. Il sera hypocrite dans le futur de décrier les méfaits et les coûts associés au cannabis (pour le système de santé) sachant qu’en 2016, lors de sa légalisation, les informations étaient largement disponibles.

 

[1] Tel que vu au : http://www.drogues-dependance.fr/cannabis-effets_et_dangers.html.
[2] Source : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information.
[3] Source : info-tabac.ca/tabagisme-a-la-baisse-au-canada.
[4] Source : info-tabac.ca/combien-dargent-est-necessaire-pour-bien-lutter-contre-le-tabagisme.
[5] « Le 6 novembre 2012, le Colorado et l’État de Washington sont les premiers États des États-Unis à adopter la légalisation de petites quantités. Le 24 février 2015, l’Alaska imite les deux premiers États et autorise la possession de moins de 28 g pour un usage privé. Deux jours plus tard, le 26 février, c’est au tour du district de Columbia de légaliser la marijuana, après approbation par référendum. La loi autorise la possession de moins de 60 g et la culture de six pieds à des fins privées ; la vente reste interdite. Le 1er juillet 2015, l’Oregon devient le 4e État à légaliser la possession de marijuana. Le 23 mars 2016, la ville de La Nouvelle-Orléans décriminalise la possession de marijuana. A partir du 21 juin 2016, elle ne sera plus passible que d’une amende de 40 à 100 $ ». Source : Wikipedia.
[6] Nouvelle emmenée par Brian Lilley, le 2 juin 2016 sur http://www.therebel.media.
 

Aux armes, citoyens

 



sans-titre
Les aventures de Tintin, Coke en stock 

Suite à l’épouvantable tuerie d’Orlando, certaines réflexions sur le port d’armes me sont venues. Que faire pour enrayer ce fléau? Je ne possède pas d’arme et je n’ai aucun intérêt à en obtenir une. Je ne suis donc aucunement biaisé dans ma désapprobation totale du registre des armes à feu proposé par le gouvernement Couillard. En vertu de ce projet de loi[1] :

 « Toute arme à feu sur le territoire du Québec doit être immatriculée avec un numéro unique et inscrite à un fichier. Toute transaction concernant l’arme immatriculée doit être signalée. Les autorités pourront saisir l’arme en cas d’infraction. Les entreprises d’armes à feu devront aussi établir et mettre à jour un tableau de suivi des opérations relatives aux armes à feu en leur possession. Le projet de loi prévoit également des sanctions pour les contrevenants, jusqu’à 5000 $ pour un particulier et jusqu’à 15 000 $ pour les autres cas ».

Toutefois, si nos voisins américains peuvent mettre facilement la main sur une panoplie d’armes, il en est tout autrement au Québec, où son acquisition demande un processus long et fastidieux. Dans un article paru le 22 juillet 2012[2], le directeur d’un club de tirs racontait : « Le processus pour obtenir une arme à feu prohibée aux États-Unis est différent. Dans la majorité des cas, c’est beaucoup plus facile qu’ici. Au Québec, on ne peut pas avoir une arme à feu comme ça. Pour les armes restreintes, c’est tolérance zéro. Il faut être patient, car il y a beaucoup de bureaucratie ». Le journaliste poursuit :

 « En effet, acquérir le droit d’acheter et d’utiliser ce type d’arme nécessite plusieurs démarches. D’abord, les aspirants tireurs devront suivre la formation du Cours canadien dans le maniement des armes à feu à utilisation restreinte, dispensée par la Fédération québécoise de tir et qui dure une journée se terminant par deux examens. La plupart des gens demandent des cours pour aller travailler pour des agences de sécurité, les postes frontaliers ou les prisons… C’est une formation qui est obligatoire. Et il y a beaucoup de personnes qui cherchent tout simplement à joindre un groupe, un club de tir, car ils ont des amis qui y sont déjà. S’ils obtiennent 80 %, les candidats peuvent ensuite passer à l’étape suivante qui consiste en un examen similaire au premier, mais qui s’applique à l’ensemble des armes à feu.
Par la suite, en vertu de la Loi sur les armes à feu (loi fédérale), la personne devra demander un permis de possession et d’acquisition auprès de la GRC qui fait une enquête, ainsi que la SQ, dans le cas du Québec. À cette étape, trois personnes doivent signer comme quoi le requérant est apte à mettre la main sur un tel objet. «Il n’y a pas de recherches psychologiques serrées au bout de l’évaluation. C’est la signature des trois personnes qui fait foi que tu es un citoyen honnête et non violent. Elles attestent que tu peux posséder une arme à feu. Une personne peut signer et ensuite téléphoner à la GRC pour dire que ce n’est peut-être pas une bonne idée que cette personne soit en possession d’une arme à feu.
 La Loi 9, en vigueur depuis 2008, et selon laquelle une formation de quatre heures est obligatoire, exige d’être membre d’un club de tir pour devenir éligible à l’achat d’une arme à feu restreinte. Une fois cette étape passée, la GRC doit délivrer un permis de transport d’arme à feu, valide uniquement entre le domicile et le club de tir. Le trajet doit être déterminé d’avance. Toutes ces étapes ne garantissent toutefois pas le droit d’être en possession d’armes. La Sûreté du Québec se garde beaucoup de latitude pour saisir une arme légalement enregistrée ».

Ainsi, le Québec est fortement protégé. L’achat d’une arme à feu est très surveillé et réglementé. Le risque zéro n’existe évidemment pas, pensons au trafic d’armes ou à l’accès illégal.

Dans ces circonstances, le futur registre québécois pour les armes à feu devient inutile et superflu : exercice purement esthétique et de supposé bonne conscience. Le Québec est champion dans les dépassements de coût, spécialement avec le bordel informatique[3]. La province croule sous la bureaucratie et son désir néfaste de tout contrôler. Le gouvernemaman est partout, nous taxant à l’infini. Les gouvernements modernes – et tout particulièrement au pays du socialisme québécois – adorent prendre la population par la main. La démocratie, cette « terre de liberté » devient de plus en plus autoritaire et infantilisante. Sous des allures de protecteurs des siens et d’une apparence de sensibilité à saveur de rectitude politique, le gouvernement Couillard n’apprendra vraisemblablement pas de l’exécrable expérience fédérale[4]. Un donneur de leçons québécois, incapable d’apprendre des erreurs du passé. Pathétique et arrogant : au Québec, nous sommes meilleurs que les autres, sachez le…

Ma dernière réflexion m’amène au niveau américain. Le deuxième amendement de la Constitution « garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes ». Il fait ainsi parti des dix amendements, couramment appelés Bill of Rights[5]. Cette volonté américaine de posséder une arme est légitime, ce droit fondamental étant très encré dans leur historique nationale. Je suis de ceux pour qui la liberté n’a pas de prix, ce qui inclut la possibilité à tout citoyen d’acquérir une arme. Toutefois, aucun rapprochement n’est possible entre la réalité qui subsistait en 1791, et celle prévalant aujourd’hui. A cette époque[6], on parlait d’arquebuses, de pistolets, de mousquetons, de mousquets et de tromblons, bref d’armes à portée limitée, souvent assez lourde et encombrante, accompagnée d’une faible fréquence de tirs. Par exemple, la cadence de tirs pour le mousquet pouvait varier de 1 à 3 coups à la minute[7], ce qui est très peu si on la compare aux armes modernes, comme la Kalachnikov, qui va jusqu’à 600 coups par minute[8]. À la signature de la Constitution américaine, recharger une arme demandait de la patience et beaucoup d’entraînement. Une arme servait principalement pour se défendre et aller à la chasse. Qui aurait voulu et pu, avec un tel arsenal, provoquer une « tuerie de masse »? Pour les Pères fondateurs des États-Unis, l’idée qu’un de leur contemporain puisse user d’une arme pour perpétrer une tuerie à grand déploiement était inexistante.

Le deuxième amendement consistait à une sorte de protection contre un envahissement « potentiel » de l’État vis à vis sa population. Plus de 230 ans plus tard, cette peur de l’État est devenue caduque, l’armement s’est modernisé et notre société multiplie les occasions de grands regroupements publics (bars, évènements sportifs, etc.). En gardant à l’esprit ce désir profond du peuple américain d’être armé, serait-il toutefois envisageable d’éliminer du marché public les armes à grande portée et à cadence rapide? Nous pouvons facilement tolérer un accès illimité aux armes de poings tels un pistolet ou un revolver, mais doit-on l’accepter pour les armes d’épaule, telle une mitraillette? Outre à des fins militaires et policières, pourquoi la circulation à tout azimut des armes d’épaule est encore possible? En les interdisant au grand public, tout en maintenant le marché des armes de poing très accessible, on viendrait par le fait même réduire le risque de massacres, tout en respectant la mentalité légitime du deuxième amendement. Ce compromis est en mon sens très logique.

Le deuxième amendement garantissait le droit – sans compromis – de porter une arme, mais ce même amendement poussé à l’extrême devient archaïque dans sa forme contemporaine : il accorde à quiconque un accès infini aux armes, peu importe son modèle, sa portée etc. Mais à la fin du 18èime siècle, « l’infini » consistait à des armes à cadence lente. Si les Washington, Franklin, Adams et Cie avaient pu prévoir la progression fulgurante et meurtrière de l’armement, il est à parier que cet amendement se présenterait différemment.

Malgré toutes les interrogations et malaises concernant l’épineux dossier des armes à feu, n’oublions jamais que la cause première de l’attentat d’Orlando est l’islam radical. Un contrôle parfait des armes n’aurait probablement rien changé. Mais ce triste évènement permet tout de même de relever certaines pistes de discussion. En politique américaine, j’appui sans réserve les républicains, spécialement ceux prônant une droite économique décomplexée. Cependant, l’inflexibilité abusive du parti au sujet du port des armes me laisse songeur.

 

[1] Voir le http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-64-41-1.html.

[2] Voir : http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201207/27/01-4560209-obtenir-une-arme-a-feu-au-quebec.php.

[3] Je vous invite à visiter le site du Journal de Québec et de Montréal afin d’y lire l’excellent travail journalistique à ce sujet : http://www.journaldemontreal.com/enquetes/le-bordel-informatique.

[4] « Estimé au coût de 2 millions au départ, il totalise environ un milliard en 2006, soit 500 fois le montant initial. Bien qu’il soit un programme gouvernemental, ce dépassement de coût est considéré excessif par plusieurs ». Source : wikipedia.org/wiki/Registre_canadien_des_armes_%C3%A0_feu.

[5] Adoptée par la Chambre des représentants le 21 août 1789 et le Congrès le 26 septembre suivant, elle est ratifiée progressivement par les États fédérés, et prend effet le 15 décembre 1791, date de la ratification par la Virginie. Source : http://www.archives.gov/exhibits/charters/bill_of_rights_transcript.html.

[6] Je vous invite à visionner ce site pour avoir plus d’informations sur l’histoire des armes : http://www.armae.com/moderne.

[7] Tel que vu au http://www.waterloo1815.be.

[8] Selon un article paru le 2013-12-23, sur le http://www.huffingtonpost.fr.

Les foutus parcomètres

2015111252P4TI_328

Lorsque je me promène dans le quartier St-Roch de Québec ou dans le centre-ville de Montréal, je ne peux que constater une certaine désolation à voir les nombreux immeubles délabrés, laissés vacants ou sans vraiment d’entretien. Je ne suis pas économiste et je n’ai pas fais d’étude approfondie sur le sujet, mais un fait me frappe toujours : pourquoi une ville aime tant nuire à sa population? Lourdeur bureaucratique, taxes, permis, pour un commerçant, réussir n’est pas aisé. Si on doit ajouter en plus les embûches rencontrées par sa clientèle afin de le visiter, on peut mieux comprendre la triste réalité du déclin des centres villes. J’ai écris récemment à la ville de Québec, dans le cadre d’un communiqué envoyé par la ville à ses citoyens. Je voulais simplement vous partagez mes frustrations vis à vis les parcomètres, entre autres.

********

Bonjour, je me permets ce petit courriel suite à cette parution :

http://ville.quebec.qc.ca/citoyens/vieuxquebec/index.aspx

Pour redonner vie au Vieux Québec, à St-Roch et au quartiers limitrophes, il n’existe pas une multitude de solutions. Sans trop vouloir paraître simpliste, je peux résumer le tout à l’accessibilité. Pour tout visiteur du centre-ville de Québec, qu’il provient des banlieues, du reste du Québec ou de partout dans le monde, la question du stationnement demeure primordiale. Si la ville veut redonner le Vieux Québec à sa population, on doit lui en faciliter sa venue. Éliminer les parcomètres demeurent pour moi une alternative nécessaire. Évidemment, la ville aura moins de revenus palpables, mais en parallèle, les retombées engendrées par une augmentation de la fréquentation aideront nos commerçants à retrouver une santé économique et à déclencher le désir de participer à cet essor. Une ville accueillante pour les affaires promeut l’entrepreneurship. Une ville prospère voit fondre son pourcentage d’immeubles vacants, abandonnés ou inoccupés. Je parle du Vieux Québec, mais aussi des rues Cartier, St-Jean ou de la Grande Allée.

Pouvoir se stationner dans la rue, sans se soucier de payer son parcomètre agrémente une présence en ville. On déplore la mort des centres villes, que cela soit Québec, Montréal, ou partout en province, mais si les politiciens municipaux rendaient la vie plus facile et moins onéreuse à ses citoyens, la vitalité économique des centres villes en serait préservée. Je demeure dans Lebourgneuf et aller au centre-ville me répugne uniquement à l’idée de devoir payer, en plus de mes taxes municipales, un parcomètre. Un parcomètre, c’est payer pour se promener dans sa propre ville…!

Merci!